Gabon D'abord

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26 août 2005

expulsion de Mamboundou de France(histoire)

                un cadeau de la France à Bongo

   mamboundou LE gouvernement français a expulsé mercredi matin un opposant gabonais
vivant en France. Pierre Mamboundou avait fondé, en juillet dernier
l’Union du peuple gabonais (UPG). Il a été embarqué, manu militari, sur
un avion en partance pour le Sénégal. L’arrêté d’expulsion du ministère
de l’Inérieur, daté de mardi, affirme que la mesure avait un caractère
d’« urgence absolue » pour des « nécessités impérieuses de sécurité
publique ».

Pierre Mamboundou, 44 ans, ancien directeur des relations extérieures de
l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), est accusé par
les autorités françaises de « ne pas avoir respecté l’obligation de
réserve, notamment par des réunions publiques ».

Me Jean-Louis Keita du barreau d’Aix-en-Provence, son avocat, a déclaré
que Pierre Mamboundou a été interpellé mercredi à 6h05, à son domicile à
Chelles (Seine-et-Marne). « On lui a notifié un arrêté d’expulsion sous
prétexte qu’il représente une menace pour l’ordre public et que ses
agissements causaient de graves troubles à l’ordre français », a-t-il
indiqué. L’avocat a ajouté que son client « a été licencié de l’ACCT,
auprès de laquelle il était détaché à Paris par son gouvernement ».

Le 5 février, a poursuivi Me Keita, le responsable de l’UPG, s’est vu
notifier un arrêté « lui enjoignant de quitter le territoire français
dans un délai d’un mois, faute de quoi une mesure d’éloignement du
territoire serait prise contre lui. »

Me Keita a indiqué avoir saisi, le 23 février, l’Office français des
réfugiés et apatrides (OFRA) afin que Pierre Mamboundou, père de quatre
enfants et dont l’épouse est actuellement hospitalisée à Chelles,
bénéficie du statut de réfugié politique.

Mardi, l’opposant gabonais avait évoqué la situation dans son pays en
répondant aux questions de TF 1, d’Antenne 2, de La Cinq et de
France-info. Il avait notamment déclaré : « Le vent de l’Est est un vent
dont je souhaite qu’il souffle le plus fort en Afrique, pour qu’enfin le
continent africain ne soit plus le continent de la seconde zone du point
de vue de la démocratie. »

Le dirigeant de l’UPG avait été accusé par Libreville, en octobre 1989,
d’être l’auteur d’un complot visant à renverser les institutions et à
assassiner Omar Bongo. Ce dernier avait, en janvier dernier, à nouveau
mis en cause Pierre Mamboundou qui, selon lui, ne cessait d’inonder le
pays de tracts et télex envoyés de Paris et dirigés contre son régime.

Le 29 novembre dernier, au Club de la presse de Radio
France-internationale, Omar Bongo avait laissé entendre que l’opposant
gabonais avait été à l’origine d’un complot « sponsorisé » par des
ressortissants européens. Le chef du régime de Libreville avait ajouté :
« C’est moi qui ai mis Paris au courant. L’autorité française m’a
assisté depuis le début (de cette affaire) jusqu’à l’heure actuelle. »

L’expulsion de Pierre Mamboundou a soulevé plusieurs protestations. Le
Comité international pour le respect et l’application de la charte
africaine des droits de l’homme et des peuples (CIRAD), présidé par Me
Massenga Tiasse a condamné, mercredi à Paris, « cette mesure
discriminatoire faisant de l’Africain un être de seconde zone lorsqu’il
revendique les libertés et les droits fondamentaux de l’homme ». Le
CIRAD souligne qu’à son avis on ne peut « faire valoir l’obligation de
réserve pour l’Africain et ne pas le faire pour les opposants des pays
de l’Est et de la Chine. »

Même au Parti socialiste - on est à trois semaines du congrès du PS - la
mesure, décidée certainement en haut lieu, a provoqué un malaise. Un
membre du comité directeur, Patrice Finel a publié mercredi un
communiqué intitulé « Pierre Joxe, au secours du tyran Bongo ». « Voilà
encore un triste exemple du décalage entre les discours de gauche et la
pratique du maintien de nos intérêts néo-coloniaux en Afrique
francophone », a affirmé ce responsable.

Pour l’Union des travailleurs sénégalais en France « cette mesure
constitue une discrimination à l’égard des militants africains qui
expriment pacifiquement leur opinion sur le sort tragique de leur
continent. » « Nous appelons les travailleurs de France, les
organisations démocratiques à développer leur solidarité à l’égard des
travailleurs d’Afrique, de sa jeunesse, pour plus de liberté et de
justice sociale », conclut cette organisation.

La Fédération des exilés en Europe constate qu’avec l’expulsion de
Maboundou, « les autorités françaises viennent de franchir le Rubicon en
matière de violation flagrante des droits de l’homme et d’assumer d’une
manière ostentatoire et révoltante leur soutien au régime rétrograde et
dictatorial du Gabon. La Communauté des exilés africains, regroupés au
sein de la fédération des exilés en Europe, (...) ressent cruellement
une telle mesure injuste et arbitraire et la condamne avec la plus
grande énergie », conclut le communiqué.




