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16 janvier 2006

Ellen Johnson-Sirleaf prend les rênes d'un Liberia exsangue

liberiaLa liste des personnalités qui ont annoncé leur présence à Monrovia, lundi 16 janvier, à la cérémonie d'investiture d'Ellen Johnson-Sirleaf donne la mesure des espoirs que la communauté internationale place dans cette ancienne ministre de 67 ans, diplômée d'Harvard, élue en novembre présidente du Liberia, pour sortir ce petit pays d'Afrique de l'Ouest de l'état de dévastation où l'ont plongé 14 années de guerre civile. Mme Johnson-Sirleaf avait été élue le 8 novembre à l'issue d'un second tour l'ayant opposé à l'ancien joueur de football George Weah.

Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine, devait assister à la cérémonie en compagnie de Laura Bush, l'épouse du président américain, tandis que deux bâtiments de l'US Navy mouilleront au large des côtes de ce pays fondé en 1822 par des esclaves américains affranchis. Pour saluer la première élection d'une femme à la présidence d'un Etat africain, la France sera représentée par sa ministre déléguée à la coopération, Brigitte Girardin. A ses côtés, le commissaire européen au développement, Louis Michel, et des dirigeants africains dont le Nigérian Olusegun Obasanjo, le Sud-Africain Thabo Mbeki et le Libyen Mouammar Kadhafi.
Les défis qui attendent Ellen Johnson-Sirleaf sont immenses. Matériels, d'abord, avec le rétablissement de l'eau et de l'électricité. Sociaux, ensuite, avec la réinsertion de 100 000 jeunes ex-combattants. Sécuritaires, ensuite, avec la reconstitution d'une armée déléguée à une société privée.
Mettre fin à la corruption qui n'a pas cessé de ronger ce pays riche en matières premières suppose une révolution dans les moeurs politiques et la construction d'un système judiciaire. A cet égard, la manière dont la nouvelle présidente respectera le plan imposé par les Occidentaux, qui placent de fait les finances publiques sous leur tutelle, constituera un test.
"DAME DE FER"
Quadrillé par 15 000 casques bleus, le Liberia n'a une chance de sortir du gouffre que si la mobilisation financière des bailleurs dure. Or les signes donnés par Washington "ne sont pas encourageants", s'inquiète l'ONG International Crisis Group.
Mme Johnson-Sirleaf, dont le parti ne dispose pas de la majorité au Parlement, devra aussi confirmer sa réputation de "Dame de fer" pour affronter les anciens chefs de guerre, qui lui auraient préféré George Weah. "Pour préserver la paix", l'ex-footballeur a fini par renoncer à saisir la Cour suprême des fraudes qu'il alléguait, et la nouvelle présidente lui a promis "un rôle important" dans le gouvernement. L'élection au Parlement de proches de Charles Taylor, l'ancien président qui précipita le pays dans la folie sanguinaire et qui a trouvé refuge en 2003 au Nigeria, renforce les craintes. Ainsi, le nouveau président de la Chambre des représentants, élu vendredi 13 janvier, n'est autre qu'Edwin Snowe, ex-gendre de Charles Taylor, un homme d'affaires interdit de voyages par les Nations unies pour atteintes aux droits de l'homme.
Banni de son pays, l'ancien homme fort de Monrovia, dont la communauté internationale réclame l'extradition et le jugement, pourrait continuer de peser sur la vie du Liberia.
Philippe Bernard

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24 novembre 2005

Ellen Johnson Sirleaf proclamée gagnante de la présidentielle


AFP 23.11.2005 - 16:30


L'économiste Ellen Johnson Sirleaf a été proclamée mercredi vainqueur de la présidentielle au Liberia, devenant la première femme chef d'Etat élue en Afrique, avec la difficile mission de redresser l'économie de ce petit pays ouest-africain, ravagé par une atroce guerre civile de 14 ans.

"Je remercie le peuple libérien pour avoir accompli son devoir électoral et je suis très heureuse de devenir la prochaine présidente du Liberia", a-t-elle dit à la presse.

Ses déclarations intervenaient après une cérémonie mercredi au cours de laquelle la Commission Electorale Nationale (Nec) a officiellement confirmé les résultats du second tour de la présidentielle du 8 novembre dernier qu'elle a remporté face à l'ex-star du football, George Weah.

Mme Sirleaf prêtera serment le 16 janvier prochain dans ce pays qui est la plus ancienne république indépendante d'Afrique, fondée en 1847 par des esclaves noirs américains affranchis.

"Les résultats officiels, tels que confirmés par les membres du bureau de la Commission de la Commission électorale nationale, sont les suivants: Ellen Johnson Sirleaf obtient 59,4% des votes, George Weah obtient 40,6% des votes", a déclaré mercredi matin la présidente de la Nec, Frances Morris Johnson.

"En conséquence, a-t-elle ajouté, je déclare Mme Ellen Johnson Sirleaf vainqueur du second tour de la présidentielle".

Mme Sirleaf, 67 ans, devient ainsi la première femme élue présidente d'un pays africain, pour un mandat de six ans..

