« Que Dieu punisse sans pitié aucune les hommes qui affament les autres» Nos populations vivent dans la misère totale pendant que Bongo et ses membres pillent le Gabon?
On ne doit pas annuler la dette des pays d'Afrique tant que ces pillards de dictateurs sont là,le pillage va continuer

Gabon D'abord

me ne

08 juin 2009

Avec Omar Bongo, c’est un bout de la Françafrique qui disparaît

source: libération

Depuis le décès de l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, fin 1993, il avait repris vaillamment le flambeau d’une «Françafrique» en déclin. Doyen des chefs d’Etat sur le continent, le président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est mort dimanche des suites d’un cancer aux intestins dans un hôpital de Barcelone. Il avait 73 ans, et en avait passé plus de quarante au pouvoir, sans coup d’Etat. Un record.

Propulsé en 1967 à la tête du petit émirat pétrolier du Golfe de Guinée, ce petit homme aux lunettes noires aura connu et fréquenté pas moins de six présidents de la République française. Le dernier, qui avait promis la «rupture» avec des pratiques d’un autre temps et de ténébreux réseaux franco-africains, se rendit sans broncher à Libreville pour son premier voyage en terre africaine, en juillet 2007. Le soir de son élection, Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs appelé un seul dirigeant étranger, avant même la fermeture des bureaux de vote, pour le remercier pour ses «conseils»: Omar Bongo.

 

Ce dernier était loin d’être seulement un serviteur zélé de la «Françafrique». Bongo était aussi un fin connaisseur de la scène politique hexagonale, qui avait su se rendre indispensable en se créant un réseau d’obligés à Paris, de droite comme de gauche.

 

Le vieux sage a toujours été soupçonné d’avoir financé une palanquée de campagnes électorales. Mais ce rôle occulte n’a jamais été éclairci par la justice. Lors du retentissant procès d’Elf, dans les années 90, son nom a été beaucoup cité. Mais Bongo a finalement été épargné. «L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant», disait-il à Libération en 1996.

Bongo savait aussi confier des missions de conseil et d’audit à des dirigeants politiques prometteurs ou confirmés comme autant d’investissements. Ces derniers mois, on a beaucoup parlé de Bernard Kouchner. Mais la liste de personnalités politiques de tous bords ayant cédé à ses sirènes est longue.

Au Gabon, il a su régner sans faire usage de la force, contrairement à nombre de ses pairs sur le continent. La clé de sa réussite tient en quelques mots: un instinct politique hors pair et un usage raisonné de la corruption.

Bongo s’est longtemps prénommé Albert-Bernard. Il est né en 1935 dans une famille de paysans du pays batéké, une ethnie minoritaire du sud-est du pays. Après des études secondaires au Congo, il exerce un emploi modeste au sein des postes. Mais ce jeune homme vif et ambitieux est vite repéré par les services secrets français, qui vont l’employer, notamment dans les écoutes téléphoniques. Bob Maloubier, ancien du SDECE, s’occupe de la garde présidentielle après 64. Le Gabon, comme l’a raconté Pierre Péan (1), est alors le repère des barbouzes de tous poils. La garde présidentielle y est composé d’anciens de l’OAS. Paris possède sur place des intérêts économiques statégiques: l’uranium, exploité dans le sud-est par la Comuf (Compagnie d’uranium de Franceville), et bientôt le pétrole.

Mais Bongo doit son ascension tout autant aux Français qu’au premier président du Gabon indépendant, Léon Mba, qui en fait son directeur de cabinet. En 1964, lorsque le président est victime d’un putsch, avant d’être rétabli dans ses fonctions par les paras français, Bongo refuse de le lâcher. Le président Mba le nomme vice-président, et à sa mort en 1967, il lui succède naturellement, avec l’assentiment de Paris.

En 1973, Albert devient Omar: il s’est converti à l’islam, sur les conseils avisés du colonel Khadafi. Accessoirement, cette conversion intervient alors que le Gabon rejoint l’Opep, au lendemain du premier choc pétrolier. Trente ans plus tard, il ajoutera le nom de son père «Ondimba», racontant avoir été interpellé par son géniteur dans un rêve mouvementé. Mais son appartenance aux réseaux maçonniques a joué un rôle bien plus important au cours de sa longue carrière que son adhésion à l’islam.

