11 mars 2007
Le "M. Sondages" du PS s'inquiète : "Il y a un risque pour Ségolène au 1er tour"
source:le monde
Gérard Le Gall a sonné le tocsin, il y a une dizaine de jours, devant Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, les deux directeurs de campagne de Ségolène Royal. Il a redit son inquiétude mercredi matin, à François Hollande et Julien Dray : "La situation politique est une patinoire. Tout le monde peut chuter, y compris Sarkozy. Mais sur cette patinoire, Bayrou avance, avec un phénomène de vases communicants entre son électorat et l'électorat Royal. Il y a donc désormais un risque statistique réel pour Ségolène au premier tour." Gérard Le Gall est l'homme des sondages de la campagne socialiste. Il était déjà celui de Lionel Jospin lors de la campagne présidentielle précédente. C'est notamment lui qui, quatre jours avant le 21 avril 2002, avait remarqué au cours d'une réunion au QG de la campagne socialiste : "Statistiquement, il y a quand même une proximité inquiétante des intentions de vote entre Le Pen et Lionel…" La phrase n'avait alors suscité qu'un scepticisme général chez les jospiniens.
"PAS DE FATALITÉ"
Autant dire que, cinq ans plus tard, le PS considère parfois son "Monsieur sondages" comme une sorte de Cassandre. Gérard Le Gall a donc compulsé intentions de vote et enquêtes qualitatives, vu les directeurs des instituts de sondages, refait ses calculs. Ségolène Royal reste stable dans les intentions de vote, a-t-il noté, mais Bayrou pénètre fortement à gauche, grignote l'électorat populaire et s'étend à droite. Il élargit donc son audience.
Pis, dans certains sondages, comme le BVA/orange publié jeudi, l'écart est si faible (24% d'intentions de vote pour Ségolène Royal et 21% pour François Bayrou) que l'on est désormais pratiquement dans la marge d'incertitude qui peut faire tout basculer. Et qui en tout cas peut faire douter les électeurs. "Il n'y a pas de fatalité à cette situation, a souligné Gérard Le Gall, et la gauche a encore six semaines pour réagir." Mais le danger est là.
François Hollande ne l'ignore pas, qui a rappelé le 27 février à Argenteuil la nécessité d'un "vote utile" et tient sur sa ligne de ne pas aider les "petits candidats" de la gauche dans leur recherche de signatures. Quitte à se priver là d'une réserve de voix pour le second tour. Car les élus socialistes font remonter de leurs circonscriptions la même inquiétude : une partie des électeurs de gauche affirme qu'ils choisiront d'abord de faire barrage à Nicolas Sarkozy. S'il leur apparaît que Mme Royal n'est plus le meilleur rempart contre lui, ils peuvent voter Bayrou et substituer ainsi le candidat UDF à la candidate PS.
Autant dire que désormais tout est possible. "Le Gall a raison d'évoquer cette hypothèse, note de son côté Pierre Giacometti, le directeur de l'institut Ipsos, car le croisement des courbes est toujours possible. Mais, pour qu'elles se croisent entre Royal et Bayrou, rappelle-t-il, il faudrait que la structure du choix Bayrou se solidifie, ce qui n'est pas encore le cas. C'est un électorat volatil et il reste plus de 40% d'électeurs indécis."
27 août 2006
Lionel Jospin "n'a pas abandonné" les socialistes depuis 2002
Source: le monde
Je ne vous ai pas abandonnés" a dit Lionel Jospin aux centaines de militants des jeunesses socialistes réunis à la Rochelle le 26 août. S'exprimant dans le cadre de l'universite d'été du PS pour la première fois depuis la sévère défaite du 21 avril 2002, l'ancien premier ministre était ému. Il a ainsi fait un lapsus : après le 21 avril, "je ne vous ai pas accompagnés", avait-il commencé par dire avant de se reprendre. La salle a applaudi celui qui s'était retiré de la vie politique et n'y est toujours pas officiellement revenu.
"J'ai pensé que si je prenais sur moi finalement, symboliquement, physiquement et tristement le choc de cette défaite, alors peut-être vos chances en étaient augmentées pour la bataille législative [qui suivait] et pas affaiblies", s'est justifié l'ancien premier ministre.
Lionel Jospin n'a pas levé le doute sur son éventuelle candidature en 2007. Dans son discours, suivi de questions-réponses, il s'est surtout employé à défendre son bilan, notamment celui de la gauche plurielle. Il a recommandé aux socialistes d'en faire un "socle" pour l'élection de 2007 : "Etant attaché à la valeur travail, je propose de revaloriser le travail que nous avons fait."
"PILOTAGE AUTOMATIQUE"
Des erreurs, lors de sa campagne de 2002, Lionel Jospin en a reconnues, mais il a suggéré qu'il ne la maîtrisait pas totalement, à cause d'une forme de "pilotage automatique". "J'ai été choqué : pendant cinq ans, vous créez des choses formidables et c'est sur un mot, une phrase qu'on vous juge ?", a-t-il dit, en référence aux critiques qui l'ont visé quand il a affirmé que son programme n'était "pas socialiste".
L'ex-leader de la gauche plurielle a aussi regretté ne pas avoir mené au bout la réforme des retraites. Avant d'ajouter : "C'est la direction du parti qui m'a freiné dans cette affaire", à cause du "climat difficile" dans l'opinion publique. Une pique contre François Hollande, le secrétaire général du PS qu'il a dont il a par ailleurs salué l'action depuis 2002.
Lionel Jospin a souhaité placer son intervention sur le terrain des "idées". Le thème du jour était "la gauche et le pouvoir". "Le défaut de la droite, c'est le cynisme la faiblesse de la gauche, c'est la mauvaise conscience", a-t-il dit.
Il s'est par exemple prononcé en faveur du mariage et de l'adoption homosexuels, alors qu'il s'était prononcé contre en 2004. Ces mesures font partie du programme du PS pour 2007.
Lionel Jospin a fait un plaidoyer pour la "démocratie représentative". "Bien sûr, il faut utiliser les techniques nouvelles et ce que d'aucuns appellent l'interactivité, la relation directe entre la société civile et les lieux de pouvoir. Mais les tuyaux ne donnent pas le contenu", a-t-il professé. Mais au-delà du fond, la saillie visait Ségolène Royal, qui prône une démocratie plus "participative", notamment en mettant ses sympathisants à contribution sur Internet.