L'ancien footballeur George Weah, 39 ans, conteste ces résultats et a déposé une plainte pour fraude, en cours d'examen par la Nec.

Mercredi, avant la réunion de la Nec au "Pavillon du centenaire", un bâtiment du centre de Monrovia qui abrite des cérémonies officielles, le parti de Weah, le CDC (Convention pour un changement démocratique) avait annoncé que l'ancien footballeur serait absent à la proclamation des résultats de la présidentielle.

Ellen Johnson Sirleaf a affirmé la semaine passée son intention de former un gouvernement ouvert à tous les partis, ethnies et religions, et non corrompu.

"Nous nous sommes engagés à former un gouvernement d'unité qui dépassera les lignes de fracture entre les partis, les ethnies, et les religions", a déclaré Mme Johnson Sirleaf à des journalistes.

George Weah pourrait même avoir un poste dans le gouvernement, avait-elle ajouté. "Mais le pays ne va pas cesser de fonctionner s'il n'est pas dans le gouvernement. Nous allons avancer, avec ou sans lui", avait-elle précisé.

Le vote du second tour de la présidentielle, le 8 novembre dernier, constituait la dernière étape d'élections générales (parlementaires et présidentielle) organisées à l'issue d'une période de transition de deux ans, en vertu d'un accord de paix signé en août 2003 après 14 années de guerre civile.

Quelque 1,35 million d'électeurs étaient inscrits dans ce petit pays ouest-africain de trois millions d'habitants.

Weah était arrivé en tête du premier tour, qui avait opposé 22 candidats le 11 octobre, avec 28,3%, devant Sirleaf Johnson, deuxième avec 19,8%.

Mercredi matin, plusieurs centaines de sympathisants du parti de Mme Sirleaf, le Unity Party (UP, Parti de l'Unité) se sont rassemblés devant le siège du parti dans Monrovia, dansant et chantant.

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11 novembre 2005

Ellen Johnson Sirleaf remporte l'élection présidentielle au Liberia

Ellen Johnson Sirleaf remporte l'élection présidentielle au Liberia

Ellen Johnson Sirleaf a remporté vendredi la présidentielle au Liberia selon des résultats quasi-complets de la Commission nationale électorale (Nec), au détriment de l'ex-footballeur George Weah, dont des partisans ont manifesté à Monrovia pour dénoncer de présumées fraudes.

Des incidents sporadiques ont éclaté entre manifestants pro-Weah et des Casques bleus de l'Onu à proximité de l'ambassade américaine, avant que la manifestation ne baisse d'intensité en fin d'après-midi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon Frances Johnson Morris, présidente de la Nec, Mme Sirleaf, ancienne économiste formée à Harvard, a obtenu 59,4% des suffrages dans 97% des 3.070 bureaux de vote du pays, contre 40,6% à l'ancien Ballon d'or, qui n'est donc mathématiquement plus en mesure de combler son retard.

La présidente de la Nec a précisé que la participation lors du deuxième tour de la présidentielle disputé mardi avait été de 59,3%, pour 75% lors du premier tour le 11 octobre.

"Nous continuons à insister sur le fait que ce ne sont pas les résultats définitifs", a tenu à souligner Mme Johnson Morris lors d'une conférence de presse vendredi après-midi.

Au même moment, des incidents sporadiques ont éclaté entre manifestants pro-Weah et des Casques bleus de la Minul (Mission des Nations unies au Liberia), notamment près de l'ambassade américaine dans le quartier de Mamba Point, a constaté une journaliste de l'AFP.

Dans cette zone, quelques partisans de George Weah, parmi le millier qui ont manifesté pour protester contre des fraudes électorales présumées, ont riposté à des tirs de grenades lacrymogènes en jetant des pierres vers les soldats avant de se raviser sur les recommandations de certains de leurs camarades.

D'abord rassemblés dans la matinée devant le siège du Congrès pour le Changement démocratique (CDC), le parti de Weah, les manifestants avaient ensuite pris la direction du bâtiment de la commission électorale, avant de gagner l'ambassade américaine.

Peu auparavant l'ex-footballeur, qui n'a pas participé à la manifestation, avait réitéré ses appels au calme depuis le siège de son parti, après avoir appelé la veille à des marches pacifiques dans tout le pays.

"Les rues de Monrovia ne doivent pas appartenir aux personnes violentes. Au nom de la paix, ne sortez pas dans la rue. (...) Les gens ont peur. Ils ne veulent plus de la guerre. Vous pouvez me croire, je resterai à vos côtés", a-t-il exhorté.

Dans les autres principales villes du pays, les partisans de Weah se sont rassemblés devant les permanences du parti sans toutefois organiser de marches, sur les recommandations des dirigeants du CDC, ont rapporté à l'AFP des journalistes libériens.

George Weah, qui a déposé plainte auprès de la Nec pour des fraudes supposées au second tour, a adressé vendredi une requête à la Cour suprême pour qu'elle fasse stopper le dépouillement, a annoncé à des journalistes Steve Kweah, le porte-parole du CDC.

