20 septembre 2009
Gabon: coup d'état électoral avec l'aide de la françafrique
Après Omar Bongo, l'héritage fragile de la paix
envoyé par africagora. - L'info internationale vidéo.
12 septembre 2009
Gabon:«Ali Bongo, le nouveau-né de la Françafrique »
Une centaine de personnes a manifesté ce samedi à Paris, pour contester l'élection d'Ali Bongo et le soutien que lui accorde la France.
Une fillette s’avance au-dessus de la barrière, une rose blanche à la main, et la tend au gendarme qui lui fait face. Les manifestants de ce samedi, Gabonais pour la plupart réunis à Paris, ont fait dans le symbole. Pour certains vêtus de costumes et de lunettes noires, les quelque 150 manifestants ont joué un cortège funéraire, celui de la mort de la Françafrique - ces relations troubles entre la France et les pouvoirs africains-, dix jours après l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo au Gabon. Les roses blanches devaient même échouer sur le parvis du palais de l’Elysée; c’était sans compter un dispositif policier important, et des barrières, pour contenir le mouvement aux abords de l’avenue des Champs-Élysées.
Dans le cortège, les slogans sont sans équivoque: «La Françafrique, c’est fini». Une pancarte brocarde le ministre des affaires étrangères, «Docteur Kouchner, Dictatologue Sans Frontières», alors que Robert Bourgi, conseiller Afrique officieux de Nicolas Sarkozy, qui a fait état sans scrupules de la nature de ses relations avec les chefs d’Etat africains il y a quelques jours, est lui aussi au centre des quolibets. Ali Bongo, récemment élu et contesté à la tête du Gabon, est considéré comme «le nouveau-né de la Françafrique».
, explique Renée Clément, qui organise le rassemblement. Il est pour eux le symbole de la Françafrique, qui aurait poussé Ali Bongo au pouvoir. Ce qui a été l’événement de trop, à leurs yeux. Alors quand Nicolas Sarkozy félicite son nouvel homologue, il est vu comme un complice. «Il faut que Sarkozy ait un positionnement franc. Il conteste l’élection en Iran, et pas au Gabon, alors que c’est la même chose: un vol», s’indigne M. Mengoune, de la Diaspora Gabonaise Unie.
«Je trouve inconcevable que la France n’ait pas pris plus de distance avec Bourgi, qu’elle ne condamne pas ses propos»
A côté de là, des hommes prédisent l’explosion de la francophobie, au Gabon. «De plus en plus de Gabonais ont le sentiment que leur pays est occupé par la France, explique Jules-Florent. Vous allez tout perdre.» Guy, l’étudiant qui s’était mis en grève de la faim devant l’ambassade du Gabon à Paris, est aussi de la partie. Il a mis fin à son action. «On ne voulait pas lui faire prendre de risque pour sa santé», explique Michael. «Le combat va être long.»
Gabon : Pour les Etats-Unis, le processus électoral n’est pas achevé.
source:gabon info
Les Etats-Unis appellent à réagir « avec calme »
Les Etats-Unis ont appelé jeudi « les partis et les citoyens gabonais à réagir dans le calme aux résultats » de l’élection présidentielle dans ce pays, a annoncé le département d’Etat.
« Nous appelons tous les partis à faire respecter le processus démocratique et à observer les procédures électorales établies », a affirmé Philip Crowley, un porte-parole, au cours du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.
« Nous demandons fermement aux partis et aux citoyens gabonais de réagir dans le calme aux résultats », a-t-il aussitôt ajouté.
Interrogé sur le fait de savoir si Washington reconnaissait le résultat du scrutin, M. Crowley a répondu : « Je ne crois pas que nous ayons établi notre jugement, nous ne pensons pas que le processus soit achevé. »
09 septembre 2009
Sarkozy raillé pour ces félicitations à Ali Bongo
Gabon: Les élections ont toujours été trucquées
08 septembre 2009
Coup d'état électoral au Gabon: la diaspora gabonaise se mobilise
SAMEDI 12/09/2009 - GRAND SIT-IN A 13H
Pour dénoncer le coup d'état électoral
Rendre hommage aux premières victimes de la liberté
Exiger le rétablissement de l'ordre républicain
INVITES
Tous les gabonais,
Africains, amis du Gabon
Défenseurs des valeurs citoyennes et républicaines
LIEU
Le lieu de la manifestation sera précisé le mercredi 09/09/09
POURQUOI MANIFESTONS-NOUS ?