Avec AFP, Reuters
02 mai 2006
Troupes françaises en Afrique, lois anti-immigrés ici, les deux bouts d’une même politique impérialiste
Source: Un article d'Arlette Lagiller, Lutte Ouvrière.
Malgré les affirmations du ministère de la Défense, niant la participation des troupes françaises aux combats qui, au Tchad, ont opposé le dictateur en place, Idriss Déby, à une rébellion armée, l’aide militaire française a été décisive pour sauver la mise au dictateur de ce pays d’Afrique, menacé jusque dans sa capitale.
En protégeant Déby, le gouvernement français prétend protéger le gouvernement légitime du Tchad. Mais la légitimité n’a rien à voir à l’affaire. Déby lui-même, ancien chef d’état-major du dictateur précédent Hissène Habré, est arrivé au pouvoir en 1990 en entrant en rébellion contre son patron avec l’aide des services secrets français.
La France s’était fort bien accommodée de Habré pendant dix ans, malgré le régime de terreur qu’il imposait à son peuple. Mais elle ne lui pardonna pas de se tourner vers les États-Unis.
Grâce à la France, ses armes et ses services secrets, Déby prit la place de Habré, et bénéficie depuis du soutien de Paris.
Le Tchad est un des pays les plus pauvres du continent africain, qui compte pourtant bien des pays très pauvres. Mais, même dans des pays où la population crève de misère, il y a de l’argent à gagner.
La France coloniale a imposé de force aux paysans du sud du Tchad la culture du coton au détriment de la culture vivrière. Marcel Boussac, le roi du textile dans les années cinquante, alors l’homme le plus riche de France et sans doute d’Europe, fit sa fortune en exploitant les 25000 ouvriers de ses usines de cotonnades en France, mais aussi les dizaines de milliers de paysans du Tchad qui lui fournissaient le coton.
Aujourd’hui, ce n’est plus le coton qui promet des profits plantureux mais le pétrole découvert dans le sous-sol. Dans la rivalité qui oppose des trusts pétroliers pour contrôler ce pactole, un «gouvernement ami», fût-ce un dictateur qu’il faut protéger contre son propre peuple, est un atout pour le trust Total-Elf.
Et puis, assurer la protection du dictateur du Tchad, c’est montrer aux autres gouvernements de l’ex-empire colonial d’Afrique que, partout où les capitalistes français ont des intérêts, les «gouvernements amis» peuvent compter sur la France et son armée.
Voilà pourquoi, quarante ans après la fin de son empire colonial en Afrique, la France maintient des bases militaires, de Djibouti à Dakar, au Sénégal, en passant par Libreville au Gabon, N’Djamena au Tchad et Abidjan en Côte-d’Ivoire. En protégeant les régimes locaux, l’armée française protège les groupes capitalistes qui pillent les richesses naturelles de ces pays, du pétrole du Gabon ou du Congo à la bauxite de la Guinée. Elle protège ceux qui s’enrichissent par l’exploitation des ouvriers aux salaires misérables et des paysans auxquels on rachète à des prix dérisoires leur coton, leur arachide, leur cacao ou leur café. Elle protège les banques qui exigent des peuples qu’ils remboursent les dettes faites par leurs dirigeants pour financer les travaux de prestige commandés à Bouygues ou pour acheter des armes.
L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus pauvre. Il l’est parce que les richesses de ses pays ne profitent en rien à leurs peuples, mais seulement aux groupes capitalistes qui dominent leur économie et aux dirigeants locaux qu’ils corrompent.
Et lorsque l’espoir de trouver du travail et l’illusion d’une vie meilleure poussent à l’émigration des pauvres du continent, ils se heurtent d’abord aux barbelés dont l’Europe s’entoure, puis aux lois répressives qui frappent partout les immigrés.
Les relations entre la France et l’Afrique, c’est tout cela. Y mettre fin, ce serait mettre fin à un système économique et social fait pour polariser la richesse entre quelques mains en appauvrissant la majorité de la population. Les travailleurs n’ont pas à être rendus complices, même indirectement.
Troupes françaises, hors du Tchad et de toute l’Afrique! Non aux lois anti-immigrés: à celles que prépare Sarkozy et à celles décidées par ses prédécesseurs, de droite comme Pasqua ou Debré ou prétendument de gauche comme Chevènement!
Arlette LAGUILLER
Editorial des bulletins d’entreprise du 24 avril
14 mars 2006
Conférence de presse de Pierre Mamboundou du 11/03/2006
Message du Président Pierre Mamboundou
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Mesdames, Messieurs,
Le scrutin des 25 et 27 novembre 2005, qui a été déféré devant
L’état de la nation au sortir de cette épreuve, offre à l’observateur, l’image d’un pays sans base juridique.
Cette volonté constante du régime au pouvoir depuis près de quarante ans, d’ignorer la volonté souveraine du peuple gabonais à choisir librement et par les voies démocratiques ses dirigeants, nous oblige à compter de ce jour, après avoir pris quotidiennement à témoin la communauté nationale et internationale sur les dangers qui résulteront du détournement de la procédure électorale, à prendre nos responsabilités devant l’histoire.
Dans un Etat de droit, la loi est impersonnelle, elle sert l’intérêt général, elle est l’expression de la volonté de la nation, et par cela seul, elle s’impose à la fois aux institutions et aux citoyens.
Dans un Etat de droit, la justice fonctionne sur le principe de l’indépendance, afin de garantir à chaque citoyen une justice juste et équitable.
Dans un Etat de droit, la loi offre aux citoyens le droit de contester et même de s’opposer à l’arbitraire, encore et surtout lorsque celui-ci est le fait des hautes autorités politiques.
la Cour
Constitutionnelle
afin qu’elle l’expurge des graves irrégularités qui l’ont émaillé de bout en bout, a plutôt été conduit au terme de son processus de falsification, avec la parodie de prestation de serment organisée à la hussarde le 19 janvier 2006.Au terme de cette parodie de justice, la décision de la plus haute institution juridictionnelle du pays nous a mis dans l’obligation de mettre en jeu les dispositions de l’article 50 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, en vertu de laquelle tout contentieux portant sur la liberté, la justice, la dignité, reconnues au terme du préambule de la charte comme valeurs essentielles à la réalisation des aspirations légitimes des peuples, peut être élevé devant la commission africaine, après que les plaignants aient épuisé tous les recours internes’’
A la lumière de ce qui précède, les militants de l’Union du Peuple Gabonais ainsi que toutes les forces du changement doivent comprendre, que le contentieux électoral n’est pas encore vidé.