"Si la Cour suprême nous demande de suspendre le processus, nous serons obligés de le faire. Nous enquêtons toujours sur la plainte du Congrès pour le changement démocratique", a commenté vendredi la présidente de la Nec.

Ellen Johnson Sirleaf, qui a refusé durant la nuit de jeudi à vendredi de se déclarer vainqueur malgré des estimations déjà très favorables, avait annoncé jeudi soir son intention de proposer à son rival "un rôle important dans le prochain gouvernement".

Figure incontournable du paysage politique libérien, Ellen Johnson Sirleaf, dont la forte détermination lui a valu le surnom de "Dame de fer", a accumulé une grande expérience au sein de plusieurs institutions internationales.

Economiste formée à Harvard, elle a travaillé à la fois pour les Nations unies, la Banque mondiale et brièvement pour la CitiBank.

Le vote de mardi constituait la dernière étape d'élections générales (parlementaires et présidentielle) organisées à l'issue d'une période de transition de deux ans, en vertu d'un accord de paix signé en août 2003 après 14 années de guerres civiles.

Quelque 1,35 million d'électeurs étaient inscrits dans ce petit pays ouest-africain de trois millions d'habitants.

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Ellen Johnson-Sirleaf revendique la victoire à l'élection au libéria

Les Etats-Unis ont appelé au calme et demandé une enquête sur les accusations de fraude pendant le scrutin présidentiel. Washington a néanmoins souligné le caractère "ordonné" de la campagne électorale dans ce pays qui se remet tout juste d'une guerre civile meurtrière.
"Plus généralement, je note que nos observateurs – ceux de l'ambassade des Etats-Unis et d'autres observateurs internationaux – ont fait état d'un scrutin ordonné, efficace et entaché de peu d'irrégularités", a indiqué un porte-parole du département d'Etat, Adam Ereli.
(- Avec AFP)
Liberia : Ellen Johnson-Sirleaf revendique la victoire à l'élection présidentielle

Je pense que les résultats sont clairs. Les habitants du Liberia m'ont donné leur confiance. Ils m'ont élue pour diriger l'équipe qui va conduire les réformes et développer le pays", a déclaré, jeudi 10 novembre, tard dans la soirée, Ellen Johnson Sirleaf.

Jusqu'à présent, l'ancienne ministre des finances se refusait à se proclamer vainqueur du scrutin, malgré des estimations favorables. Et son succès ne fait plus guère de doute. Après dépouillement des bulletins dans 91 % des bureaux de vote, la commission électorale nationale (NEC) la créditait de 59,2 % des suffrages, contre 40,8 % pour l'ancien footballeur George Weah.
 
Washington appelle au calme
Les Etats-Unis ont appelé au calme et demandé une enquête sur les accusations de fraude pendant le scrutin présidentiel. Washington a néanmoins souligné le caractère "ordonné" de la campagne électorale dans ce pays qui se remet tout juste d'une guerre civile meurtrière.
"Plus généralement, je note que nos observateurs – ceux de l'ambassade des Etats-Unis et d'autres observateurs internationaux – ont fait état d'un scrutin ordonné, efficace et entaché de peu d'irrégularités", a indiqué un porte-parole du département d'Etat, Adam Ereli. (- Avec AFP)

En signe d'apaisement, elle a annoncé qu'elle avait l'intention de proposer à son rival "un rôle important dans le prochain gouvernement". "Une fois que les résultats seront définitifs, nous nous tournerons vers [le Congrès pour le changement démocratique, CDC, parti de M. Weah], pour leur montrer que le gouvernement sera inclusif", a-t-elle déclaré, espérant que son adversaire "surmontera sa déception pour que nous puissions œuvrer ensemble pour le bien du pays".

MANIFESTATIONS "PACIFIQUES"

L'ex-footballeur a de son côté appelé ses partisans "à se rassembler pour une manifestation pacifique en vue de protester contre la façon dont l'élection a été organisée", sur l'antenne de King FM, sa radio privée. La radio a précisé que ces manifestations auront lieu partout dans le pays et débuteront vendredi 11 novembre.

L'ancienne star du football, qui a dénoncé mercredi des fraudes commises la veille lors du second tour de la présidentielle, a déposé plainte auprès de la commission nationale électorale (NEC), a confirmé jeudi sa présidente, Frances Johnson Morris.

Lors d'une rencontre avec l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies au Liberia, Alan Doss, destinée à aplanir les tensions qui pourraient naître de sa défaite, Georges Weah a toutefois assuré jeudi qu'il "contribuerait à une issue pacifique du processus électoral".

L'ancien attaquant-vedette de Monaco, du PSG et du Milan AC, âgé de 39 ans, était arrivé en tête au premier tour, le 11 octobre, avec 28 % des suffrages, distançant de huit points sa rivale, au profil très différent.   
Les allégations de fraudes, conjuguées aux résultats mitigés du candidat Weah, ont engendré une certaine frustration parmi ses partisans, essentiellement des jeunes, faisant craindre à plusieurs observateurs des incidents à l'annonce des résultats.