Comme Félix Houphouët-Boigny, Bongo a su redistribuer l’argent du pétrole en veillant à ce qu’aucune communauté ne se sente marginalisée, gage de la stabilité de son pouvoir. Mais si son pays a échappé aux soubresauts qui ont ensanglanté nombre de ses voisins, il n’a jamais décollé économiquement. La manne pétrolière, qui se tarit, a profité à une petite coterie dans l’entourage du président, tandis que la moitié de la population vit dans la pauvreté.

Au cours de son long règne, Bongo a coopté un à un ses opposants au sein des différents gouvernements qui se sont succédé à Libreville en quarante ans, réduisant à néant toute idée d’alternance. Sa succession risque de se révéler d’autant plus délicate à gérer, en l’absence de relève crédible. La Constitution prévoit, en cas de décès du chef de l’Etat, l’organisation d’une élection sous quarante-cinq jours. L’intérim est assuré par le président du Sénat.

Au fil des ans, sa famille a pris une place prépondérante. Sa fille, Pascaline, qui dirige le cabinet présidentiel, a la haute main sur les finances, tandis que son fils, Ali, contrôle l’armée à la tête de laquelle il a placé ses fidèles. Vice-président du parti au pouvoir, ce dernier est idéalement placé pour succéder à son père, étant donné la brièveté de la campagne et l’état d’impréparation de ses adversaires.

 

   

Posté par pyth à 00:19 - infos Gabon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2009

Omar Bongo, la mort du doyen de la Françafrique

bongo

Sa disparition, à 73 ans, marque la fin d'une saga africaine intimement liée à la France. Il laisse un pays sous-développé mais des intérêts gigantesques aux mains d'un clan désuni.

Papa est mort. Avec la disparition d'Omar Bongo, à l'âge de 73 ans, c'est bien davantage que le doyen des chefs d'États africains qui quitte la scène. C'est un dinosaure qui tire sa révérence, le dernier des Mohicans, la figure la plus emblématique d'un système, la Françafrique, qu'il résumait mieux que nul autre, avec son cortège d'intérêts croisés, de liens occultes et d'affaires souvent pas très claires. Une page d'histoire se tourne. Significativement, la mort du «plus vieil ami africain de la France» survient à un moment crucial des relations entre l'ancienne puissance coloniale et le continent noir.

Depuis deux ans, à l'Élysée, Nicolas Sarkozy fait de la «rupture» la pierre angulaire de ses relations avec l'Afrique. Mais on ne met pas si facilement au rencard un vieux crocodile, surtout quand il s'appelle Bongo. «Et que voulez-vous que l'on fasse, on ne peut pas le tuer tout de même ?», s'indignait récemment un ministre de la République à qui l'on objectait qu'en dépit de l'aggiornamento annoncé, les vieilles habitudes continuaient d'avoir la vie dure avec certains dirigeants africains. Une image, diffusée à l'époque en boucle sur les chaînes de télévision gabonaises, témoigne de l'influence jamais démentie d'Omar Bongo dans le «village» franco-africain : celle de Nicolas Sarkozy, parmi bien d'autres obligés, rendant visite au «vieux» dans sa suite d'un palace parisien durant la campagne présidentielle. Le jour même de son élection, le successeur de Jacques Chirac à l'Élysée appelait l'inamovible président gabonais pour le remercier de ses avis et de ses conseils.

Autre signe parlant, la cohorte des ministres français se pressant, en mars dernier, aux obsèques de la première dame du Gabon, Edith Lucie, la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso décédée d'un cancer après une longue hospitalisation au Maroc. C'est qu'au fil des décennies, Bongo a su se rendre incontournable, incarnant la stabilité, l'allié fidèle à l'ONU, à la tête d'un pays hébergeant quelque 10 000 ressortissants français et une base militaire.