La composition irrégulière de
Cette situation qui vicie tous les actes subséquents, entache de nullité absolue, le serment que la cour a reçu du Président de
Les dernières élections ont révélé à la face du monde, que la fraude électorale au Gabon est planifiée et encadrée par
En effet.
Au sortir de la conférence nationale,
Par le fait insidieux d’un glissement ethnique et familial,
Pour organiser l’élection du Président de
Dans sa mission légale, le Président de
Cette mission, autant que toutes les charges publiques, est soumise au principe de la continuité, et de ce fait, elle requiert d’être assurée en tout temps.
Au plan matériel, les attributions attachées à l’organisation des opérations électorales, placent celui qui en a la direction dans le rôle de gestionnaire de crédits de l’Etat mis à disposition, crédits soumis par principe au contrôle du juge de la bonne discipline budgétaire qu’est Monsieur Gilbert NGOULAKIA.
Cette préoccupation légale, pourtant frappée au coin du bon sens, qui participe de la bonne gouvernance dont notre pays aime à afficher la preuve, n’a pas suffi pour convaincre
La Cour Constitutionnelle
a confirmé Monsieur Gilbert NGOULAKIA dans ses fonctions de Président de
La raison de cet acharnement à violer la loi tient au fait que, mieux que quiconque, Monsieur Gilbert NGOULAKIA offrait un profil conforme à l’objectif à atteindre, notamment la protection des intérêts tribaux dont le Président de
Ainsi commis par le fait de la solidarité tribale, avec la loi comme alibi, pour faire triompher la cause tribale par tous les moyens, Monsieur Gilbert NGOULAKIA disposait des leviers et des appuis suffisants pour conduire une cause qui lui est commune, sans grande considération pour le code électoral.
Dans la conduite de son office, Monsieur Gilbert NGOULAKIA a tout simplement rempli sa mission, laissant à
A ce propos, notre croyance dans la force des principes, nous a conduit avec sérénité devant les juges.
Notre sérénité devant
Notre sérénité se fondait dans la justesse et la pertinence de notre cause, argumentée sur la base des principes les plus élémentaires de la procédure, dont le rejet obligeait
En effet.
Il est de droit procédural bien établi, qui commande à toute juridiction saisie d’une cause de vérifier préalablement sa compétence.
La compétence d’une juridiction s’apprécie au plan matériel, au plan territorial, au plan temporel et au plan personnel.
Au plan matériel,
Au plan territorial,
Au plan temporel, il s’agissait pour elle de savoir si les faits qui lui étaient soumis n’étaient pas atteints par la prescription, ou si le plaideur qui sollicitait que justice lui soit rendue n’était pas frappé de forclusion.
Au plan personnel, il importait de vérifier qu’il n’existait pas en la personne de chaque juge une cause de nature à susciter sa prise à partie, sa récusation, en tout cas, toutes choses de nature à mettre en équation sa participation à la formation de jugement.
Sur ce dernier critère, nos vérifications nous ont conduit à constater deux choses.
La première tenait aux relations familiales avérées entre Madame Marie Madeleine MBORANTSOUO et Omar BONGO ONDIMBA, parenté qui crée une cause d’empêchement à l’égard de MBORANTSOUO, chaque fois que les intérêts d’ Omar BONGO, qui lui sont intimement communs, sont en cause.
La deuxième tenait à la composition irrégulière de
Par une démarche méthodique, qui commandait de prioriser les angles d’attaque, nous avons choisi d’engager par la deuxième cause, celle relative à la composition de
Mesdames, Messieurs,
Au terme de l’article 89 de la constitution il est clairement écrit, je cite, que
La lecture linéaire des trois décrets ayant porté nomination des membres de
Cette situation invitait préalablement que l’irrégularité fût levée.
A cet effet, nous avons soulevé une question préjudicielle, et en même temps, nous avons saisi l’autorité de nomination, devant laquelle nous entendions nous pourvoir, afin de rechercher une suite à cette question.
Pour y parvenir, l’administration d’une bonne justice commandait à
Mesdames, Messieurs,
Convaincue qu’à l’examen, la question préjudicielle allait lui retirer le contrôle du contentieux, et par voie de conséquence la défense des intérêts tribaux et familiaux, Madame MBORANTSOUO a vidé la saisine de
En agissant comme elle l’a fait, notamment en réglant par voie juridictionnelle une question relevant de la compétence exclusive d’une autorité administrative dûment saisie,
Cette limite sécuritaire qui se situe au fondement du principe de la séparation des pouvoirs, n’a pas suscité l’attention de
Cette décision inique à tout point de vue, a été déférée devant la commission africaine des droits de l’homme par lettre du 10 février 2006.
Dans l’attente de sa décision, le Gabon vit une situation de vide institutionnelle à la tête de la plus haute juridiction de la nation, de vide constitution, et juridique.
Par ce fait, la mission régalienne dévolue à
De la même manière, en recevant le serment du Président de
Ceux qui ont fait leur deuil du contentieux post-électoral et particulièrement de l’irrégularité de la composition de
Il en est de même de tous les actes qui requérront l’intervention d’une Cour Constitutionnelle non conforme à la loi fondamentale.
Mesdames, Messieurs,
L’Etat de
A l’image de DUVALIER en HAÏTI et de BOKASSA en CENTRAFRIQUE, pour ne citer que ces deux références de triste mémoire, la confiscation du pouvoir par un homme, sans réelle possibilité d’alternance par les urnes, est la première manifestation de la volonté d’inscrire les institutions républicaines sous le régime de l’hérédité, dont la conséquence connue est d’offrir le pays en héritage à des successeurs déjà désignés.
La structure du gouvernement, de l’avis de tous les observateurs, porte la marque d’une volonté affichée de léguer aux rénovateurs les institutions dont ils ont reçu le contrôle des leviers.
Les hommes politiques avisés auront constaté par eux-mêmes, que le Président sortant a tracé le sillon à son fils, à la condition de confirmer, à l’occasion des prochaines élections législatives, le passage en force réalisé pendant l’élection présidentielle de novembre 2005.