Michel Muller

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22 août 2005

De «Bongo Doit Partir» à l’opposition constructive : Interview de Siméon EKOGA, Président du RDPG

source: le témoin

Réalisée à Dakar (Sénégal) - Par  le journal "Le Témoin" : Hebdomaire d'Informations Générales -  N° 775 - Semaine du mardi 16 au lundi 22 Août 2005 (Page 10)

« A 20 ans, si tu n’es pas Démocrate, tu n’as pas de cœur. Et à 40 ans, si tu n’es pas Républicain, tu n’as pas d’âme » a-t-on l’habitude de dire aux Etats-Unis d’Amérique.

Cet adage peut être parfaitement transposé sous nos cieux, en Afrique, où la jeunesse, celle estudiantine surtout, constitue le fer de lance de l’opposition aux régimes en place.

Une jeunesse vaillante, intrépide, téméraire même et qui constitue l’essentiel des bataillons des partis d’oppositions africains.


Une jeunesse, surtout, généreuse et idéaliste, qui rêve de changer le monde, d’abolir les injustices, l’exploitation de l’homme par l’homme, de créer un monde d’harmonie où tous les êtres seraient égaux, partageraient équitablement les richesses et où l’homme ne serait plus un loup pour son prochain.


Puis l’âge venant s’ajouter au poids des responsabilités, on finit par se rendre compte de l’impossibilité de changer le monde.


On devient alors réaliste et on s’accommode du monde tel qu’il est. Si on ne devient pas un fervent défenseur de l’ordre établi !


Siméon EKOGA n’en est pas encore là, mais il est revenu de ses illusions. L’homme qui rêvait du Grand Soir, à tout le moins d’un soulèvement du peuple gabonais qui chasserait le président El Hadj Omar Bongo Ondimba du pouvoir, en est aujourd’hui à prôner l’opposition constructive.


Le cap des 40 ans franchi, il a fait sa mue politique et acquis cette âme de Républicain que prônent les Yankees. Quarante ans, c’est également l’âge où le prophète Mohamed a reçu sa mission. C’est à peu à cet âge que Siméon EKOGA a eu son illumination, son chemin de Damas, et qu’il a trouvé sa voie.


Cet informaticien de 45 ans, qui travaille dans une grande société nationale en France où il vit depuis une vingtaine d’années, vient de rentrer dans l’Hexagone après avoir passé ses vacances dans notre pays.


Des vacances assez spéciales et qui resteront inoubliables pour notre opposant, anciennement exalté et aujourd’hui réaliste, puisqu’il en a profité pour convoler en justes noces avec une de nos compatriotes.


L’heureuse élue de son cœur n’est autre que la fille de Oumar Kanté, professeur de philosophie de profession et responsable politique, du Ps d’abord, de l’Afp ensuite, à Kedougou.


« Le Témoin » en a profité pour s’entretenir avec lui à propos de ses activités politiques, de son pays, le Gabon, du président Omar Bongo, du Sénégal, de la place de l’opposition en Afrique, etc…


Héros assagi ? Révolutionnaire en pantoufles ? Guérillero démobilisé ? Siméon EKOGA est sans doute tout cela à la fois, même s’il n’a jamais fait le coup de feu et n’a allumé aucun maquis dans la forêt tropicale gabonaise.


Lui ; son combat plutôt à travers le Net qu’il le menait, même s’il ne dédaigne pas les harangues et les déclarations incendiaires. Un révolutionnaire salonnard dont le théâtre d’opérations est constitué par les salles de conférences françaises.


En 1998, le mouvement Bdp (Bongo Doit Partir) voit le jour. Il regroupe des médecins, des ingénieurs, des étudiants, des enseignants et divers autres intellectuels.


L’homme qui a créé ce mouvement s’appelle Daniel Mengara. C’est un professeur basé aux Etats-Unis qui passe son temps à lancer des philippiques au président El Hadj Omar Bongo à travers le Net. Il cherche un intellectuel courageux, sorte de Chevalier Bayard, sans peur et sans reproche, pour le représenter en France. On lui parle de Siméon EKOGA qui pourrait avoir le profil de l’emploi. Le Pr Mengara l’appelle au téléphone, lui expose ce qu’il veut et EKOGA adhère immédiatement, sans se faire prier. Il est bombardé numéro deux du Bdp.


Le Pr Mengara était un véritable deus ex-machina, une sorte de démiurge qui dirigeait toutes les opérations à partir des Usa.


Le manifeste du Bdp est simple : il faut chasser le président Bongo du pouvoir. Et ce par tous les moyens. A cet effet, des appels au soulèvement sont régulièrement lancés au peuple et à l’armée gabonaise à travers le Net. Les invectives se multiplient également, de même que des proclamations.


Une guérilla commode, par le biais de la Toile, guère dangereuse pour un baobab comme Bongo.


