Gabon D'abord

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21 janvier 2007

Réponse du Dr. Daniel Mengara aux logorrhées verbales de Monsieur Richard Moulomba, Secrétaire Général de l’UP(D)G

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Source: bdpgabon

Daniel Mengara, Président du BDP-Gabon Nouveau
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Daniel Mengara, Président du BDP-Gabon Nouveau
(Montclair, New Jersey, le 20 janvier 2007) - Je serai simple et direct. Monsieur Richard Moulomba, Secrétaire Général de l’UP(D)G, dans une interview téléphonique accordée à l’animateur du site Mamboundou2005 et publiée sous forme audio et scripturale le 14 janvier 2007, allègue grosso modo que le Dr. Daniel Mengara que je suis, recevrait des subsides de Mba Obame, donc serait à la solde du régime Bongo. Monsieur Moulomba aurait même déclaré qu’il en aurait la preuve, et menacé de « voler bas » si le « bonhomme » Daniel Mengara n’arrêtait pas ses invectives à l’encontre de « Paul, Jacques et Jean ».

Je peux déjà promettre une chose au frère Moulomba : le « bonhomme » Daniel Mengara n’arrêtera pas car il n’existe personne ni aucune force en ce monde qui pût ordonner à Daniel Mengara de taire ce à quoi son droit le plus inaliénable à la liberté l’autorise.

Mais, soit. Accordons cet égarement à notre ami, car il ignore ce qu’il dit.

Ensuite, je m’étonne que Daniel Mengara, n’ayant jamais touché à la personne de Richard Moulomba, ce cher Monsieur se soit attaqué à ma personne, appelant insanités les déclarations du BDP-Gabon Nouveau, qu’il semble confondre avec ma personne, comme si le BDP-Gabon Nouveau et Daniel Mengara ne faisaient qu’une seule et même entité.

Soit. Accordons également cette confusion à notre ami.

Cependant, parlons peu, mais parlons bien.

Je réponds donc ici, non pas pour m’épancher sur les exhalaisons verbales vitupérées à mon encontre par Monsieur Richard Moulomba en tant que telles, mais plutôt parce que ses commentaires de manière générale me permettent d’éclairer, donc d’éduquer ceux du peuple gabonais qui se sentent le devoir de s’éduquer sur les réalités explicites et implicites de leur pays. Je contribue ainsi ma petite part à l’édification d’un nouvel état d’esprit au Gabon, celui-là même qui demain, ayant fait de notre peuple un peuple informé par la perspicacité de ses transports, lui interdira de jamais plus se laisser abuser ni par des despotes comme Omar Bongo, ni par des marchands d’illusions parasitaires comme Pierre Mamboundou et ceux qui, accolés à lui comme Richard Moulomba, sucent aux côtés de Bongo, le sang innocent des Gabonais.

A ce titre, je noterai d’abord ici que Monsieur Moulomba, à la manière des Gabonais frappés du syndrome de l’obscurantisme bongoïste qui embrume les esprits, croit que tous ceux qui parviennent à faire quelque chose de leur vie, même hors des circuits bongoïstes, n’y sont parvenus que par la seule volonté d’Omar Bongo, chef suprême des fortunes nationales, grand despote invétéré, faiseur absolutiste et autocratique des ascensions arbitraires des uns et des chutes vertigineuses des autres. Si ceci, comme je le montrerai plus bas, est certainement vrai pour Richard Moulomba et son acolyte Pierre Mamboundou qui dépendent des prébendes et des nominations électorales du régime Bongo pour leur survie, je dirai tout de suite, à la manière des Gabonais, que « Daniel Mengara Minko, fils de Minko Mi Ndong, n’est pas là-dedans ».

Il se trouve donc une grosse erreur d’appréciation dans les propos de Monsieur Moulomba , couplée d’une méprise totale sur la personne: notre ami semble ne pas avoir remarqué le titre de « Dr. » accolé avec arrogance au nom de Daniel Mengara, titre qui affirme fièrement une différence fondamentale entre Daniel Mengara tel qu’il se présente accompli et sans fards aux yeux du monde, et les deux compères bongoïsés que sont Richard Moulomba et Pierre Mamboundou, compères qui, eux, n’ont pas le titre de « Dr. » accolé fièrement à leur nom, et qui sont devenus, à ce titre, grands maîtres de la supercherie et du parasitisme politiques qui tuent le Gabon depuis maintenant quarante ans. Le syndrome de l’obscurantisme qui frappe Monsieur Moulomba est donc, de toute évidence, ce qui lui nie la faculté de distinguer entre les politiciens patriotes sortis de la précarité par leurs soins propres comme Daniel Mengara, et les politiciens mendiants, nocturnes raseurs de murs enfermés dans la précarité du corps et de l’esprit comme Richard Moulomba et son « président », Pierre Mamboundou.

Ce syndrome est également, en dernier recours, celui qui leur fait croire qu’il faut une fortune pour entretenir un site Internet comme celui du BDP-Gabon Nouveau. Un site Internet, de nos jours, ne coûte pourtant pas grand chose. Avec moins de 70 Euros (50.000 F CFA) par an, soit 6 Euros (4000 F CFA) par mois, n’importe qui peut animer un site Internet. Or, ce qui fait la force d’un site Internet aujourd’hui, ce n’est pas l’argent qu’on y investit, mais plutôt l’effort que l’on fait pour lui assurer un contenu crédible et attrayant. La force du BDP s’est toujours trouvée dans ses idées et la force de ses convictions. Il s’agit donc de battre tout de suite à brèche ici l’idée selon laquelle on pût un jour acheter quelqu’un de la trempe de Daniel Mengara avec 4000 F CFA par mois. Si donc, Monsieur Moulomba veut vivre amoureusement ce fantasme, qu’il lui soit accordé cette liberté. Ces élucubrations ne valent pas de retenir plus longtemps notre attention, quoique nous ayons décidé d’utiliser, dans les pages qui suivent, ces égarements de Moulomba aux seules fins d’éduquer les Gabonais.

Venons-en, donc, aux faits inéluctables :

Qui est Daniel Mengara ?

Le titre de « Dr. » que Daniel Mengara porte avec arrogance et fierté, parce que mérité par la seule force de ses soins, n’est pas sorti du chapeau aux pigeons du prestidigitateur véreux qu’on nomme Omar Bongo. C’est un titre qui comporte une traçabilité à toute épreuve et qui conditionne le positionnement idéologique autonome, donc la liberté physique et mentale, de Daniel Mengara. Tous ceux qui ont un minimum de rigueur d’esprit sont à même de savoir :

·         Où et comment le Dr. Daniel Mengara a obtenu son doctorat (UNICE),

·         Où le Dr. Daniel Mengara travaille (Montclair State University, New Jersey, USA),

·         Le statut et titre professionnel qui est le sien (Associate Professor),

·         Le type de salaire que touche Daniel Mengara (très respectable),

·         Les autres sources de revenu du Dr. Daniel Mengara (Daniel Mengara est écrivain, avec trois livres publiés et d’autres qui arrivent très bientôt en cascade),

·         Depuis quand il travaille (il travaille comme professeur aux Etats-Unis depuis 10 ans, avec un salaire et des revenus plus que conséquents, ce qui le met à l’abri de la précarité qui défait les apprentis opposants gabonais qui s’opposent à Bongo sans avoir au préalable, fait la démonstration de leur capacité à se faire indépendamment hors du système Bongo, et sans avoir au préalable mesuré la force de leur colonne vertébrale financière).

Autrement dit, Daniel Mengara, depuis dix ans, s’auto-suffit, s’étant fait hors du système Bongo et ayant mérité par la seule force de ses propres soins, son statut professoral dans un pays comme les Etats-Unis, qui ne salue que le mérite et refuse l’arbitraire. Daniel Mengara a encore, au moins, l’opportunité de 30 ans de carrière professorale aux Etats-Unis, ce qui lui garantit de ne jamais, pour cause de précarité, se vendre au régime du margoulin Omar Bongo. Il n’en a tout simplement pas besoin et ses convictions en demeurent hautement inébranlables.

On ne peut pas en dire autant de Pierre Mamboundou et de son porte-voix Richard Moulomba, devenus en l’espace d’une année, vendeurs de faux en compagnie de ceux qu’ils ont, pendant des années, prétendu combattre.

Ces messieurs ont, ces derniers temps, fait de la mendicité et du parasitisme politique, leur ultime cheval de bataille, après avoir plusieurs années durant trompé le peuple de fausses invectives révolutionnaires. Ils ont renoncé à leur qualité d’hommes pour rejoindre la classe des animaux.

Car pour mériter le qualificatif d’homme, il faut avoir au préalable fait la preuve de l’autosuffisance. Que l’on nous dise un peu de quoi vivait Pierre Mamboundou terré toutes ces années à Ndendé, si ce n’était des valises d’argent transportées nuitamment par le frère Mayila, frère que Mamboundou, aux dires de Richard Moulomba lui-même, n’a jamais cessé de fréquenter depuis la nuit des temps ? Certains médias auraient pourtant affirmé que c’est ce frère-là de Mamboundou qui aurait servi de transporteur de mallettes de CFA visant à calmer son frère de Ndendé. Ennemis politiques le jour, frères de « sang » la nuit, en quoi Mamboundou et Moulomba seraient-ils capables de démentir les allégations de transport de valises d’argent par un Louis-Gaston Mayila intermédiaire entre la famille Bongo et la famille Mamboundou ? Est-ce Daniel Mengara qui a colporté ces insanités ?

Mais ne versons pas dans la rumeur. Restons dans les faits.

Que l’on me dise un peu, juste pour les besoins de l’exercice mental, ce que nos amis Mamboundou et Moulomba ont fait indépendamment du régime Bongo qui eût pu montrer qu’ils ont été, comme moi, capables de se faire tous seuls hors de ce régime ? A ce que nous sachions, nos deux amis dépendent entièrement et ont toujours entièrement dépendus des bonnes grâces d’Omar Bongo pour leur pitance, pitance que Bongo peut leur enlever à tout moment, ce qui n’est pas mon cas. Mamboundou lui-même ne dût sa carrière à l’ACCT qu’à sa nomination à ce poste par Omar Bongo. Condamné à l’exil entre 1989 et 1993, Mamboundou vécut un exil doré entièrement financé par… Omar Bongo. De retour au Gabon, toute la subsistance du bonhomme fut l’affaire exclusive, encore une fois, des faveurs paternalistes d’Omar Bongo. Image pathétique donc d’un homme qui, du début à la fin, n’a jamais su se prendre en charge. Or, pour pouvoir prendre en charge la destinée de tout un pays comme le Gabon, ne convient-il pas que Mamboundou puisse au moins montrer aux Gabonais ce qu’il a pu faire de sa vie qui eût été construit indépendamment sans l’assistance de celui qu’il prétendait pourtant combattre ? Qui donc, de Mamboundou ou de moi, est plus susceptible de brader ses convictions pour quelques poignées de CFA ? Et Richard Moulomba ose m’accuser d’être la créature d’une vermine comme Mba Obame, que j’écrase sous le joug de mon mépris et que je ne classe point parmi les hommes.

Je me permets donc, encore une fois, d’affirmer que pour juger des capacités de dignité d’un individu, il faut pouvoir le juger sur la base de son parcours et de la traçabilité des valeurs cardinales qui le définissent. Quel est son CV ? Qu’est-ce qui le particularise par rapport aux autres ? Quelles valeurs de probité morale et intellectuelle le caractérisent ? A quoi est due sa fortune, s’il en a une ? Telles sont les questions fondamentales que l’on doit se poser sur chaque individu. Le parcours de Daniel Mengara est un parcours clair et linéaire qui comporte des éléments traçables et concrets qui démentent d’eux-mêmes les allégations logorrhéiques et spéculatives sorties, ô bien légèrement, de la bouche trop empressée de Monsieur Moulomba.

Car pour que Daniel Mengara s’abaissât à sacrifier son honneur et sa dignité à l’autel des prébendes servies par le régime Bongo au travers de Mba Obame, encore aurait-il fallu que l’on en justifiât le besoin ou que preuve en fût établie. Daniel Mengara n’est ni dans le besoin que justifie la précarité, ni un mendiant politique de la trempe des bafoueurs de la dignité du peuple qui se remplissent aujourd’hui les poches sur le dos des Gabonais. Tout le monde sait de quoi Daniel Mengara vit, c’est-à-dire de son honnête travail, résultante directe des études accomplies. Devenu, donc, « Assistant Professor », puis « Associate Professor » (ne restant que le grade qui confère le titre de Professeur plein) dans une université américaine, laquelle lui reconnaît depuis dix ans cette compétence, avec un revenu annuel proche de celui d’un ministre gabonais, l’on voit mal le besoin que Daniel Mengara aurait de se vendre aux abrutis qui dirigent aujourd’hui le Gabon, abrutis auxquels, soit dit en passant, l’UPG vient de s’allier pour continuer à tourmenter le peuple gabonais en compagnie de ceux que, pourtant, on pourfendait encore il y a à peine quelques mois.

Qu’est-ce qui, je me pose encore la question, justifierait que Daniel Mengara sacrifiât son honneur à l’autel de la corruption, quand bien même il n’a pas besoin de l’argent de Bongo pour manger, nourrir sa famille ou s’acheter une voiture ?

Encore faudrait-il également que l’on démontrât par la preuve concrète que Daniel Mengara fût à la solde de Mba Obame et du régime Bongo. Sur ce point, il serait beaucoup plus facile de démontrer que c’est l’UPG et sa classe dirigeante, donc Richard Moulomba et Pierre Mamboundou, qui sont entièrement à la solde du régime Bongo, et ceci de manière radicalement indubitable.

La preuve, il ne faut point la chercher plus loin. Elle est évidente à tous de par son caractère inéluctable :

1) On n’a jamais vu Daniel Mengara aux côtés ni de Mba Obame, ni d’Omar Bongo, ni de qui que ce soit du régime Bongo. Je mets quiconque au défi de montrer une seule photo qui placerait Daniel Mengara aux côtés de qui que ce soit du régime Bongo. A ce titre, l’UPG ne fait pas bonne figure vu que le Palais de la Honte d’Omar Bongo est devenu la nouvelle demeure de Pierre Mamboundou et de Sieur Moulomba qui, de son propre aveu, a avec quelques acolytes convaincu Pierre Mamboundou de l’inutilité de continuer ce combat radical pour un peuple gabonais jugé par eux trop ingrat (nous y reviendrons). Les reportages des médias et toutes les photos du monde sont là pour le prouver. Ce n’est pas Daniel Mengara qui a inventé de toutes pièces les rencontres entre Omar Bongo et Pierre Mamboundou. Dire que Daniel Mengara (ou le BDP avec qui on le confond) ment serait nier ce que tous les Gabonais ont vu à la télé.

2) Mais ce n’est pas tout. Le parcours du BDP-Gabon Nouveau est un parcours clair, entièrement visible sur Internet. On sait comment le mouvement a été créé, et on sait aussi comment il a évolué au fil des années. Le BDP, fort de son désir de transparence, n’a eu de cesse de publier tout ce qui a symbolisé son parcours et son combat, qu’il s’agisse d’informations à son encontre ou à son avantage. C’est ainsi que les Gabonais ont été informés non seulement des trois refus faits par le Dr. Daniel Mengara aux sollicitations de rencontre d’Omar Bongo,  mais aussi des soubresauts internes rencontrés par le mouvement. Ainsi, lorsque Mba Obame essaya de détruire le BDP-Gabon Nouveau par des scissions en achetant Siméon Ekoga, le BDP ne manqua point d’en informer le public. D’ailleurs, ce même public eut l’occasion de voir le traître présenté à Libreville par Mba Obame et l’ambassadeur Adzé comme le nouveau chef du BDP. Parasite du régime, on vit Siméon Ekoga et son complice Okili-Boyer à la télé au Gabon déclarant publiquement leur soutien à Bongo et pourfendant Daniel Mengara comme un faiseur de guerre civile. On les vit également le faire récemment en déclarant leur soutien à Omar Bongo à l’élection présidentielle de novembre 2005. On ne vit jamais Daniel Mengara se livrer à ce genre de conneries et toutes les tentatives de sabotage du BDP financées par Mba Obame, Ali Bongo et l’ambassadeur Adzé échouèrent lamentablement.