A cette fin, il s’est entouré de Messieurs MBA OBAME, qui est promoteur d’une liste électorale orientée vers l’objectif de mise en place d’un groupe parlementaire de rénovateurs à l’Assemblée Nationale, et de NDEMEZO’O à la communication, chargé de museler l’opposition, et de verrouiller toute information sensible, actuelle et surtout à venir, de nature à asseoir le processus de succession.
Pour atteindre l’objectif électoral, le centre technique électoral doit être désormais domicilié au 4e étage du ministère de l’Intérieur, pour continuer la manipulation du fichier dont le Ministre refuse la mise à plat.
A l’analyse, chacun aura constaté que la mise en place du gouvernement actuel, gouvernement par défaut pour les raisons qui ont été amplement exposées, sert un objectif principal, à savoir la succession au sommet de l’Etat. La nébuleuse faisant office de projet de société, étant, par le caractère confus de ses contours, sinon irréalisable, en tous les cas accessoire.
Chargé d’exposer devant la représentation nationale l’orientation précise de l’action du gouvernement, la déclaration de politique générale de Monsieur le Premier Ministre par défaut a été marquée par une vacuité à la mesure du non projet présenté par le candidat de la majorité.
Puisqu’à l’impossible nul n’est tenu, Monsieur EYEGHE NDONG, allias ZAFE s’est répandu en vaines généralités, sans bénéfice de la moindre évaluation, affichant ainsi devant les Gabonais qui en ont eu pour leurs dernières illusions, toutes les limites objectives de l’incurie du régime.
Cette incurie est de manière très éloquente relayée par le Président du groupe parlementaire PDG qui égraine : « si la route avance, si l’école, l’hôpital et le dispensaire fonctionnent assez correctement, si l’emploi est assuré à tous, si l’accès à un logement décent, à l’eau potable et à l’électricité est possible et à moindre frais, si la couverture sociale est garantie, si le Gabonais peut dormir du sommeil du juste et surtout si politiquement, les membres du Gouvernement peuvent se comporter en Ministre de
Tout le monde aura constaté avec le Président du groupe parlementaire PDG que les points soulevés dans son discours n’ont fait l’objet d’aucun traitement sérieux par les gouvernements antérieurs au point qu’il interpelle celui-ci dans son action pour espérer que demain soit meilleur.
Par ailleurs, les idées de projets énumérées sans cohésion dans le discours de politique générale, quand bien même seraient-elles des projets banquables n’auront aucun financement car les organisations financières internationales savent que le Chef actuel de l’Exécutif expédie les affaires courantes, le contentieux résultant de l’élection présidentielle de novembre 2005 n’étant pas encore vidé.
En dénonçant la corruption, la gabegie, la concussion, la ploutocratie, la cleptomanie, la dépravation des mœurs, l’impunité, Monsieur le Premier Ministre par défaut voudrait se dédouaner à bon compte mais il doit savoir que les Gabonais désormais avisés, savent qu’il est aussi comptable de la faillite du pays qu’ils ont géré pendant quarante (40) ans.
Par ailleurs, les fleurons présentés hier, comme la preuve de sa réussite, sont devenues aujourd’hui, les pièces à conviction de sa déroute.
Mesdames, Messieurs,
Est-il besoin de citer Air Gabon pour se convaincre de ce que les actes promis, vont sonner le deuil des ambitions nationales ?
Pour notre part, nous disons que la pléthore, qui marque la taille du gouvernement officiel, auquel il faut ajouter les anciens membres du gouvernement, qui conservent leurs avantages, mais aussi les nombreux généraux des forces de défense, constitue le plus grand mépris à l’exigence de réduction du train de vie de l’Etat, conseillée par toutes les institutions financières internationales, dont les recommandations font autorité.
Montrant ainsi à la face du monde, que le Gabon dispose de moyens suffisants qui doivent être équitablement partagés à tous les citoyens, l’Union du Peuple Gabonais invite toutes les forces du changement à soutenir les justes et légitimes revendications pour un mieux être, exprimées par les syndicats, ainsi que par les militaires mis à la retraite.
Comme le font les hommes politiques dignes de ce nom, j’entends en ma qualité de Président élu de soutenir tous les combats pour protéger et respecter les droits légitimes des citoyens, qu’ils soient travailleurs civils ou militaires, retraités civils ou militaires.
Ceux qui pendant quarante (40) ans, ont fermé les yeux sur les droits des travailleurs et des retraités, incapables d’apporter une quelconque solution à leurs justes et légitimes revendications, loin de rechercher des solutions à ces problèmes, s’attèlent à identifier des mains invisibles qui seraient derrière ces mouvements revendicatifs.
Les dignes pères et mères de familles qui réclament aujourd’hui leurs droits apprécieront l’injure supplémentaire qui leur est faite par un régime égocentrique qui ne pense qu’à la consolidation de ses avantages.
A tous ces combattants, pour la protection de leur intégrité existentielle, je leur assure le soutien de tous les partisans du changement.
S’agissant du combat mené par tous nos compatriotes ayant servi sous les drapeaux, ils doivent savoir que la retraite, résultat logique d’un processus sanctionnant une vie passée au service de
Pour notre part, nous pensons que la solution au problème posé passe par le rétablissement du profil de carrière défini par les lois et règlements de
Les modifications intervenues dans ces dispositions légales et réglementaires à la faveur des rattrapages ethniques, claniques ou clientélistes ont mis le désordre et semé le désarroi chez ceux qui ont choisi de nous protéger.
Il est donc urgent de rétablir le principe de la carrière :
- une carrière de sous-officiers qui se termine à 55 ans d’âge ;
- une carrière d’officiers (subalternes et supérieurs) ;
- une carrière d’officiers généraux.
Tous ceux qui dans la force de l’âge ont été mis à la retraite seront réintégrés pour qu’ils continuent de servir la nation ; les autres étant versés dans les ateliers et arsenaux de la Gendarmerie et de l’Armée.
La nation ne saurait être ingrate encore moins arrogante à l’égard de ceux qui ont donné leur vie pour la sécurité des biens, des personnes et des frontières du pays.