Les forces de l'ordre sont mobilisées dans le pays après que l'ONU eut promis mercredi une "réponse ferme" à toute violence. L'issue officielle du scrutin ne devrait pas être connue avant plusieurs jours. Quel qu'en soit le résultat, le scrutin fera date. Si Ellen Johnson-Sirleaf gagne, elle deviendra la première femme élue à la présidence d'un pays africain.

Avec Reuters et AFP

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Liberia: proche de l'emporter, Sirleaf va proposer à Weah un "rôle important"

Liberia: proche de l'emporter, Sirleaf va proposer à Weah un "rôle important"
AFP 10.11.2005 - 23:49

Ellen Johnson Sirleaf, donnée comme très proche de la victoire jeudi par les derniers résultats partiels du deuxième tour de la présidentielle au Liberia, a annoncé qu'elle entendait proposer un "rôle important" à son adversaire, George Weah, au sein de son futur gouvernement.

Ce dernier, qui a porté plainte jeudi pour des fraudes commises pendant le deuxième tour disputé mardi, a appelé jeudi soir à des manifestations pacifiques vendredi dans tout le pays pour protester contre "la façon dont l'élection a été organisée"

Lors d'un point de presse tenu dans la soirée à Monrovia, la Commission nationale électorale (Nec) a annoncé que l'ex-économiste formée à Harvard avait obtenu 59,1% des suffrages contre 40,9% à M. Weah, d'après des résultats partiels établis à partir de 90,8% des 3.070 bureaux de vote répartis dans tout le pays.

La participation a été de 59,8%, soit environ 15 points de moins qu'au premier tour, a également indiqué la Nec.

Frances Johnson Morris, présidente de la Nec, a précisé que, mathématiquement, "tout est (encore) possible" car le nombre de voix séparant pour le moment les deux candidats reste inférieur au nombre de suffrages non comptabilisés.

Mais selon plusieurs observateurs, il semble peu probable que George Weah soit en mesure d'empêcher son adversaire de devenir la première femme présidente en Afrique.

"Vu le pourcentage de bureaux de vote comptabilisés, nous pensons au sein du Parti de l'unité que la victoire est certaine", a annoncé à l'AFP John Bentman, directeur de campagne d'Ellen Johnson Sirleaf.

Cette dernière, qui a refusé de se déclarer vainqueur malgré les estimations très favorables, a annoncé à l'AFP qu'elle avait l'intention de proposer à son rival "un rôle important dans le prochain gouvernement".

"Une fois que les résultats seront définitifs, nous nous tournerons vers (le Congrès pour le changement démocratique, parti de M. Weah), pour leur montrer que le gouvernement sera inclusif", a-t-elle déclaré.

"J'espère que (Weah) surmontera sa déception pour que nous puissions oeuvrer ensemble pour le bien du pays", a encore dit Mme Sirleaf.

Un peu plus tard, l'ex-footballeur a appelé ses partisans "à se rassembler pour une manifestation pacifique en vue de protester contre la façon dont l'élection a été organisée", sur l'antenne de King FM, sa radio privée.

La radio a précisé que ces manifestations auront lieu partout dans le pays et débuteront vendredi à 11H00 (locales et GMT).

L'ancienne star du football, qui a dénoncé mercredi des fraudes commises la veille lors du second tour de la présidentielle, a déposé plainte auprès de la Commission nationale électorale (Nec), a confirmé jeudi sa présidente, Frances Johnson Morris.

Lors d'une rencontre avec l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies au Liberia, Alan Doss, destinée à aplanir les tensions qui pourraient naître de sa défaite, Georges Weah a toutefois assuré jeudi qu'il "contribuerait à une issue pacifique du processus électoral".

Mercredi, l'ancien ballon d'or avait montré à la presse 39 bulletins de vote remplis à l'avance en faveur de Ellen Johnson Sirleaf et estampillés du sceau de la Commission électorale, envoyés par des "citoyens inquiets".

Le porte-parole du CDC, Steve Kweah, a affirmé que 3.000 autres bulletins de ce type recensés à travers le pays étaient sur le point d'être envoyés à Monrovia.

Alan Doss avait pour sa part jugé mercredi que l'élection présidentielle avait été "transparente" et a appelé les deux candidats à accepter "pacifiquement" le résultat.

Les forces de l'ordre étaient mobilisées jeudi après que l'Onu eut promis mercredi une "réponse ferme" à toute violence.

Le vote de mardi constituait la dernière étape d'élections générales (parlementaires et présidentielle) organisées à l'issue d'une période de transition de deux ans, en vertu d'un accord de paix signé en août 2003 après 14 années de guerres civiles.

Quelque 1,35 million d'électeurs étaient inscrits dans ce petit pays ouest-africain de trois millions d'habitants.


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08 novembre 2005

Présidentielle au Liberia: fin du vote, l'attente commence

AFP 08.11.2005 - 21:00

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes mardi soir au Liberia à l'issue du deuxième tour de l'élection présidentielle, dernière étape d'une transition devant permettre à ce petit pays d'Afrique de l'ouest de rompre enfin avec des années de guerre et de mauvaise gouvernance.

