19 août 2006
L'Union astronomique internationale déchoit Pluton de son statut de planète
Source: le monde
Après deux semaines de débats passionnés, l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) a décidé, jeudi 24 août, de déchoir Pluton de son statut de planète, ramenant à huit le nombre de planètes du système solaire.
Les quelque 2 500 scientifiques venus à Prague pour l'assemblée triennale de l'UAI ont voté majoritairement, à main levée, pour le texte établissant une distinction entre les "planètes", les "planètes naines" et les "petits corps du système solaire" – Pluton est ainsi reléguée parmi les "planètes naines", au même rang que Céres et l'encore mystérieuse UB313 (nommée Xena), découverte il y a trois ans aux confins du système solaire. Ce vote, qui semblait se profiler dès mardi, a pour conséquence de ramener le système solaire à Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Il retrouve ainsi sa définition plus culturelle et historique, Pluton n'ayant été découverte qu'en 1930.
L'amendement de l'exécutif de l'UAI, qui proposait d'établir deux catégories de planètes – les "planètes classiques" et les "planètes naines" – a été rejeté. Ce projet avait suscité un intense intérêt la semaine dernière, car il élargissait le système solaire à 11, voire 12 planètes "classiques" et "naines" (selon que Charon, le satellite de Pluton, soit inclus dans la liste ou non, ce qui n'apparaissait pas clairement jeudi matin). Une composition très provisoire puisque potentiellement des dizaines de "planètes naines" pourraient se nicher aux confins du système solaire, dans la ceinture de Kuiper, et n'attendent que d'être découvertes.
Seule "planète" découverte par un astronome américain, Clyde Tombaugh, Pluton a toujours posé question à la communauté scientifique : alors que les autres corps du système solaire sont rocheux ou gazeux et orbitent de manière circulaire autour du soleil, cet astre est largement formé de glace et suit une orbite très longue et excentrée, mettant 247 années pour faire le tour du Soleil. De plus, Pluton est bien plus petite qu'on le pensait au moment de sa découverte, plus petite même que notre Lune. Pour Owen Gingerich, le président de la commission de l'UAI chargée de définir le statut de planète, les débats ont été particulièrement compliqués par le fait que Pluton "dispose d'un énorme fan club parmi les astronomes".
Avec AFP
16 août 2006
Dix ans de découvertes de planètes extrasolaires
Source: le monde
En 1995, deux astrophysiciens suisses de l'observatoire de Genève, Michel Mayor et Didier Queloz, faisaient sensation en annonçant la découverte de la première planète extérieure au système solaire. Elle orbitait autour de l'étoile 51 Pégase b, située dans la constellation de Pégase, à 40années- lumière de la Terre. Depuis cette date mémorable, 162 planètes ont été mises en évidence dans la Voie lactée (voir le site http ://www.obspm.fr/encycl/f). Pour célébrer ces dix années de recherches qui ont révolutionné les connaissances sur les systèmes planétaires, un colloque international doit se tenir à l'observatoire de Haute-Provence, du 22 au 26 août.
Corot, chercheur de planètes telluriques
La communauté scientifique internationale attend beaucoup du satellite Corot, réalisé sous la maîtrise d'oeuvre du Centre national d'études spatiales (CNES). La case d'équipement et la caméra de l'engin ont été livrées, fin juin, par les équipes de l'observatoire de Paris à Meudon. Conçu par plusieurs laboratoires français, l'Agence spatiale européenne et plusieurs pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Espagne), le satellite, dont le budget est de 150 millions d'euros, devrait être lancé, durant l'été 2006, depuis la Russie.
Corot a deux objectifs. Il doit d'abord détecter la vibration des étoiles, semblables à celles du Soleil, pour comprendre leur structure interne. Ensuite, il cherchera des planètes telluriques analogues à la Terre hors de notre système solaire, en utilisant la méthode du transit. L'engin observera 50 étoiles pour étudier la sismologie stellaire et 60 000 pour détecter les exoplanètes. Les scientifiques espèrent détecter plusieurs dizaines de planètes extérieures lors de cette mission, qui durera deux ans et demi.
Détecter des mondes extérieurs constituait un vieux rêve de l'humanité. Déjà, il y a vingt-trois siècles, Epicure écrivait dans sa Lettre à Hérodote : "Les atomes étant en nombre infini, il n'est rien qui fasse obstacle à l'infinité des mondes." Mais il faudra attendre la fin du XXe siècle pour détecter de nouveaux mondes et aller de surprise en surprise. "Personne ne s'y attendait , explique Didier Queloz. Nous avions sélectionné 150 étoiles non binaires relativement brillantes et observables à partir du télescope de 193 cm de diamètre de l'observatoire de Haute-Provence. Notre objectif était de rechercher de grosses planètes orbitant loin de leur étoile. Or, à notre grand étonnement, nous avons détecté u n gros corps gazeux qui faisait le tour de son étoile en 4 jours, contre 11 ans pour Jupiter autour du Soleil."
