« Que Dieu punisse sans pitié aucune les hommes qui affament les autres» Nos populations vivent comme des rats pendant que Bongo et ses membres pillent le Gabon
Pourquoi annuler la dette des pays d'Afrique alorsque ces pillards de dictateurs toujours là? le vol et la gabegie vont continuer

Gabon D'abord

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27 juin 2006

les sentiers de la misère

Source:sombiemedia.org (Dr Guy Parfait Songue, Politologue)

  L'une des structures nées de « l'évolution » de l'Afrique est la Communauté des États de l'Afrique Centrale (CEMAC). Nous allons devoir nous pencher sur cette sous région, pour ressortir des aspects empiriques et ontologiques de la misère qui mine la presque totalité de l'Afrique subsaharienne. Étant donné que le Cameroun détient à lui seul la moitié de la population et du PIB de la sous région, sa responsabilité est on ne peut plus incontournable dans l'essor économique de l'Afrique Centrale. Si l'Afrique centrale ne décolle pas, c'est parce qu'entre autres défaillances, le Cameroun n'assume pas son rôle de leader.

De la période de l'esclavage, passant par la colonisation jusqu'aux indépendances, l'Afrique a le plus souvent été en arrière plan quant à une véritable éclosion culturelle, économique et sociale. Malgré l'énorme potentiel dont elle jouit naturellement, elle n'as jamais pu décoller de manière à se faire une place respectable dans l'économie mondiale ; ce en partie parce qu'elle est pillée de façon intensive par les pays de l'Europe occidentale avec lesquels elle entretient de liens étroits et des rapports déséquilibrés établis depuis plus d'un siècles .En outre il est facile de constater que ce continent (l'Afrique ) au lieu d'avancer dans le développement, n'a fait que reculer vers la pauvreté. ; en grande partie, sont responsables de cet état de paupérisation accélérée,les gouvernements africains . Après la périodes des indépendances, le continent noir s'est subdivisé en plusieurs blocs géographiques et économiques.

L'une des structures nées de « l'évolution » de l'Afrique est la Communauté des États de l'Afrique Centrale (CEMAC). Nous allons devoir nous pencher sur cette sous région, pour ressortir des aspects empiriques et ontologiques de la misère qui mine la presque totalité de l'Afrique subsaharienne.

Rappelons à votre souvenir que le traité instituant l'Union Douanière et Économique de l'Afrique Centrale (UDEAC), a été signé le 08 décembre 1964 par cinq pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon,Tchad) ; le démarrage des ses activités a eu lieu en janvier 1966, et la Guinée Equatoriale (sixième pays ) a adhéré en janvier 1984. Le temps et les évènements y ayant aidé, les insuffisances de l'UDEAC ont mené à la création de la CEMAC le 16 mars 1994 à Ndjamena au Tchad ; et le traité instituant la CEMAC est entré en vigueur en juin 1999 lors de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC à Malabo.
Regroupant six pays de l'Afrique centrale, la CEMAC constitue un prolongement de l'Union monétaire (BEAC) et de « l'Union Douanière et Économique de l'Afrique centrale » (UDEAC) dont elle prend le relais et qu'elle renforce. Les missions et les objectifs de la CEMAC sont les suivants : l'établissement d'une union de plus en plus étroite entre les peuples des États membres pour raffermir leurs liens géographiques et humains. La promotion des marchés nationaux par l'élimination des entraves au commerce intercommunautaire, la coordination des programmes de développement , l'harmonisation des projets industriels le développement de la solidarité des pays membres au profit des pays et régions défavorisées la création d'un véritable marché commun africain. Voici un ensemble d'objectifs louables qui comme d'habitude en Afrique peinent très fortement à être atteints. Il faudrait déjà constater que dans la zone CEMAC, les rapports de force sont déséquilibrés, ce vu les divers potentiels économiques et démographiques en présence. Selon les chiffres disponibles sur le site de la CEMAC, la répartition du PIB de la Communauté en 1998 se faisait comme suit : République Centre africaine 5%, Guinée Equatoriale 2%, Tchad 9%, Congo 10%, Gabon 24% et Cameroun 50%. Le taux de croissance économique de la zone CEMAC en 2003 se situe autour de 4%. Néanmoins, la réduction de la pauvreté requiert un taux de croissance supérieur à 7% par an selon les institutions de Brettons Woods (FMI et Banque Mondiale). Par rapport aux objectifs qu'elle s'est assignée, la CEMAC est très en retard, la pauvreté est encore trop présente dans toute la zone de l'Afrique subsaharienne.