Quelque 1,35 million d'électeurs étaient appelés, dès 8H00 (locales et GMT), à désigner leur président entre George Weah, un novice de la politique et ancienne star du ballon rond, et l'ex-économiste et ministre Ellen Johnson Sirleaf, 66 ans.

La participation semble avoir été légèrement inférieure à celle enregistrée lors du premier tour du 11 octobre, ont rapporté plusieurs observateurs.

Les résultats officiels sont attendus le 22 novembre au plus tard, selon la Commission nationale électorale (NEC).

George Weah, qui a voté dans le quartier densément peuplé de Paynesville, un faubourg de Monrovia, a affirmé s'attendre "à être victorieux", avant d'affirmer à des journalistes qu'il avait obtenu 800.000 voix, soit 62% des suffrages lors du premier tour, le 11 octobre.

"La tricherie (au premier tour) était évidente... mais nous ne nous tournons pas vers le passé, nous regardons devant nous", a-t-il déclaré, ajoutant que "dans l'intérêt de la paix", lui et son parti acceptaient les résultats officiels qui l'avaient crédité de 28,3% des voix, contre 19,8% à Mme Sirleaf.

Frances Johnson Morris, la présidente de la NEC, a dénoncé ces déclarations "irresponsables", fustigeant une "attitude qui menace d'ébranler la paix fragile dans notre pays", avant de rappeler qu'aucune plainte n'avait été déposée par le Congrès pour le changement démocratique (CDC, le parti de Weah) entre les deux tours.

La rivale de "Mister George", une banquière et économiste formée au sein de la prestigieuse université nord-américaine de Harvard, a voté à Tubmanburg, dans le centre du pays.

"Nous allons remporter ce scrutin", a-t-elle affirmé après avoir voté.

La sécurité autour des bureaux de vote, assurée par des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul), des policiers libériens et des hélicoptères, a été importante toute la journée.

"Il n'y a pas eu d'incidents, pas de menaces à l'ordre public", a constaté à la mi-journée Mohammed Alhassan, chef de la police civile de l'Onu au Liberia.

Dès les premières heures de la matinée, la participation semblait avoir été légèrement inférieure à celle du premier tour du 11 octobre, ont rapporté plusieurs observateurs.

Mais, selon Alan Doss, représentant spécial de l'ONU au Liberia qui a visité une douzaine de bureaux de vote à Monrovia, il est "prématuré" d'évoquer une affluence moindre.

"Tout s'est passé dans le calme", a résumé Keita Bangalie, le président du bureau de vote de l'Eglise luthérienne Saint Matthews à Red Light, un quartier déshérité de Monrovia.

"La dernière fois, les gens se poussaient et se bousculaient. Cette fois, on s'est presque ennuyés", a confié à l'AFP Florence Nettey, une des responsables du bureau, juste après la clôture du scrutin.

Sur les quelque 2.800 électeurs inscrits dans ce bureau, le taux de participation avoisinait les 70%, soit cinq points de moins que la participation enregistrée au niveau national lors du premier tour.

Dans chaque bureau de vote, le décompte des voix devra être effectué à l'aide de lampes à pétrole ou de torches électriques, faute d'électricité.

Ce second tour constitue la dernière étape d'élections générales organisées à l'issue d'une période de transition de deux ans, en vertu d'un accord de paix signé en août 2003 après 14 années de guerres civiles dans ce petit pays d'Afrique de l'ouest.

Quoi qu'il advienne, le résultat constituera une première en Afrique, où jamais une femme ou un ex-footballeur n'ont été élus président.


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13 octobre 2005

liberia, un pays en quête de stabilité

1822

Une République des affranchis

La plus ancienne République d'Afrique noire fut fondée en 1822, à

l'emplacement de l'actuelle capitale, Monrovia, sous l'impulsion

des Etats-Unis et de l'American Colonization Society. Elle était

destinée aux esclaves noirs affranchis.

26 juillet 1847

L'indépendance

La République, qui acquiert son indépendance, se dote d'une

Constitution identique à celle des Etats-Unis. Elle est dirigée

par les descendants d'anciens esclaves, les Afro-Américains

(4 % de la population). Durant plus d'un siècle, leurs

descendants, les Américano-Libériens, vont monopoliser, au travers

du suffrage censitaire, l'essentiel des pouvoirs politique et économique.

1945

Droit de vote aux autochtones

12 avril 1980

Coup d'Etat

Le président Tolbert est renversé et assassiné lors d'un coup

d'Etat sanglant mené par le sergent-chef Samuel K. Doe, membre

de l'ethnie krahn. Ce coup de force met fin à la longue domination

des descendants des esclaves affranchis, et le pouvoir passe aux

mains des autochtones. Samuel K. Doe instaure rapidement une

dictature et alimente les haines ethniques. Il sera capturé en

1990 et torturé à mort par l'un des chefs rebelles, Prince Johnson.

24 décembre 1989

Prise de pouvoir de Charles Taylora31

Charles Taylor (économiste formé aux Etats-Unis) qui appartient

à l'ethnie de sa mère, les Gio, s'en prend aux Krahn. Il déclenche

une rébellion contre le régime de Doe et parvient à s'emparer de

la quasi-totalité du territoire. En août 1990, l'Ecomog, une force

africaine de 4 000 hommes, est déployée pour empêcher la

prise de Monrovia.