Personne, dans la communauté des astrophysiciens, ne s'attendait à un tel cas de figure, confirmé, ensuite, à maintes reprises. A tel point qu'on a même découvert une planète orbitant autour de son étoile en 1,2 jour... Ces planètes géantes gazeuses très proches de leur étoile ont reçu le nom de "Jupiters chauds" par opposition à notre Jupiter froid. "Ces astres étranges sont situés à une distance de leur étoile qui varie entre 0,23 unité astronomique (UA) et 4 à 5 UA (1 UA égale 150 millions de kilomètres, soit la distance de la Terre au Soleil)", précise Alain Lecavelier des Etangs, à l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP).
THÉORIE DE LA MIGRATION
Il a bien fallu trouver une explication à l'existence de tels corps, "pour lesquels il n'y a pas d'équivalent dans le système solaire", explique Michel Mayor. Les astrophysiciens ont ainsi élaboré la théorie de la migration. Au départ, le principe de la formation du système planétaire est similaire au nôtre. D'un immense nuage de poussières et de gaz interstellaires se crée, par effondrement, une étoile entourée d'un disque de matière. Dans ce dernier s'agglomèrent peu à peu des planétissimaux, qui donneront naissance aux planètes.
Mais, "pendant les premiers 10 millions d'années de vie de l'étoile, période au cours de laquelle se forment les planètes géantes, une interaction de gravité se produit entre ces dernières et le disque de matière. La planète migre alors très vite (en moins de 100 000 ans !), en spirale, de l'extérieur du système planétaire vers l'étoile. Et, apparemment, rien ne peut l'empêcher d'être engloutie", ajoute Alfred Vidal-Madjar (IAP). Néanmoins,"on se demande comment certains Jupiters chauds ont survécu. Et pourquoi notre Jupiter n'a pas migré plus près du Soleil".
"BESTIAIRE INIMAGINABLE"
Les découvertes planétaires qui ont suivi ont encore bouleversé lesschémas connus. Alfred Vidal-Madjar et son équipe ont ainsi détecté, en 1999, une planète géante gazeuse, Osiris, si proche de son étoile qu'elle perd 10 000tonnes d'hydrogène par seconde (Le Monde du 6 février 2004). A terme, il ne subsistera que le coeur de la planète. Alain Lecavelier des Etangs suggère que de nombreux résidus rocheux planétaires pourraient ainsi peupler les abords des étoiles (Pour la science, août 2005).
Autre surprise : dans la revue Nature du 14 juillet, Maciej Konacki, astrophysicien du California Institute of Technology (Etats-Unis), a annoncé la découverte d'une planète géante gazeuse installée dans un système stellaire composé de trois étoiles. Cette configuration inexplicable pour l'instant suscite l'étonnement des spécialistes. Car elle n'a jamais été constatée à ce jour, bien que 20 des planètes extrasolaires détectées tournent autour d'un système d'étoiles doubles.
En dix ans, "on a découvert un bestiaire inimaginable et très diversifié de planètes extrasolaires, complètement différent de ce que l'on pouvait imaginer", confirme Alfred Vidal-Madjar. Ainsi, un grand nombre de planètes extrasolaires sont installées sur des orbites allongées, contrairement à celles, presque circulaires, du système solaire. "On a aussi constaté que 10 % des étoiles possédaient des planètes et que, plus elles contenaient d'éléments lourds, plus elles avaient des chances de posséder des plan ètes." Tous les espoirs sont donc permis, car "on n'a, pour l'instant, sondé que la banlieue du Soleil", précise Alain Lecavelier des Etangs.
La chasse aux nouveaux mondes, d'abord abandonnée à quelques chercheurs farfelus, mobilise aujourd'hui de nombreuses équipes internationales. "C'est une aventure extraordinaire qui continue. Nous sommes dans le domaine de la passion et de l'aventure scientifique", jubile Didier Queloz.
Après la mise en évidence de grosses planètes gazeuses, tous les efforts portent maintenant sur la recherche d'astres similaires à la Terre. Des équipes ont découvert récemment trois petites exoplanètes dont la masse est de 15 à 20 fois celle de la Terre. Tandis que l'équipe de Geoffrey Marcy (professeur d'astronomie à l'université de Californie à Berkeley) vient d'observer la plus petite exoplanète connue à ce jour : sa masse équivaut à 7,5 fois celle de la Terre, et elle orbite à une distance de 0,02 UA autour de l'étoile Gliese 876.