Puis les choses insensiblement, et sans que les camarades de Siméon EKOGA s’en rendent compte, dérapent. C’est du moins ce qu’affirme notre interlocuteur. Qui raconte : « On se réveillait et on voyait sur le Net des déclarations qui nous engageaient alors que nous n’avions pas été consultés. Et puis, on recevait des ordres d’un mystérieux « comité directeur » dont nous ne connaissions l’identité d’aucun membre. L’explication qui nous était donnée, c’est pour des raisons de sécurité que leur identité ne pouvait être divulguée. Nous avons appris par la suite que ce sont des ministres de Bongo qui « manipulaient le mouvement ». Cette situation, marquée de soupçons et de méfiance ne pouvait pas durer éternellement.


En juin 2003 se tient à bordeaux un congrès dit de « Clarification ». Le Pr Mengara qui avait fait le déplacement, est mis en minorité. Les vainqueurs créent le RDPG (Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais) et portent Siméon EKOGA à sa tête.


Le Bdp a-t-il disparu pour autant ? Réponse du gendre de Oumar Kanté : « Bien que n’existant plus depuis 2003, il donne le change à travers son site Internet qui est animé par le seul Pr Mengara qui en a gardé le code ». Notre interlocuteur soutient qu’en réalité, le Bdp n’était qu’une pompe à fric. A l’en croire, « on faisait croire au président Bongo qu’il y avait le feu à l’extérieur de manière à lui faire sortir de l’argent destiné à éteindre cet incendie. Après quoi, cet argent était partagé entre les véritables créateurs du Bdp, c'est-à-dire des proches du président Bongo ».


Ayant compris qu’ils n’étaient en réalité que des marionnettes dont les ficelles étaient tirées ailleurs, EKOGA et ses camarades du RDPG ont choisi de jouer la carte de la légalité constitutionnelle.


En quoi faisant ? En reconnaissant les institutions gabonaises et celui qui les incarne, le président Omar Bongo Ondimba en tant que chef de l'Etat démocratiquement élu. Et à ce titre le président de tous les gabonais.


Nullement ingrat et mesurant à sa juste valeur ce revirement qui valait son pesant d’or, l’homme fort du Gabon décide d’inviter à Libreville le leader du RDPG. Et ce quelques jours seulement après la fin du congrès « de clarification ».


Pour jouer la transparence, faire bonne mesure et avoir des témoins, Siméon EKOGA convie un délégué de son mouvement vivant aux Usa, un autre en provenance du Canada, un établi en France, comme lui et, enfin un habitant du Gabon même à assister à l’entretien.


Bongo salue leur décision de choisir la légalité constitutionnelle et les encourage à rentrer au pays, le Gabon ayant besoin de l’apport de toutes ses filles et de tous ses fils.


Après cette longue audience, le déluge ! La presse officielle se déchaîne en effet contre ces « traîtres » tandis que depuis les Usa, et via son site Internet, le Pr Mengara les pilonne à l’artillerie lourde.


Nos « rassembleurs » sont donc pris entre deux feux. La campagne d’explication qu’ils entreprennent a du mal à passer. Il faut dire que le contexte se prête mal à ce genre de rapprochement avec le régime puisque c’est l’époque qu’avait choisie le père Mba Abessole, leader du Rassemblement national des bûcherons et figure historique de l’opposition, pour passer avec armes et bagages dans le camp pouvoir.


Commentaire de Siméon EKOGA : « Dans un pays démocratique normal, notre démarche aurait dû arranger le pouvoir. Hélas ! Ça n’a pas été le cas puisque ce sont les gens proches du pouvoir qui nous flinguent. Pourquoi le font-ils ? Parce qu’ils n’aiment pas notre pays, tout simplement. Nous, c’est par amour pour notre pays que nous avons voulu aider ses autorités. Nos adversaires ont vu ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, au Congo-Kinshasa, etc… Nous ne voudrions pas que le Gabon soit sur la liste ».


Il n’empêche que le mal est fait puisque depuis l’audience historique de 2003, suivie d’une invitation à la fête nationale du Gabon de cette année-là par l’ambassadeur à Paris, les ponts sont rompus avec Bongo. Et ce, même si des contacts informels et indirects subsistent.


Après avoir réclamé à cor et à cris son départ « par tous les moyens » à l’époque où il était le très exalté numéro deux du Bdp, notre interlocuteur commence à présent à trouver le président Bongo sympathique et lui reconnaît même beaucoup de qualités.


Tout en convenant que l’être humain est imparfait et que ce que l’on fait recèlera toujours des défauts, Siméon EKOGA estime qu’on ne peut pas mettre toutes les fautes du Gabon sur le dos du seul Bongo. « Je l’ai combattu dans le passé, je le combats toujours mais il faut reconnaître qu’il a réussi beaucoup de choses positives. Sous son règne, le Gabon est devenu un pays stable, organisé, doté d’excellentes infrastructures. Il a su utiliser rationnellement les recettes tirées des exportations, de pétrole notamment, pour équiper le Gabon et former des gabonais de sorte qu’aujourd’hui nous disposons de ressources humaines de qualité parmi lesquelles des cadres de haut niveau. Il s’y ajoute qu’il n’a pas accédé au pouvoir par un coup d’Etat mais à l’issue d’un schéma constitutionnel de dévolution du pouvoir. Sur le plan diplomatique, aussi, les résultats sont palpables. Il a su intelligemment jouer des rivalités entre puissances pour faire du Gabon, dont il a assis la renommée sur le plan international, un pays respecté ».