Et lorsque Mba Obame, un an plus tard, acheta les membres de la cellule du BDP à Washington dirigée par Serge Bessacque et ceux de la cellule de Libreville dirigée par son frère Hughes Bessacque, le BDP en informa encore une fois le public, qui apprit que les parasites politiques de Washington et ceux de Libreville étaient allés rencontrer Omar Bongo en secret, malgré l’interdiction qui leur en fut faite par le mouvement. Là encore, on n’y vit jamais Daniel Mengara, resté égal à lui-même.

Bref, l’historique du BDP montre exactement qui au BDP fut acheté par Mba Obame et son régime. Daniel Mengara, trop fier de sa personne, n’est pas et n’a jamais été de ces cochons-là.

3) Parlant maintenant des fameuses prébendes et de la mendicité politique qui ont abruti les politiciens gabonais, il est facilement démontrable que l’UPG n’a finalement été qu’une grosse escroquerie politique, une monumentale supercherie. Encore une fois, il suffit de se baser sur des faits concrets pour le dire et non des inventions. Ni Daniel Mengara ni le BDP-Gabon Nouveau ne parlent jamais en termes d’inventions, mais de faits. Quand, par exemple, Pierre Mamboundou alla rencontrer Omar Bongo le 19 avril 2006, le BDP-Gabon Nouveau avait constaté avec désarroi que cet homme qui se disait de l’opposition radicale n’était pas allé plaider la démocratie pour les Gabonais comme on s’y attendait, mais bel et bien un butin financier personnel pour lui-même et pour son groupe. La preuve indubitable en est que c’est Richard Moulomba lui-même, dans son interview à M2005 ce 14 janvier même, qui l’avoue. L’UPG, on le sait maintenant, avait estimé le dédommagement de « ses préjudices » physiques et moraux à près d’un milliard de francs CFA ! Donc, une colossale fortune dont,  selon Monsieur Moulomba, l’UPG n’a reçu que 100 millions pour le moment, et serait en train d’attendre le reliquat de 900 millions !

Ceci ne sort pas de la bouche de Daniel Mengara, mais de celle de Richard Moulomba lui-même, Secrétaire général de l’UPG.

Décortiquons, maintenant, pour éclairer le public, les dessous moraux et juridiques de ce colossal dédommagement des « préjudices » physiques et moraux de l’UPG :

- Quoi ! L’UPG veut-il nous faire croire que leur siège, qui ne fut pourtant pas détruit, valait un milliard de francs CFA ? Ceci apparaît, au vu du taudis qui abritait le siège de l’UPG, comme une surenchère qui ressemble plus à une extorsion de bas étage qu’à des actes d’hommes d’état dignes de ce nom, surtout quand on prétend vouloir donner l’exemple de probité qui s’impose quand on a en face de soi des monstres déshumanisés comme ceux qui animent le régime Bongo.

- Or, aux dires de Monsieur Moulomba lui-même, le bâtiment qui abritait le fameux siège de l’UPG n’appartenait pas à l’UPG. L’UPG n’en était donc qu’un simple locataire, à raison de près d’un million de francs de loyer mensuel. En quoi donc l’UPG avait-elle le droit de réclamer dédommagement en lieu et place du propriétaire dudit bâtiment qui, seul, était attitré à passer par les voies légales et juridiques qui s’imposent pour obtenir directement, en son nom propre, dédommagement de la part de l’état ? Etait-il moral pour Mamboundou de se substituer mensongèrement au propriétaire du bâtiment pour réclamer réparation pour un bâtiment ne lui appartenant pas, alors même que le bâtiment ne fut jamais détruit ? Omar Bongo était-il, par ailleurs, la juridiction au-devant de laquelle ces plaintes devaient être déposées, vu qu’il est supposé ne pas se substituer à ce type d’actes de droit, qui sont du seul ressort des mécanismes légaux et juridiques du pays ? En cautionnant un tel arbitraire, Mamboundou ne montrait-il pas qu’il n’avait aucune supériorité morale à faire valoir face à Omar Bongo, qui lui, était déjà reconnu comme animal chronique ?

- Tertio, à qui veut-on faire croire que le bâtiment pourtant non détruit par les militaires valait les 100 millions déjà encaissés par l’UPG, encore moins les un milliards abusivement réclamés ?

- Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que les biens de l’UPG à l’intérieur de ce bâtiment valaient 100 millions de F CFA déjà reçus et les un milliards grossièrement réclamés par l’UPG comme dédommagement global des préjudices subis ? Ne s’agit-il pas ici d’une supercherie qui devrait nous choquer, d’autant plus que cet acte de Mamboundou reproduit les tares du bongoïsme tout en privant mensongèrement l’état d’un milliard de francs pouvant être consacré à la construction d’écoles ou au paiement des bourses des étudiants !

Les questions morales, ainsi que les questions de principe, sont donc nombreuse et poussent à s’interroger :

- Si l’on admettait un moment qu’il y ait en effet eu préjudice physique et moral à l’encontre de l’UPG, comment se fait-il que l’UPG n’ait pas porté ce préjudice, preuves à l’appui, au devant de la justice gabonaise qui, seule, serait habilitée, au regard de la loi, à prononcer un jugement réparateur en faveur ou en défaveur de l’UPG ou de citoyens brimés par l’état ? Or, contrairement aux attentes, l’UPG a préféré l’arbitraire des sanctions bongoïstes à la clarté réparatrice de la loi. Autrement dit, Mamboundou et ses acolytes ont préféré contourner la loi et les principes de droit pour aller extorquer directement un milliard de Francs CFA à Omar Bongo, sachant bien que ce milliard sortirait arbitrairement des caisses de l’état sur ordre arbitraire de Bongo, sans que cette sortie n’ait été sanctionnée par un acte juridique formel et légal, choses que pourtant Mamboundou et ses acolytes prétendaient combattre du temps de leur « opposition radicale ». Une manière de dire que Mamboundou a fondamentalement manqué d’honnêteté et a posé là un acte sale qui ne peut le différencier d’Omar Bongo. C’est devant les cours de justice gabonaises qu’il aurait dû aller faire prévaloir ses droits dans la limite du raisonnable et non devant Omar Bongo. Un milliard, c’est trop et ce n’est pas honnête au vu des préjudices réels. Bongo et Mamboundou se sont faits tous deux, par cet acte arbitraire, coupables d’un acte de fraude qui vise à dépouiller l’état, donc le contribuable, d’un milliard de francs capable, pourtant, de financer l’achat de médicaments dont les enfants gabonais ont portant grand besoin ! En quoi un tel constat doit-il être reproché à Daniel Mengara ou au BDP ? Il ne s’agit pourtant pas ici d’un faux procès d’intention, mais bel et bien d’une réalité observable par tous !

- Pire, ayant déjà reçu, de l’aveu même de Richard Moulomba, 100 millions de F CFA au titre de début de dédommagement, qu’ont fait Mamboundou et sa clique de ce pactole ? Ils l’ont tout simplement détourné ! Richard Moulomba, dans sa fameuse interview sur M2005, l’avoue lui-même sans sourciller. Si, comme l’avait dit Mamboundou lors de sa conférence de presse d’avril 2006, l’argent du dédommagement devait servir à la réparation des préjudices causés non seulement à l’UPG, mais aussi à tous ceux ayant subi, en tant que membres de l’UPG, des préjudices corporels ou mentaux, on voit pourtant que cet argent n’a pas du tout été utilisé à cet effet. Au contraire, Monsieur Moulomba affirme clairement que les 100 millions ont été affectés au financement de deux fonctions très floues : le financement de la tournée interprovinciale de Mamboundou avant les législatives, pour soi-disant aller expliquer le revirement spectaculaire de Mamboundou à la base désemparée, et le financement de la campagne de l’UPG aux législatives. Aucun signe, donc, de l’affectation de cet argent au dédommagement des préjudices subis par l’UPG et ses militants, promesse pourtant faite par Mamboundou lui-même quand il justifiait sa rencontre d’avec Bongo en avril 2006. C’est cela qu’en termes légalistes, on appelle détournement de deniers publics. Cet argent, sur la base de la définition des dommages que Mamboundou avait donnée, ne pouvait en aucun cas être utilisé de cette manière. Il se devait, pour être d’utilisation légale, d’être redistribué à tous ceux qui avaient effectivement subi des dommages physiques et mentaux. Ne pas l’utiliser à cet effet constitue un détournement, donc un crime de malhonnêteté punissable par la loi.

- Or, paradoxe choquant, si l’UPG osait arguer que l’argent avait comme prévu servi à réparer les préjudices causés aux personnes et aux biens, alors il faudra tout de suite conclure à la fraude et à l’extorsion. Autrement dit, une telle situation contredirait fondamentalement le besoin d’un milliard déclaré par l’UPG comme somme compensatoire des préjudices subis. En d’autres termes, si les 100 millions reçus ont suffi à non seulement réparer les dommages matériels et physiques subis par l’UPG et ses membres, et si le même montant a également suffi, en plus, à financer des besoins non énumérés et non prévus dans le décompte initial des dommages, c’est-à-dire le financement de la tournée interprovinciale de Mamboundou et le financement de la campagne électorale des législatives de l’UPG, alors il faut conclure que l’UPG avait grossièrement exagéré les préjudices subis et inflationné sa requête financière, ce qui explique qu’il ait préféré éviter de passer par les cours de justice, trouvant plus facile de passer par Bongo pour obtenir par l’arbitraire plus d’argent que n’était nécessaire ni justifiable. Cela s’appelle de la fraude et de la tentative d’extorsion, et ce type d’acte devrait être puni par la loi. Et cela voudrait aussi dire que le milliard demandé par l’UPG ne se justifie pas puisque les 100 millions reçus auraient, selon le constat actuel, suffi à couvrir non seulement les motifs préjudiciels déclarés, mais aussi les motifs préjudiciels non déclarés. C’est donc d’un acte immoral qu’il s’agit également ici. Le dire doit-il faire de Daniel Mengara un menteur quand l’évidence, de la bouche même de Richard Moulomba lui-même, est si limpide ?

- Or, Monsieur Moulomba nous dit tout pleurnichant, dans son interview, que les caisses de l’UPG sont vides et ne contiennent, au 14 janvier 2007, que 500.000 francs CFA, qui sont le résultat unique des généreuses donations de quelques membres. Il appelle donc à ce titre les internautes à leur déverser encore plus d’argent dans les caisses pour les aider à combattre un régime devenu pourtant allié de l’UPG. N’est-on pas cependant en droit de se demander en quoi se définit réellement aujourd’hui le combat de l’UPG, surtout quand on sait que ses huit députés résultent directement du financement de sa campagne électorale par les 100 millions de Bongo ? Par ailleurs, se demandera-t-on, ceci ne semble-t-il pas procéder d’un manque de crédibilité qui accable à la fois Pierre Mamboundou et son Secrétaire général, qui tous deux devraient faire l’objet de poursuites judiciaires à la fois par l’état pour fraude et extorsion, et par les membres de l’UPG pour détournement ? Car la question reste posée : comment se fait-il qu’ils aient utilisé, à des fins électoralistes, les 100 millions qui avaient été déboursés au seul titre des préjudices causés ? Or, n’ayant pris le temps de réparer quelque préjudice que ce soit pour qui que ce soit, à moins que le préjudice ne se soit limité à leurs seules personnes, nos acolytes se sont rendus coupables de malversation vu que la non utilisation de cet argent aux fins de réparer les préjudices subis montre qu’il n’y avait, en fait, aucun préjudice notable, et que les préjudices nommés ne le furent qu’à titre frauduleux ? Ce qui est sûr, c’est que les comptes en banque de Pierre Mamboundou et de Richard Moulomba ont dû connaître une expansion exponentielle financée, on peut s’en douter, par les 100 millions détournés à des fins non déclarées. Et comme on a maintenant des salaires de députés assurés pour les cinq prochaines années, tout est bien au pays des hommes « (dés)intégrés ».

Il nous faut donc en déduire, finalement, que la réalité n’est pas ce que notre cher Monsieur Moulomba veut nous faire croire. Il faut voir dans ces manœuvres floues et obscures la mise en œuvre de mécanismes de corruption politique subtile par lesquels Omar Bongo a acheté le silence et la docilité de Pierre Mamboundou et de ses lieutenants, y compris Richard Moulomba. Aura-t-on au moins remarqué que nos acolytes ne s’embarrassent plus d’appeler « président Bongo » celui que, il y a à peine un an, ils appelaient imposteur ? Aura-t-on remarqué que personne dans la fameuse opposition n’a crié à la fraude cette fois-ci, comme si par miracle, le Gabon était soudain devenu un modèle de démocratie ? Et quelle coïncidence que ce complice silence survînt dans ce soudain contexte de béatitude financière ?

Soyons donc sincères avec le peuple et voyons les choses telles qu’elles doivent être vues. Comme je viens de le démontrer, il n’y avait, chez l’UPG, aucun réel besoin de dédommagements physiques ou moraux vu que les 100 millions arbitrairement donnés par Bongo hors des circuits de l’état ont été entièrement utilisés, non pas pour les besoins de dédommagement des préjudices subis tels que pourtant déclarés, mais bel et bien pour les besoins de la campagne électorale non pourtant déclarés. Ceci veut dire que :

- vu que l’UPG, après les élections présidentielles de 2005, était fauché, c’est Omar Bongo qui a directement financé, par ces 100 millions interposés, la campagne législative de l’UPG. Les députés de l’UPG sont donc, de ce fait, les députés de Bongo, nommés par lui parce que financés par lui, y compris Pierre Mamboundou lui-même.

- il apparaît aussi que, sans les 100 millions déjà versés par Bongo, l’UPG n’aurait jamais pu participer aux législatives, vu que les maigres cotisations de ses membres, selon Richard Moulomba, ne peuvent suffire au financement des actions de l’UPG, encore moins à financer une campagne législative. Il n’est donc pas étonnant que l’UPG se soit déclarée soudainement capable de présenter 120 candidats aux législatives, alors même que les finances de ce parti n’existaient pas avant les 100 millions de Bongo. Evidemment, Richard Moulomba traitera encore Daniel Mengara de tous les noms pour avoir osé dire ceci. Pourtant, ces supputations, je les formules à partir des déclarations propres de Monsieur Moulomba, qui a lui-même livré aux internautes l’utilisation des 100 millions à des fins électoralistes (tournée et campagne) et le caractère vide des caisses de l’UPG (qui n’a que 500.000 francs actuellement).

- Pire, Monsieur Moulomba avoue que la seule chance de survie de l’UPG en tant que principal parti politique d’opposition gabonais était d’aller rencontrer Omar Bongo, parce que, d’une part, ils craignaient que Bongo ne les assassine, et ensuite parce que, d’autre part, ils n’allaient pas pouvoir survivre en tant que parti politique en l’absence de soutien populaire. Il a donc fallu à l’UPG trouver le stratagème qui consistait à aller chez Bongo marchander son silence et sa docilité à prix d’or. Ceci a été fait. Les 100 millions de FCFA donnés par Bongo pour financer la campagne de l’UPG se sont déjà évaporés. L’UPG attend maintenant les 900 millions restants, 900 millions qui, s’ils sont débloqués, ne seront ni plus ni moins qu’une honteuse extorsion. Monsieur Moulomba avoue, par ailleurs, que Mamboundou était en position de faiblesse et était donc contraint à la négociation. Dieu, que d’enfantillages ! Qu’appelle « position de faiblesse » Monsieur Moulomba ? Sait-il que quand on a des convictions politiques fortes, on ne peut jamais se retrouver en position de faiblesse ni être forcé de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit ? Ceux qui parlent de position de faiblesse sont en général les opportunistes qui s’empressent de négocier parce qu’ils savent qu’ils doivent à tout prix saisir les opportunités de compromis qui s’offrent à eux, la promesse de ces compromis étant toujours le remplissage des poches. Mamboundou et ses acolytes n’y sont apparemment pas allés avec le dos de la cuiller : un milliard de francs CFA fut leur prix.