A terme, les astrophysiciens veulent étudier la composition de l'atmosphère de ces planètes soeurs de la Terre pour y détecter la présence de méthane et d'eau. Car la question ultime, qui taraude tout le monde, est de savoir s'il existe de la vie ailleurs que sur notre planète. La réponse arrivera peut-être entre 2015 et 2025, grâce aux progrès de l'instrumentation et aux différents satellites dédiés à cette recherche.
Christiane Galus
15 août 2006
Grigory Perelman adore les énigmes mathématiques, pas les honneurs
Source: le monde
Quand certains courent les honneurs et font le siège des médias pour se construire une image, lui les boude et les ignore. Superbement. Grigory Perelman, 40 ans, cheveux rares et barbe de pope, les yeux dans le vague soulignés par d'épais sourcils, est ailleurs. Dans un univers où bien peu abordent : la topologie. Une branche des mathématiques qui traite des formes et soutient qu'il existe, mathématiquement parlant, bien peu de différences entre un cercle et une ellipse, une chambre à air et un beignet, une sphère et un lapin pour peu que l'on sache y faire...
Elémentaire, mon cher Poincaré
C'est en 1904 qu'Henri Poincaré, un des plus grands mathématiciens de son temps, a imaginé la conjecture qui porte son nom. Sa formulation, inaccessible au commun des mortels, s'énonce ainsi : "Considérons une variété compacte V à 3 dimensions sans frontière. Est-il possible que le groupe fondamental de V soit trivial bien que V ne soit pas homéomorphe à une sphère de dimension 3 ?"
Elémentaire, non ? Et, comme le note l'encyclopédie en ligne Wikipédia, "la question est de savoir si toute 3-variété fermée, simplement connexe et sans frontière est homéomorphe à une sphère", ce qui éclaire soudain le sujet.
Mais trêve de plaisanterie, cela ne saurait faire oublier que les maths sont partout. Dans nos finances, comme dans nos voitures, dans la physique quantique comme dans la biologie, dans les jeux comme dans les appareils photo numériques, etc.
Ce monde-là, le mathématicien de l'Institut Steklov de Saint-Pétersbourg le maîtrise parfaitement et ses travaux pourraient lui valoir de recevoir, mardi 22 août à Madrid, lors de la cérémonie d'ouverture du Congrès international des mathématiques, la médaille Fields. Une sorte de prix Nobel de mathématique décerné tous les quatre ans à un mathématicien de moins de 40 ans - il les a eus le 16 juin - et qui a déjà récompensé plusieurs Français.
Si Grigory Perelman paraît cette année un candidat possible, c'est qu'il a eu raison d'une énigme vieille de plus de cent ans - la conjecture de Poincaré - sur laquelle des générations de mathématiciens se sont cassé les dents. Le défi est si grand que le Clay Mathematics Institute a, en 2000, fait de cette conjecture un des "sept problèmes du millénaire". Chacun d'eux valant à celui qui les résoudra une bourse de 1 million de dollars.
Seul souci, Perelman n'est pas un mathématicien comme tout le monde. Comme ses pairs, il aime sa discipline, mais ne s'encombre pas des rites qui la règlent. Là où d'autres présentent des résultats entièrement finalisés, soumis au jugement des pairs et publiés ensuite dans de prestigieuses revues, lui préfère lancer sur le Web quelques notes jetées sur le papier. Et comme il lui arrive de disparaître sans prévenir parce qu'il préfère les forêts russes aux hommes, les discussions peinent à être fécondes.
UNE LÉGÈRETÉ QUI AGACE
En novembre 2002, il adresse à un site de la Cornell University (arXiv) quelques indications laissant entendre que la conjecture de Poincaré n'est plus un problème. Il fournit juste quelques pistes en s'appuyant sur des travaux plus anciens de Robert Ricci et plus récents de Richard Hamilton. Mais sa prose n'est en aucun cas une démonstration précise. Pourtant ce premier courrier fait l'effet d'une bombe.
Puis, au début de 2003, Grigory Perelman poste deux nouveaux courriers où il affirme explicitement qu'il a la solution. Las, ces textes manquent une fois de plus de précisions. Le Russe y démontre qu'il a bien tricoté un beau pull, mais il n'a monté ni le col ni les manches, laissant à d'autres le soin de le faire. "Ses articles sont difficiles à lire, témoigne un mathématicien dans un forum de discussion du Net. Ils ne comportent pas les preuves de beaucoup d'affirmations. Perelman appartient à cette catégorie de grands mathématiciens qui n'ont en général pas le temps d'écrire les détails. Un peu comme les articles d'Alain Connes (chercheur français ayant reçu la médaille Fields en 1982), qui comportent très peu de détails des calculs et des choses élémentaires."