1990-1996

La guerre civile

a4La guerre civile, l'une des plus atroces du continent africain,

voit s'affronter au moins sept factions rivales. Le conflit, qui se

termine en août 1996, a fait quelque 250 000 morts et contraint

un quart de la population à se déplacer.

Juillet 1997

a5Election présidentielle

Charles Taylor, leader du Front national patriotique du Liberia

(NPFL), remporte la présidentielle avec 75 % des suffrages.

25 janvier 2001

Sanctions de l'ONU

L'ONU accuse le président Taylor d'alimenter

a6le conflit en Sierra Leone – ravagée par

une autre guerre civile (1991-2002) – en

profitant du trafic d'armes et de diamants

aves les rebelles. L'ONU imposera des

sanctions contre le Liberia afin qu'il

rompe ses liens avec les rebelles

du Front révolutionnaire uni (RUF).

11 août 2003

a7Inculpation de Charles Taylor

Le tribunal spécial pour les crimes de

guerre en Sierra Leone annonce

l'inculpation du président Taylor.

18 août 2003

Accord de paix

Signature au Ghana d'un accord de

a8paix global entre lesdeux mouvements

rebelles (les LURD et le Model) et le

gouvernement sur la formation d'un

gouvernement intermédiaire.

1er octobre 2003

Minul

La mission des Nation unies au

a9Liberia (Minul) entre en fonction.

14 octobre 2003

Un président de transition

Le nouveau président, Guyde Bryant,

est investi pour diriger legouvernement

de transition jusqu'aux élections de 2005.

7 décembre 2003

a11Tentative de désarmement

Un début de processus de désarmement,

de démobilisation et de réintégration

est amorcé à Monrovia. Il est suspendu

par laMinul après plusieurs jours

d'émeutes meurtrières provoquées

par d'anciens combattants mécontents.

31 mai 2004

Tribunal spécial

a12Le tribunal spécial pour les crimes de

guerre en Sierra Leone maintient

l'inculpation et les poursuites contre

Taylor, sous le coup d'un mandat

d'arrêt international. Les Etats-Unis

souhaitent que la Minul dispose d'un

mandat l'autorisant à "arrêter l'ancien

président" s'il revient sur le sol libérien

afin de le livrer au tribunal spécial.

De nombreux pays africains refusent.

3 novembre 2004

a13Démantèlement des factions

Les trois factions impliquées dans la

guerre, les LURD (Libériens unis pour la

réconciliation et la démocratie), le Model

(Mouvement pour la démocratie au Liberia)

et les forces pro-Taylor, sont officiellement

démantelées.

21 juin 2005

Embargo international

L'ONU proroge pour six mois l'embargo

international sur les diamants et le bois

du Liberia, et critique son gouvernement

de transition pour n'avoir pas gelé les

avoirs de Charles Taylor.

16 août 2005

a14Un nouveau coordinateur de la Minul

Arrivée à Monrovia du nouveau représentant

du secrétaire général de l'ONU et coordinateur

de la Minul, Alan Doss. Le 25, ce dernier

estime que la réintégration des ex-combattants

est "indispensable" pour la paix.

19 septembre 2005

Sécurité renforcée en vue de la présidentielle

a15L'ONU renforce sa mission en vue de l'élection

présidentielle et prolonge le mandat de la

Minul jusqu'au 31 mars 2006.

11 octobre

Election présidentielle

Les Libériens sont appelés aux urnes après

quatorze ans de guerre civile et trois années

de transition. Deux candidats sont en

vue :Ellen Johnson-Sirleaf,diplômée de Harvard

et ex-ministre des finances sous William

Tolbert, et la stardu football George

Weah, Ballon d'or 1995.

2003 2004 2005

Le président William Vacanarat Shadrach Tubman, au

pouvoir de 1943 jusqu'à sa mort en 1971, accorde le droit

de vote aux Libériens. A partir de 1960, le pays entre dans

une période de prospérité grâce aux concessions accordées

à des multinationales (notamment américaines et

allemandes) pour l'exploitation des minerais de fer. Son

successeur et ex-vice-président, William Robert Tolbert,

déploie des efforts sur l'amélioration économique du pays,

mais accentue par là les clivages entre la minorité aisée

des Américano-Libériens et les autochtones.

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L'économie du Liberia est placée sous tutelle internationale

Sagement, les douanes libériennes comptabilisent zéro diamant exporté depuis juin 2001, date de l'embargo décrété par l'ONU sur cette source de financement de la guerre civile. En réalité, les experts des Nations unies estiment que le Liberia produit 500 000 dollars de gemmes chaque mois.

En février 2005, le ministre libérien du sol, des mines et de l'énergie avait enjoint American Mining Associates d'arrêter ses opérations dans la province de Lofa. En vain : la société américaine a même augmenté sa production de pierres précieuses.