Et puis, entre nous, qu’on arrête d’abuser de la crédulité de ce peuple meurtri ! Quand on fait le choix de l’opposition, on l’assume jusqu’au bout ! C’est quoi ces geigneries que nous sert Monsieur Moulomba à longueur d’interviews, geigneries qui essaient, bien maladroitement, d’excuser la bêtise et la prostitution de son « président » ? Ne trouve-t-il pas enfantines, on dira même puériles, les arguments du style « on voulait nous tuer », « on était en position de faiblesse », « le peuple nous a lâché », etc. ?

Quand on s’oppose à une dictature, on ne le fait pas parce que le peuple est avec soi ou parce qu’on attend des fleurs de la part de la dictature. On ne le fait pas non plus en espérant que la dictature abandonnera d’elle-même le pouvoir. Quand on fait de l’opposition, on vise la chute de la dictature et on le fait par conviction parce que tout commence d’abord par la conviction personnelle et individuelle. Ceci veut dire qu’on ne doit conditionner ni son action ni son « courage » à la participation du peuple ou de quelque autre individu. On s’oppose parce qu’on croit d’abord, à titre personnel, à l’idée du changement. Or, Pierre Mamboundou et Richard Moulomba geignent à tout bout de champs comme des femmes, reprochant au peuple leurs échecs, comme si c’était le peuple qui les avait poussés à aller faire de l’opposition. Vu qu’ils se sont un jour déclarés opposants, il leur appartenait de continuer à s’opposer, quelqu’en soit le coût, du moment que cet engagement ferait partie de leurs aspirations fondamentales et personnelles. On doit toujours être prêt, en tant qu’individu ou groupe, à assumer les conséquences de son engagement, et au besoin, à forcer le destin au prix même de sa vie. Or, si on n’est pas prêt à mourir pour des convictions qu’on n’a pas, comment s’attendre à ce que le peuple se mette en avant pour soi ? La vérité est que le peuple a vu clair dans le manque de couilles et la duplicité des dirigeants de l’UPG, d’où le maigre résultat de huit députés obtenu par Mamboundou et sa clique aux législatives.

Tout ceci, en fin de compte, confirme la légèreté des ces hommes et femmes politiques gabonais transformés en mendiants et parasites politiques: depuis quand un pouvoir dictatorial doit-il dédommager un parti d’opposition des préjudices moraux subis par ce parti, dès lors que ce parti se doit de savoir, par la nature même de son combat, qu’il n’y a aucune autre contrepartie à espérer que la seule satisfaction qui découle de l’éviction pure et simple du régime combattu ? Qu’est-ce que c’est donc, que cette politique mendicitaire que fait la fameuse « opposition » upégiste ? On mendie le pouvoir auprès du régime qu’on combat, on mendie auprès de ce même régime l’argent qui finance son combat. Ah bon ! C’est donc maintenant le pouvoir que vous combattez qui doit vous payer pour vous motiver à continuer votre combat, tout en finançant pour vous vos propres candidatures aux élections ? A quelle indépendance idéologique et mentale pouvez-vous prétendre si c’est le régime que vous combattez qui doit financer pour vous les moyens de votre combat, y compris jusqu’aux convictions qui ne vous animent pas ? Qu’est-ce donc que ce type d’humiliation, de fausseté et d’incompétence ?

Contrairement, donc, à nos amis upégistes qui, sitôt « inquiétés » par le régime, ont vite fait de jeter l’éponge, rejetant lâchement la cause de leurs échecs sur les pauvres gabonais, Daniel Mengara et ceux du BDP animés de vraies convictions affirmeront toujours inébranlablement leurs convictions. La différence entre Mamboundou et moi est que, mes convictions, je les affirme indépendamment de tout autre. La conviction étant avant tout un acte personnel, je ne peux conditionner mes croyances à l’engagement politique de quelqu’un d’autre. Ceux qui, pour s’engager, attendent que quelqu’un d’autre s’engage avec eux ou pour eux, n’ont en fait aucune conviction. Ce sont les marchands d’illusions avec de basses visées personnelles qui en général adoptent ce type de postures. Voilà pourquoi on ne m’a jamais vu ni changer mon discours ni changer mes convictions. Je suis resté, au fil des ans, attaché à mes convictions et chaque année qui est passée n’a fait que les renforcer, les consolider, les perfectionner. Observant la politique gabonaise depuis 8 ans maintenant, j’ai adapté mes observations aux impératifs du changement et conclu que le Gabon ne pourra jamais changer si le régime Bongo n’est pas évincé par la force.

Mais cet engagement que j’ai pris de m’opposer au régime Bongo, je ne le dois avant tout qu’à moi-même et je ne le conditionne à la participation de personne d’autre. En d’autres termes, que le peuple me suive dans cette voie radicale ou pas n’est pas ce qui me guide. Ce qui me guide c’est avant tout de voir, à titre personnel, la fin immédiate de ce régime. Et s’il se trouve parmi les Gabonais des gens qui voient les choses comme moi, alors nous n’en seront que plus forts et plus efficaces à provoquer le changement que nous désirons au lieu de l’attendre du ciel ou de laisser à Bongo lui-même le soin de partir par sa propre volonté.  S’engager pour le changement, c’est donc, avant tout, se positionner individuellement en fonction des croyances fondamentales que l’on défend. Gérer un mouvement politique, dans ce contexte, c’est s’associer à d’autres individus partageant les mêmes convictions. Parce que ces convictions se veulent inébranlables, on ne peut, et on ne doit point, les conditionner à l’engagement politique de qui que ce soit d’autre.

Ce qui est donc indécent, et par conséquent, révélateur de la langue de bois de Monsieur Moulomba, c’est qu’il n’a pas honte de dire que Mamboundou et ses acolytes ont abandonné leur lutte politique radicale parce que les Gabonais ne les ont pas soutenus. Rien de plus ridicule ! est-ce les Gabonais qui vous avaient mis à la tête de vos partis ? N’aviez-vous pas créé vos UPGs tous seuls, dans l’espoir d’être soutenus ? Et si vous avez échoué, faute de soutien, est-ce les Gabonais qu’il faut blâmer ? Ne vaut-il pas mieux lier vos échecs à vos propres manquements ? C’est pourtant ces mêmes Gabonais que vous critiquez, ces Gabonais pourtant de renommée passive, qui mirent Libreville à feu en 1989 et 1990, forçant d’eux-mêmes le dictateur à accepter une conférence nationale qu’il avait pourtant rejetée ! Non, messieurs, les Gabonais ne sont pas à blâmer. Ils sont juste à cour de vrais leaders capables de les mener à la prise de responsabilité collective par des stratégies révolutionnaires conséquentes.

Qu’on ne nous parle donc plus de Gabonais passifs ! Les seules personnes passives sont ces leaders qui choisissent toujours la voie de la facilité et des compromissions, et se remplissent les poches au passage sur le dos des Gabonais. Et aujourd’hui, on ne s’en cache même plus puisqu’on voit maintenant des leaders politiques se faire acheter publiquement à coups de milliards déboursés sur la base de faux prétextes. Terrible corruption des esprits que cette duplicité devenue tare au sein d’une classe politique désormais sans scrupules. Pauvre Gabon !

Quoi ! Doit-on finalement conclure que l’engagement politique de Pierre Mamboundou et de ses acolytes n’était point réel ? Comment se fait-il que, pour la continuité de leur combat, ils aient eu besoin de la participation obligatoire des Gabonais ? Ne savent-ils pas qu’un seul homme animé de vraies convictions peut changer tout un pays ? Les Gabonais ne les ayant pas suivis, les leaders de l’UPG ont préféré aller se vendre à Bongo pour à la fois se remplir les poches et sauver leur peau (dixit Richard Moulomba lui-même). Ceci sonne aux oreilles comme un argument bien puéril qu’avancerait un enfant effrayé. Pourtant, si je me souviens bien, l’engagement de Pierre Mamboundou ne fut pas un engagement sanctionné par le peuple. Ce n’est pas le peuple qui était allé sortir Mamboundou de son trou pour lui dire de se déclarer opposant au régime Bongo. Mamboundou l’avait fait indépendamment du peuple en tant qu’individu. Ayant créé l’UPG, il a invité ce peuple à non pas le suivre (erreur politique commise par les Gabonais), mais à unir ses convictions aux siennes en vue de l’objectif commun. Si donc, à un moment, ce peuple décide de ne pas soutenir Mamboundou, il est indécent que Mamboundou et ses acolytes se mettent à blâmer ce peuple pour leurs échecs. Un opposant conséquent doit, au contraire s’interroger et se poser les questions suivantes : qu’est-ce qui a fait que le peuple ne suive pas ? Lui ai-je parlé dans un sens qui ait pu le rassurer vis-à-vis de mes convictions ? Quels actes ai-je posés qui aient pu détourner ce peuple de notre idéal commun ? Autrement dit, l’opposant qui se respecte ne peut abandonner son combat sous le fallacieux prétexte que le peuple ne l’ait pas suivi. S’il lui faut rester seul à s’opposer, l’opposant doit être capable de le faire en toutes circonstances. Le sacrifice se doit alors d’être vu comme un sacrifice à la fois personnel (on se sacrifie pour ses convictions) et altruiste (on se sacrifie pour son peuple, même quand ce peuple se fait hésitant). Là où l’opposant cherche des prétextes à son échec autres que ceux qui mènent à l’introspection, on doit en conclure qu’aucune conviction n’avait, en réalité, animé un tel opposant.

Certains m’ont parfois trouvé arrogant parce que je balance souvent avec une extrême fierté mon titre de « Docteur ». La raison pour laquelle je me permets de balancer avec une telle arrogance mon titre de « Dr. » est basée non seulement sur une idée de mérite, mais aussi sur une idée forte que je me fais de la notion de liberté, notion qui, à son tour définit l’usage que je fais de mon intellectualisme. Car, que vaut un doctorat s’il n’est pas utilisé avec fierté aux fins de l’élévation de l’homme ? Eduquer mes compatriotes à la vérité et à leurs devoirs est pour moi la plus honorable des tâches parce que je le fais sans en attendre de contrepartie. Je me permets donc de critiquer tous les comportements non conformes à l’esprit républicain parce que je suis un homme libre.

C’est à ce titre également que je peux me permettre de condamner les exactions d’Omar Bongo et celles de Pierre Mamboundou, dès lors qu’ils s’écartent des principes formateurs et consolidateurs de la république. Ceci parce que, contrairement à ces personnages, je me bats pour des principes et non pour des affiliations douteuses du style « on ne peut pas critiquer Pierre Mamboundou parce que Mamboundou est de l’opposition ». Une telle assertion est une grotesque bêtise, tout simplement parce qu’une telle approche contredit l’esprit des principes, qui seuls doivent guider objectivement les conjonctions d’aspirations. Car se dire de l’opposition est une chose, mais se comporter en opposant en est une autre. Entre les deux, il peut y avoir un gouffre. C’est parce que Mamboundou a démontré par ses propres actes et déclarations qu’il ne se bat pas pour la défense des principes républicains, et c’est parce qu’il ne comprend ni ne maîtrise l’esprit des lois et des principes, qu’il encourage, sans le savoir, le régime Bongo au despotisme. A cause de cela, nos chemins ne peuvent que bifurquer.

Je m’explique.

Le régime Bongo est un régime despotique, tout le monde le sait. Le despotisme se définit comme la loi de la jungle, c’est-à-dire un système politique où un dirigeant, se dérobant des principes régulateurs de l’état tels que définis dans le contrat social d’équité et de justice qui oblige mutuellement le peuple et ses dirigeants, n’en fait qu’à sa tête. L’état despotique fonctionne sur la base de la seule volonté de son dirigeant qui fait office de loi à titre individuel et, donc, se substitue arbitrairement à l’état. Ce sont ces principes despotiques qui font qu’Omar Bongo, s’étant depuis 40 ans substitué à l’état, soit capable de distribuer un milliard de francs de dédommagement à Pierre Mamboundou, sans être au préalable passé par les mécanismes de redressement qui sont pourtant du seul ressort de l’état et de ses cours de justice. Or, la constitution gabonaise définit clairement une séparation des pouvoirs qui devrait laisser aux seules cours de justice la prérogative de réparer non seulement les torts causés par l’état aux citoyens, mais aussi de punir ceux qui auront, au sein des agents de l’état, fait commettre de tels torts à l’état.

On voit donc par effet de conséquence qu’en se refusant à rechercher redressement des torts faits à son parti par les seuls mécanismes de l’état, et en acceptant de Bongo le principe d’un milliard de francs de dédommagement sans qu’il ait au préalable justifié par les seules voies légales autorisées (cours de justice) la valeur de son préjudice, Pierre Mamboundou aura grossièrement et fondamentalement contredit son idéologie politique tant de fois vantée, idéologie qui fut précisément de mettre fin  au despotisme d’Omar Bongo au Gabon. Mamboundou se fait donc, par ignorance de ce pour quoi il se bat vraiment, complice de la mort de l’état qu’il prétend pourtant vouloir reconstruire. Mamboundou ne voit même pas que, à la manière du Gabonais commun qui a tendance à directement avoir recours à Omar Bongo pour trouver solution à des problèmes que seul l’état devrait pourtant résoudre, il a contribué à introniser Omar Bongo comme la seule institution valable dans le pays, ce qui disqualifie automatiquement l’état et mène à la mort du Gabon.

C’est cela qui, en dernier recours, fait la différence entre moi, simple activiste politique, et tous les autres leaders politiques du Gabon. Et c’est cela qui fait également la différence entre le BDP-Gabon Nouveau et les autres partis et mouvements politiques gabonais. Je me bats sur des principes qui affirment l’inviolabilité de l’état tandis que tous les autres leaders se battent sur des principes qui intronisent et légitiment le despotisme au Gabon. Cela montre qu’étant ignorants des principes même qui affirment l’inviolabilité de l’état, les Mamboundou et Mybotos en tous genres du Gabon ne savent pas distinguer les principes de droit de l’arbitraire des lois. Ils finiraient donc par devenir eux-mêmes des despotes s’ils étaient amenés à prendre le pouvoir.

A la place de Mamboundou, j’aurais fait ceci :

- Pour éviter l’humiliation politique et gagner en crédit populaire, j’aurais refusé de participer à des élections perdues d’avance et j’aurais continué à exiger l’état de droit, même s’il fallait pour cela forcer le régime à adhérer à ces principes par tous les moyens possibles.

- J’aurais continué à refuser de rencontrer Omar Bongo, forçant ainsi le dictateur à céder du terrain sur le plan de l’état de droit pour obtenir une entrevue avec moi. Dans ce contexte, vu que la décrispation voulue par le dictateur ne pouvait survenir que s’il cédait du terrain, j’aurais profité de ce petit pouvoir de pression pour obliger le dictateur à accepter la mise en place des principes de droit inviolables qui auraient renforcé l’état et réduit le despotisme. Et pour ce faire, je n’avais pas forcément besoin du soutien du peuple pour forcer Bongo à un tel recul. Ma seule personne, de par mon obstination, aurait pu obtenir une telle avancée, même du fin fonds d’une prison. Autrement dit, rien que par le maintien des principes de probité qui doivent être ceux de tout leader de l’opposition qui se respecte, j’aurais fait reculer le despotisme par la seule force de ma personne et de mes convictions.

- Et s’il s’avérait que j’aie vraiment eu à finalement rencontrer Omar Bongo au bout d’un processus de négociations commencées préalablement, je n’aurais jamais eu à me rabaisser en allant mendier réparation financière. En reconnaissant Mamboundou en situation de faiblesse face au régime Bongo, Richard Moulomba a, en fait, avoué l’inconsistance de son parti et de son leader. A leur place, j’aurais, si cela s’était avéré nécessaire, uniquement plaidé les principes d’état de droit lors de la rencontre avec Bongo, laissant sur le compte des pertes dues à mon combat les revendications d’ordre financier. Et si j’y aurais été forcé par les circonstances, je me serais épargné l’humiliation en passant par les voies juridiques, évitant ainsi de conforter Omar Bongo dans son rôle d’arbitre de tout ce qui se fait et se décide au Gabon.