Une légèreté qui agace, mais dont le mathématicien de Saint-Pétersbourg n'a cure. D'ailleurs, il n'a même pas réclamé au Clay Mathematics Institute le million de dollars qui doit récompenser le "vainqueur" de la conjecture. "Il s'en fout", commente l'un de ses pairs. N'a-t-il pas déjà repoussé bien des propositions des meilleures universités américaines - Stanford, Princeton - et refusé, en 1996, le Prix du jeune mathématicien décerné par la Société mathématique européenne ? En fait, "il vient, explique les choses, et tout est dit, raconte Michael Anderson, de l'université de New York. Tout le reste est superflu."
Serait-ce du mépris ? Certainement pas. Grigory Perelman fait les choses comme il les entend, puis laisse à d'autres le soin de rassembler les pièces de son puzzle, voire de mettre en place celles dont il pense qu'elles sont triviales. A ses notes jetées sur le Net ont ainsi répondu des centaines de pages d'équipes de mathématiciens américains, espagnols, français et asiatiques. Et celles aussi de Chinois qui ont laissé penser qu'ils avaient fait le gros du travail.
Une attitude qui n'a guère plu dans la communauté et qui a amené certains à rappeler sèchement que "Perelman avait fait tout le boulot" et que les nombreuses pages publiées depuis "ne faisaient que l'expliquer". Reste que si le mathématicien misanthrope de Saint-Pétersbourg devient, mardi, lauréat de la médaille Fields, il y a peu de chances, avancent certains, qu'il fasse honneur à ce prix très convoité.
Jean-François Augereau
Le système solaire s'enrichit de trois nouvelles planètes
Source: le monde
Tout le système solaire peut se résumer en une phrase : "Sors Moi Vite Ta Marmite Jaune Sur Une Nappe Propre." La majuscule de chaque mot correspond à un astre. Du plus près au plus éloigné. S pour Soleil, M pour Mercure, V pour Vénus, T pour la Terre et... P pour Pluton. Des moyens mnémotechniques comme celui-là, les élèves n'en auront bientôt plus besoin. Dès la rentrée, enseignants et enseignés devront se plier à de nouvelles règles car le système solaire comptera désormais douze planètes et non neuf.
Trois astres supplémentaires vont en effet s'ajouter à la liste des planètes en vigueur depuis 1930, année de la découverte de la plus mystérieuse, la plus glacée et la plus éloignée d'entre elles : Pluton. Ainsi en a décidé l'Union astronomique internationale (UAI), maître à penser dans ce domaine de la communauté scientifique. Jeudi 24 août à Prague, à l'occasion de sa 26e assemblée générale, elle soumettra sa proposition au vote des astronomes.
Les trois élus se nomment Cérès, Charon et... 2003 UB 313 qui, à son tour, pourrait gagner sa part de mythologie en devenant Xena.
Le premier, Cérès, n'est pas un inconnu. C'est une grosse boule givrée d'environ 950 km de diamètre qui a été découverte en 1801. Elle croise dans la ceinture des astéroïdes, entre Mars et Jupiter, en compagnie de nombreux corps aux formes plus tourmentées. Mais sa relative sphéricité et son poids lui confèrent, selon l'UAI, un statut de planète qu'elle avait déjà eu au XIXe siècle.
DILEMME COSMIQUE
Le second de ces corps, Charon, a été découvert récemment, en 1978. Là encore, il s'agit d'une grosse boule glacée de 1 200 km de diamètre qui tourne autour de Pluton avec laquelle elle forme, à environ 5,9 milliards de kilomètres - en moyenne - du Soleil, une sorte de couple Terre-Lune.
Le dernier enfin, 2003 UB 313, alias Xena, est celui par qui le scandale arrive. Découvert en 2005 par l'Américain Michael Brown sur des clichés datant de 2003, cet astre croise comme Pluton aux confins du système solaire. Mais il s'en distingue par la taille puisqu'il est plus gros de 100 km avec un diamètre de 2 400 km.
Dilemme. Car si Pluton est considéré comme la neuvième planète du système solaire, que dire de l'imposante Xena ? L'ignorer et laisser les choses en l'état ? Difficile, d'autant que des voix se sont souvent élevées pour dénoncer le passe-droit fait à Pluton qui ne ressemble en rien aux planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre et Mars) et encore moins aux géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). A New York, le Musée d'histoire naturelle a d'ailleurs rayé le Juge des âmes de son planétarium.
Consciente de ces contradictions et du poids de l'histoire, de la politique, et de l'orgueil de certaines coteries, l'UAI a décidé de confier à un comité de sept personnalités - dont deux Français, Catherine Césarsky et André Brahic - le soin de définir une fois pour toutes la notion de planète.
Deux ans de travail ont été nécessaires. Désormais, ne peut être planète qu'un astre en orbite autour d'une étoile à condition de ne pas en être une et de présenter un diamètre (de plus de 800 km) et une masse suffisants pour que ses forces de gravité lui donnent à peu près une forme de sphère.