Ce bilan globalement positif porté au crédit du président El Hadj Omar Bongo Ondimba fait dire à Siméon EKOGA que le temps de l’opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu.

Nos nations étant fragiles et leur édification nécessitant la conjonction de toutes les forces, la synergie de tous les moyens, l’apport de tous leurs fils, le leader du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais opte donc résolument pour l’opposition réaliste et constructive. Ce qui ne saurait signifier pour autant compromission ou reniement de ses principes.


Appliquée au contexte politique gabonais, cette nouvelle philosophie politique se traduit de la sorte : « Si le président fait des réalisations positives, on applaudit. Si nous estimons qu’il fait fausse route, nous le lui faisons comprendre. Et s’il nous demande des propositions ou suggestions sur la meilleure manière de faire avancer les choses, nous les lui donnons volontiers ».


Une nouvelle manière de faire l’opposition voit donc le jour sous la houlette de ces jeunes patriotes (au sens noble du terme). Explication : « Notre génération n’est pas pour l’affrontement frontal avec le pouvoir en place, mais milite plutôt pour la recherche de convergences. C’est d’autant plus nécessaire à notre avis que notre pays a besoin de sang nouveau, le système en place depuis l’indépendance étant passablement sclérosé. »


Sénégalais de fait désormais de par son mariage avec une de nos compatriotes, Siméon EKOGA estime que notre pays est un laboratoire démocratique en Afrique, la dernière illustration en ayant été donnée par l’alternance exemplaire, puisque pacifique, qui y est survenue en 2000.


«Hormis quelques imperfections qui ne sauraient manquer, le Sénégal est une démocratie majeure qui joue un rôle phare sur le continent. Le président Abdoulaye Wade restera dans l’histoire comme l’homme politique qui s’est battu pendant 26 ans pour démontrer que l’alternance par les urnes est possible en Afrique. Sans compter qu’il est un des pères fondateurs du Nepad sur lequel tous les Africains fondent autant d’espoirs ».


Autre homme politique sénégalais à avoir impressionné positivement le jeune leader politique gabonais, l’ancien Premier ministre et leader de l’Alliance des Forces du Progrès (Afp), M. Moustapha Niasse. « En plus d’avoir dirigé la diplomatie sénégalaise du temps où elle était la plus flamboyante, je sais qu’il est l’un des hommes politiques les plus respectés sur le continent. Il sait ce qu’il veut et les sénégalais pourront compter sur lui ».


Pour terminer, notre interlocuteur nous a donné son sentiment sur l’avenir de l’opposition en Afrique. La manière dont elle se comportera, estime t-il, dépend pour beaucoup de l’attitude des pouvoirs en place. « Certains chefs d’Etat sont pour l’affrontement car ils s’accrochent bec et ongles et ne veulent faire aucune ouverture en direction de leur opposition ou la société civile. Là où le jeu politique est ouvert, en revanche définie, il est parfaitement possible d’aboutir à des convergences entre majorité et opposition. Le meilleur exemple d’ouverture est celui du Bénin où il y a, par exemple, une limitation des mandats présidentiels sans compter que, au-delà d’un certain âge, on ne peut plus se présenter à l’élection à la magistrature suprême. Dans un tel système, il ne peut pas y avoir d’affrontements. En définitive, tout dépend donc de l’attitude de ceux qui sont au pouvoir. Ils sont responsables de ce qui pourra arriver ».


Avec des opposants aussi lucides et responsables pourra t-on donc dire, paraphrasant le titre d’un film du cinéaste gabonais Pierre Marie Ndong que « demain, un jour nouveau » va enfin se lever sur le continent africain ? L’espoir est en tout cas permis. Si le grain ne meurt…

Entretien réalisé par : Mamadou Oumar NDIAYE

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19 août 2005

discours Bongo: analyse

Bongo dans son discour a employé le mot paix 11 fois, c'est son dada. et il nous annonce qu'il est déjà président pour 2006: "je vous annonce qu'après les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué Maritime, nous serons à Libreville dans la province de l'Estuaire pour célébrer le 17 Août 2006".
               lisez la suite...
Gabonaises, Gabonais,
Mes chers compatriotes,

<Depuis 45 ans, notre pays a rejoint le cercle des pays indépendants. Il est ainsi devenu responsable de son destin et de son histoire.

Aussi, chaque fois que je m'adresse à vous pour vous souhaiter bonne fête du 17 août, c'est toujours avec émotion que je le fais. De tout cœur, bonne fête donc, mes chers compatriotes, et mes vœux patriotiques et fervents, de santé, de paix, de mieux-être au souvenir de ce jour mémorable.>

   le gabon est il vraiment indépendant? je pense que non et ceci pour plusieurs raisons: économique et politique, chacun comprendra...