Au devant des cours de justice, j’aurais présenté sans les exagérer les pertes réelles de mon parti et j’aurais évité d’y inclure des revendications d’ordre moral car je ne peux normalement faire payer à l’état la conséquence de mon engagement politique contre une dictature, engagement par lequel je dois forcément m’attendre à des préjudices moraux qui relèvent de la nature même de mon combat. Et parce que ce combat est mon choix, je dois en assumer les conséquences morales. Faire payer à Omar Bongo ces conséquences ressemble à une extorsion doublée de chantage dans la mesure où je ferais payer à l’état les conséquences de mon engagement politique, alors que cet engagement est avant tout une action individuelle. En fait, porter plainte à Omar Bongo pour utilisation abusive de l’autorité de l’état en vue de la suppression des droits politiques de l’UPG eût été une meilleure stratégie visant, non pas une réparation morale ou physique, mais bel et bien l’affirmation objective de l’état. Ainsi, encourager les citoyens à réclamer leur droit à l’expression politique libre eût été une action plus honorable que la mendicité politique publique à laquelle Mamboundou se livra, mendicité qui ne fit que renforcer les pouvoirs despotiques d’Omar Bongo resté, dès lors, seul maître à bord. Au lieu donc de renforcer l’état, Mamboundou a par sa légèreté politique contribué à l’affaiblir, au bénéfice despotique d’Omar Bongo.

A la fin, on se demande si tout ceci valait une telle humiliation ? De gain politique, il n’y en a pas eu vu que les négociations tant vantées par Mamboundou avant les législatives n’ont mené à aucune transparence électorales. Or, face au silence de Mamboundou sur ce sujet, et au vu de son inactivité, on ne peut que conclure que les 100 millions reçus, plus les 900 millions attendus, furent le prix du silence pour l’UPG et des dirigeants.

Monsieur Richard Moulomba se trompe donc en arguant que le BDP veut faire sa fortune sur le dos de l’UPG. Ceci procède, apparemment, d’une lecture erronée de la critique du BDP-Gabon Nouveau. Autrement dit, l’UPG n’est pas la cible du BDP sur la base de motifs pernicieux. Le BDP se réserve tout simplement le droit inaliénable de critiquer tout ce qui est préjudiciable au bien-être des Gabonais, que ce préjudice résulte d’une action bongoïste ou d’une action de l’opposition. Il serait donc erroné de croire, comme le fait Monsieur Moulomba, que le BDP ait fait de l’UPG et de Mamboundou le strapontin de sa politique. N’oublions pas à ce niveau que le BDP existe depuis 1998, que le BDP ne critique l’UPG que depuis les présidentielles de 2005 dès lors que la complicité de l’UPG avec le régime Bongo a commencé à s’affirmer, et que sur les centaines d’articles et de documents écrits par le BDP depuis 1998, moins de 1% concernent directement l’UPG. Mais que Richard Moulomba le veuille ou pas, le BDP se réserve le droit de critiquer tout groupe ou tout individu qui, ayant prétendu le défendre, se prostituerait au détriment et sur le dos du peuple Gabonais, qu’il s’agisse d’Omar Bongo et de sa clique ou des opposants manioc qui sévissent actuellement au Gabon.

Par ailleurs, il est essentiel que Monsieur Richard Moulomba se détrompe : le BDP a bel et bien un but politique. A moins de souffrir de cécité mentale chromique, Monsieur Moulomba devrait avoir vu que ce but est partout exposé et répété depuis la création de notre mouvement, c’est-à-dire rechercher par tous les moyens possibles le départ, sinon la suppression du régime Bongo.

Certes, Monsieur Moulomba arguera que le BDP n’est pas sur le terrain. Vrai. Mais à cette idée, il faudra tout simplement opposer la question suivante : qu’a valu à l’UPG et aux Gabonais la présence sur le terrain de Mamboundou, en dehors de ses maigres huit députés et de sa tentative d’extorsion publique d’un milliard de francs à l’état gabonais hors des circuits officiels et formels ? Comme nous l’avons démontré plus haut, Mamboundou a préféré contourner les mécanismes de la justice pour aller publiquement mendier un milliard de francs auprès de Bongo, alors que le tort global fait à l’UPG ne valait pas une telle somme.

Alors, que Monsieur Moulomba appelle ces faits des insanités s’il veut, mais qu’il sache que Daniel Mengara ne verse jamais dans le supposé, la supputation ou le logorrhéisme verbal sans fondement.  Ces faits ne sont pas des conjectures, mais des analyses inspirées des paroles sorties directement de la bouche de Richard Moulomba lui-même qui, sans sourciller, et demeurant inconscient des énormités qu’il susurrait, a montré à quel point les mentalités et mœurs corrompues, mensongères et criminelles sont devenues l’apanage des hommes politiques gabonais. On ne s’en cache même plus et on en parle comme si cela devait devenir un fait naturel et acceptable que tout le monde allât à la soupe ! Quelle légèreté !

Et attention aux contradictions, Monsieur Moulomba. Vous avancez que Daniel Mengara a peur de venir au Gabon parce que, selon vous, il aurait peur de se faire assassiner. Or, tout le monde sait que Daniel Mengara ne peut se rendre au Gabon parce que le régime en place refuse de lui délivrer un passeport. Pourtant, on se souvent avoir vu, en 2005 lors de la campagne présidentielle, Moulomba soutenir que Mamboundou ne pouvait sortir du pays parce que le régime refusait de lui donner son passeport. Déjà à ce niveau, où se trouve la différence entre Mengara exilé externe par la force de l’arbitraire et Mamboundou exilé interne par la force de l’arbitraire ? Mais la contradiction de Monsieur Moulomba ne s’arrête pas là. Il nous apprend dans son interview à M2005 que Mamboundou a son passeport depuis décembre 2005, ce qui veut dire depuis un peu plus d’un an. Ce qui frappe alors c’est que, jouissant désormais de son passeport, donc du droit de sortie du territoire, Mamboundou n’ait pas trouvé opportun de sortir du pays parce que, maintenant, aux dires de Monsieur Moulomba, il aurait peur, non plus d’être empêché de sortir, mais plutôt d’être empêché de revenir au Gabon. Je croyais pourtant que la peur n’habitait jamais Mamboundou ?

Pire, Monsieur Moulomba nous apprend que Mamboundou attendrait de devenir pleinement député pour se protéger de toute tentative du régime Bongo de l’empêcher de rentrer au pays si jamais il en sortait. Est-ce vraiment une explication suffisante, ce ramassis de contradictions ? Et si vraiment Bongo doit empêcher Mamboundou de revenir au Gabon, Moulomba croit-il que le fait d’être député protègerait Mamboundou de l’exil si Bongo en décidait autant ? Ne sommes-nous plus au pays de l’arbitraire ?

Voilà ce qu’on appelle prendre les Gabonais pour des imbéciles. L’UPG, par les langues fourchues de son leader et de son secrétaire général, ne sait plus aligner, pour leur propre défense, un seul argument qui eût du sens. On se contredit à chaque phrase et on espère voir gober ce genre d’insanités aux Gabonais ? Et si donc des esprits éclairés osent s’interroger ou exposer ces contradictions, on crie à la manipulation de Mba Obame et on menace : « Il faut que Daniel Mengara arrête de verser dans l’invective ». La question demeure : pourquoi appeler invective ou dénigrement des faits pourtant avérés qui sautent si fortement aux yeux ?

Oui, Daniel Mengara verse dans l’invective, certes, mais c’est une invective fondée sur des faits. Alors, qu’on le comprenne donc dès aujourd’hui : l’invective fondée et justifiée est l’apanage des hommes libres. Parce que je me sens libre et non redevable à personne, je peux traiter qui je veux d’animal et ne craindre aucune conséquence car ma liberté m’a également affranchi des peurs que connaissent les âmes encore enfermées dans des considérations animalières. Si on veut me tuer pour me faire taire, on me tuera, mais je ne mourrai pas la bouche fermée. Mais ce n’est pas moi qui, pour sauver ma peau, irais me vendre à Bongo comme l’ont fait Pierre Mamboundou, Richard Moulomba, Paul Mba Abessole et autres André Mba Obame. Ma liberté m’étant chère, je l’assume pleinement. Et parce que je l’assume, je ne puis la vendre.

Tandis que je jouis pleinement de ma liberté, ceux qui dépendent du régime Bongo comme Pierre Mamboundou et Paul Mba Abessole ne le peuvent pas, parce qu’ils dépendent d’un système hors duquel ils sont incapables de survivre. Comment le pourraient-ils ? N’ayant jamais pu s’assumer indépendamment comme des hommes affranchis hors du système Bongo, ils sont demeurés « rebelles » par la parole et esclaves par la dépendance. Or, dépendre d’un régime que l’on critique rend toute parole rebelle vide de sens. Demandez par exemple à Mamboundou d’aller sur une radio nationale ou à la télévision traiter Omar Bongo d’animal, de criminel et d’imposteur, il ne le pourra pas. Ceci parce qu’il n’est pas un homme libre. Demandez à son acolyte Richard Moulomba de tenir un meeting politique dans lequel il traiterait d’animal et d’imbécile Omar Bongo, et menacerait le régime d’insurrection armée commanditée par l’UPG, il ne le pourra pas. Ceci parce qu’il n’est ni un homme libre ni un homme affranchi.

Autrement dit, comme Omar Bongo, Mamboundou et son secrétaire général vivent encore tous au stade primaire de l’homme, c'est-à-dire à ce stade primitif où l’homme ne se préoccupe que de ses besoins les plus primaires (dormir, manger, copuler, excréter). Or, la raison pour laquelle je qualifie Omar Bongo d’animal tient à un fait universellement et philosophiquement vérifiable. Jean-Jacques Rousseau, définissant ce qui distingue l’homme de l’animal, arguait que pour mériter la qualité d’homme, il fallait à la fois faire montre des trois valeurs cardinales que sont l’amour de soi, la pitié (envers autrui) et la perfectibilité (capacité de s’améliorer). Omar Bongo ne correspond à aucun de ses trois critères. Incapable d’amour de soi, il souffre plutôt d’amour-propre (qui est un vice). Cruel dans ses épanchements, il ne sait pas ce que c’est que la pitié (voilà pourquoi il asservit toute une nation). Incapable de perfectibilité, il est, en 40 ans de pouvoir, resté le même, exactement comme le font les animaux, qui restent égaux à eux-mêmes malgré les changements dans leur environnement immédiat.

Ce que Pierre Mamboundou aurait dû, à son tour, faire, c’est se distinguer de l’animalité de Bongo en montrant qu’il était lui, humain. Il a malheureusement, en allant se transformer en mendiant public, échoué au test de l’humanité qui l’aurait élevé au rang d’homme de vertu aux yeux des Gabonais.

Dire ces choses-là telles que je les dis ne choquera donc que ceux qui, associés dans l’animalité qui éloigne de la raison, ne comprennent pas la force des principes, se limitant à la surface des choses et aux apparences. Or, les apparences sont trompeuses. Il n’y a que ceux qui pénètrent la surface des choses pour en étudier l’essence qui arrivent à s’affranchir de leur animalité, atteignant ainsi les sommets qui font l’humanité parce que guidés par la raison et l’altruisme qui fait les nations fortes. Le Gabon est faible parce que ses leaders sont des êtres mesquins, petits et sans substance.

Que l’on me permette donc d’affirmer, encore une fois, que tous les pompeux qui comme moi affichent leur titre de « Dr. » ne sont pas égaux. La fierté que je tire de mon titre de « Docteur » est une fierté qui me différencie d’un « Docteur » animalisé comme Mba Obame, dont l’intellectualisme avorté ne se compare même pas à celle d’un macaque. Quand on met ses connaissances au service de l’animalité, on ne mérite pas ce titre car on est un animal. Se refuser à l’animalité, c’est mériter un titre qui ne doit server qu’à élever l’homme. Quand on limite son esprit aux calculs qui réduisent les aspirations aux seules fins de piller, manger, dormir, baiser et chier, on reste au stade de bête. Mba Obame et moi n’avons donc ni les mêmes valeurs ni les mêmes fondements mobilisateurs. Il fait partie de la tribu des macaques et moi je fais partie de la lignée des hommes qui aspirent à la réalisation de l’humain et à son accomplissement total. Voilà pourquoi je rigole de ceux qui, comme Richard Moulomba, insinueraient que Daniel Mengara serait à la solde du régime Bongo. C’est comme s’ils disaient que Socrate était l’esclave d’un macaque. C’est là un anachronisme qu’il faut rapidement évacuer, de peur de tomber dans les élans bestiaux qui caractérisent le bongoïsme au Gabon.

Continuez donc, si vous le voulez, messieurs de l’UP(D)G, à assouvir vos bas intérêts sur le dos des Gabonais. Mangez le milliard de la honte avec lequel on aura acheté vos mesquines âmes et étranglez-vous avec. Mais sachez que tant que Daniel Mengara sera vivant, vos insipides stratagèmes n’échapperont qu’aux imbéciles et simples d’esprits qui croiront à vos factices positionnements. Vous faites aujourd’hui la démonstration de ce qui, hélas, tue le Gabon. Vous êtes vils, sales, dégoûtants. Contrairement à vos vils épanchements, souffrez que nous, au  BDP-Gabon Nouveau, nous donnions pour idéal de nettoyer le pays de ces manières de faire et de rétablir l’état, donc la nation, dans toute sa gloire. Et ceci commence par les exemples de probité que je donne à ce pays par ma personne, en me contentant de m’accomplir selon les capacités mentales, physiques et morales dont m’a doué la procidence. Je ne prétends pas, comme vous, pouvoir diriger les hommes sans y ajouter l’exemple; je prétends pouvoir les éduquer par l’exemple, sans prétendre les diriger.

Et sachez également ceci, chers amis. A la place de Pierre Mamboundou, j’aurais pris les 100 millions reçus de Bongo et j’aurais été personnellement les enfoncer dans la gorge du macaque, pour qu’il s’étouffe avec.

Je vais donc faire un important aveu à Monsieur Moulomba et à tous ceux qui nous lisent, dont certains seront choqués par cette platitude : mon opposition au régime Bongo est une opposition inébranlable. Elle le restera. Etrange, n’est-ce pas, que cette déclaration, qui devrait être si naturelle, recueille désormais tant de doutes et d’incrédulité de la part des Gabonais ! C’est à cause de gens comme Pierre Mamboundou, Richard Moulomba, Paul Mba Abessole, Omar Bongo et tous les autres margoulins que les Gabonais ont fini par ne plus croire aux déclarations de probité des hommes politiques. Sur quelle base, en effet, devraient-ils croire la profession de foi du Dr. Daniel Mengara quand des gens comme Paul Mba Abessole et Pierre Mamboundou leur ont déjà enlevé toute envie de donner leur confiance à quelque autre homme politique que ce soit ? Et voilà la cassure entre le peuple et ses leaders assurée. Et voilà le régime Bongo consolidé, parce que, dans les tréfonds de son machiavélisme, Omar Bongo savait que c’est en décrédibilisant l’opposition par la corruption qu’il allait sans coup férir garantir la consolidation et la survie de sa monarchie. Et pan, le tour est joué. On jette quelques miettes à Mba Assole et il se met à ramper comme un chien. On jette un os pourri à Mamboundou et il l’avale comme un serpent affamé. Spectacle dégoûtant où bestialité et immoralité s’associer pour démobiliser les Gabonais et les détourner du sentiment révolutionnaire. Rien de plus docile en effet qu’un peuple découragé !

Oui, je parle beaucoup de derrière mon ordinateur comme on me le reproche souvent ici et là. Mais je dis que c’est mon droit le plus absolu de parler autant que je veux et de critiquer autant que je veux. Ce droit étant alimenté par mon inébranlable conviction, je l’affirme avec fierté contre vents et marrées. Chacun devrait en faire autant car parler est déjà poser un acte d’homme libre. Il vaut mieux parler de derrière un ordinateur que se pervertir l’esprit au contact des cochons de la classe politique gabonaise.

Oui, je ne suis pas sur le terrain au Gabon. Mais comme je suis maintenant rassuré que le fait d’être sur le terrain ne fait pas forcément de ceux qui y sont des étoiles ni des succès politiques, alors je me retrouve soudain conforté dans mon opposition d’exil. Vu que ceux qui sont au Gabon n’ont pas encore pu faire la démonstration de leur efficacité de terrain, il n’y a pas lieu de se retrouver embarrassé par l’opposition d’exil, fût-elle cyberdissidente. Par ailleurs, je me satisfais du fait que Mamboundou fut lui aussi longtemps acculé à l’exil, son retour au Gabon n’ayant dans ce cas été qu’une conséquence naturelle de son autorisation de retour par la même personne qui l’exilât. Le jour viendra donc où je me retrouverai moi-aussi au Gabon, mais mon retour ne se fera pas avec la queue entre les jambes comme ces gros gueuleurs dont le radicalisme semble avoir fondu dans les CFA de Bongo comme neige au soleil. Mon retour sera un retour d’homme qui affirmera la tête haute son humanité et celle des Gabonais, car ne devant son ni son passé ni son devenir à personne.