Ces règles sont plus subtiles qu'il n'y paraît car elles ménagent les susceptibilités des défenseurs de Pluton et ouvrent une porte sur le monde encore vierge de la ceinture de Kuiper. Un "anneau" qui enserre le système solaire et auquel appartiennent ces planètes naines, les "plutons", une nouvelle catégorie qui accueille Pluton, Charon, 2003 UB 313, mais aussi Cérès.
Il y a fort à parier cependant que les moyens modernes d'observation en révèlent quelques autres. Certains ont déjà été découverts, mais ils sont trop petits. Restera quand même à inventer la phrase mnémotechnique qui permettra de tous les retenir. Prudent, The Times a déjà invité ses lecteurs à lui envoyer des suggestions pour prendre en compte les trois nouveaux élus de l'UAI. Mais en anglais bien sûr.
Jean-François Augereau
Sida : des traitements plus légers
Source: le monde
Les résultats d'études avec la nouvelle famille de médicaments antisida qui inhibent l'entrée du VIH dans la cellule ne paraissent pas concluants. Cependant, plusieurs essais présentés à la 16e conférence internationale sur le sida, qui s'est tenue à Toronto, accréditent l'idée qu'il est possible d'alléger le traitement pour des patients chez qui l'infection est sous contrôle. L'approche expérimentée fait appel à un médicament de la famille des inhibiteurs de protéase, le lopinavir, renforcé par une petite dose d'un médicament de la même famille, le ritonavir.
Vingt et un médicaments antirétroviraux sont actuellement disponibles pour tenter de contrôler l'infection par le virus du sida (VIH). Ces médicaments appartiennent à plusieurs familles selon leur mécanisme d'action, chacun bloquant une des trois enzymes nécessaires au virus pour se répliquer : la transcriptase inverse, la protéase et l'intégrase. En combinaison, ils permettent de diminuer la multiplication du VIH jusqu'à le rendre indétectable dans le sang, un résultat correspondant sur le plan virologique à une charge virale inférieure à 50 copies du virus par millilitre de sang.
Les problèmes de suivi du traitement ou de toxicité amènent à rechercher d'autres options thérapeutiques. "Cela peut se faire au moyen d'autres molécules, appartenant à de nouvelles classes ou en appliquant de nouvelles stratégies d'utilisation des antirétroviraux existants", résume le professeur Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS) en France.
BEAUCOUP D'ESPOIRS
Les résultats préliminaires d'une étude menée dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis et le Pérou, sur un inhibiteur de l'intégrase, ont été présentés à Toronto. Dans le cadre d'une trithérapie chez des malades non traités auparavant, le MK-0518 du laboratoire Merck a montré une activité anti-VIH importante, mais les résultats ne portaient que sur 85 patients pour lesquels les expérimentateurs disposaient d'un recul de 16 semaines.
Beaucoup d'espoirs avaient été mis dans une nouvelle classe de médicaments ayant un mode d'action original : les inhibiteurs d'entrée. Ces molécules bloquent à la surface des cellules cibles du VIH un site appelé CCR5, que le virus utilise comme porte d'entrée. "C'est un grand désenchantement", commente le professeur Delfraissy. Pour deux des trois molécules étudiées, les essais ont été interrompus pour des problèmes de toxicité.
Les résultats en termes de sécurité et d'efficacité du troisième inhibiteur d'entrée, le maraviroc du laboratoire Pfizer, ont été présentés jeudi 17 août. Dans cet essai, les patients avaient déjà reçu un traitement antirétroviral et étaient répartis en deux groupes : l'un avait un traitement considéré comme "optimisé", l'autre le même traitement plus le maraviroc. Si les résultats en termes de sécurité et de tolérance semblent satisfaisants, "il n'y a pas de bénéfice mis en évidence dans le groupe recevant le maraviroc", constate le professeur Delfraissy.
UN INHIBITEUR DE PROTÉASE
Les études sur l'allégement du traitement incitent en revanche à l'optimisme. Elles utilisent un inhibiteur de protéase, le lopinavir, renforcé par une petite dose d'un autre inhibiteur de protéase, le ritonavir. Ce traitement est commercialisé sous le nom de Kaletra par la firme Abbott. Deux types d'utilisation sont expérimentés : l'allégement de traitements efficaces déjà engagés et le démarrage du traitement antisida.
Deux essais ont déjà montré qu'il était possible de simplifier le traitement pour des malades traités depuis longtemps et dont la charge virale est bien contrôlée. Après un an sous traitement allégé, l'efficacité virologique reste bonne. Dans une étude menée en Espagne et présentée à Toronto, 198 malades qui avaient une charge virale indétectable sous trithérapie ont été répartis de manière aléatoire en deux groupes. L'un poursuivait le même traitement, l'autre recevait à la place la monothérapie par lopinavir "boosté". Après un suivi sur 48 semaines, la monothérapie donne d'aussi bons résultats que la poursuite de la trithérapie.