<Mes chers compatriotes,

Les Gabonaises et les Gabonais, nés avant l'indépendance, se souviennent de l'état de dénuement dans lequel se trouvait notre pays en 1960. Pas de voie ferrée, pas d'université, pas de port, pas de route bitumée, pas d'aéroport, pas d'hôpitaux, pas d'hôtels dignes de ce nom. Libreville, notre capitale, n'était qu'une bourgade, et les 400.000 Gabonais d'alors, faits d'une quarantaine d'ethnies, vivaient dispersés sur notre vaste territoire.>

  Et qu'est ce qui a changé dépuis, rien de rien. je ne suis pas sur que les gabonais se connaissent, faute de route et transports. Et pourtant le gabon notre pays est aujourd'hui tres endetté. cet argent a servi à quoi? Libreville ressemble à une poubelle, pas de routes (même dans le centre ville, y a des nids de poules partout), pas de grand marché(à mont bouet, les femmes vendent à même le sol), pas d'hôpital digne de ce nom, aller à l'hôpital général:les malades partagent leurs chambres avec des rats, des odeurs nauséabondes...

<Nous avons donc entrepris de construire en partant, pratiquement, de zéro. Construction des grandes infrastructures et de la mise en place des équipements indispensables au développement et à la vie de la communauté nationale.>

       Quelles grandes infrastructures? quelles équipements?

<Mais la première des constructions, la construction majeure, fut celle de l'unité nationale, de la cohésion, de la Convergence de forces. Le Parti unique (le PDG) fut, dans ce contexte particulier, quoi que l'on en dise, un catalyseur puissant et dynamique. Grâce à cette unité et dans la paix nous avons donné les bases du développement économique et social à notre pays.>
       Bongo nous parle de quoi? l'unité nationale et cohésion sociale: comment parler de l'unité nationale alors qu'il y a l'injustice dans toutes les adminitrations. il faut être le fils de,pour bénéficier d'une bourse ou d'un quelconque autres documents. il faut être dans les arcanes du pouvoir pour trouver un emploi. toujours les mêmes qui profitent de la richesse du pays. cohésion sociale: eh ben, les mots n'ont plus de sens,c'est le comble.nos parents vivent dans la misère totale sans aide de l'état. des vieillards qui vivent tous seuls dans les villages n'ont aucune aide de l'état, les handicapés rien, des femmes enceintes rien, les orphelins rien, les enfants abandonnés rien, les chomeurs rien,les populations n'ont pas tous droits aux soins. Bongo parle de quelle cohésion sociale...
        Et le PDG, encore un comble, un parti sans projet, financer par l'argent piller.Avant le PDG, y avait déjà le multipartisme au Gabon, sans le PDG, le Gabon devait être un model en Afrique aujourd'hui.

<Les acquis sont là. Les Gabonaises et les Gabonais vivent ensemble, avec leurs différences, mais dans la complémentarité et le sentiment réel d'appartenir à une même nation. Certes nos efforts en matière de développement économique ont souvent été freinés par les crises financières répétées, imposées de l'extérieur.>

     Quel extérieur, belle excuse monsieur le président. et l'argent détournée, pillée. Bongo et son entourage sont aujourd'hui plus riche que le Gabon. Et l'argent du pétrole? et la cagnote du baril de pétrole qui flamme, il n'en parle pas.Même avec des crises extérieurs et des hommes compétents et patriotes à la tête du pays, il n'y aurait pas de chômages, ni autant de misères dans notre pays. il n'exste même pas de structures pour recenser les chômeurs. Monsieur le président, excusez moi mais vous êtes un "rigolo"... 

<Il n'en demeure pas moins que nous pouvons être fiers de ce qui a été fait. >
            Quoi, des exemples? la corruption est partout, le vol des biens publics est devenu un sport national, des bidonvilles parout, la misère, le VIH, le chômage, les routes zéro, hôpitaux zéro, école zéro...

<Mes chers compatriotes,

Aujourd'hui, je viens de terminer une tournée républicaine, qui m'a conduit dans toutes les provinces du pays. Vous m'avez réservé à cette occasion, et je vous en remercie à nouveau, un accueil engagé, preuve de votre attachement à la République et aux idéaux que je prône depuis que vous m'avez placé à la tête de l'Etat.>
          Personne ne vous a placé à la tête de l'état, vous vous êtes imposé et c'est ELF(Faucart et ces réseaux) qui vous installe au pouvoir aprés la mort de Léon Mba.C'est un accueil de façade...

<A cette occasion, j'ai pu mieux percevoir les aspirations nouvelles des Gabonais. Je dis bien les aspirations nouvelles des Gabonais. Dans votre comportement, dans vos messages, j'ai retenu votre attachement fort aussi à l'unité nationale et votre volonté ferme de la consolider.>

       des aspirations nouvelles, non toujours les mêmes: hôpital, école, routes, les transports, le chômage...

<La cohésion nationale, un moment ébranlé par l'entrée dans le multipartisme, est redevenue, à vos yeux, une évidente nécessité. J'ai perçu, par ailleurs, à quel point vous appréciez la paix qui règne chez nous, et votre détermination franche à la préserver. >

   C'est pas le multipartisme qui ébranle la cohésion nationale, c'est vous avec vos méthodes: des opposants opprimés, des journalites en prison, des étudiants en prison, des crimes, des journaux et des radios fermés, l'injustice. c'est ça qui ménacent la cohésion nationale, pas autre chose monsieur le président. cet homme n'a rien compris...