En outre, dans toute la zone subsaharienne, elle n'arrive pas à jouer un rôle majeur dans l'impulsion qu'elle se devait d'apporter à lutte contre la pauvreté. Étant donné que le Cameroun détient à lui seul la moitié de la population et du PIB de la sous région, sa responsabilité est on ne peut plus incontournable dans l'essor économique de l'Afrique Centrale.

Si l'Afrique centrale ne décolle pas, c'est parce qu'entre autres défaillances, le Cameroun n'assume pas son rôle de leader. Dans le but de se faire un regard objectif des problèmes de la CEMAC, il pourrait être instructif de tenter une étude des problèmes que connaît le Cameroun, tant sur le plan économique que sociopolitique.

Sur le plan économique :
L'économie du Cameroun dispose de nombreux atouts : la diversité de ses ressources naturelles, sa position géographique dans la sous région, son fort potentiel intellectuel, etc. Cependant elle reste confrontée à des handicaps d'ordre structurels : une médiocrité des infrastructures de base et des services publics marchands, une faible compétitivité de ses produits sur le marché mondial, une forte dépendance à l'égard des cours des matières premières, liée à la diversification insuffisante de ses productions, des axes routiers et pistes dégradés et insuffisants des disfonctionnements du port de Douala qui dessert toute la sous région des disfonctionnements en matière de gouvernance. Même si l'on constate quelques améliorations récentes, ces problèmes constituent un important frein à l'investissement privé, et contribuent à plusieurs niveau à la fuite des cerveaux. Comme la majorité des pays pauvres, ce pays a vu passer la « Facilité d'ajustement structurel Renforcé » (FARS, 1997-2000) et la « Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance » (FRPC : programme qui a été signé en décembre 2000 et qui est axé davantage sur l'appui aux secteurs sociaux). Malgré une sensible reprise économique, le pays devrait se porter mieux s'il n'avait pas subit entre autre les effets pervers de ces programmes d'ajustement structurels(PAS) qui d'ailleurs, d'après plusieurs économistes africains et même européens, n'ont servi qu'à appauvrir un peu plus l'Afrique car ils permettent par de multiples mesures imposées par les institutions de Brettons Woods de piller encore plus les ressources du continent africain. Quand il faut ajouter à cela leur inadéquation et la corruption qui est fortement installée dans les mœurs, on a des raisons de ne pas être optimiste quant à un réel redressement de l'économie nationale. Depuis son accès au point de décision de l'initiative d'allègement de la dette pour les « Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) [1] » en octobre 2000, le Cameroun semble nettement se porter mieux qu'il y a dix ans (début des années 90). Cependant, il reste que des problèmes de fond tels que la gestion et l'exploitation du sous-sol restent sans solution. Le 19 avril 2001, le président Biya a promulgué une loi faisant office de premier code minier du pays pour favoriser la recherche et l'exploitation minière. Le sous-sol camerounais étant abondamment riche [2], on pourrait presque parler de scandale géologique. Les produits miniers dont l'existence a déjà été décelée sont : le pétrole (qui représentait 15% du PIB en 1985 et qui a décliné au cours de ces dernières années), le gaz naturel (on parle de 115 milliard de mètre cube), la rutile (qui pourrait générer quelques 40 milliards de Francs CFA pour une production annuelle de 100.000 tonnes, la bauxite (que l'on trouve en forte quantité dans le Minim et le Martap ou Dschang (Fongo Tongo) dans la Menoua), le disthène (dont 200.000 tonnes ont été révelées dans les gisements d'Otite (province du Littoral) , le calcaire (dont les gisements sont évalués à 600.000 tonnes ), le marbre (réserves évaluées à 2.500.000 tonnes ), la pouzzolane(des gisements évalués à plusieurs millions de tonnes se trouvent dans les provinces du sud-ouest et du Littoral), l'étain (que l'on peut exploiter à plus de 100 tonnes par an ), et enfin l'eau (avec tous les fleuves qui arrosent le territoire national). L'exploitation de ces ressources pourrait apporter un coup de fouet à l'économie.

En 1997/98, la contribution des industries extractives au PIB était évaluée à 301 milliards de Fcfa, mais aucun de ces gisements n'est pour l'heure exploité de façon industrielle faute de volonté politique de la part du gouvernement.