Conduit en France par le professeur Delfraissy, qui en a présenté les résultats lors de la conférence, l'essai Monark visait à savoir si ce type de traitement allégé pouvait être utilisé d'emblée. Il incluait 136 malades n'ayant jamais reçu de médicaments anti-VIH et qui, après répartition aléatoire, ont suivi pendant 96 semaines soit une trithérapie classique, soit une monothérapie par lopinavir renforcé par le ritonavir.
L'efficacité était jugée sur les critères virologiques : une charge virale descendue en dessous de 400 copies/ml à la 24e semaine et en dessous de 50 copies/ml à la 48e semaine. Sur le premier critère, l'efficacité est comparable, mais sur le second, la monothérapie n'a pas d'aussi bons résultats. "On ne peut pas recourir à la monothérapie en première intention chez les patients n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux", conclut le professeur Delfraissy.
Paul Benkimoun
10 février 2006
Le centre de la Voie lactée abrite une étrange source de rayons gamma
Source: LE MONDE
Les astronomes n'ont parfois pas besoin de regarder bien loin pour être surpris. Au centre de la Voie lactée, notre galaxie, une équipe internationale vient de localiser une source inattendue de rayonnement cosmique de haute énergie. Ce dernier — principalement composé de flux de protons et de noyaux d'hélium — baigne toute la galaxie mais, selon ces travaux, il est à la fois plus énergétique et environ dix fois plus dense dans le centre galactique que dans la banlieue immédiate de la Terre. Ces observations ont été réalisées grâce à l'instrument HESS (High Energy Stereoscopic System), opérationnel depuis décembre 2003 et formé d'un réseau de quatre télescopes installés en Namibie.
La nature de la source de rayonnement cosmique mise au jour par HESS demeure l'objet de spéculations. "Il pourrait s'agir de l'onde de choc de l'explosion récente d'une étoile massive, c'est-à-dire des "restes" d'une supernova, ou encore le résultat de processus complexes en cours autour du trou noir supermassif qui se trouve au coeur de notre galaxie", explique Régis Terrier, chercheur au laboratoire Astroparticules et cosmologie (CNRS-université Paris-VII), coauteur de ces travaux, publiés le 9 février dans la revue Nature.
Pour cartographier la densité de ce rayonnement cosmique, les auteurs ont observé des photons gamma de très haute énergie. Cependant, pour "voir" ces photons, les chercheurs doivent s'armer de patience et d'instruments particulièrement affûtés. Car, bien plus énergétiques que ceux du domaine visible, ces grains de lumière sont aussi plus rares. "Il en passe seulement quelques-uns par minute et par hectare, explique M. Terrier. De plus, ils ne parviennent pas jusqu'au sol puisqu'ils réagissent dans la haute atmosphère." Aux alentours d'une dizaine de kilomètres d'altitude, ils produisent un flash de lumière bleutée, qui ne dure que 2 à 3 milliardièmes de seconde. Ce sont ces imperceptibles bouffées de lumière que traquent les télescopes de HESS.
Ces données seront bientôt complétées par celles du télescope spatial Glast (Gamma Ray Large Area Space Telescope) qui doit être placé en orbite en 2007 par la NASA. Les futurs développements de l'astronomie gamma devraient permettre de mieux comprendre le fonctionnement des pulsars — ces étoiles à neutrons fortement magnétisées — ou encore de parvenir à une certitude sur la nature des "accélérateurs de rayons cosmiques" découverts dans le centre de notre galaxie.
Stéphane Foucart
Dans les librairies, le réchauffement climatique est dans l'air du temps
Source: LEMONDE.FR
Sur le site de vente en ligne Amazon.fr, dans la catégorie fantastique et science-fiction, le numéro un des ventes n'est pas un grand classique du genre. C'est Etat d'urgence, de Michael Crichton, sorti le 12 janvier 2006. Et si le réchauffement climatique sert de toile de fond à ce thriller consacré à un complot politico-terroriste, ce n'est pas un hasard : le roman est "dans l'air du temps". Depuis deux ans environ, les essais, romans et ouvrages de vulgarisation consacrés aux bouleversements climatiques se multiplient.