De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand : au pouvoir depuis 1967, Omar Bongo les a tous pratiqués avec connivence. Mais au-delà, les réseaux de ce «frère» éminent de la Grande Loge nationale française s'étendaient à toutes les sphères politiques et médiatiques. Il savait tout sur tous, sa meilleure assurance-vie : «Je ferais couler beaucoup de gens», disait-il, en guise de menace à peine voilée.

Au printemps 2008, une de ses colères a de toute évidence coûté son poste au ministre de la Coopération Jean-Marie Bockel, pour des propos un peu trop abrupts contre la Françafrique. On a beaucoup prêté au «doyen», comme le financement de bien des campagnes électorales, sans jamais le prouver. On ne prête qu'aux riches, dit-on. Or Omar Bongo était très, très riche.

 

«Blanc comme nègre» face aux affaires

 

C'est ainsi une autre coïncidence de voir partir le président gabonais alors que se multiplient contre lui les accusations de détournements d'argent public. Selon Transparence international France et l'association Sherpa, les «biens mal acquis» par le président gabonais recouvriraient quelque 70 comptes bancaires ouverts en France au nom de sa famille et 33 biens immobiliers prestigieux, dont une dizaine d'appartements à Paris, équivalant à plus de 150 millions d'euros. Deux plaintes, déposées par ces associations, ont été classées sans suite en 2007 et 2008 par le parquet. Celui-ci pourrait faire appel d'une troisième plainte, déposée par un homme d'affaires français emprisonné en 1996 à Libreville à la suite d'un différend commercial avec le chef de l'État gabonais. Ce dernier se proclamait «blanc comme nègre», dans un livre d'entretiens (Grasset 2001).

Son long parcours relève de la saga africaine. Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 dans une bourgade de la province du Haut-Ogoué, rebaptisée plus tard Bongoville, ce Téké (l'ethnie bantoue minoritaire) fait ses études primaires et secondaires au Congo. Après son service militaire, il devient un agent subalterne des services secrets français et travaille aussi comme commis des postes.

Mais l'ambitieux Bongo saura tracer sa voie jusqu'aux plus hautes destinées dans le sillage du premier président du Gabon indépendant, Léon Mba. En 1960, Bongo est son vice-président et son bras droit avant de lui succéder après sa mort en 1967, avec la bénédiction du grand manitou des «affaires africaines et malgaches» à l'Élysée, Jacques Foccart.

En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais, parti unique jusqu'à l'instauration en 1990 d'un pluralisme de façade. Jusqu'au bout, Omar Bongo est resté l'unique détenteur d'un pouvoir dont il fut la clé de voûte. Habile et madré, il n'a pas son pareil pour verrouiller une campagne électorale (les scrutins se déroulent à échéance régulière) et monnayer le ralliement de ses opposants ou les museler. L'homme sait aussi se muer en caméléon quand il le faut. Pour obtenir une audience avec Paul VI, il se fait baptiser catholique. En 1973, il se convertit à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo Ondimba, afin, dit-on, de s'attirer les bonnes grâces des pays de l'Opep, en majorité musulmans…

 

Omniprésence de la famille

 

Le 27 novembre 2005, il est réélu avec 79 % des suffrages lors d'élections que l'opposition juge entachées de fraudes massives. Imperturbablement, le «doyen» donne une fois de plus raison aux affiches qui s'étalent partout dans le pays : «Bongo, j'en veux toujours plus !»

Le nerf de la guerre, il est vrai, ne lui a jamais manqué. Peuplé de 1,3 million d'habitants seulement, l'«émirat gabonais» est un pays riche de son pétrole, de sa filière bois et de ses gisements de manganèse et de fer. En quarante ans de règne, toutefois, Omar Bongo n'aura que très modérément fait fructifier cette manne. Malgré ses immenses ressources naturelles, le pays se classe toujours 123e sur 177 au classement de l'indicateur de développement humain des Nations unies. Près d'un demi-siècle de pouvoir ne lui aura pas laissé le temps de construire plus de 900 kilomètres de routes…

Impeccablement sanglé dans ses costumes Smalto ou drapé dans une cape à la Mandrake, Omar Bongo ne boudait pas la scène diplomatique. On le retrouvait en médiateur dans nombre de conflits et de différends africains, toujours prompt à endosser la tenue du sage que lui valait de facto son ancienneté parmi ses pairs.