Oui, je parle de révolution et d’insurrections qui ne viennent pas. Mais je dis ceci : que l’insurrection vienne ou qu’elle ne vienne pas, l’essentiel est que j’y croie et que j’y travaille jour et nuit, pour la rendre possible. Il n’y a rien de plus terrible qu’un humain sans aspiration, qui attend docilement sa libération de l’action divine ou du miracle. Ce type d’humain étant un humain découragé, il est totalement inutile à la société car incapable de s’élever au rang d’homme, sa seule préoccupation finissant par se réduire aux besoins primaires déjà mentionnés plus haut, c'est-à-dire manger, dormir, baiser et chier. Aussi préféré-je me satisfaire de l’illusion d’un changement à venir plutôt que de céder au découragement ou de plonger corps et âme dans les bras des bourreaux du Gabon, après avoir jeté par la fenêtre mes convictions. Si donc, je dois rester le seul Gabonais opposé au régime Bongo, je le demeurerai, car mon engagement ne dépend aucunement de ce que font les autres ni de ce que fait le peuple. Seule ma conviction pour le changement me guide et me motive à lutter pour ce changement, quelqu’en soit le prix. La maxime est alors simple : je m’oppose donc j’existe, et puisque j’existe, je peux soulever des montagnes.

A ce titre, personne, ni Richard Moulomba, ni Pierre Mamboundou, ni Omar Bongo, ne me privera du droit de dire mes opinions et de fomenter la rébellion au Gabon en vue de libérer ce peuple meurtri de la dictature qui le tétanise dans son suicidaire immobilisme depuis 40 ans. Et contrairement aux Moulombas et Mamboundous du Gabon, la passivité du peuple, loin de me décourager et de me pousser à me vendre à Omar Bongo, me révolte chaque jour un peu plus et me fait m’ériger, non point contre ce peuple que j’aime tant, mais contre ceux qui l’ont ainsi fait prisonnier de ses phobies. Et plus je vois les meurtrissures de ce peuple, la léthargie étant de celles-là, plus je me sens révolté à sa place. Du coup, plutôt que de le critiquer, je le comprends. Ce peuple n’a tout simplement pas eu les leaders qu’il méritait.

Voilà pourquoi, pour finir, je déclare aux yeux de tous que si Monsieur Moulomba, comme il le prétend, a des preuves qui eussent jamais placé Daniel Mengara au sein du giron qui assemble les suppôts de Satan au sein de l’enfer bongoïste, qu’il les apporte. Je serai content d’apprendre cela de moi-même, au cas où quelque part je me serais endormi un jour pour me réveiller dans la troisième dimension où se mélangent les rêves et les réalités fantasmagoriques. Mais je reste convaincu que personne nulle part dans le régime de Bongo ne peut m’incriminer dans quelque combine que ce soit. Je ne leur en ai jamais laissé l’opportunité, les ayant toujours tous évités comme la peste. A la différence de Monsieur Moulomba, donc, ma démonstration de la duplicité de Pierre Mamboundou s’est uniquement basée sur des faits vérifiables par tous, pas mal de ces faits étant sortis de la bouche de Richard Moulomba lui-même. Daniel Mengara n’a donc rien inventé et son invective se fonde sur des faits concrets, dont l’inéluctabilité s’affirme avec une bienfaisante férocité.

Et, puis, les gens qui savent apprécier le vrai du faux le savent. Si les bongoïstes avaient quelque preuve que ce soit qui eût pu établir ma compromission d’avec le régime Bongo, soyez assurés qu’il y a longtemps qu’ils l’auraient produite. Leur problème est qu’ils n’en ont aucune, s’étant toujours cassé les dents sur la carapace de mes postures probitaires, seuls antidotes contre le mensonge et la malhonnêteté qui défont les hommes et font triompher les bêtes. C’est donc dans le vent et avec du vent que radote le frère Moulomba. Je lui pardonne ses errances logorrhéiques car je dors tranquille, conscience au repos. J’attendrai donc qu’il aligne ses preuves.

En attendant, je dis, comme diraient mes frères de Guinée équatoriale, « basta ! »

Car je n’ai aucune parenté avec les cochons.

Dr. Daniel Mengara
Président

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P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey, 07052

USA

Tel: 973-447-9763 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9763 / 973-655-7909
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Interview de Richard Moulomba

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Source: Mamboundou2005

l'interview de dimanche 14-01-2006 de Richard Moulomba, SG de l'UPG, il parle de Mengara, Mayila et de procédures juridiques en cours...

Richard Moulomba, bonjour et merci de répondre à notre rendez-vous hebdomadaire.

M2005, bonjour !

Quand est-ce qu’aura lieu le discours des vœux du Président de l’UPG, Pierre Mamboundou.

Le discours du président au peuple gabonais se fera en même temps que la cérémonie de présentation des vœux qui doit avoir lieu ce dimanche 21 Janvier.

Lors d’une récente interview, au sortir des élections législatives, vous avez parlé de personnes encore emprisonnés pro-UPG. Est ce toujours d’actualité ?

A la suite des évènements d’Awendjé, il demeure encore parmi les jeunes qui avaient été arrêtés, deux jeunes gabonais, qui ont eux été condamnés à deux ans. Ces jeunes dont l’appartenance a l’UPG n’est pas très clair, ont été arrêtés avec des armes à la main, aux Akébés. Contactés par les familles, nous avons mis nos avocats sur le dossier mais ils ont néanmoins pris deux ans. C’est d’ailleurs au cours de ce même procès qu’un de nos responsables avait lui été condamné à 4 mois. Ce dernier, alors qu’il allait a la chasse, avait été arrêté sur la route de Kango avec des cartouches de fusil dans la poche.

Concernant ces deux jeunes, ils sont a priori des sympathisants sans pour autant avoir leur carte d’UPG. Au niveau des Akébés, il y a eu des échanges assez vigoureux avec les forces de l’ordre, et ces deux jeunes avaient été alors incarcérés et condamnés.

Où en est le dossier de dédommagement de l’UPG suite à l’attaque d’Awendjé. Il y a deux mois environ, vous aviez parlé d’une avance de 100 millions sur un dédommagement proche du milliard. Depuis lors avez vous été mieux dédommagé.

Le dossier est toujours avec M. Lemboumba. De toute façon, c’était clair que le gouvernement n’avait pas du tout l’intention de nous dédommager comme on le voulait, et entièrement, avant les élections. Nous avons relancé M. Lemboumba mais il est souvent en déplacement donc nous attendons.

Pour revenir sur les élections présidentielles de décembre 2005, l’UPG avait déposé une plainte auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme à Banjul. Cette commission devait délibérer en fin 2006 à ce sujet après avoir entendu la défense du gouvernement gabonais, qu’en est-il exactement ?

Normalement la commission devait donc se réunir en décembre 2006, mais je n’ai pas eu de suite. Nous avons une équipe qui suit le dossier et qui d’ailleurs avait été nous représenter à Banjul. Cette session ordinaire de la commission aurait du avoir lieu en décembre, il faut que je me rapproche de l’équipe qui s’en occupe pour savoir si finalement le gouvernement gabonais a complété le dossier (dont les délais étaient au 30-06-06) et si cette cession ordinaire a finalement eut lieu en fin décembre 2006.

Quelles sont les chances que les décisions de cette Commission Africaine (cf. Interview du 23-07-06) ait un impact sur les résultats des élections présidentielles, plus d’un an après. Qu’attendez vous de cette commission ?

La Commission doit statuer sur la légalité de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, par rapport aux conditions d’élections et de renouvellement des membres de cette Cour Constitutionnelle. Dans le meilleur des cas, la Commission Africaine jugera de l’inconstitutionnalité de la cour constitutionnelle. La plainte n’est pas relative aux élections présidentielles mais est implicitement relative à l’élection présidentielle. Si la cours constitutionnelle est inconstitutionnelle, cela veut dire que tous les actes posés par la Cour Constitutionnelle sont nuls depuis son inconstitutionnalité, y compris pour les élections présidentielles.

Mais cette même cour constitutionnelle vous avait donné raison pour les élections législatives et le cas Assélé/Bourobou Koumba, par exemple ?

Oui, mais même cette décision serait aussi remise en question du fait de son inconstitutionnalité. Tous les actes de la cour seront alors déclarés nuls et de nul effet, ce cas y compris.

Mais pensez vous que cela pourrait avoir un impact et que la Cour Constitutionnelle gabonaise puisse être alors obligée de démissionner suite à cette décision de la Commission Africaine des Droits de l’Homme ?

Si le gouvernement venait à faire la sourde oreille et à ne pas respecter l’avis de la Commission, pour nous, cette situation serait un argument supplémentaire auprès de la communauté internationale. Nous travaillons d’ailleurs sur ce point avec la Commission pour savoir qu’elles sont leurs moyens de coercition, dans ce cas précis.

Richard Moulomba, connaissez vous l’hebdomadaire satyrique Le Gri Gri International ? Une partie de son équipe de rédaction est parti en claquant la porte pour créer un nouveau journal satyrique uniquement sur le net : Bakchich Info. Ce journal a publié il y a près d’un mois un artcile intitulé : Au Gabon l’éternel retour.

Dans cet article, le journaliste de Bakchich insinue que Me Mayila a souvent joué les négociateurs et les transporteurs de fonds entre le pouvoir et Pierre Mamboundou en transitant par Mme Mamboundou en région parisienne (pour les fonds). Quel est votre point de vue sur cet article ?

En ce qui me concerne, je n’ai pas lu cet article mais je peux vous confirmer que Mayila a toujours eu de bonnes relations avec le président, et pas que d’aujourd’hui. Ils ont des liens de parenté même si il lui a déjà fait des coups bas, notamment en 1998 où Me Mayila avait monté une équipe qui était venue déclarer que Pierre Mamboundou leur avait donné des armes.

Par contre, je doute fortement que Mayila ait pu servir de courroie de transmission et etc, car personnellement je n’ai pas vu de modification de comportements de celui qui est avec moi (Pierre Mamboundou). Ca m’étonne. J’espère que ces journalistes savent de quoi ils parlent, mais moi, ça m’étonnerait fortement.

Récemment le président faisait peut-être allusion à ce genre d’articles puisqu’il disait qu’il fallait qu’on se prépare à attaquer (en justice) certains journaux spécialisés dans la diffamation. Ce qui n’était pas mon point de vue forcément et j’ai d’ailleurs tenté de l’en dissuader puisqu’on ne ferait que faire de la publicité à ce type de journal. Mais il n’est pas exclu que l’on aille en justice. Je considère quand même que ce genre d’article est grave car il sous entend que Mamboundou prend l’argent d’Omar ; c’est grave, c’est grave!

Concernant les rencontres de 2006 entre Mamboundou et Bongo, je ne pense pas que Mayila ait joué un rôle particulier.

A la question, Me Mayila joue-t-il les Missi Dominici entre le pouvoir et Pierre Mamboundou...

Concernant les rencontres de 2006 entre Mamboundou et Bongo, je ne pense pas que Mayila ait joué un rôle particulier. Je me souviens que la rencontre du 19-04 a été renvoyée plus de deux fois, parce que nous n’arriverions pas à convaincre le président à rencontrer Omar Bongo. Le président Mamboundou insistait pour que cette rencontre ait lieu au sein de l’Assemblée Nationale et pas ailleurs.

Mais compte tenu du fait que nous nous trouvions de plus en plus en position de faiblesse...

Je vous l’avais déjà dit dans une précédente interview, car d’un côté l’ambassadeur de la République Sud-Africaine commençait à manquer de diplomatie en nous faisant comprendre plus ou moins vertement qu’il ne voulait plus de nous au sein de son ambassade ; il fallait donc en sortir.

De l’autre côté ; les armes de Mba Ombame et d'Ali Bongo étaient pratiquement pointées sur nous, avec en prime, un peuple qui vaquait à ses besoins ordinaires, à ses boissons, et autres et qui ne semblait pas se soucier des problèmes rencontrés par Pierre Mamboundou et qui, de fait, l’affaiblissait dans les discussions avec le gouvernement. Bongo savait alors très bien que le peuple acceptait cette situation.

Sans oublier que le siège de l’UPG etait complètement fermé et cerné par des chars avec une centaine de policiers en armes; les responsables du parti quasiment sous surveillance et/ou vivaient dans une quasi clandestinité.

C'est cette situation qui nous amène, Philippe Tonangoye et moi, à dire au président qu’aller rencontrer Bongo est pour nous la seule voie. Le président accepte enfin le 18 au soir (vers 22-23h) l'argumentaire que nous déployons depuis deux, trois jours. Alors, qu’on me dise que c’est Mayila qui a joué ce rôle, j’en doute. Mais ce que je sais c’est qu’ils se sont toujours appelés. Alors qu’il ait joué un rôle particulier dans ce sens, je n’en sais rien, peut-être qu’il a "ajouté".

Je sais que personnellement, j’ai fait un tableau récapitulatif de la situation au président et qu’il fallait qu’on soit réaliste parce que sinon, le parti disparaissait, voilà. Et tout était fait pour qu’il disparaisse, et nous avec, y compris physiquement.

Quelle est la suite de la plainte de l’UPG dans l’affaire Mbanié ?

La Présidente du Tribunal, a qui on a transmis notre plainte pour saisir la Haute Cour de Justice, et qui est en fait la courroie de transmission, dans ce genre de procédure, nous met "en diversion". Elle nous a envoyé une lettre dans laquelle elle nous dit que notre plainte ne contient pas de « preuves ». Elle est entrain de faire une diversion dans ce sens qu’il ne lui appartient pas de faire une étude de fond du dossier. Elle confond, elle est une "courroie de transmission » et elle a mal lu la constitution. Le travail de la Présidente du Tribunal est de faire mettre, de saisir le Président de la République afin qu’il signe le décret de mise en place de la Haute Cour de Justice et sa constitution composée de magistrats et de parlementaires.

Ce n’est alors que cette Haute Cour de Justice qui demandera à l’étude (le conseil de l’UPG), des éléments de fonds, dont font parti les preuves, éléments lui permettant de statuer. Il n’appartient pas au Tribunal de demander les éléments de preuve. Ils doivent juste jouer leur rôle de courroie de transmission.

Pourquoi ne pas le lui avoir rappelé alors ?

Evidemment nos avocats lui ont écrit à nouveau en lui rappelant qu’il ne lui appartient pas de faire une étude de fonds, et donc qu’elle doit juste jouer son rôle.

Est-il possible d’avoir une copie de la lettre de la Présidente du Tribunal pour publication sur le site internet ?

Je vais demander à nos avocats pour qu’on puisse alors vous l’envoyer, pour publication. Déjà elle s’en est pris aux avocats parce que cette lettre s’était retrouvée dans un journal gabonais. De toute façon, comme cette lettre a déjà été publiée, on peut donc la reprendre sans soucis sur M2005 .com.

Et l’inéligibilité de Philippe Tonangoye, que s’est-il passé exactement a Bouee?

C’est un règlement de compte à Bouée. Il n’y a pas eu une quelconque casse d’urnes à Bouée. Et de plus nous avons envoyé un huissier pour aller enquêter sur place là-bas. Le préfet de Bouée a d’ailleurs confirmé qu’il n’y a jamais eu de casse d’urnes et que les élections se sont très bien passées dans l’Ogouée Ivindo ; ce sont ses termes. Pour résumé, on a donc inventé une histoire à Philippe Tonangoye. Nous avons fait un recours pour annuler cette décision de la Cour Constitutionnelle.

D’autre part, il n’appartient pas à cette cour d’attribuer des punitions ou quoique ce soit. Elle est entrain d’aller au-delà de son rôle. S’il y a eu casse d’urne, c’est au Tribunal de Droit Commun de sévir conformément à la loi, et pas à la cour constitutionnelle de le faire. Et pour le cas d’espèce, il n’y a jamais rien eu dans ce sens.