Nous, diaspora gabonaise, manifesterons pour:
1. Rappeler que les résultats des élections présidentielles du 30/08/2009 sont "faux",
2. Rappeler que la CENAP (Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente) n'a pas fait son travail jusqu'au bout,
3. Exiger que la reprise de la procédure de confrontation des procès verbaux (PV) remontés des régions et détenus par les 18 candidats et ceux envoyés par les gouverneurs à la CENAP aille à son terme,
4. Informer l'opinion gabonaise et l'opinion internationale que les membres de la CENAP issus de l'opposition vivent dans l'insécurité,
5. Dénoncer la présence au Gabon de forces venues de l'extérieur ("force de 3ème catégorie"),
6. Rendre hommage aux premières victimes (morts, blessés, opprimés...) du combat pour la liberté,
7. Exiger la démission immédiate de Madame MBORANTSOUO, présidente de la cour constitutionnelle. Cette dernière, devenue illégale dans l’exercice de ces fonctions (article 89 de la constitution)- du fait de plus de deux mandats autorisés par la constitution - est également associée à une présomption de validation des fraudes électorales.
DEROULEMENT DU SIT-IN
Les détails du rassemblement seront précisés le vendredi 11/09/2009. Alternativement, il y aura :
1. des discours des membres de la plate forme de veille et d'actions pour la transparence électorale,
2. des discours des représentants en France des candidats à l'élection du 30/09/2009,
3. des discours libres de témoignages des illégalités et irrégularités constatées lors du processus électoral par les compatriotes,
4. des discours de soutien des représentants des associations, ONG, représentants de partis politiques français, défenseurs des valeurs citoyennes et républicaines,
5. de la musique et des chants patriotiques gabonais.
Pour la Diaspora Gabonaise,
La plate forme de veille et d'actions pour les élections libres et transparentes
Paris le 5 septembre 2009
http://www.gabon2009.org/#/manif20090912/3261250
———————————
URGENT!!! URGENT!!! URGENT!!!
———————————
Journée MONDIALE d’action samedi 12 septembre
Bonjour,
journée MONDIALE d’action le samedi 12 septembre:
- manif à Paris devant l’Elysée, manif à Bordeaux,
– manif à Toulouse devant le consulat des Etats-Unis à 16h30 avec dépot d’un courrier à l’attention du président OBAMA (la France ne nous écoute pas, alors il faut en appeler au sommet de la communauté internationale),
- manif à Washington :les frères des Etats-Unis passent ce matin sur C_stand, la radio du Congrès us, ils sont déjà en contact avec le représentant de Jesse JACKSON à Atlanta et ont décidé de manifester à Washington ce samedi 12 à la même heure qu’en France (avec le décalage) et de porter un courrier au Président OBAMA pour lui demander (comme il l’a fait pour la nouvelle dictature ) de ne pas reconnaitre le gouvernement gabonais.
Coup d'état électoral au Gabon: L'opposition s'organise
un collectif de candidats malheureux à la présidentielle du 30 août a demandé lundi dans une déclaration commune un "nouveau comptage des voix" du scrutin. L'opposition a d'autre part affirmé que le nombre de morts dans les violences à Port-Gentil était "bien plus important" que le bilan officiel.
Alors que le calme semble revenir au Gabon, l'opposition ne désarme pas. Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent chacun la victoire, a demandé lundi dans une déclaration commune un "nouveau comptage des voix" du scrutin. Selon les résultats officiels, annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo Ondimba, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%). "Nous exigeons un nouveau comptage des voix interrompu par le président de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.
Le collectif estime que les résultats annoncés le 3 septembre ont été l'objet "de graves manipulations", qu'il y a eu "de scandaleux bourrages des urnes" et "d'incompréhensibles gonflements des listes électorales". Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux -André Mba Obame et quatre candidats qui s'étaient ralliés à lui, Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Jules Aristide Bourdès Ogouliguende, Victoire Lasseni Duboze, Yvette Ngevilo, Luc Bengono Nsi, Marcel Robert Tchoreret, Bienvenu Erick Mauro-Nguemah, Bruno Men Moubamba- ainsi que l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba qui s'était retiré le jour même du srutin. L'opposition a d'autre part affirmé que le nombre de morts dans les violences à Port-Gentil était "bien plus important" que le bilan officiel.