Sur le plan socio-politique :
Le Cameroun connaît un taux de chômage élevé et la jeunesse en général cherche à s'exiler vers les pays voisins et surtout vers les pays d'Europe occidentale et orientale, les Etats-Unis et le Canada. Il y a peu de possibilités réelles offertes pour les jeunes car le climat social et politique est truffé de tribalisme, clanisme, corruption et magouilles de tout genres. Le Cameroun s'est lancé en 1992 sur la voie du multipartisme, avec l'organisation en mars 1992 des législatives et en octobre des présidentielles, ce dans le cadre des premières élections pluralistes organisées du pays. La situation politique a énormément évolué, avec une plus grande liberté d'expression accordée à la presse en général et particulièrement à la presse privée, idem pour les partis politiques ; mais ce n'est qu'une façade que l'on veut offrir à la communauté internationale et au peuple désabusé.

Les réalités :
La situation politique et sociale au Cameroun est des plus désastreuses ; le Président de la République Paul Biya dans son discours adressé à la Nation du 31 décembre 2003 a lui-même reconnu les travers et les tares de son système. Il a réussi à surprendre tous les analystes de la scène politique camerounaise en reconnaissant clairement l'existence des ennemis du développement de la Nation.

Dans un discours pédagogique, il a reconnu que ni les moyens financiers, ni le potentiel humain, ni les ressources naturelles ne font défaut ; il se pose au Cameroun un problème d'inertie. Plusieurs observateurs avertis s'attendaient un tel discours (qui avait un parfum de confession) à ce que ceux que le président de la république appelle « les ennemis du développement » que l'on connaît bien soient sévèrement punis, rien n'en a été. Rien, jusqu'à ce que l'on en arrive au scandale de la sanction de la FIFA contre l'Equipe nationale de football du Cameroun ; l'on a vu à l'occasion d'un tel « événement » le chef de l'Etat évincer quatre des ses ministres. Un geste qui n'aide en rien à un redressement profond des institutions et d'un système socio-politique pitoyable.
Avant que nous ne passions à une lecture froide et sans complaisance de la réalité socio-politique de l'heure, deux questions nous préoccupent : 1) un homme qui a les pleins pouvoirs depuis plus de 21 ans dans un pays, qui a soigneusement installé son système, pourrait-il se trouver à un moment incapable de le contrôler, au point de s'en plaindre comme s'il était autant victime que le bas peuple ? 2) Serait-ce un beau discours de pré-campagne qui a été offert par « le chef » le 31/012/03 pour noyer les esprits afin qu'ils oublient que le personnage qui se plaint d'inertie en est le premier et principal initiateur ?

Prenant en compte le fait que, pour une fois, le bon exemple en matière de dénonciation vienne d'en haut, personne ne nous empêchera d'étaler les faits dans toute leur réalité et leur dureté. Le Cameroun compte environ 300 partis politiques mais sur 15 millions de camerounais, à peine 1,5 millions militent pour un parti, ces associations clochardes. Le seul moment de l'histoire de ce pays où « l'opposition » pouvait jouer un rôle déterminant sur la scène politique a été en 1992 lors des élections législatives. Au bout des premiers résultats, l'opposition possédait plus de la majorité des voies à l'assemblée Nationale. C'est forte de ce poids qu'elle pouvait définitivement et profondément modifier les lois dans ce pays où tout est « légalement » prévu pour servir une minorité. Des chefs de cette opposition ont trouvé convenable et sensé d'aller à l'encontre des principes bruyamment énoncés pendant la campagne en bradant leur part au « Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais » (RDPC), ce qui permis à ce dernier d'obtenir finalement la majorité à l'assemblée. Ce fut la plus grosse bourde jamais commise dans l'histoire de cette jeune démocratie. Le peuple ne pardonne pas certaines maladresses ; plus jamais, l'opposition n'a eu une réelle opportunité de jouer un rôle important sur la scène politique nationale. Les partis politiques dans ce pays ont un rôle beaucoup plus ornemental qu'efficace. Ceci est d'autant plus vrai qu'au sein du RDPC (parti dominant et au pouvoir), on compte beaucoup plus de militants saisonniers que réguliers ; idem pour le reste de partis dont les membres se réduisent parfois aux simples amis et membres de la famille du « président-fondateur ». La majorité des militants préfèrent paresser ou vaquer à d'autres occupations durant des années, mais ils réapparaissent à la veille des grandes échéances pour « la récolte du blé ».