<Laissez-moi alors vous dire que je vous ai compris. Je ne laisserai donc place à personne dont l'action puisse détruire la paix et la cohésion nationale. Je dis bien personne, et cela ni aujourd'hui, ni demain, ni pour longtemps. Vouloir se servir de la division ou du désordre comme d'un marchepied pour des ambitions politiques personnelles est d'une irresponsabilité majeure.>

  Encore une fois monsieur le président, personne ne veut le désordre dans notre pays. et le multipartisme, c'est pas le désordre. la liberté d'expression, c'est pas le désordre. les manifestations, c'est pas le désordre. et le mot paix, vous ne l'avez pas inventé. il a existé avant vous et il existera aprés vous...TOC

<Dire que la paix ne se mange pas alors que l'on mange tous les jours à sa faim, qu'on roule dans des grosses cylindrées, qu'on dort tranquillement dans des chambres climatisées, est d'une légèreté coupable. Pire, c'est une insulte à ceux-là qui ont vécu ou vivent encore, parfois même pas loin de nous, les affres des guerres et des luttes fratricides.>

   On mange tout les jours,chambres climatisées et grosses cuylindrées, je suppose que Bongo ne parlent de tous les gabonais mais de ces amis avec qui ils pillent le Gabon. si y a des guerres chez nos frères africains, c'est à cause des gens comme vous, à force de vouloir se maintenir au pouvoir par tous les moyens, à cause des injustices...Les guerres fratricides ne tombent du ciel, ils ont bien une cause: vous les dictateurs avec vos méthodes...Toc

<En arriver en quelque sorte à souhaiter le désordre ou la guerre quand on vit en paix est une grave aberration, indigne d'un citoyen patriote et responsable. Ceux qui véhiculent de telles idées sont, en fait, des ennemis de la patrie. Ils sont dangereux. Il faut tout faire pour les empêcher de nuire. Il faut tout faire pour leur barrer la route. Il faut tout faire pour les dénoncer.>

  c'est ça un discours à la nation d'un président. je l'impression qu'il s'adresse à quelqu'un. monsieur le président, personne ne veut la guerre au gabon...

<Il faut tout faire pour que l'on sache puisque depuis que notre pays, comme je l'ai dit tout à l'heure, est indépendant en 1960, malgré quelques soubresauts que nous avons connus en 1964, 1993-1994 nous n'avons pas connu de guerre civile.>

       Et alors, pouquoi bongo passe son temps à parler de guerre et de paix. parle nous de chômage, de l'école, des routes, des hôpitaux, des transports en commun enfin un vrai projet quoi, rien de ce côté là. on vous rappelle tout de même que le gabon n'est pas en guerre.

<Et il ne saurait être question de connaître une guerre civile parce que quelqu'un veut être le pape pour ne pas dire le Dieu du Gabon. Tout doit se passer dans le calme, dans la sérénité et dans l’ordre. Tout dépend de vous peuple gabonais. Personne ne doit s'ériger en chef ou en président si vous ne l'avez pas mis là ou il doit être.>

  Bongo parle t il de lui même? et personne, vous n'avez gagné aucune élection,ne vous a mis là ou vous êtes. Bongo s'adresse à quelqu'un et pas à la nation... toc

<Mes chers compatriotes,

Renforcer l'unité nationale, préserver la paix, combattre le fanatisme ethnique susceptible de détruire les valeurs de tolérance et d’unité nationale sur lesquelles se fonde la nation gabonaise ne sont pas les seuls messages que vous m'avez livrés.

Vous avez, en effet, crié haut votre forte aspiration au développement grâce à une meilleure santé et une couverture sociale conséquente, une meilleure éducation, un meilleur habitat, de meilleures routes, bref, des meilleures conditions de vie. Et surtout, l'emploi pour toutes les catégorie sociales, singulièrement les jeunes.>

    c'est quoi les solutions, on attend toujours. Bongo découvre les problèmes des gabonais, au pouvoir dépuis 38ans, un comble. quel plan pour les routes, pour l'école, pour l'habitat. Rien de rien dans son discours à la nation, bongo sait il qu'il est au pouvoir, encore "rigolo".couverture sociale pour tous, quel gabonais a la couverture sociale? à part vous et votre entourage de pilleurs.