S’agissant des velléités héréditaires, et surtout du détournement du processus électoral de novembre 2005 ; je rappelle que la déclaration de droit de l’Homme et du citoyen de 1789 contenu dans le préambule de notre loi fondamentale stipule à l’article 17 que : toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution.
La neutralisation par le Président sortant de tous les contre-pouvoirs, montre que le Gabon n’a pas de Constitution, au sens qualitatif du terme.
L’article 35 de cette même déclaration stipule : quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Par conséquent, j’appelle le peuple gabonais et chaque portion de ce peuple de défendre par tous les moyens ses droits et particulièrement le droit de choisir les dirigeants du Gabon, droit qui n’a pas été respecté à l’occasion de l’élection présidentielle de novembre 2005.
En conséquence de ce qui précède, dès à présent et pour passer aux actes ;
J’invite dès ce jour ;
Les jeunes et les moins jeunes ;
Les étudiants et les lycéens ;
Les élèves et les collégiens ;
Les hommes et les femmes ;
Les travailleurs et les chômeurs ;
Les chrétiens et les musulmans ;
Les militaires et les civils ;
A descendre massivement dans les rues ;
Dans les villes comme dans les campagnes ;
Afin d’imposer par tous les moyens qu’il leur plaira de déterminer, leur libre volonté, telle qu’ils l’ont exprimée au soir des 25 et 27 novembre 2005 et de soutenir massivement toutes les revendications légitimes qui seront exprimées par tout ou partie du peuple gabonais.
QUE DIEU PROTEGE LE GABON.
Je vous remercie.
Fait à Libreville, le 11 mars 2006
Le Président
Pierre MAMBOUNDOU
la République.
la République
ne se marchande pas. Elle constitue un droit qui doit être protégé et respecté.la République
au service de tout le monde, demain sera effectivement amélioré.la Nation
, au sortir de cette forfaiture, offre au Gabon l’image atypique d’un pays dirigé par un système politique qui a définitivement décidé d’assumer devant l’histoire, le statut de régime totalitaire.la Cour
Constitutionnelle
doivent savoir que cette irrégularité malgré les gesticulations que nous avons observées reste de mise et que le Président dela Cour
Constitutionnelle
illégalement conseiller va nommer le prochain président de la commission électorale qui sera chargé d’organiser les élections législatives : ce qui constituera une forfaiture supplémentaire.la République
,la Cour
dans sa composition irrégulière a posé un acte frappé de nullité, mais surtout doublé d’un parjure, l’impétrant qui est chargé d’assurer la haute protection de la constitution, se trouvant à la base de la violation de la loi fondamentale.la Cour
de contrôler et d’interpréter la loi fondamentale ne peut être décemment remplie, du fait de la composition irrégulière de la haute juridiction.la Cour.
la Haute Juridiction
, a franchi un rubicond, dont l’interdiction remonte aux premières heures de la révolution française de 1789, celui du gouvernement des juges.la Cour
, en rejetant l’exception de procédure.la Cour
de surseoir à statuer jusqu’à droit connu devant l’autorité de nomination.la Cour
, montre depuis sa mise en place intervenue le 16 septembre 1991, et ses deux renouvellements intervenus les 17 septembre 1998 et le 16 septembre 2005 Mesdames Marie Madeleine MBORANTSOUO, Louise ANGUE, Messieurs Marc Aurélien TONDJOKOUE, Jean Pierre NDONG et Dominique BOUNGOUERE, avaient accompli chacun deux mandats, et entamaient un troisième, en violation flagrante des dispositions constitutionnelles.la Cour Constitutionnelle
comprend neuf(9) membres qui portent le titre de conseiller. La durée du mandat de conseiller est de sept ans renouvelable une fois. Fin de citation.la Cour
, nous réservant d’évoquer la seconde à tel moment de notre choix.la Cour Constitutionnelle.
la Cour
devait s’aviser que le cas d’espèce soumis à son examen est justiciable dans son ressort géographique.la Cour
devait s’assurer que les faits soumis à son examen rentraient dans les matières qui lui sont dévolues.la Cour
à dévoiler à la face du monde, la légèreté et la partialité, autant d’égarements inqualifiables de la part de la plus haute juridiction de l’Etat.la Cour
ne procédait pas d’une confiance naïve et soudaine dans l’impartialité de Madame MBORANTSOUO.la Cour
, le soin de parachever l’œuvre.la République
par défaut est le porte flambeau, et dont Madame MBORANTSOUO, parla Cour Constitutionnelle
interposée, est chargée d’assurer la défense des intérêts.la Commission
Nationale
Electorale, le plaçant par la voie la plus officielle, dans la situation illégale de juge et partie.la Cour Constitutionnelle
, la gardienne de la loi. Loin s’en faut.
la Cour
des Comptes assure le contrôle de tous les ordonnateurs et comptables des crédits de l’Etat.la République
,la Cour Constitutionnelle
a désigné Monsieur Gilbert NGOULAKIA, Président dela Cour
des Comptes.
la Cour Constitutionnelle
s’est érigée en gardienne effrénée des intérêts personnels d’un homme, au point que depuis 1993, toute la jurisprudence en matière électorale est marquée du sceau d’un parti pris gênant, qui a atteint des sommets rarement égalés à l’occasion de la dernière consultation électorale.la Cour Constitutionnelle
a été investie de la haute charge d’avoir à assurer le contrôle de la constitutionnalité des lois et la régularité des élections politiques au Gabon.
la Cour Constitutionnelle.
la République
par défaut, rend inopérant l’ensemble des actes réglementaires, parmi lesquels le décret portant nomination du gouvernement, dont la déclaration de politique générale, a définitivement fait le deuil des dernières illusions du Peuple.la Cour Constitutionnelle
, neutralise, aussi longtemps que va perdurer cette violation, tous les actes pris par la haute juridiction.
20 janvier 2006
Tapie: le PS doit revoir sa "copie"
Bernard Tapie : "Il faut amener le Parti socialiste à plus de modestie et à revoir sa copie"
On vous sent tenté d'intervenir dans le débat politique, à gauche en particulier. Pourquoi ?
Le fait d'avoir fait de la politique et de ne plus en faire un métier donne une liberté de parole, d'appréciation et donc de jugement dont je veux jouir parce que j'aime le débat politique. Quel est le problème des socialistes aujourd'hui ? C'est l'énorme écart entre ce que leurs dirigeants sérieux pensent et ce que leurs électeurs veulent. A force de leur avoir fait croire des mirages, ils y ont cru. Il y a bien un moment où il va falloir faire machine arrière.