On comprend l'intérêt grandissant pour ce sujet, si l'on se base sur les conclusions du Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique de Peter Schwartz et Doug Randall, publié en France au mois de janvier. Un rapport "aux conclusions si alarmantes que les plus hautes autorités ont tout fait pour l'étouffer", assure l'éditeur en quatrième de couverture. Et effectivement, si l'on en croit les auteurs, l'apocalypse climatique décrite à grands renforts d'effets spéciaux dans le "blockbuster" hollywoodien, Le Jour d'après, est proche : après des années de réchauffement climatique, ils envisagent un brusque refroidissement du climat dès 2010. Les conséquences seraient terrifiantes : plusieurs grandes capitales européennes se retrouveraient sous les eaux. Mais les scientifiques ne sont pas les seuls à se pencher sur les conséquences des perturbations climatiques, les auteurs de science-fiction s'efforcent également de les imaginer.
LE RETOUR D'UN THÈME OUBLIÉ
Dans les années 1970, les bouleversements climatiques étaient un thème courant des romans de science-fiction. Sur les traces des mouvements écologistes naissants, hérités de la contre-culture des années soixante, les romanciers américains s'attaquent au réchauffement climatique ou à la désertification. L'un des romans majeurs du genre, Dune, de Frank Herbert, se situe sur une planète éponyme qui n'est qu'un vaste désert, et dont les habitants luttent pour mettre en place un système de contrôle climatique qui leur amènera cet événement mythique : la pluie. Mais alors que la science-fiction traverse une crise d'identité, le thème perd de sa popularité. Pendant une vingtaine d'années, peu de romans l'abordent, et aucun d'entre eux n'atteint les chiffres de vente de Dune.
Mais depuis deux ans, le thème de l'apocalypse climatique connaît un regain d'intérêt, sous l'impulsion de la star de la science-fiction Kim Stanley Robinson, auteur du Cycle de Mars. Avec Forty Signs of Rain, premier roman d'une trilogie annoncée, il décrit la lente évolution d'un monde qui s'avance vers une catastrophe climatique majeure. Le deuxième roman de la série, Fifty Degrees Below, qui s'ouvre sur la fonte des glaces polaires et la catastrophe qui s'ensuit, doit sortir lundi prochain aux Etats-Unis.
Le Monde.fr
Découverte du "dragon couronné", le plus vieil ancêtre du terrifiant tyrannosaure
Source: LE MONDE
Les caractéristiques de Tyrannosaurus rex, ce terrifiant dinosaure carnivore long de 14 mètres qui arpentait les savanes de l'Amérique du Nord et de l'Asie centrale il y a quelque 70 millions d'années, sont bien connues grâce à de nombreux fossiles. En revanche, faute de restes suffisants, beaucoup de choses demeurent encore ignorées concernant les ancêtres de ce représentant emblématique du groupe des tyrannosaurides.
Les plus anciens fossiles découverts dans ce groupe étaient, jusqu'à aujourd'hui, ceux de Dilong (130 millions d'années), long de 1,5 mètre, trouvé en Chine en 2004, et d'Eotyrannus (120 millions d'années), long de 4,5 mètres et mis au jour sur l'île de Wight en 2001.
Cette lacune vient d'être comblée grâce à la découverte dans l'ouest de la Chine d'une nouvelle espèce de dinosaure carnivore : Guanlong wucaii (qui signifie "dragon couronné des cinq roches colorées" en chinois). Deux individus vieux de 156 à 160 millions d'années ont été mis au jour par Xing Xu (Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin) et une équipe de chercheurs américains et canadiens. Ces dinosaures, longs de 3 mètres, sont très bien conservés et dotés d'un squelette presque complet. Selon les paléontologues, qui publient leurs travaux dans la revue Nature du 9 février, Guanlong wucaii est le plus ancien représentant du groupe des tyrannosaurides.
A l'observation, les nouveaux spécimens affichent des caractères archaïques comme un pelvis percé, ainsi que des caractéristiques plus modernes, typiques des tyrannosaurides — une dent en forme de U dans la mâchoire supérieure et des os du nez réunis. Les études réalisées sur ces reptiles ont aussi permis de préciser que l'un d'eux était âgé de 12 ans au moment de sa mort, et qu'il avait atteint sa taille adulte à 7 ans. Mais la particularité la plus frappante de ces nouveaux fossiles est la présence d'une imposante crête placée sur le dessus de leur nez. Les chercheurs supposent qu'elle devait être un ornement ou un signal sexuel utilisé au moment des accouplements.
"C'est une superbe découverte, s'exclame Philippe Taquet, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, et spécialiste des dinosaures, car ce "coq" géant est à l'origine du groupe des tyrannosaurides, qui fait partie de la grande famille des coelurosaures (dinosaures graciles à os creux), famille comprenant également les ancêtres des oiseaux."
Cependant, comme l'expliquent les signataires de l'article, les caractéristiques des fossiles de Guanlong montrent que "la plus grande divergence entre les Coelurosaures avait déjà eu lieu il y a 160 millions d'années". Cela laisse à penser que les plus vieux représentants des coelurosaures sont encore plus anciens et restent à découvrir.