Nous avons tous les PV et toutes les preuves pour montrer que il n’y a pas eu casse d’urnes. Mieux, nous avons le document signé par la Cenap qui fait l’inventaire de tous les matériels de vote qui ont été utilisés dans l’Ogouée Ivindo et particulièrement à Bouée, et qui prouve que tous les matériels de vote utilisés à Bouée, ont été renvoyés à Libreville. Nous avons le recensement, numéros d’urnes par numéros d’urnes, bureaux de votes par bureaux de votes.

Nous avons le PV de recensement signé par le Président de la Cenap de Bouée et contresigné par le préfet et qui a été établi après le vote.

On se demande à quel moment, ces urnes ont été cassées. Est-ce que c’est dans la voiture qui a transporté ces urnes jusqu’à Libreville ? Au quel cas, c’est un acte post-électoral. En réalité, je crois, que c’est un règlement d ecompte. Il semblerait qu’ils ont énormément de comptes à régler dans l’Ogouée Ivindo, et on veut éliminer d’avance notre candidat, Philippe Tonangoye, à la fois pour les législatives, que les locales ou les sénatoriales. Ils ont là-bas, des calculs deja tout faits.

Ou en sont les projets de journaux, de radio ou de TV du parti ?

C’est le statu quo, il n’y a pas grandes choses qui rentrent. C’est moi qui gère ses dossiers. Jusqu’à présent nous avions enregistré des participations entre 400 à 500 mille francs. Je pensais que les internautes devaient nous aider en partie…

Mais où sont passé les cent millions de l’avance de dédommagement ? Les internautes veulent bien participer mais ils ont besoin de savoir où va leur argent et qu’ils ne son pas floués.

Ces cent millions ont en grande partie été utilisés lors de la tournée interprovinciale du président Pierre Mamboundou. Vous savez que la rencontre du 19 a quand même perturbé et désaxé beaucoup de gens. Il fallait donc cette tournée explicative.

L’autre partie a été utilisée dans les élections législatives.

Pour nous, actuellement, la stabilité du siège est la priorité ; nous sommes toujours locataire. Pendant les périodes les plus troubles de cette année 2006, nous avons eu la chance que la propriétaire n’ait pas cédé aux intimidations. Cela ne vous exempte pas de nous aider financièrement. Il faut que les internautes jouent un rôle aussi bien matériel que financier.

M. Moulomba, les Gabonais veulent bien participer mais pour participer ils exigeront en contrepartie une clarté dans les comptes de l’UPG, ainsi que son budget de fonctionnement par exemple. Quelles sont vos entrées pour 2007 ? Quelles sont les dépenses de 2007 ? Sur quel pourcentage pensez vous les satisfaire en terme de niveau de fonds que vous pouvez atteindre ?

M2005, les cotisations mensuelles ne dépassent même pas 300 000 alors que nous avons un siège qui nous coûte près de 900 000 mensuels. De quel type de document vous avez besoin pour inciter les internautes à cotiser, à participer ? Avez vous besoin d’un plan des besoins, avec une présentation Entrées-Dépenses ? Aujourd’hui, nous n’avons rien du tout en terme de moyens financiers. Nous pouvons faire un document pour bien montrer la situation du Parti.

Par rapport à notre budget, je ne pense pas que nous puissions même couvrir 20%. Nos donateurs ne sont pas du tout réguliers. Nos charges pour le siège tourne autour de 1 million par mois avec l’eau et l’électricité ; et ce sans compter le reste du fonctionnement (bureautique et autres). Avec 300 milles de cotisations, on a donc déjà un manque à gagner de 700 000.

Mais vous avez eu 8 députés fermes ? Ils peuvent participer ? Nous avons besoin d’un prototype de budget dans tous les cas?

Les députés cotisent à raison de 150 000 mensuels. Concernant le budget, je vous en fais un dans la semaine…

Richard Moulomba, l’actualité économique est "trustée" par la naissance de Gabon Airlines. Air Gabon est mort. Gabon Airlines est vivant. Quel est le point de vue de l’UPG quand on sait que Gabon Airlines a récupéré les mêmes droits que la défunte Air Gabon ?

C’est gênant, c’est une affaire de famille. Air Gabon est mort. Et on a alors entendu qu’une famille, la famille Bongo a sorti 3 milliards pour créer Gabon Airlines. Ce qui est gênant c’est qu’on a une expertise qu’on a perdu et envoyé dans la rue, comme ça, sans même qu’ils aient été tous dédommagés ( les anciens d’Air Gabon).

Les indiscrétions disent que cette société sera dirigée par Anicet Bongo.

Non c’est plus Christian Bongo, d’après quelques articles que nous avons repris sur le site.

D’accord Christian Bongo ? La famille Bongo en tout cas ! Entre Christian et Anicet, je ne sais pas trop. Christian, c’est celui qui est à BGD ?

Oui, à la BGD et à Atlantique Télécom (les téléphones portables) !

Je ne vois pas comment il va faire pour être à la fois à la BGD et à Gabon Airlines. On a l’impression qu’on a tué la poule du voisin pour mettre sa poule à la place ! Voilà ! C’est une chose a voir de plus prêt avant de se prononcer…

Comme on est dans les gros montants, je vous pose la question à 3 milliards. Qu’êtes vous allé faire lors de votre dernier entretien au Bord de mer, en l’espace de deux semaines ?

C’est très simple. Jeudi, il voulait nous voir pour nous proposer de rentrer dans son gouvernement. Nous sommes donc aller pour entendre sa proposition. Le jeudi suivant nous sommes repartis pour lui donner notre réponse. Et la réponse c’est Non. Nous ne pouvons pas accepter. Le PDG jouit d’une majorité suffisante pour gouverner seul.

Mais vous avez dit, par l’entremise de Philippe Tonangoye, que vous ne fermiez pas la porte ? Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? (question posée par un internaute)

Non ! On lui a prêté des mots. Il n’a jamais dit ça ! On n’en a discuté hier. Il dit n’avoir jamais discuté avec un journaliste. On lui a prêté des mots qu’il ne reconnaît pas. Il ne reconnaît pas ça.

Mais pourquoi vous ne l’avez contesté par la suite ?

Il faut vivre au Gabon. C’est la réalité. On ne peut pas passer son temps à contester et à demander un droit de réponse qu’on nous refuse. Mais moi, je me suis battu avec les gens de la Presse, Monsieur. Il faut vivre au Gabon. Vous vivez dans la clim’ là-bas sous la neige. C’est bien mais les réalités au Gabon sont autres. Je ne peux pas me lever pour aller dire que ce que vous avez lu à l’Union, c’est faux. Ca fait partie de la banalité. Et qui vous entendra ? Qui vous accordera une antenne ? Et en général, quand c’est comme ça, c’est qu’il y a des couloirs qui ont voulus que ce soit comme ça. Personne ne vous fera passer l’opposé de ça. Ils ont voulu faire passer une infos et ils veulent que ce soi celle là qui reste dans la mémoire collective. Si tu veux faire passer le contraire, ils ne vont pas être d’accord avec vous.

Vous avez eu 8 députés sur 120 à l’Assemblée Nationale. Pensez vous que cela mérite même d’y assister ? Quel poids auriez vous à 8 contre 112.

C’est vrai que sur le plan de la quantité, il n’y aucun poids, ça c’est sur. Mais sur le plan de la qualité disons que cela fait une tribune. C’est une tribune supplémentaire pour faire passer nos idées, nos discours. N’oublions pas que les débats à l’assemblée nationale sont retransmis en direct. C’est donc déjà une tribune importante. Et de plus ils sont ouverts au public.

C’est vrai que sur le plan de la quantité en y ajoutant la mécanique politique, c’est perdu d’avance. Ca c’est clair ! C’est beaucoup plus par rapport à la qualité des débats et des tribunes. Il faut voir ici, la partie tribune supplémentaire, que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Une rumeur persistante dit que Mamboundou vit au Méridien au "frais de la princesse", ou du Roi, plutôt. Une suite où le champagne coule à flot. Qu’en est-il exactement ?

Pour ceux qui sont au Gabon, ils peuvent le vérifier et constater que Pierre Mamboundou ne vit pas dans une suite du Méridien. Ceux qui veulent savoir où vit Pierre Mamboundou, le savent. Ceux qui veulent être au siège à tout moment, ils le savent. Les gens viennent au siège.

Jamais, jamais, jamais, trois fois jamais. Mamboundou n’a jamais dormi au Re-Ndama ! Il ne peut pas ! Mais enfin, vous pensez qu’il peut dormir au Méridien et qu’on vienne le zigouiller le lendemain ? Le soir même, dans la nuit pendant le sommeil ! Le Secrétaire Général met au défi quiconque prouvera que Mamboundou a dormi au Re-Ndama une seule nuit, pas dix. Un seul jour. Et je peux même mettre de l’argent dessus !

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Richard Moulomba: Jamais, jamais, jamais, trois fois jamais. Mamboundou n’a jamais dormi au Re-Ndama ! Il ne peut pas ! Mais enfin, vous pensez qu’il peut dormir au Méridien et qu’on vienne le zigouiller le lendemain ? Le soir même, dans la nuit pendant le sommeil ! Le Secrétaire Général met au défi quiconque prouvera que Mamboundou a dormi au Re-Ndama un seul jour, pas dix. Un seul jour. Et je peux même mettre de l’argent dessus ! Je mets de l’argent dessus.

M2005: Depuis déjà de longs mois, nous vous avions demandé de pouvoir publier l’agenda du Président Pierre Mamboundou sur le site, cette requête est restée lettre morte. Pour 2007, aurions nous la chance de recevoir une réponse positive ?

RM: Oui en effet, je vous avais déjà promis cela. Il faut que je fasse l’effort de voir avec son cabinet dans quelle mesure on pourrait vous transmettre cette information régulièrement. L’un des légers problèmes qu’il y a à ce sujet c’est que les rencontres qui se font, là il faut que les internautes le comprennent, avec certaines personnes se doivent de rester confidentielles. Ces personnes de tout bord, ne souhaitent pas forcément que cela devienne public.

En un mois, Mamboundou fait, une sortie publique alors qu’entre temps il y a énormément d’audiences et de visites. Dans ce lot, 90 % des gens ne veulent pas que cela soit connu publiquement. On risque alors d’avoir un agenda quasiment vide ?

M: L’objectif  n’est pas de publier l’intégralité de son agenda puisque c’est évident qu’il y a une bonne partie qui doit rester confidentielle. L’objectif c’est d’avoir les grandes lignes, les grandes rencontres prévues avec les électeurs, par exemple, ou encore les interventions des députés de l’UPG prévues à l’Assemblée Nationale, pour que les électeurs soient prévenus et puissent être en masse à ces rendez-vous.

RM: Ok, je vais voir ça va avec le cabinet, en fonction peut être du volume et s’il n’en voit pas d’inconvénients. Par contre, moi je te demande une chose.

Primo, j’ai envie de répondre au Dr Mengara sur un certain nombre d’insanités écrites depuis un certains temps. Je voudrais que tu me les décortiques et que pour dimanche 21-01, on ait un entretien d’une heure – une heure et demie, mais qui soit transformé sous forme de questions en réponse à Mengara. Décortiques moi entièrement tous ses différents sujets et transformes les moi en question et comme ça, on aura, un entretien à cœur ouvert avec le Secrétaire Général qui répond à Daniel Mengara.

Parce que c’est un bonhomme (Daniel Mengara) qui assis dans un bureau et qui a même peur de mettre pied ici (à Libreville), parce qu’il pense être tué à tout moment, je pense qu’il faut qu’il ait quand même un minimum de respect pour les gens qui sont ici et qui se battent chaque jour sous le soleil.

Et pour un bonhomme qui a un hamburger à la main, et un coca, entrain de pianoter sur un ordinateur, et qui reçoit des subsides d’un Mba Obame, parce que nous avons des traces. Il faut qu’il arrête ! Il faut qu’il arrête ça ! Il faut qu’il arrête de mener les gens en bateau. Il faut qu’il arrête sa définitivement. Qu’il joue le jeu de Mba Obame, ça c’est son problème ! Mais, qu’il arrête de penser que la politique, sa politique, le jour où il a décidé de créer son parti, il n’a pas décidé de le créer en se mettant sur le dos de quelqu’un.

Il créé un parti avec des objectifs qu’il doit tenter d’atteindre chaque jour. Et je pense que finalement son parti sert beaucoup plus à insulter et dénigrer les gens qu’à servir de parti et donc à aider le peuple. Il faut qu’il sache où est sa place car j’ai l’impression que sa place est dans l’injure et l’invective envers d’autres partis politiques plutôt que se concentrer à faire le devoir que doit faire un parti politique qui a décidé d’être créé librement.

M: Une autre question, Pierre Mamboundou a-t-il vraiment dit à la presse, le devenu célèbre, « L’UPG avisera » ?

RM: On (la Présidence gabonaise) nous appelle, nous ne savons pas de quoi il s’agit. Donc jeudi 04-01, nous allons le (Omar Bongo) rencontrer et nous parlons d’un ensemble de problèmes et notamment des élections, nous nous insurgeons contre la façon de faire. Et finalement, nous en venons au fait ; il nous dit « Voilà, j’ai besoin de vous au gouvernement ! ».

Mais Monsieur (M2005), c’est une question, même si nous nous y attendions, c’est une chose que nous ne sommes pas sensés avoir préparé. Et donc quand nous partons, nous lui disons que nous avons compris mais que nous avons une équipe, nous avons des militants et nous allons les consulter.

Quand on sort, la presse nous demande ce qu’il en a été.

- Est-ce qu’on vous a proposé… ?

- On nous a fait des propositions ! disons-nous.

- Mais que répondez vous ?

- Mais écoutez, nous n’avons pas répondu au président de la république. Ce n’est pas à la presse que nous allons répondre !

Nous avons donc dit à la Presse que nous lui avons dit que nous aviserons, ce que nous avons répéter à la Presse. On nous a fait la proposition mais nous aviserons. « Nous aviserons » ça signifie quoi ? Que nous répondrons en son temps dès que nous aurions étudié la question ! Ce n’est pas ça en Français ? Je ne sais pas ce que cela a pris comme autre interprétation. Nous avons bien dit que nous aviserons. C’est-à-dire que nous sommes repartis chez nous et pris en compte ce qu’ils nous ont dits. Nous allons nous concerter et donner le moment venu la réponse que l’on aura arrêté.

Et nous avons avisé puisqu’une semaine plus tard nous sommes partis au même endroit pour lui donner notre réponse.

M: Monsieur le Secrétaire Général de l’UPG, merci pour cette entretien. Avez vous un autre point que vous souhaiteriez ajouté ou mettre en exergue ?

RM: A priori non, le point que je voulais mettre en exergue, c’est celui de Mengara, par ce que j’ai lu énormément d’insanités et j’estime que quand un parti politique, quand des gens décident de créer un parti politique, ils ont des objectifs et si 90% de votre temps c’est pour dénigrer Paul, Jacques et Jean. Je ne sais pas qu’elle sa cible finalement. L’objectif de la création de son parti, ce n’est ni Pierre Mamboundou, ni l’UPG ? Il faut qu’il ait des objectifs, un programme, des dates à poser chaque jour qui lui permettent de gagner du terrain chaque jour. Et surtout il faut qu’il arrête de verser dans l’invective, sinon nous allons voler bas. Je souhaite vraiment que tu prépares et organises cette interview à ce sujet. Il faut que Daniel Mengara arrête.

M: Ultime question, depuis combien de temps Mamboundou est au Gabon et depuis combien de temps il n’a pas vu sa famille ? Peut-il sortir du pays ?

RM: Pierre Mamboundou est au Gabon depuis 1993, et depuis 1989, il n’a pas vu sa famille. Il a un passeport depuis décembre 2005 mais nous craignons, avant et après les élections présidentielles, qu’en sortant il ne puisse plus rentrer. Nous attendons donc qu’il prenne son écharpe (et soit installé à son poste d’élu) pour pouvoir organiser une sortie sur l’internationale, même si cela demande beaucoup d’argent.