Le plus capable de le faire, c'est "DSK" (Dominique Strauss-Kahn), et il ne le fait pas. DSK, c'est quelqu'un dont les théories ne m'ont jamais choqué, bien au contraire. Mais ses derniers discours, c'est à tomber par terre ! Il en est à faire des propositions de nationalisation temporaire ! Fabius pareil. C'est un type que je connais bien. Mais Fabius à la Fête de L'Huma, c'est un peu prendre les gens pour des cons. Les électeurs les attendent au tournant. Et moi, j'utiliserai le peu d'audience que j'ai pour porter un jugement sur les décisions des gens de gauche.
Et pas de droite ?
La droite, ce n'est pas mon boulot. Ce n'est pas mon camp.
Une candidature radicale de gauche à la présidentielle, cela a un sens ?
Cela n'a de sens que dans un seul cas : si la menace est suffisamment forte pour que le Parti socialiste la prenne au sérieux. Jean-Michel Baylet (le président du PRG) veut donner aux dirigeants du PS les arguments pour s'éloigner des discours fantasmagoriques et pour revenir à des engagements plus réalistes, plus efficaces pour gagner.
Les radicaux sont maintenant en ordre de marche pour avoir un candidat ou une candidate à la présidentielle, mais feraient bien l'économie d'une campagne où il y a de grands risques à exposer le candidat de la gauche à ne pas être présent au deuxième tour.
Et quand Jean-Michel Baylet parle d'une candidature Bernard Tapie ?
Moi, je lui ai dit maintes fois que je n'y serai pas. Je crois que ça l'arrange que les socialistes n'y croient pas.
Il souhaite pousser ses pions et mesure qu'il a sans doute plus de force avec moi que sans moi. Cette force-là doit servir à amener le PS à plus de modestie et à revoir sa copie sur les programmes qu'il entend mener. Qu'est-ce qu'ils craignent ? Que les électeurs de M. Besancenot (LCR) votent pour M. de Villepin ou M. Sarkozy au second tour ?
Thierry Breton a finalement autorisé le Consortium de réalisation (CDR), chargé d'apurer les passifs de l'ex-Crédit lyonnais, à se pourvoir en cassation contre un jugement en appel qui vous était favorable. Cela vous irrite ?
Le CDR a décidé de faire un pourvoi. Il l'exprime de la manière suivante : nos experts nous disent qu'on a de grandes chances que le jugement soit cassé. Ce n'est pas une fin en soi de casser un jugement. On casse un jugement quand on a l'espérance d'un autre jugement, meilleur. Or les sages que M. Breton a réunis ont fait savoir que le risque était que la sanction soit aggravée en appel. Dans ces conditions, quand on va en Cassation c'est pour d'autres raisons que l'intérêt des contribuables. D'autant que la condamnation correspond exactement au montant de notre dette publique.
En fait, il a suffi qu'un média dise : Breton vole au secours de Tapie pour que Breton dise : "stop". Et qu'il mette à mal la "machiavélique stratégie" qui, si j'ai bien lu, voulait que la droite aide Tapie pour que Tapie fasse chier la gauche.
C'est si faux ?
C'est complètement ridicule. Si c'était vrai, cela voudrait dire que la gauche va gagner. J'espère qu'il en sera récompensé. Parce que c'est grâce à lui que cette stratégie est par terre.
Aujourd'hui, qui a vos faveurs ?
Ceux que j'aime le mieux ont des cursus un peu particuliers, comme Kouchner, Borloo. Ensuite, il y a ceux avec lesquels j'ai travaillé. C'est pour cela que j'ai un faible pour Ségolène (Royal). Elle bosse vraiment, elle est plus épaisse qu'on ne le laisse entendre. On peut être très sérieux sans se prendre au sérieux. Et c'est son cas.
Propos recueillis par Caroline Monnot et Sylvia Zappi
03 décembre 2005
Tchibanga en état de siège
Source: www.mamboundou2005.com
Les nouvelles de Tchibanga sont inquiétantes. Les dernières nouvelles disent que Tchibanga est complètement en rouge et en Etat de Siège.
Des militaires sont arrivés par avion, surement d'origine togolaise.
Toutes les écoles sont fermées et personne ne part au travail. Les élèves sont tous en rouge. Nous attendons plus d'information d'internautes de Tchibanga ou venant de Tchibanga pour confirmation.
Il faudrait que tout le monde se soulève et tous en même temps. Que toutes les villes du Gabon montrent leur mécontentement face à ce hold-up électoral. Ils ne pourront pas envoyer des militaires partout: 20000 militaires ne peuvent maitriser 560000 gabonais...
Levez vous pour défendre votre légétimité!!! levez vous et maintenant!!