Certains contrevenants ont imaginé d'autres astuces pour tourner les interdits qui frappent "les diamants de la guerre" : ils font passer pour du matériel agricole l'équipement minier indispensable à leur production. Malavasi Farms, société de droit libérien, a été prise en flagrant délit d'importation, pour la somme de 500 000 dollars, de charrues d'un genre un peu particulier : elles peuvent creuser nettement plus profond que ne le demande un semis.

Le Liberia est placé, depuis le 9 septembre, sous un régime de stricte tutelle par la communauté internationale. Ce véritable cas d'école, puisqu'il s'agit d'un droit d'ingérence économique dans un Etat en décomposition, est passé inaperçu dans le tintamarre de la campagne présidentielle électorale qui s'achève avec le scrutin du 11 octobre.

LE LABOUREUR ET LES DIAMANTS
Sagement, les douanes libériennes comptabilisent zéro diamant exporté depuis juin 2001, date de l'embargo décrété par l'ONU sur cette source de financement de la guerre civile. En réalité, les experts des Nations unies estiment que le Liberia produit 500 000 dollars de gemmes chaque mois.

En février 2005, le ministre libérien du sol, des mines et de l'énergie avait enjoint American Mining Associates d'arrêter ses opérations dans la province de Lofa. En vain : la société américaine a même augmenté sa production de pierres précieuses.

Certains contrevenants ont imaginé d'autres astuces pour tourner les interdits qui frappent "les diamants de la guerre" : ils font passer pour du matériel agricole l'équipement minier indispensable à leur production. Malavasi Farms, société de droit libérien, a été prise en flagrant délit d'importation, pour la somme de 500 000 dollars, de charrues d'un genre un peu particulier : elles peuvent creuser nettement plus profond que ne le demande un semis.

Certes, celui qui demeure l'un des Etats les plus mal en point de la planète se porte mieux depuis le départ en exil, au Nigeria, du dictateur Charles Taylor en 2003, mais le bilan est lourd, avec 150 000 morts et 350 000 personnes déplacées en quinze ans de guerres civiles.

Le Liberia est sorti du chaos où il s'enfonçait. Les 15 000 casques bleus de la Mission des Nations unies pour le Liberia (Minul) ont fait tomber la tension ; l'insécurité a reculé après le désarmement de 95 000 combattants auxquels ont été versés 300 dollars (250 euros) chacun contre remise de leur arsenal personnel.

La situation n'est pas redevenue normale pour autant et les chiffres disent que le Liberia n'est pas près de quitter la liste des pays en lambeaux. Au moins 80 % des actifs n'ont pas de travail ; un Libérien sur cinq dépend du Programme alimentaire mondial pour sa subsistance ; 80 % des 3,2 millions d'habitants vivent avec moins d'un demi-dollar par jour. La dette s'élève à 2,7 milliards de dollars ­ 2,25 milliards d'euros ­ soit 610 % du produit national brut.

Les plantations d'hévéas ne sont plus entretenues depuis tellement longtemps que les exportations de caoutchouc plafonnent à 39 millions de dollars (32,5 millions d'euros) par an. Le bois, depuis 2003, et le diamant, depuis 2001, sont sous embargo des Nations unies, car ils finançaient la guerre civile. Quant au minerai de fer, l'annonce d'un investissement de 900 millions de dollars (751 millions d'euros) dans le secteur minier, susceptible de créer 200 emplois sous la houlette de Mittal Steel, semblait de bon augure. Sauf que le représentant légal de ce groupe britannique au Liberia est une société contrôlée par le Liberia Action Party, proche du président de la République sortant, Gyude Bryant...

Et c'est là que le bât blesse. La communauté internationale a promis 520 millions de dollars (434 millions d'euros) d'aides en tout genre, mais les rapports indiquent que cet argent risque fort d'être détourné par la corruption galopante qui sévit au sein du gouvernement.

Les experts estimant que, si la croissance a plafonné à 2,4 % en 2004, c'est à cause de cette corruption phénoménale, les bailleurs de fonds ont annoncé aux autorités libériennes qu'ils ne débloqueraient les sommes promises que si celles-ci acceptaient un strict contrôle du bon usage des fonds publics.

DOUBLE SIGNATURE

Après beaucoup de grincements de dents, le gouvernement de transition s'est laissé forcer la main et a signé, le 9 septembre, le Programme d'assistance à la gestion économique et à la bonne gouvernance (acronyme anglais : Gemap) avec les Nations unies, l'UE, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l'Union africaine, les Etats-Unis, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Le programme prévoit, pendant trois ans, le contrôle des recettes fiscales ou douanières et des produits financiers, " afin de s'assurer que les revenus du Liberia seront bien utilisés au profit du peuple libérien".

Tous les organes où transite de l'argent public verront nommer aux côtés du ministre ou du directeur un expert étranger qui disposera d'un réel pouvoir par le biais d'une double signature obligatoire. Le ministère des finances, la direction du Trésor, la banque centrale, le ministère des sols, des mines et de l'énergie seront ainsi mis sous surveillance, mais aussi des agences publiques : National Port Authority, Roberts International Airport, Liberia Petroleum Refining Corporation, Forestry Development Agency, le Bureau des affaires maritimes et le Bureau des douanes.