Vous allez à l’extérieur nous aider à mobiliser les fonds pour son voyage (je l’espère). Dès que nous serons intronisés le 24-01 à l’Assemblée Nationale, date de la première cession, €nous allons nous atteler juste après à préparer ce voyage.

M: Richard, comment dois je à présent vous appeler, Monsieur le Député ? Monsieur le SG?

RM: (Rire) Non, appelle moi comme tu veux. C’est sans protocole.

M: Merci, Richard Moulomba et rendez vous dimanche 21-01.

RM: Merci, M et bon dimanche.

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29 décembre 2006

Gabon LEGISLATIVES 2006:la cour invalide certains résultats

De nombreux candidats annoncés vainqueurs préalablement, à l'instar de Jean-Boniface Asselé, Jean Ngoua Mba à Libreville et autres ont en définitive perdu le scrutin face, respectivement, à Bernadette Bourobou Koumba de l'UPG, Oddou Mba, du RPG. Par ailleurs, six personnes et d'autres ont été déclarées inéligibles pour une durée allant de cinq à deux ans pour «violence électorale».

SOIXANTE douze heures après qu'elle eut reçu la saisine de la Commission électorale nationale autonome permanente aux fins de proclamer les résultats des élections des députés à l'Assemblée nationale qui ont eu lieu les 17 et 24 décembre derniers sur les cent-vingt (120) circonscriptions électorales du pays, la Cour constitutionnelle a mis fin, hier mercredi 27 décembre 2006, à l'attente de l'opinion quant aux résultats de cette consultation électorale.

Lors de sa séance délibérative tenue à son siège, la haute juridiction a proclamé les députés élus, au terme de ce vote organisé selon le mode de scrutin à un- tour. Celui-ci ayant vu la participation de 902 candidats représentant plusieurs formations politiques, dont le Parti démocratique gabonais qui conserve sa majorité à la chambre des députés avec 81 sièges (le 2e siège de Mouloundou devant être repris). Cela d'autant que le. rendu de la Cour constitutionnelle lu, comme à l'accoutumée, avec la plus grande solennité par son président Mme Marie-Madeleine Mborantsuo, qu'entouraient six autres sages de l'institution, a définitivement fixé les candidats, les électeurs et l'opinion nationale sur les compatriotes élus sur l'ensemble des sièges à pourvoir au palais Léon Mba

RESULTATS• Après les premiers résultats rendus publics par le ministère de Intérieur, conformément à la loi portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée, la Cour,' analysant préalablement les données contenues dans les procès-verbaux, a proclamé les résultats sous réserve du contentieux électoral. Elle s'est appuyée autant sur les procès-verbaux que sur les rapports des présidents des commissions locales, des délégués de la haute juridiction et d'autres représentants d'entités présents sur le terrain lors des opérations de vote. Et a procédé à des rectifications, des redressements qu'elle a jugés nécessaires de faire avant de déclarer les victoires des uns et des autres candidats.

Parmi ces députés élus sur les 120 sièges, il y a ceux du Parti démocratique gabonais (PDG),le parti au pouvoir, du Rassemblement pour le Gabon (RPG) (8), de l'Union du peuple gabonais (UPG) (8), de l'Union gabonaise pour la démocratie et le progrès (UGDD) (4), de l'Alliance démocratique et républicaine (ADERE) (3), du Centre des libéraux réformateurs (CLR) (2), du Parti gabonais du progrès (PGP) (2), Parti social démocrate (PSD) (2), du Forum africain pour la reconstruction (FAR) (1), du Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) (1), du MAD (1) du RDR (1) et quatre (4) indépendants.

Toutes ces forces politiques auxquelles s'ajoutent des indépendants siégeront dans la prochaine Assemblée nationale lors de la 10e législature, si tant est que leurs élections ne sont pas contestées par d'autres candidats ou encore un électeur. Et si tant est qu'elles ne soient pas invalidées après l'examen du lourd contentieux dont sera saisie la Cour constitutionnelle dans les 15 jours qui suivent la ~proclamation hier desdits résultats.

Si les résultats de ce vote étaient attendus impatiemment, la Cour, quant à elle, travaillant comme par le passé en s'appuyant uniquement sur les textes en vigueur régissant les élections dans notre pays, n'a pas manqué de faire a preuve de son intransigeance. et surtout de son impartialité dans l'examen des procès-verbaux. Car, dans de nombreux cas, un grand nombre laissait clairement apparaître des irrégularités et des doutes sur leur clarté, puisque contenant «des chiffres manifestement altérés enlevant toute crédibilité aux résultats consignés».

C'est ainsi que les hauts juges, arbitres de la régularité des scrutins politiques, ont décidé de l'élection de certains candidats dont on avait trop vite annoncé la défaite au sortir des urnes. C'est le cas, notamment au 2e siège du troisième arrondissement de la capitale gabonaise, objet d'une vive contestation. La candidate de l'Union du peuple gabonais Bourobou Koumba Bernadette, s'est imposée face au député sortant Jean-Boniface Asselé, du CLR. Au 1er siège du 1er arrondissement, le député sortant Oddou Mba du Rassemblement pour le Gabon est élu face au pédégiste Jean Ngoua Mba. Dans ces cas précis, la Cour a dû soustraire du décompte général des voix de certains bureaux pour le moins litigieux. L'objectif étant naturellement de faire respecter les suffrages des électeurs et de rendre crédible cette consultation électorale organisée sur la base d'un nouveau dispositif issu de la concertation des acteurs politiques de la majorité et de l'opposition.

SANCTIONS. Contrairement aux précédents scrutins organisés dans le pays depuis l'avènement de la démocratie en 1990, la Cour dispose depuis la réforme de sa loi organique en 2003 d'outils de répression pour sanctionner les cas de violence électorale qui émaillent régulièrement les opérations de vote. Elle s'en est servie pour prononcer plusieurs cas d'inéligibilité à encontre des candidats et électeurs s'étant illustrés négativement par des actes de violence, sur des personnes physiques, de destruction ou détérioration du matériel électoral, destruction ou détérioration des biens publics ou privés, pour ne citer que ceux-là. Cette inéligibilité, a déclaré, Mme Mborantsuo, «s'entend de l'interdiction faite à une personne donnée, pendant une période déterminée, de présenter sa candidature à une élection politique, c'est-à-dire, l'élection du président de la République, l'élection des députés, l'élection des sénateurs , l'élection des membres des conseils départementaux et des conseils municipaux».

Dans ce registre des violences politiques, les premières sanctions portant sur l'inéligibilité ont été infligées aux auteurs des actes énoncés ci-dessus, sans préjudice des sanctions pénales. Les personnes dont l'identité a été bien précisée dans les rapports des commissions électorales sont: David Philippe Tonangoye de l'UPG en lice à Booué dans l'Ogooué-Ivindo et consorts. Joseph Onanga, candidat PDG et consorts au 1er siège de Bendjé dans l'Ogooué-Maritime, Paul Mouketou, responsable du Parti gabonais du progrès dans la province de l'Ogooué-Maritime, Anicet Oyane, Bernard Effagone-Essouma, candidats indépendants dans le département du Ntem (Woleu-Ntem) et Mme Laurence Ntoutoume Bella, ses deux fils et consorts. Tous sont convaincus, a précisé, Mme le président de la Cour constitutionnelle, de destruction de matériel électoral, notamment des urnes, respectivement à Booué, aux bureaux de vote de Neng'Abenbé, Paguiela (Bendjé), Mbounaville et Belfort (Haut-Ntem), Evinayong (Como-Kango).

AVANCE• Ces faits les exposent en conséquence, à cette sanction d'inéligibilité, sans préjudice des poursuites pénales. Pour ce faire, Bernard Effagone, son épouse et consorts, Anicet Oyane Akaga, seront inéligibles pour une durée de cinq (5) ans. Alors que M M Tonangoye et consorts, Joseph Onanga et consorts, Paul et consorts, Mme Laurence Bella Ntoutoume, ses deux fils et consorts, sont inéligibles pendant une durée de deux (2fans.

Ces différentes personnes sanctionnées ne sont, peut-être pas, les seules. «D'autres contrevenants dont les identités seront publiées ultérieurement et qui se sont illustrés dans les mêmes agissements dans d'autres localités du pays, notamment à Gamba, dans la province de l'OgoouéMaritime, à Aboumi dans la province du Haut-Ogooué, à Lastourville dans la province de l'Ogooué-Lolo . encourent les mêmes sanctions», a encore dit Mme Mborantsuo. Pour bien réaffirmer l'importance qu'elle attache au serment prononcé par les présidents des Commissions électorales, ceux ayant fait preuve de légèreté dans l'accomplissement de leur mission, n'échapperont pas non plus aux sanctions que la Cour se réserve de leur infliger, a prévenu, le président de la haute juridiction d'un ton ferme. Celles-ci, pourraient être pénales ou administratives, selon les cas, en particulier s'il y a eu des manipulations honteuses avérées.

Par ces sanctions, la haute Cour entend plus que par le passé faire respecter la discipline électorale mise à rude épreuve par de nombreux cas que les tribunaux n'ont pu résoudre Jusque-là, malgré les plaintes dont ils ont été saisis au sortir des dernières élections législatives. Ce qui, assurément, constitue une sérieuse avancée, sinon, une étape majeure dans le processus électoral et l'expression démocratique dans notre pays.

Source : Journal L'Union Plus du 28/12/2006

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21 décembre 2006

Gabon législatives 2006, le parti du dictateur bongo a encore gagné!!

Le Parti démocratique gabonais (PDG, ancien parti unique au pouvoir) a une fois de plus confirmé son hégémonie sur la scène politique nationale en remportant dans les 112 circonscriptions où le vote s'est normalement déroulé dimanche dernier 74 sièges sur les 120 à pourvoir, selon les résultats rendu public par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP).

L'Union du peuple gabonais (UPG/opposition) de Pierre Mamboundou a obtenu 6 sièges pour l'heure et devient ipso facto la deuxième force politique du pays, la première de l'opposition.

L'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD/opposition) de l'ancien baron du régime Zacharie Myboto arrive en troisième position avec 3 sièges sous reserve des résultats du département de Mboumi-Louetsi à Mbigou (Sud) où son candidat serait crédité de la victoire.

D'autres partis de l'opposition ont pu arracher un siège à chacun.

Il s'agit du Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) avec Jules Aristide Bourdès Ogoulinguendé qui revient treize après son passage dans les travées de l'hémicycle qu'il avait quitté en 1993 suite à sa démission du parti au pouvoir et du perchoir qu'il occupait en qualité du président de l'Assemblée nationale et le Forum africain pour la reconstruction (FAR) avec Léon Mbou Yembi.

Le Parti gabonais du progrès (PGP) tendance Ndaot Rembongo a remporté 2 sièges tandis que l'aile tenue par Benoît Mouity Nzamba a mordu la poussière à Tchibanga (Sud).

Parmi les autres partis de la majorité, le Rassemblement pour le Gabon (RPG) de Paul Mba Abessole a obtenu 6 sièges contre 8 en 2001. Le Cercle des libéraux réformateurs de Jean Boniface Asselé a obtenu 3 sièges, l'Alliance démocratique et républicaine (ADERE) du vice président de la République, Didjob Divungui Di Ndinge a obtenu 2 sièges et le Parti social démocrate (PSD) de Pierre Claver Maganga Moussavou a arraché 1 siège à Mouila (Sud). Son leader pour une première fois a obtenu l'adhésion des populations.

On rappelle que le PDG était très largement majoritaire dans l'Assemblée nationale sortante avec 96 sièges sur 120.

Plusieurs sièges sont encore en jeu du fait que dans huit circonscriptions électorales, l'élection aura lieu dimanche prochain et dans d'autres, les résultats sont toujours attendus.

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20 décembre 2006

législatives 2006 au Gabon, Le PDG triomphe

Source: Afrique central info

Le parti du président gabonais Omar Bongo Ondimba s’acheminait lundi, comme prévu, vers une nouvelle victoire écrasante aux élections législatives, qui devraient consacrer l’arrivée mesurée des deux principaux partis d’opposition sur les bancs de l’Assemblée.

Selon les premières tendances livrées au lendemain du scrutin par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), le puissant Parti démocratique gabonais (PDG), qui disposait de 96 des 120 sièges dans la chambre sortante, devrait facilement renouveler pour cinq années le bail de sa majorité absolue.

Malgré l’émiettement du camp présidentiel, la plupart des poids-lourds de l’ex-parti unique, dont de nombreux ministres, ont été triomphalement réélus avec des scores dépassant les 90% lors de ce scrutin à un seul tour, selon les estimations publiées dans la nuit de dimanche à lundi par la télévision nationale.

Dans le duel "phare" du scrutin, le Premier ministre et vice-président du PDG Jean Eyeghé Ndong l’aurait emporté dans le 2è arrondissement de Libreville face à son vice-Premier ministre Paul Mba Abessole, "patron" de l’autre pilier de la majorité, le Rassemblement pour le Gabon (RPG), a indiqué le président de la Cénap, René Aboghé Ella.

Selon son entourage, le chef du gouvernement aurait obtenu près de 65% des suffrages, contre 32% à son rival.

Le camp de Paul Mba Abessole, un ancien opposant qui avait rallié le gouvernement après les législatives de 2001, a confirmé ces chiffres mais s’est empressé de les remettre en cause. "Nous ne sommes pas d’accord, il y a eu beaucoup trop d’irrégularités", a déclaré à l’AFP le directeur de campagne du vice-Premier ministre, Robert Emdamane.

Le RPG de M. Mba Abessole, qui disposait de 8 sièges dans l’Assemblée sortante, ne paraissait assuré lundi de n’en retrouver que 3, a indiqué sous couvert de l’anonymat un de ses responsables.

Ce recul ferait de lui le grand perdant du scrutin au sein de la majorité présidentielle, dont la quarantaine d’autres partis devraient se contenter des miettes laissées par le PDG.

Un seul revers de taille semble avoir été concédé par le parti du chef de l’Etat, avec la défaite à Moanda (sud-est) du ministre de la Jeunesse et des Sports Eugide Boundouno Simangoye, battu par le candidat du plus récent parti de l’opposition, l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) de Zacharie Myboto.

Un an et demi après avoir tourné le dos au président Bongo, cet ancien baron du régime a lui-même été élu dans son fief de Mounana (sud-est). Selon son propre décompte, l’UGDD aurait emporté au moins 4 sièges.

L’autre pilier de l’opposition, l’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou, revendiquait pour sa part lundi la victoire dans une dizaine de circonscriptions. M. Mamboundou, dont le parti avait boycotté le scrutin en 2001, a ainsi été élu dans son fief de Ndendé (sud-ouest).

"Le PDG semble être en tête, mais il semble qu’il y ait une assez nette percée de l’opposition, notamment de l’UPG et de l’UGDD", a affirmé le président de la Cénap, précisant que les premiers résultats officiels ne seraient pas rendus publics avant mardi soir.

Aucune indication n’était disponible lundi sur le taux de participation, que M. Aboghé Ella a qualifié d’"assez bas".

Si aucun incident notable n’a été recensé dimanche, le scrutin a débuté avec de nombreux retards en raison de problèmes d’organisation. Le vote a même dû être reporté dans huit circonscriptions du pays pour cause de différends dans la désignation des membres des bureaux.

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législatives 2006 au Gabon, résultats partiels

Source: Afrique central info

Ces premiers résultats partiels issus des bureaux de vote donnent au Parti démocratique gabonais, qui perd des sièges dans ses bastions, une grande avance sur les autres formations politiques. Deux principaux partis de ['opposition font une percée en obtenant plusieurs élus, alors que dans la famille présidentielle au Rassemblement pour le G bon, c'est l'effondrement.

LES premiers résultats partiels issus des bureaux de vote du scrutin des législatives de dimanche 17 décembre 2006, donnent une sérieuse avance au Parti démocratique gabonais, (PDG) qui, pourrait encore, dominer la Chambre des députés durant les cinq prochaines années.

Le parti au pouvoir fondé par Omar Bongo Ondimba est en passe, pour la quatrième fois consécutive depuis 1990, de remporter cette consultation électorale, confirmant ainsi son hégémonie sur l'échiquier politique national. Il gagnerait des sièges dans plusieurs circonscriptions électorales des neuf provinces du pays.