Félicitations françaises
Sur le terrain, la situation semblait revenir à la normale au Gabon, après les violences qui ont fait officiellement trois morts depuis l'annonce jeudi de la victoire à la présidentielle d'Ali Bongo, qui a reçu lundi les félicitations du président français Nicolas Sarkozy. Ces félicitations françaises interviennent après quatre jours de tension, particulièrement dans la capitale pétrolière, Port-Gentil (ouest), où des pillages et émeutes ont fait au moins trois morts, et où des intérêts français ont été pris pour cible. Paris, qui s'en défend, a régulièrement été accusé par des opposants d'avoir soutenu Ali Bongo et de perpétuer les pratiques de la "Françafrique", terme qui recouvre un ensemble de relations opaques, politiques, d'affaires nouées par la France avec ses anciennes colonies.
source:TF1
Coup d'état électoral au Gabon: L'opposition veut recompter les voix
Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle affirme lundi que le nombre de morts lors des violences post-électorales est «bien plus important» que le bilan officiel. Il demande également un recomptage des voix.
Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle du 30 août au Gabon, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent chacun la victoire, a affirmé lundi dans une déclaration commune que le nombre de morts lors des violences post-électorales à Port-Gentil est «bien plus important» que le bilan officiel de trois morts. Le collectif a demandé «la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang». Quelques heures plus tôt, la France avait estimé que les violences de ces derniers jours au Gabon avaient été exagérées, tout en continuant d'appeler les ressortissants français à la prudence.
Les membres du collectif ont également demandé le «recomptage des voix» du scrutin. Selon les résultats officiels, annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo Ondimba, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%). «Nous exigeons le recomptage des voix interrompu par le président de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote», a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.
Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux. Pierre Mamboundou, un des deux candidats revendiquant la victoire à la présidentielle au Gabon, dont on était sans nouvelles depuis le 3 septembre, est réappuru à cette occasion. Après deux heures de présence au siège d'un parti de l'opposition à Libreville, M. Mamboundou, qui se déplaçait seul et n'avait pas de blessures apparentes -des rumeurs le disaient sérieusement blessé-, est reparti avant même le début de la déclaration commune. «Je suis wanted, je suis recherché comme un brigand», a-t-il lancé aux journalistes avant de s'engouffrer dans une voiture.
Par ailleurs, le président français Nicolas Sarkozy a adressé ses «félicitations» et «voeux de succès» à Ali Bongo Ondimba pour son élection, dans une lettre transmise à l'AFP par le gouvernement gabonais.
source: TF1
Sarkozy félicite Bongo
Coup d'état électoral au Gabon: Ali Bongo recourt à la force à Port-Gentil, foyer de la contestation
Port-Gentil (Gabon), envoyé spécial
Regards fuyants et hostiles, bruits étouffés, rues jonchées d'ordures et de carcasses de voitures calcinées, ruines de bâtiments encore fumantes : Port-Gentil s'est réveillée hagarde, dimanche 6 septembre, après sa troisième nuit d'émeutes postélectorales qui ont causé la mort de trois personnes, selon un nouveau bilan officiel.
La capitale pétrolière du Gabon, petite ville aux allures coloniales avec son secteur européen et ses quartiers "indigènes" séparés par un boulevard, a des allures de cité fantôme. "D'un côté, la ville qui bouge, de l'autre la ville qui souffre", résume un Gabonais. Entre révolte politique et pillage crapuleux, les violences ont abouti à la mise à sac de près de la moitié de Port-Gentil.
Frondeuse, la cité qui a voté massivement pour l'opposant Pierre Mamboundou à la présidentielle du 30 août n'admet pas la victoire d'Ali Bongo. "Ali tricheur", proclament des graffitis à côté d'affiches électorales lacérées du fils Bongo. D'autres slogans reflètent une autre croyance fortement enracinée ici : le nouveau président ne serait pas "réellement Gabonais" mais il aurait été adopté, après sa naissance au Nigeria. Une fable, selon l'intéressé.
COUPÉE DU MONDE
A la fureur ambiante, à la peur engendrée par une violente répression, s'ajoute désormais une autre calamité, la faim. L'état de siège n'a pas été décrété, mais la deuxième ville du Gabon n'en est pas loin de facto. Dépourvue de toute liaison routière avec le reste du pays, elle est coupée du monde depuis la fermeture de son aéroport pour cause de troubles.