En outre, l'on voit un nombre incalculable de personnes voter pour un poisson ou une bière offerte à eux quelques instants avant le vote. Des réseaux de trucage bien organisés font en arrière plan un travail tout à fait apprécié par ceux qui en profitent. Il est assez fréquent de trouver un individu qui possède 6 cartes électorales et qui votera à 6 points de vote différents, tandis que dans sa localité nombreux de ses voisins soufrent de n'avoir pas obtenu leur carte. Ne vous imaginez pas que l'informatisation du système électoral pourrait empêcher le trucage des élections au Cameroun, ce serait mal connaître le système. Un peu partout en Afrique, le nègre vote, non pas pour les idées, mais pour l'appartenance ethnique, ou tout simplement pour le repas immédiat. Ce qui, pour un pays comme le Cameroun, exprime clairement l'incompréhension des peuples vis-à vis des concepts de démocratie, droit de vote, liberté… La presque totalité de la population camerounaise confond la démocratie au droit à l'anarchie, la liberté d'expression à une légitimité à la vulgarité et à l'insolence. La problématique de gouvernabilité est très complexe et difficile à thématiser, vu la spatialité et l'historicité du Cameroun. Là est un tout autre débat… Avec les effets pervers et multiples de la crise économique des années 1980/90, avec le pillage des caisses de l'Etat orchestré tant avant la dévaluation du Franc CFA qu'après, les Camerounais ont atteint un niveau de pauvreté morale apocalyptique et ils n'ont pas fait que normaliser leur déroute, ils ont réussi à la légitimer, mais surtout, à la naturaliser au point où l'on attend une institutionnalisation de la bêtise dans ce pays. Seules les faits sociaux et politiques quotidiennement vécus peuvent vous instruire concrètement sur ce sujet. Tout de même, demandons-nous comment il peut être possible d'évoluer dans un pays où la majorité des postes de responsabilité stratégiques, dans le public comme dans le privé, sont confiés à des cancres ou mieux à des personnes qui devraient faire valoir leurs droits dans des domaines autres que là où ils ont un pouvoir décisionnel ? Voilà déjà l'un des aspects ontologiques expliquant l'institutionnalisation de la médiocrité, de la fainéantise et de l'absurdité ! Sans le savoir, beaucoup dans ce pays ont grandi dans le confort de l'ignorance partagée et on fini par se stabiliser dans l'inconfort de la paresse, du faux et de la médiocrité légitimée ; on baigne en pleine misère. Les Camerounais sont aujourd'hui politiquement perdus car d'un côté il y'a une opposition riche en dirigeants affamés et de l'autre, un gouvernement/RDPC qui n'a su que leur apporter la misère la désolation et le désespoir. Pour exemple, lors des dernières élections législatives en 2000, le vice-président du SDF (parti leader de l'opposition) a démissionné parce que se révoltant face à l'usage (à des fins personnelles) qu'avait fait le président du SDF des centaines de millions offerts pour l'organisation des élections. Il existe une seconde classe d'opposants ; ceux qui s'opposent réellement mais qui n'ont pas les moyens de leur politique et qui potentiellement sont aptes à retourner leur veste. La revalorisation des salaires de fonctionnaires de l'État décidée en juillet 2000 n'a jamais été effective, ce après un baisse de près de 70% en termes réels de ces salaires en 1992/93. L'on prétend ainsi venir à bout de la corruption alors que les fonctionnaires ne vivent qu'avec le 1/3 de leur revenu, avec tous les produits de première nécessité qui en 10 ans ont vu leurs pris passer du simple au triple si ce n'est plus. Faisant une telle constatation, vous pouvez tout seul en déduire les dérives et les dégâts. Seuls les griots du RDPC peuvent vous présenter une réalité meilleure ; les « facilitateurs » du RDPC avec leur éloquente pauvreté.

Guy Parfait Songue
Politologue

Posté par pyth à 11:25 - politique africaine - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pour votre gouverne

Bonjour,
en lançant une recherche sur mon nom, j'ai constété que j'ai un article sur votre site, je tenais juste à vous fournir la vraie source de ce derner, ce afin que vous soyez en conformité avec ce qui est exigible dans la reproduction des articles déjà publiés.
Voilà le lien: http://zombiemedia.org/auteur.php3?id_auteur=97

Salutations cordiales.
Dr Guy Parfait Songue

Posté par Dr Guy Parfait, 15 juillet 2006 à 12:42

la puissance des lettres

Dr Guy Parfait SONGUE, dans la situation actuelle du cameroun,les mots, les idées peuvent changer efficacement les idées déplacées de ces camerounais nés dans la corruption et le désordre politique.
Beaucoup considère comme impossible, l'arrivée d'une nouvelle face du Cameroun. Nous ne croyeons pas au miracle mais à la verité, le changement viendra que ceux qui sont au pouvoir le veillent ou non. Dieu merci leur Règne n'est éternel, un jour, ils abandonnerons tout dans la peine et la détresse de leur sale travail....

Posté par Nicolaine, 12 janvier 2009 à 02:06

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