source: site de l'UPG
17 novembre 2005
France: retour à la normale après 3 semaines de violences urbaines
France: retour à la normale après 3 semaines de violences urbaines
AFP
17.11.2005 - 18:59
La situation est revenue à la normale jeudi en France après trois semaines de violences urbaines, selon la police, à laquelle le ministre de l'Intérieur a promis une prime pour sa mobilisation et alors que le Premier ministre mettait en garde contre la recherche de boucs émissaires. "Le principe d'une prime est acquis", a dit Nicolas Sarkozy en clôturant le congrès du syndicat Alliance, le premier chez les gardiens de la paix. "Jamais sans doute vous n'avez été au coeur de la bataille pour la République à ce point", a-t-il ajouté. Un peu plus tard, au cours de la séance de questions d'actualité au Sénat, Dominique de Villepin a pour sa part mis en garde contre "la recherche de boucs émissaires", en écho aux propos controversés de plusieurs responsables de droite sur la polygamie, "une des causes" selon ces derniers des violences urbaines. "Nous avons (pour priorité) de transmettre nos valeurs républicaines et nous sommes ici pour donner l'exemple: valeurs de respect, de tolérance, d'écoute", a ajouté M. de Villepin. Pendant ce temps, dans la rue, la France semblait avoir retrouvé sa normalité. Selon la Direction générale de la police nationale (DGPN), dans la nuit de mercredi à jeudi 98 véhicules ont été incendiés, soit la moyenne habituelle. Aucun affrontement ou incendie grave de bâtiment, public ou privé, n'a été relevé. Policiers et gendarmes, dont près de 10.000 étaient encore mobilisés dans la nuit, n'ont eu à déplorer aucun blessé. Au total, depuis le 27 octobre, date des premières émeutes, 9.071 véhicules ont été brûlés et 2.921 fauteurs de trouble présumés interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été blessés. A Vienne, le tribunal correctionnel a condamné à trois et deux ans de prison ferme deux incendiaires, dont l'un avait détruit trois autocars. Près de 400 personnes ont été condamnées depuis le début des violences. Alors que le Parlement a définitivement adopté mercredi à 21H30 le prolongement de l'état d'urgence jusqu'à la mi-février - situation à laquelle le gouvernement peut renoncer bien avant par décret - les préfets ont continué à tirer jeudi les conclusions de l'accalmie. Dans le Rhône, le préfet a levé le couvre-feu imposé le 12 novembre aux mineurs entre 22H00 et 06H00 dans 13 communes du département. Dans le Loiret, la préfecture a également levé le couvre-feu instauré depuis le 9 novembre dans six communes, dont Orléans, pour les mineurs de moins de seize ans non accompagnés. Orléans reste toutefois sous couvre-feu en vertu d'un arrêté municipal du 8 novembre. Sur le terrain politique et associatif les réflexions se multipliaient aussi sur les moyens de résoudre en profondeur la crise des banlieues. Jeudi matin le président Jacques Chirac a réuni M. de Villepin et les ministres concernés par la mise en place du service civil volontaire dont il a annoncé la création lundi. Ce service, destiné à aider les jeunes à aller vers l'emploi en leur permettant d'intégrer différents corps de métier (Défense, police, environnement, santé, culture et secteur associatif), doit entrer en vigueur dès 2006. Le Cercle des Citoyens Responsables, instance de réflexion composée de personnalités de la société civile, a pour sa part publié un livre blanc, "J'aime ma banlieue", proposant quelques "solutions aux graves problèmes sociaux" des banlieues. Parmi les propositions, l'ouverture de l'école sur la société par le biais du tissu associatif, le développement d'emplois de proximité et la création d'une "Mission de liaison de Médiateurs", qui aurait un rôle prépondérant dans "la réalisation de projets" pour les quartiers. A Lyon, les responsables des grands cultes chrétien, juif et musulman ont pour leur part appelé à développer des "solutions positives" et "à favoriser le dialogue avec les jeunes générations et avec leurs parents".
27 octobre 2005
Lionel Jospin ne veut pas "être un problème" pour le Parti socialiste
Lionel Jospin ne veut pas "être un problème" pour le Parti socialiste
Invité, jeudi 27 octobre, de l'émission "question ouverte" sur France 2, l'ancien premier ministre Lionel Jospin a estimé, qu'il "ne veut pas intervenir plus qu'il ne le faut dans le débat interne au Parti socialiste". A propos d'une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, il a néanmoins laissé plané le doute, en se contentant d'affirmer : "j'ai été une solution pour le parti socialiste, je n'ai pas l'intention de devenir un problème".
Sur le congrès du Parti socialiste, il est resté très distant, affirmant appuyer la motion majoritaire de François Hollande tout en estimant "qu'il y a des choses interessantes dans toutes les motions" et en rappelant que son livre ne contient des critiques "à l'egard d'aucun socialiste". Il a néanmoins tancé ceux qui cherchent des alliances politiques trop à gauche selon lui. "Il faut rassembler la gauche, cela doit se faire autour du Parti socialiste et pas en courant derrière d'autres. Il y a une gauche qui accepte la responsabilité et une extrême gauche qui n'accepte pas les responsabilité, et qui fait passer la droite. Il faudra mettre du clair dans cette affaire avant les prochaines elections."
Invité pour la sortie de son livre de réflexions politiques Le monde comme je le vois, l'ancien premier ministre a timidement commenté son ouvrage avant de se lancer un peu plus sur le terrain politique.
"UNE POLITIQUE TRÈS ÉTROITE"
Selon lui, cet ouvrage a pour but d'"apporter quelques repères" trois ans après la présidentielle "un peu particulière" de 2002 et le référendum du 29 mai 2005 : "je crois que ce vote traduit, pour les Français, trois crises de confiance : crise dans le gouvernement, dans l'Union européenne, et dans les Français eux-mêmes".
Il a fortement critiqué le gouvernement de Dominique de Villepin, et celui de son prédecesseur Jean-Pierre Raffarin : actuellement "il n'y a pas d'indépendance du pouvoir politique par rapport au pouvoir économique, ce gouvernement est étroitement lié aux grands pouvoirs économiques." ."Deux des derniers ministres de l'économie sont des grands patrons, ça me choque et ca choque les français", a-t-il ajouté. Après la présidentielle de 2002, "on pouvait s'attendre a une politique des 80 %, on assiste a une politique très étroite". Il a également estimé que "L'Etat peut beaucoup, s'il est bien dirigé", dans une allusion a son expression "l'Etat ne peut pas tout faire".
Lionel Jospin s'en est également pris aux affrontements internes entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin : "Je ne me souviens pas que pendant le gouvernement que j'ai dirigé, il se soit passé ce qui se passe actuellement entre le ministre de l'intérieur, chef du parti majoritaire et le premier ministre."
Lemonde.fr
11 octobre 2005
Quelles odeurs de noir?
Plusieurs dizaines de personnes s’opposant à la présence sur une chaîne du service public d’un animateur condamné pour injure raciale ont envahi le plateau de son émission ce dimanche, à l'appel de Dieudonné
Stomy Bugsy: j'accuse
Le passage du rappeur à l'émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson au cours duquel il a lu un cinglant "J'accuse" a fait couler énormément d'encre et de salive. Joint avant la conférence de presse programmée par Dieudonné ce samedi, Stomy Bugsy a accepté de revenir pour vous sur ses déclarations
Hervé Mbouguenlancer votre "J'accuse" durant l'émission "Tout le monde en parle"?