Dimanche matin, une vedette rapide en provenance de Libreville, premier service commercial depuis le début des émeutes, a débarqué quelques familles et des journalistes sur un quai presque désert, démentant les rumeurs d'un exode massif de la population.
Les commerces d'alimentation, la plupart aux mains d'étrangers, ont été pris pour cibles. Certaines rues du quartier populaire de Grand Village ne sont plus que des alignements de baraques démolies. "Les Libanais ont été visés systématiquement. Puis est venu le tour des Africains de l'Ouest, explique un habitant. Aujourd'hui, il est difficile de trouver un grain de riz." La pénurie touche aussi le carburant, les cartes téléphoniques. Les prix des produits de base ont décuplé.
Sur dix boulangeries de la ville, deux seulement ont rouvert dimanche. La première est signalée par une interminable file d'attente placée sous la surveillance de militaires cagoulés. L'accès à la seconde est filtré par les gendarmes. "Tu as cassé, tu ne boufferas pas", dit s'être vu opposer un jeune en quête de pain.
"Ils veulent nous punir d'avoir voté pour le changement"
Les émeutes ont débuté le 3 septembre, peu avant l'annonce de la victoire d'Ali Bongo, au moment où s'est répandue la nouvelle des coups reçus par les leaders de l'opposition lors d'une manifestation à Libreville. Les violences qui ont suivi n'ont étonné personne. L'opposition, incapable de donner un contenu politique à la révolte des jeunes, avait, dans ses meetings de campagne, popularisé un mot d'ordre simple : "Si Ali passe, on gaspille [on casse]."
Le premier réflexe des émeutiers a été de prendre d'assaut la prison. Puis, ils ont attaqué un commissariat pour y dérober des armes. Depuis lors, trois cents détenus et quelques armes à feu sont dans la nature. La nuit, défiant le couvre-feu, de petits groupes d'émeutiers – 600 jeunes au total, selon le ministre de l'intérieur – érigent des barricades et pillent. "Les autorités ont laissé faire pendant deux jours. Sans doute ne sont-elles pas mécontentes que le désordre s'installe dans la ville de M. Mamboundou", persifle un Français.
Mais la décision de Total de transférer vers Libreville les familles de ses salariés et la mise en sécurité d'autres employés sur des navires, en mer, a inquiété le régime et l'a incité à reprendre la situation en mains. Chacun garde ici la mémoire des émeutes dramatiques de 1990. La production pétrolière avait été stoppée, une mesure inadmissible pour un régime entièrement dépendant de cette manne.
"VOLEZ ! PILLEZ : LE NOUVEAU PRÉSIDENT VA REMBOURSER !"
Dimanche, le ministre de l'intérieur, Jean-François Ndongou, s'est déplacé à Port-Gentil afin de réaffirmer l'autorité de l'Etat, menaçant d'instaurer l'état de siège si les violences se poursuivaient. "Nous n'allons pas offrir des denrées. Mais nous n'avons pas l'intention d'affamer la population", a-t-il ajouté.
Les violences, si elles ont un aspect crapuleux évident, ne se sont pas exercées au hasard. Tout ce qui symbolise le régime Bongo et ses relations avec la France a été visé. Depuis les supérettes Cécado, dont est actionnaire un dignitaire local du clan Bongo, jusqu'au consulat de France et aux installations de Total-Gabon (salle polyvalente, stations-service), une société dont Pascaline Bongo, sœur d'Ali, est vice-présidente.
Dans cette ville besogneuse et délaissée par les autorités – elle attend depuis vingt-cinq ans le pont qui la relierait à Libreville –, la débauche de moyens déployés par la campagne électorale d'Ali Bongo a exacerbé la colère. Outre les classiques T-shirts, le candidat du pouvoir distribuait des téléphones portables, des clés USB, des stylos et des lampes torche à son effigie.
"L'étalage de ces richesses acquises avec l'argent du contribuable a été insupportable D'autant qu'au même moment, les manifestations de l'opposition étaient systématiquement interdites. Les gens se sont dit que tout allait continuer comme avant."
En inondant ses partisans de cadeaux et en promettant de transformer Port-Gentil en "petit Dubaï", Ali Bongo ne savait pas qu'il inspirerait l'un des cris de ralliement des émeutiers : "Volez ! Pillez sans vous arrêter : le nouveau président va rembourser !"
source: le monde