<A ces jeunes, j'ai toujours dit, quoi qu'il en soit quoi qu'il arrive que la jeunesse était sacrée. Et c'est pour cela justement que j'en appelle à la conscience des Gabonaises et des Gabonais de préserver la paix, de préserver l'unité nationale pour que ces jeunes non seulement en quête d'emploi mais encore sur les bancs de l’école, qu'il s'agisse du primaire, du secondaire, du supérieur, il faut que ces jeunes, au sortir de leurs études trouvent un Gabon meilleur que par le passé. Un Gabon où il fait bon y vivre. Un Gabon où ils vivront dans la paix, dans l'unité, dans une cohésion totale. Qu'il y ait un dépassement dans ce que nous avons toujours pensé : le temps de la politique ethnique, de la politique provinciale, de la politique départementale, tout cela est terminé. Nous devons parler en Gabonais, agir en Gabonais, nous sentir Gabonais où que nous nous trouvons.>

  Qu'avez vous fait pour les jeunes, rien. ont ils la couverture sociale? non, Quelle protection pour le VIH? rien. et l'école, rien,des classes pléthoriques(parfois 100/classes), l'emploi rien. A l'université, des grêves et des années blanches se suivent(pas de logement pour les étudiants, mal nourris...). Voilà un état(état de Bongo) qui n'arrive pas à loger et nourrir à peine 1000 étudiants(USTM)..
   qui fait la politique ethinique(les 1er ministres c'est toujours les fangs et les généraux du Haut Ogooué), c'est vous. qui fait la politique provinciale(les 1er ministres sont toujours de l'estuaire et la géopolitique)c'est vous Bongo. Bongo parle comme un opposant.

<C'est dans le souci notamment de créer les conditions d'une meilleure égalité des chances pour tous, mais aussi d'une plus grande justice que je m'adresse à vous en ce jour de fête nationale et je vous parle avec ce ton pour que l'on me comprenne une fois encore. A cet égard, il me revient à l'esprit, à nouveau, la situation de la veuve et des orphelins au décès du chef de famille.

Je demande à ce sujet au gouvernement d'engager la réforme de la deuxième partie du Code civil relative aux successions. Ceci afin d'assurer une meilleure protection des intérêts de ces catégories souvent brimées et persécutées par les familles.>

  de quelle justice parle Bongo. cet état est il juste? non. c'est la corruption, c'est le non droit, la loi du plus fort...

<J'ai une idée sur la manière dont nous devrions entreprendre pour mettre fin aux malheurs et souffrances que vivent la veuve et les orphelins. Chaque homme après trois, quatre, cinq ans de mariage doit faire son testament. Ce testament est fait devant le notaire et ce testament est ensuite authentifié par la Cour Constitutionnelle de façon que une fois qu'il y ait un décès, les ayants droit aient droit à tout. Ce ne sera plus la sœur, le cousin ou le neveu qui va prétendre avoir tout. C'est pour cela qu'après en avoir déjà parlé longuement, j'invite le gouvernement à se mettre au travail afin que ce travail nous soit présenté lors des prochaines rentrées parlementaires.>

   monsieur Bongo a une idée, un comble, bien jouer Bongo. commencer par former des notaires, ce sera mieux non...

<Mes chers compatriotes,

Le 21e siècle n'est-il pas celui de l'épanouissement des individus ? Il faut donc adapter le Gabon à la réalité des défis du moment pour que les Gabonais aient leur place dans une société mondialisée.

« Construire ensemble le Gabon du futur », voilà à présent notre ambition.

Plus qu'un slogan, il s'agit pour nous de mettre très rapidement au point un programme d'actions pour l'avenir. Son objet principal sera de changer la vie de nos populations, qui aspirent à plus de bonheur et de mieux-être.>

      Pour le 21e siécle et la mondialisation, ça vous dépasse. ce n'est plus de votre temps.s'il faut attendre 38ans pour avoir une idée, je pense que le gabon sera loin derrière les autres pays. il faut des hommes intelligents et aimant leur pays, capables de discuter et de défendre les intérêts du gabon. C'est pas votre cas...TOC. vous jouez au clown a chaque qu'on vous pose des questions d'ordre internationales(du genre: on veux faire à la guerre à l'Irak, l'Irak a tué qui?).
     et le "nouvel ELAN"? vous n'en parlez plus, encore un slogan: "construire ensemble le gabon du futur"...poufff

<J'ai compris qu'il est temps d'ouvrir une troisième étape dans la construction de notre pays, avec la ferme conviction de le mener ensemble à plus de prospérité, de justice sociale, à plus de grandeur, à plus de rayonnement dans une démocratie apaisée.>

   enfin Bongo a compris quelque chose, 38ans aprés, c'est long tout de même. et pour construire ce futur, il vous faut combien de temps, encore 38ans ou plus? chaque 17 aout, c'est la même chanson. nous, on vous a compris dépuis: pilleur et dictateur.la 3ème étape? et c'était quoi les 2 premières étapes?

<Cette nouvelle période doit être, plus que par le passé, celle des actions concrètes, des grandes réalisations comme le furent celles des 30 premières années. Mais davantage qu'au cours de cette période, nous devrons assurer une meilleure prise en charge du social, de la pauvreté et, comme je l'ai dit, de l'emploi.

Actions concrètes, pour ma part je m'y suis déjà engagé. Les fêtes tournantes que j'ai rétablies, l’usine de poisson, l'unité de fabrication de médicaments, la diversification de l'économie gabonaise entamée dans le secteur de l'écotourisme, avec la création de 13 parcs nationaux, ainsi que dans la transformation plus poussée de nos produits sont là pour en attester.