Christiane Galus
25 janvier 2006
Une nouvelle planète a été découverte à 25 000 années-lumières de la Terre
Une nouvelle planète a été découverte hors de notre système solaire. Elle a été baptisée OGLE-2005-BLG-390Lb, à partir du nom de son étoile, OGLE-2005-BLG-390.
L'équipe internationale d'astronomes qui la présente dans la revue Nature du 26 janvier, lui trouve des caractéristiques qui "se rapprochent" de celles de la Terre bien qu'elle se situe à quelque 25 000 années-lumière de notre planète.
LEXIQUE
Une exoplanète est une planète située hors de notre système solaire. Plus de 170 planètes ont été observées jusqu'à présent hors de notre système solaire.
Cette nouvelle planète, solide, composée probablement de roches et de glace, est la plus petite jamais mesurée hors du système solaire, avec "seulement 5 masses terrestres" d'après Jean-Philippe Beaulieu, de l'Institut d'astrophysique de l'université Paris I, qui a dirigé les scientifiques du réseau Probing lensing Anomalies network (Planet), rassemblant plus de trente établissements scientifiques de douze pays différents.
TEMPÉRATURE GLACIALE
La nouvelle exoplanète est trois fois plus éloignée de son étoile, autour de laquelle elle tourne en dix ans, que la Terre du Soleil. La température à sa surface est estimée à moins 220 degrés Celsius. Pour Pascal Fouqué, du laboratoire d'astrophysique de Toulouse et Tarbes, cette donnée"extrême" "empêche probablement l'émergence d'une forme de vie" sur cette planète.
La découverte d'OGLE-2005-BLG-390Lb a été faite en comparant l'éclat de son étoile à des périodes différentes avec l'aide de cinq télescopes répartis dans l'hémisphère sud. La variation ainsi observée par les 73 astrophysiciens de Planet a pu être attribuée au passage d'une exoplanète.
Avec AFP
05 janvier 2006
Des scientifiques ont découvert une protéine qui agit comme un antidépresseur
Une équipe internationale de chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science datée du vendredi 6 janvier, a découvert une protéine qui jouerait un rôle déterminant contre la dépression. Une percée potentielle pouvant ouvrir la voie à des traitements de maladies mentales affectant des dizaines de millions de personnes dans le monde.
Cette nouvelle protéine, baptisée p11, semble réguler la réaction des cellules cérébrales à la sérotonine, un neurotransmetteur qui intervient dans la régulation du sommeil, de l'appétit et de l'humeur, selon ces scientifiques de l'université Rockefeller aux Etats-Unis, de l'institut Karolinska en Suède, de l'université de Rouen en France et du laboratoire pharmaceutique américain Eli Lilly.
Bien que les scientifiques établissent depuis longtemps un lien entre déficit en sérotonine et dépressions, ils n'ont toujours pas déterminé le rôle exact joué par cette neurohormone transmettant les signaux entre les neurones.
"Nous avons montré que la protéine p11 intervient dans les changements complexes multiples sous-jacents aux dépressions", a indiqué Per Svenningsson, le principal auteur de cette étude. "Notre découverte montre que les personnes dépressives, ainsi que des souris de laboratoire chez lesquelles on a provoqué une dépression, avaient toutes une nette diminution du niveau de cette protéine p11", a-t-il poursuivi. De ce constat, "on peut tirer la conclusion que des médicaments accroissant les protéines p11 dans le cerveau auront des effets antidépresseurs", a ajouté ce chercheur.
EXPÉRIENCES EN LABORATOIRE
La sérotonine établit un lien avec 14 différents capteurs à la surface de la cellule cérébrale. Un de ces capteurs, appelé 1B, est déterminant dans la régulation de la transmission de la sérotonine dans le cerveau. Pour tester au mieux la relation entre la protéine p11 et le mécanisme d'absorption de la sérotonine par le capteur 1B des cellules cérébrales, le professeur Svenningsson et ses collègues ont génétiquement modifié deux groupes de souris.
Les animaux du premier groupe ont été programmés pour produire un niveau de protéine p11 plus élevé que la normale alors que les autres n'en produisaient pas. Les souris surproduisant de la p11 étaient hyperactives et se comportaient comme celles traitées avec des antidépresseurs. Dans le second groupe, toutes les souris étaient dépressives.
"Il y a trois différentes façons de traiter les dépressions de ces souris", a commenté Paul Greengard, un neurologue de l'université Rockefeller, lauréat du Nobel de médecine en 2000. "Ces trois approches, aux mécanismes très différents, provoquent le même changement biochimique, à savoir une augmentation du niveau de p11 dans le cerveau de ces souris, ce qui montre de façon convaincante que cette protéine est liée au principal effet thérapeutique des antidépresseurs", a-t-il dit.
Avec AFP