L'exécution du budget de l'Etat sera surveillée de près, qu'il s'agisse des dépenses ou de la trésorerie. Les contrats de concession ou de licences seront examinés à la loupe, toujours par des experts non libériens. Un Code des devoirs des fonctionnaires sera publié. Seule concession à l'amour-propre des Libériens, le Comité de pilotage de la bonne gouvernance économique, où ils siégeront à parité avec les représentants des donateurs, sera présidé par le chef de l'Etat libérien. Ces garanties obtenues et validées par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont promis un déblocage rapide de 6 millions de dollars et l'UE de 5 millions d'euros.

C'est dire que George Weah, ancien footballeur au PSG, Ellen Johnson-Sirleaf, ex-salariée du PNUD, ou Varney Sharman, avocat américano-libérien, tous trois en tête des sondages pour l'élection présidentielle, peuvent continuer à promettre le retour de l'électricité et de l'eau courante ainsi que des milliers d'emplois. Car ce n'est pas le nouvel élu qui décidera de l'exécution de ces promesses, mais la communauté internationale.

Alain Faujas

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George Weah et Ellen Johnson-Sirleaf seraient en tête, selon les radios locales

Comme prévu, l'ancienne gloire du football européen, George Weah, semble être arrivé en tête avec l'ex-haut fonctionnaire à la Banque mondiale, Ellen Johnson-Sirleaf, au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage des radios privées.

L'absence de fiabilité de ces sondages ne permet cependant pas de prévoir avec précision le résultat des élections. L'ex-footballeur semblait prendre l'avantage, selon les premiers résultats partiels dans la capitale, Monrovia, où vivent près d'un tiers des 1,35 million d'électeurs libériens. George Weah avait axé sa campagne sur les promesses aux jeunes défavorisés, qui représentent la moitié de l'électorat et de la population.
 
Ellen Johnson-Sirleaf, considérée comme la principale rivale de George Weah, obtenait quant à elle de bons résultats dans les circonscriptions de Ganta et Saniquellie, dans le comté de Nimba.

La présidente de la Commission nationale électorale, Frances Johnson Morris, a déclaré que les premières tendances seraient disponibles dans la journée, basées sur des décomptes des zones les plus accessibles du pays, qui ne compte que 200 kilomètres de routes bitumées."Pour ce qui est des résultats en provenance de zones moins accessibles, nous devrons attendre quelques jours", a-t-elle déclaré. Les résultats définitifs sont attendus le 26 octobre pour les trois scrutins (les deux tours de la présidentielle, et les législatives).

 
Avec AFP et Reuteurs


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Weah en tête des résultats partiels

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Les résultats partiels de la présidentielle libérienne de mardi placent George Weah largement en tête, a indiqué jeudi la présidente de la Commission nationale électorale (NEC), Frances Johnson Morris. Selon une estimation portant sur 362 bureaux de vote - sur un total de 3 070 -, l'ex-vedette du football a obtenu 24,1 % des voix, contre 14,7 % pour Ellen Johnson Sirleaf et 13,9 % pour l'homme d'affaires Charles Brumskine.

Selon la Nec, la participation aux élections générales a atteint environ 72 % dans les 15 comtés du pays. La lenteur de la publication de ces premiers résultats contraste avec les estimations diffusées par les nombreuses radios de Monrovia, déclenchant critiques et suspicions au sein de la population."Cela prend trop de temps et ils n'ont même pas encore parlé de Monrovia, qui concentre le plus d'électeurs", proteste Gabriel Johnson, qui a pu se procurer pour cinq liberties (environ 8 centimes d'euros) une liste des résultats annoncés par les radios. "Pourquoi la Nec met-elle autant de temps ? Ils ne devraient pas être si lents, les gens vont se méfier", a-t-il encore prévenu.

URNES LENTES À REGROUPER

Des représentants des candidats ont également dénoncé d'importants écarts de pourcentages et les variations d'estimations au fur et à mesure de la publication des résultats partiels. "C'est très dur pour nos partisans de nous voir passer de la troisième place à la fin du classement, remplacés par un candidat qui n'aura des voix que dans sa ville natale", a expliqué jeudi Israel Akinsanya, un cadre de l'équipe de campagne de Charles Brumskine, peu avant que son candidat ne remonte au troisième rang dans le classement.

En réponse aux spéculations et manifestations d'impatience, la présidente de la Nec a souligné que le regroupement des urnes depuis les zones reculées était très lent, dans un pays où seulement 200 km des routes sont goudronnées. "Certaines personnes affirment que nous sommes en train de tricher. C'est ridicule", a protesté Mme Johnson Morris. "Je comprends que certaines personnes soient illettrées, mais vous, les personnes éduquées, devriez nous aider alors que la presse ne nous rend pas la tâche facile", a-t-elle poursuivi.

Les résultats définitifs sont attendus le 26 octobre et, si aucun des candidats à la présidentielle n'obtenait une majorité absolue, un second tour est prévu le 8 novembre.
Avec AFP

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