Diversification aussi avec l'élaboration du plan global d'exploitation de nos richesses, autres que le pétrole. Ce plan va nous permettre de conquérir de nombreux marchés et de trouver de nouveaux partenaires.

Je pense notamment à l'exploitation du fer de Belinga, au doublement de notre production de manganèse avec l'ouverture de nouveaux gisements à Franceville et Okondja. Je pense également au Nobium, au diamant, à l’or dont les indices prometteurs attirent déjà de nombreux hommes d'affaires et des multinationales pour leur exploitation programmée.

Les grands travaux à venir : construction de deux bretelles du chemin de fer vers Belinga et vers Santa Clara, du port minéralier de Santa Clara, viendront consolider nos infrastructures et permettront l'exploitation du gisement de fer de Belinga. Le nouvel aéroport de Libreville à Malibé, la Zone franche de l'île Mandji viendront stimuler davantage notre développement économique.

Autant de chantiers, de projets qui constituent un nouveau pan, une nouvelle épopée pour notre pays, à l'instar de celle du Transgabonais, avec tout l'impact que cela a eu sur l’économie, l'emploi et le social>

     C'est pour quand? le fer est toujours exploité, l'or est toujours exploité par vos amis, le bois est toujours exploité et celà dans des conditions terribles sans se soucier de l'avenir de nos forêts, le pétrôle est toujours exploité, le gaz aussi. toutes ces entreprises n'embauchent pas des jeunes, le gouvernement ne fait rien pour demander à ces entreprises d'embaucher les jeunes. et d'ailleurs la plus du temps, ce sont des accords bidons.le transgabonais est il une reussite,non. on aurait pu faire mieux et même beaucoup mieux.Bongo parle d'1 zone franche, à l'île mandji pour qui faire. on sait d'ailleurs d'aprés certains documents que 3/4 des entreprises au gabon ne payent pas les taxes ou les impôts. Bongo se moque de qui? rappelons que les zones franches, en France, ont été crées pour créer de l'emploi dans les quartiers difficiles...
    Existe t il des structures au gabon pour former des jeunes comme des IUT, DUT et autres, non.

<Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

Le discours de cette année à la nation doit être pour nous un discours de départ, comme a dit quelqu'un « le chant du départ ». C'est pourquoi j’ai souligné les points forts de notre pays. C'est pour cela que je vous demande une fois encore, une fois de plus d'être vigilants, de faire attention à tout ce qui se fait dans notre pays. Il faut éviter tout ce qui peut nous diviser, mais accepter tout ce qui peut nous rassembler. C'est dans ce contexte, ce contexte seul que nous ferons le bonheur de notre pays.>

   vous avez bien compris, Bongo sera candidat en décembre 2005 et seul lui peux rassembler, quel comble mes frères. il dit bien: "un discours du départ" De quel départ nous parle t il, il est au pouvoir dépuis 38ans.

<C'est cela, mes chers compatriotes, que j'appelle « Construire ensemble le Gabon du futur » qui doit ouvrir la voie à un Gabon meilleur.

L'action du gouvernement doit être plus que jamais au service des Gabonais parce que quand on est au gouvernement, quand on est dans l'administration, quand on est au travail, quand on occupe une parcelle de responsabilité, quelle que soit la fonction que l'on exerce, on doit toujours se sentir au service du Gabon.>

   et avant c'était au service de qui? de vous le roi et de vos amis...

<Mes chers compatriotes,

Comme je l'ai toujours fait, je vous annonce qu'après les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué Maritime, nous serons à Libreville dans la province de l'Estuaire pour célébrer le 17 Août 2006.>

  vous l'avez bien compris, Bongo est déjà réélu. <Nous serons à libreville ...le 17 aout 2006>. C'est le résumé de son message. il sera là en 2006, mdrr. cet homme un clown et rigolo..., c'est un président de la république parait il...

<C'est fort de cet espoir, c'est fort de ce que nous allons faire demain que je termine mon propos en disant Vive la République! Vive le Gabon !>

    c'est le mot de fin, Bongo est déjà réélu, il n'est pas même candidat.

                       mbolo à tous mes frères

Posté par pyth à 19:32 - politique gabonaise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 août 2005

l'argent du pétrole

           le prix du baril de pétrole flambe, environ 66 dollards
aujourd'hui. les pays producteurs de pétroles se remplissent les
poches, c'est le cas du Gabon. Mais au Gabon, tout celà passe sous
silence, personne ne parle de cagnote. rappelons que le budget du
Gabon était conçu pour un prix de baril autour de 40 dollards. Dans
les autres pays producteur de pétrôle, on parle de cagnote
exceptionelle, elle financera de nouveaux projets...
          Au Gabon, ni les députés, ni les ministres, ni les leaders
politiques n'en parlent,c'est tout de même extraordinaire. Ou va
l'argent du pétrole, de la cagnote dû la hausse du baril de
pétrole?
         pendant ce temps, nos populations vivent dans la misère totale, je
ne parle pas de nos routes, de nos écoles, de nos hôpitaux. et quand
je vois certains de nos intellectuels et autres soutenir cette
mafia, j'ai des larmes aux yeux.......
                         

Posté par pyth à 14:00 - politique gabonaise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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