En dehors de quelques résultats partiels dans l'Estuaire, où plusieurs de ses candidats s'imposent, notamment, le Premier ministre, Jean Eyeg-hé Ndong dans son duel avec le vice-Premier ministre, président du RPG, André Dieudonné Berre au ter arrondissement, Jean-François Ntoutoume Emane, (5e arrondissement, Alexandre Barro Chambrier, Jacques Adiahénot (4e arrondissement), Casimir Oyé Mba, Paul Biyoghé Mba, Adrien Nkoghé Essingone, etc. Dans le HautOgooué, Ali Bongo Ondimba, Idriss Ngari, Paul Toungui, etc., obtiennent des scores "à la soviétique". Le PDG maintient son leadership dans le Moyen-0gooué avec huit élus (Richard Onouviet, Martin Mabala, Emmanuel Lathé, Vincent Mavoungou Bouyou, Ndong Nguéma, Albert Ndjavé Ndjoy, Denise Mekam'ne, sur les neuf sièges. Il conserve plusieurs sièges dans la Ngounié (Fougamou, Mandji et autres localités ), dans la Nyanga, (Angélique Ngoma, Anicet Mboumbou Miyakou, Séraphin Moundounga, Alexis Boutamba...), dans l'Ogooué-Lolo (Jean Massima, Guy Nzouba Ndama, Emile Doumba, Paulette Missambo, Fasutin Boukoubi, Simpliee Guedet Manzela, Indoumou Bernabé). Et quelques-uns dans l'Ogooué-rvindo (Ndaki, Momaodjambo, etc.) L'Ogooué-Maritime, Jean Ping (Etimboué) Honorine Dossou Naki( Bendjé) et autres n'est pas en reste.

Le Parti majoritaire à l'Assemblée nationale sortante est, à nouveau, dominateur dans le Woleu-Ntem, où on enregistre les victoires éclatantes de René Ndemezo'Obian , Emmanuel Ondo Metogho, rancis Ntolo Eya'a, André Mba Obame, ainsi que celles de Ntem Levy, Gisèle Laure Eyang et Jean-Christophe Owono Nguéma à Oyem. Dans le département du Woleu, le vote est reporté à dimanche prochain, en raison des problèmes ayant empêché son déroulement.

UPG-UGDD• Pour autant que la victoire de l'ancien parti unique se dessine au fil du décompte des résultats que confirmera ou infirmera la Commission électorale nationale autonome et permanente au terme de sa plénière de demain mercredi à la cité de la Démocratie, le PDG enregistre ce qui peut être considéré comme un revers. Des localités de ses principaux bastions que sont les provinces soeurs du Haut Ogooué et l'Ogooué-Lolo tom bent, pour la première fois, dans l'opposition, d'une part, et d'autre part entre les mains d'une force de la majorité présidentielle. Mounana et Moanda sont depuis hier aux couleurs de l'Union gabonaise pour la démocratie et de développement de Zacharie Myboto, ancien hiérarque du parti au pouvoir passé dans l'opposition en 2005 qui est élu. Le ministre Egide Boundono Simangoye aurait également perdu face au représentant de l'UGDD, Jean-Valentin Leyama. Si ce résultat était confirmé, le député-sortant pourrait introduire un recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle, apprend-on.

A Pana, ce parti politique serait aussi sorti victorieux au second siège de la Lombo-Bouenguidi, suite à l'élection de Maurice Bouamba. Par contre, le 2e siège de la Lolo Bouenguidi (Koula-Moutou) serait aussi dans l'escarcelle de Gaston Midoungani du Centre des libéraux réformateurs (CLR), alors que l'Alliance démocratique et républicaine (ADERE) aurait acquis le 2e siège de Mulundu (Lastourville).

Si on note une percée du l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement dont le leader Zacharie Myboto confirme son leadership à Mounana, l'Union du peuple gabonais (UPG) est sur le point de devenir la seconde force politique du pays, au regard des premiers résultats obtenus dans l'Ogooué-Maritime (Port-Gentil, Gamba, Ndendé, Mabanda et certainement à Libreville, où elle est créditée de belles victoires. (Nous y reviendrons).

Autres faits marquants de ces résultats partiels: le Rassemblement pour le Gabon qui, jusque-là était la second parti politique du pays, vit ce qui ressemble bien à un séisme électoral. Son leader Mba Abessole essuie lui-même un cinglant revers face à Eyéghé Ndong. Le président des "Rassembleurs" qui paie au prix fort l'affrontement ouvert avec le Parti démocratique gabonais, pourrait bien voir son parti politique ne pas dépasser le nombre d'élus qui était le sien dans la chambre sortante. Car, il ne compterait, pour le moment, que quelques élus, Alain-Claude Billie-Bi Nzé (Makokou), Ngoua Mbina, (3e siège de Mougoutsi- Tchibanga), pour ne citer que ceux-là.

SIGNE INDIEN. Dans la bataille électorale à laquelle étaient engagées plusieurs membres du gouvernement de l'équipe Eyéghé Ndong, certains d'entre-eux, ont mordu la poussière. Le vice-Premier mnistre en charge des Transports, Paul Mba Abessole, Egide Boundono à Mounana, Jean -Norbert Diramba à Mouila, etc. Sur le siège de la commune du chef-lieu de province de la Ngounié, " Petit Léon Mba", ministre délégué à l'Education nationale, n'est pas parvenu à conserver son siège en réitérant son succès de 2001 face au ministre d'Etat, Pierre-Claver Maganga Moussavou, le leader du Parti social démocrate qui, à cette occasion, a vaincu le signe indien et fait un sérieux pied de nez aux autres forces de la majorité présidentielle qui l'ont combattu au cours de ces dernières années à Mouila et voulu lui barrer, cette fois encore, la route du palais Léon Mba.

Le leader du PSD inscrit du coup, après quatre tentatives, son nom sur le registre doré des chefs des partis politiques qui, à l'instar, de Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Guedet Manzela, Séraphin Ndaot Rembogo, Pierre-André Kombila Koumba, siègeront dans la prochaine Assemblée nationale, où d'aucuns prédisent déjà, des grandes envolées lyriques et autres joutes oratoires qui ne manqueront pas de donner cours à une véritable expression démocratique dans ce sanctuaire de la parole.

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19 décembre 2006

Au nom du père

Source: Afrique central info

Jadis héros de la contestation au président Omar Bongo Ondimba, aujourd’hui rallié à sa majorité, le vice-Premier ministre gabonais, Paul Mba Abessole (photo), joue sa survie politique dimanche lors d’un duel législatif à hauts risques face à son propre Premier ministre.

Dans une campagne sans grand relief, le "combat des chefs" qui s’est engagé pour le premier siège du 2e arrondissement de Libreville constitue la principale affiche du scrutin. Un choc fratricide, symbole des divisions qui minent le camp du chef de l’Etat.

Député sortant, le père Mba Abessole - il fût prêtre catholique - a longtemps incarné l’espoir d’une alternance au président Bongo. A la tête du Rassemblement national des bûcherons (RNB), il l’a même fait vaciller lors de la première élection présidentielle pluraliste du pays en 1993... avant de finalement rejoindre son camp après les législatives de 2001.

"On ne peut appliquer ses idées que si on a le pouvoir", professe-t-il. "Nous sommes entrés dans la majorité avec nos idées, pour y susciter le débat et essayer de changer concrètement le pays".

Même si ce revirement a fait grincer bien des dents, Paul Mba Abessole, actuel titulaire du portefeuille des Transports, a résisté et fait aujourd’hui partie des poids lourds du gouvernement.

Toutefois, son étoile a pâli. En janvier, l’ex-"bûcheron" a vu s’échapper le poste de Premier ministre, qu’il pensait rafler en récompense de son ralliement. Et aujourd’hui, il se retrouve confronté à celui qui lui a été préféré à ce poste et qu’il avait battu lors des législatives de 2001, Jean Eyeghé Ndong.

Sénateur depuis 2002, le chef du gouvernement dit vouloir reprendre son siège à l’Assemblée pour pallier les "insuffisances" du sortant. Et à ceux qui critiquent sa décision de défier un collègue, il répond sans hésiter: "Quand un ministre a l’oeil sur un siège que brigue son Premier ministre, il doit comprendre que c’est à lui d’aller ailleurs..."

Dans le camp de Paul Mba Abessole, on considère l’entrée en lice de Jean Eyeghé Ndong comme un coup bas venu du Parti démocratique gabonais (PDG, le parti du président). "Il est déjà sénateur. S’il est venu nous défier, c’est sur ordre de ceux que notre candidat gêne", accuse son directeur de campagne, Robert Emdamane.

Alors, depuis le début de sa campagne, Paul Mba Abessole, qui a ressorti pour l’occasion son béret d’opposant, ne se prive plus de tirer à boulets rouges sur son adversaire, candidat, dit-il, "d’un parti qui n’a rien fait pour le pays depuis seize ans".

En termes très durs, il fustige la majorité "façon-façon", c’est-à-dire "mal faite", sous l’emprise du seul PDG et prône son remplacement par une "majorité de partage". Mais il refuse toujours de claquer la porte. "Ce n’est pas parce que je ne m’entends pas avec tous les membres de ma famille que je dois la quitter", argumente-t-il.

Dans les quartiers de Nkembo ou Cocotiers, les "causeries" électorales de l’ex-contestataire font toujours le plein, mais son discours semble en perte de vitesse. Y compris dans son propre camp, où les démissions se succèdent.

"Il est arrivé au bout de sa stratégie de conquête du pouvoir et il se retrouve face à un mur.

Pour lui, c’est la fin", pronostique un proche.

Comme la plupart des observateurs, le politologue Anaclet Bissiélo prédit un échec cuisant au vice-Premier ministre. "Il a collaboré avec le pouvoir et il ne reçoit même pas un os à ronger", analyse-t-il. "Comme les autres, il a été mangé par le système".

A ceux qui veulent encore l’entendre, Paul Mba Abessole répète, lui, qu’il ne déviera pas de sa stratégie. "Tant pis si nous perdons", concède-t-il, "l’essentiel est que nos idées fassent leur chemin".

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Le PDG en tête des tendances publiées par la Télévision nationale

Source: Gabonews

Le Parti démocratique gabonais (PDG, ex parti unique au pouvoir) serait en tête des résultats du scrutin législatif de ce dimanche, selon des tendances publiées par la Télévision nationale au cours de l'émission La nuit électorale.

Le Parti démocratique gabonais (PDG, ex parti unique au pouvoir) serait en tête des résultats du scrutin législatif de ce dimanche, selon des tendances publiées par la Télévision nationale au cours de l'émission La nuit électorale.

A Libreville, le Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, vice-président du PDG aurait battu son vice-premier ministre, Paul Mba Abessole, leader du Rassemblement pour le Gabon (RPG), dans le 1er siège du 2e arrondissement.

La majorité des membres du gouvernement seraient également élus avec des scores avoisinant les 90%. L'actuel président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama et le Secrétaire général du PDG, Simplice Nguédet Manzela seraient élus sans problèmes.

C'est aussi le cas pour les principaux leaders de l'opposition Pierre Mamboundou de l'Union du peuple gabonais (UPG) dans son fief de Ndéndé (sud) et Zacharie Myboto à Mounana (sud est).

La date de la publication par la Commission nationale électorale permanente (CENAP) des résultats provisoires n'est pas encore connue. Son président, René Aboghe Ella a confirmé la non tenue du scrutin à Mimongo (sud) et dans le département du Woleu (nord)qui compte cinq sièges pour des raisons logistiques.

Le taux de participation serait faible dans l'ensemble du pays. Les bureaux de vote ont ouvert avec du retard partout.

Au total, 902 candidats briguaient les 120 sièges de député à l'Assemblée nationale. L'élection s'est déroulée en un tour unique conformément à une révision de la constitution en 2003. Les élus ont un mandat de 5 ans.

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Gabon : Les ministres J.B. Asselé et E. Boundono Simangoye auraient été battus lors du scrutin de dimanche

Source: Gabonews

Les ministres Jean Boniface Asselé et Egide Boundono Simangoye, deux poids lourds de la majorité présidentielle auraient été battus lors du scrutin de dimanche, selon des tendances rapportées par des sources concordantes.

Les ministres Jean Boniface Asselé et Egide Boundono Simangoye, deux poids lourds de la majorité présidentielle auraient été battus lors du scrutin de dimanche, selon des tendances rapportées par des sources concordantes.

M. Asselé, président du Cercle des libéraux réformateurs (CLR, majorité) et bongoïste convaincu aurait été battu dans le 3ème arrondissement, 2ème siège par une candidate de l'Union du peuple gabonais (UPG, opposition).

Député sortant de ce siège, Jean Boniface Asselé, ministre de la fonction publique depuis janvier dernier, a réalisé d'importants investissements dans ce siège.

Son collègue Egide Boundono Simangoye, ministre de la jeunesse et des sports aurait été battu au siège unique de Moanda (sud est) par l'opposant Valentin Leyama de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD). Candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), M. Boundono Simangoye aurait perdu par 30 voix d'écart, selon des sources bien informées.

Ces résultats ne sont que des tendances qui restent à confirmer par la Commission nationale électorale permanente (CENAP) qui centralise tous les résultats.

Quelques 640 000 électeurs étaient appelés aux urnes dimanche. Ils avaient pour mission d'élire leurs 120 députés à l'Assemblée nationale. Le scrutin à un tour unique s'est déroulé dans le calme dans le pays. Le vote n'a pas cependant eu lieu dans le département de l'Ogoulou (Mimongo) au sud et dans le département du Woleu au nord, selon le président de la CENAP, René Aboghe Ella.

Le taux de participation serait faible dans l'ensemble du pays. Les bureaux de vote ont ouvert avec du retard partout.

Dans l'ensemble le PDG, ex parti unique au pouvoir, aurait remporté plusieurs sièges, selon des tendances publiées par la Télévision nationale au cours de l'émission La nuit électorale.

A Libreville, le Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, vice-président du PDG aurait battu son vice-premier ministre, Paul Mba Abessole, leader du Rassemblement pour le Gabon (RPG), dans le 1er siège du 2e arrondissement.

La majorité des membres du gouvernement serait également élue avec des scores avoisinant les 90%. L'actuel président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama et le Secrétaire général du PDG, Simplice Nguédet Manzela seraient élus sans problèmes.

C'est aussi le cas pour les principaux leaders de l'opposition Pierre Mamboundou de l'Union du peuple gabonais (UPG) dans son fief de Ndéndé (sud) et Zacharie Myboto à Mounana (sud est).

La date de la publication par la CENAP des résultats provisoires n'est pas encore connue.

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17 décembre 2006

Gabon Législatives : Ouverture des bureaux de vote

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Source: AFP

Les opérations de vote des élections législatives ont démarré progressivement dimanche au Gabon avec parfois plusieurs heures de retard sur l'horaire officiel d'ouverture des bureaux, selon la Commission électorale.

Les opérations de vote des élections législatives ont démarré progressivement dimanche au Gabon avec parfois plusieurs heures de retard sur l'horaire officiel d'ouverture des bureaux, selon la Commission électorale.

Le vote "est en train de démarrer un peu partout", a déclaré en milieu de matinée à l'AFP le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), René Aboghé Ella. L'ouverture des bureaux de vote était théoriquement fixé à 8 heures.

Dans les deux principales villes du pays, Libreville et Port-Gentil (sud-ouest), les opérations ont rarement commencé avant 09H00 et certains bureaux n'étaient toujours pas ouverts, peu avant 10 heures, faute de matériel ou de personnel, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

Dans le reste du pays, "ça a coincé un peu au départ, mais maintenant tout se déroule normalement", a indiqué et minimisant les problèmes constatés.

"Ces retards n'ont rien d'inhabituel", a expliqué M. Aboghé Ella, affirmant que des retards bien plus importants avaient été enregistrés lors de précédents scrutins. Il a précisé qu'aucun incident particulier ne lui avait été signalé.

Les Gabonais doivent choisir dimanche leurs 120 députés parmi plus de 850 candidats, lors d'un scrutin à tour unique qui, sauf énorme surprise, devrait redonner une majorité écrasante au Parti démocratique gabonais (PDG) du président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967.

Posté par pyth à 18:55 - politique gabonaise - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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