Un de mes amis, Hamed Daye m'a demandé de participer à la manifestation du 30 Août, on a fait une longue marche,nous sommes arrivés jusqu'au gymnase où il y avait tous les rescapés, toutes les familles. Grâce à Dieudonné j'ai pu accéder aux familles et j'ai pu me rendre compte de l'ampleur du désastre et de la douleur.Je me suis dit que je devais jouer un rôle,que je n'avais pas le droit de fermer les yeux. Etant donné que j'ai accès aux médias il fallait que je donne mon coup de gueule et ma vérité. Je voulais avoir un discours juste, puissant, qui frappe et qui dise clairement la vérité.J'aurais pu être plus violent parce que c'est facile d'être violent à cause des faits,de l'injustice et de la façon dont les africains et les pauvres sont traités dans ce pays,mais j'ai préféré avoir un discours juste,droit et clair, un discours qui informe et sensibilise le peuple.
Est-ce que l'animateur savait que vous alliez tenir ce discours?
J'avais dit à Thierry Ardisson que si je devais passer dans son émission je voulais y aller avec des gens qui avaient vécu dans ces taudis.Je lui ai dit que j'allais y lire une déclaration,déclaration que je pouvais lui faire lire avant s'il le souhaitait étant donné que je n'avais pas honte et que je savais qu'il n'y avait aucun piège dans ma déclaration.Il m'a dit que sincèrement il n'avait pas spécialement le besoin de la lire avant et qu'il la découvrirait sur le plateau. ![]()
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Stomy Bugsy
© AFP ![]()
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Estimez-vous que votre déclaration a permis aux français de découvrir la réalité dans laquelle vit une partie de la population?
Une partie de la population a été très sensible à ma déclaration.Même les magazines n'informent pas, on voit des larmes, de la fumée, du sensationnel, des corps,des cris,mais pas d'information.Ils n'ont pas pris le temps de parler aux rescapés et aux victimes.Je pense que c'était la première fois que le public français était sensibilisé et informé à ce point-là.
Vous avez longtemps cultivé une image de "dur" depuis l'époque du Ministère A.M.E.R,image qui s'était adoucie avec le temps,vous ne craignez pas d'être perçu à nouveau comme un "dur"?
Je ne suis pas un dur, c'est la vérité qui est dure. Tant que je dirai la vérité je passerai pour un dur,mais ce n'est pas mon moteur,je ne veux pas passer pour un dur. Je suis quelqu'un qui a du coeur, quelqu'un qui est sensible,mais quelqu'un qui ne veut pas collaborer. Je ne veux pas me regarder dans quelques années et voir quelqu'un qui a aimé les micros et caméras tendus vers lui mais qui n'a rien fait pour son peuple et pour tous les pauvres en général.
J'ai fait un petit tour hier sur Internet et j'ai été assez surpris de l'effet qu'a fait ma déclaration,beaucoup de déclarations fracassantes semblant émaner de fachos m'ont choqué. ![]()
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Stomy Bugsy a fait ses débuts dans le Ministère A.M.E.R.
© maxalbums.com ![]()
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Vous pensez probablement au forum de France 2 où des messages limite racistes ont été postés?
En effet.Ca prouve malheureusement qu'une partie du peuple français est vraiment raciste,et qu'il y a beaucoup d'ignorance.
Je vous avais demandé après la manifestation du 30 Août où étaient vos alter ego les noirs un peu en vue.Vous êtes passé chez Ardisson,avez-vous senti de leur côté un désir d'agir afin que les noirs soient plus respectés en France?
Dans la communauté hip-hop il y a plusieurs personnes comme 45 Scientific,La Rumeur,Ekoué,Hamed Daye,Passi,Mokobé du 113 qui m'ont appelé pour me féliciter après l'émission.Dans le showbizz il y a plein de gens qui regardent leur petite voiture,leur frigo,leur petite maison,et qui se disent "si je prends position pour les miens je vais perdre tout ça".
Je ne pense pas qu'il faille avoir peur de cela.
Stomy lui n'a pas peur?
Non, bien au contraire. J'ai dit la vérité, et je suis fier de moi. ![]()
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L’album « trop jeune pour mourir » de Stomy Bugsy
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Nous avons publié l'intégralité de votre déclaration sur notre site,qui aura permis à quelques grioonautes de vous redécouvrir.Peut-être avez-vous lu certaines de leur réaction,vous avez peut-être un message à leur passer?
Ce que je voudrais dire c'est que Stomy n'a pas changé.J'ai commencé à chanter avec Ministère A.M.E.R. pour dénoncer tout le mal que mon peuple subit,que tous les pauvres subissent et j'ai toujours voulu changer les choses,tendre la main à ceux qui en avaient besoin.Ce n'est pas un retour aux sources, mais un ras-le-bol face à l'état actuel des choses. Les gens qui me connaissent savent que même si je n'ai pas crié ma haine et mon désespoir pendant un moment elle était toujours en moi.Même dans mes textes,même après un gros succès comme "Mon papa à moi est un gangster" l'album qui suivait "Trop jeune pour mourir" parlait d'un esclave en fuite dans les années 1600.Les premières rimes de mon album étaient "Attaché dans un buisson j'entends les coups de fouets,attaché dans un buisson j'entends leurs cabots qui aboient,me reniflent".
Les gens qui me connaissent vraiment ne sont donc pas étonnés de ma prise de position,ceux qui ne me connaissent pas sont peut-être un peu étonnés.
Toutes les manifestations qui sont souvent faites dans le petit train-train habituel Nation-Bastille sont des manifestations qui ne dérangent personne.Les gens y sont déjà habitués.Je pense qu'il faudra organiser une manifestation sur les Champs-Elysées ou Place de l'Hotel de Ville,des endroits où ça dérange vraiment.Les manifestations sont faites pour informer les gens et déranger.Ce ne sont pas des ballades où on mange un petit casse-croûte et un bon hot-dog.A tous les frères qui nous écoutent: lorsqu'une manifestation est organisée,si on a le temps,si on est là,on doit y aller.Quand on nous appelle pour le carnaval il y a beaucoup plus de noirs prêts à faire la fête que de noirs prêts à revendiquer leurs droits.
L'homme noir est considéré comme un sous-homme dans le monde actuel,n'est pas respecté,et l'Afrique n'appartient plus aux africains. Si on ne fait rien la situation sera pîre dans quelques années,surtout qu'on ne peut pas compter sur les chefs d'Etat africains pour changer les choses.C'est au peuple de l'homme noir,de l'homme tout court, de se réveiller. ![]()