Autre clé du système Bongo, son clan. Au gouvernement comme dans l'administration, l'économie ou les médias, la famille du président est omniprésente. L'homme, il est vrai, n'a jamais ménagé sa virilité, la rumeur publique allant jusqu'à lui attribuer plusieurs dizaines d'enfants. Proche parmi les proches, sa fille Pascaline dirige son cabinet. Le mari de celle-ci, Paul Toungui, est ministre de l'Économie et des Finances. Le fils préféré du président, Ali, souvent présenté comme un possible successeur, est ministre de la Défense. «Il n'y aura pas de dynastie Bongo», se plaisait-il à dire. À voir. Même si le baobab est à terre, il est fort probable que l'après-Bongo portera, d'une façon ou d'une autre, la marque du clan.

                 source: le figaro

Posté par pyth à 23:52 - infos Gabon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 avril 2009

Immigration clandestine = Dictateurs en Afrique, soutenus par certains pouvoirs occidentaux: quelle hypocritie!!!

Posté par pyth à 11:44 - politique africaine - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La justice européenne bientôt aux trousses de Bongo, Sassou Nguesso et Obiang Nguema ?

source: afrik.com

bosInterview de Maud Perdriel-Vaissière, membre de l’association de juristes, Sherpa.
Omar Bongo, Sassou Nguesso et Obiang Nguema accusés d’avoir acquis en France des biens avec des fonds publics détournés, vont peut-être échapper à la justice française. Le parquet de Paris a annoncé qu’il s’opposera à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Les plaignants, deux associations et un particulier, attendent la décision de la juge d’instruction à qui revient le dernier mot. Maud Perdriel-Vaissière, juriste, est en charge du dossier chez Sherpa, l’une des associations plaignantes qui envisage de saisir la justice européenne. Elle a répondu aux questions d’Afrik.com.

La plainte déposée contre les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), Théodore Obiang Nguema (Guinée équatoriale), pour détournement de fonds publics blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités, sera-t-elle reçue par la justice française ? Deux fois déjà, le parquet de Paris a classé sans suite les accusations de l’association Sherpa, l’Ong Transparency International et d’un citoyen gabonais, Grégory Ngbwa Mintsa. Une troisième fois, ces associations ont saisi, en décembre dernier, la doyenne des juges d’instruction pour les mêmes motifs, le parquet de Paris vient d’annoncer qu’il s’opposera à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Sherpa, l’une des associations plaignantes, entend aller jusqu’au bout de sa démarche et saisir, au besoin, la justice européenne.

Afrik.com : Comment accueillez-vous la décision du parquet de Paris de s’opposer à l’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire des biens mal acquis par les trois chefs d’Etat que vous accusez ?
Maud Perdriel-Vaissière : Nous ne sommes pas surpris par cette décision. C’est son contraire qui nous aurait étonné. La décision finale revient à la juge d’instruction, Françoise Desset. Elle a besoin de l’avis du procureur de la République pour prendre sa décision, mais elle reste indépendante et n’est pas obligée de suivre le réquisitoire du parquet.

Afrik.com : Votre association et les deux autres en sont à la troisième plainte, les deux premières ont été classées sans suite par le parquet de Paris. Quels sont les éléments nouveaux de cette troisième plainte ?
Maud Perdriel-Vaissière : Pour ouvrir une instruction en France, la loi impose des étapes à suivre. Avant de saisir le juge d’instruction, il faut passer par le parquet. Nos deux premières plaintes, qui ont été classées sans suite, ont été déposées auprès du parquet de Paris. La nouveauté dans cette troisième plainte, c’est que nous avons directement saisi la juge d’instruction.

Afrik.com :Est-ce que vous espérez vraiment traduire, devant la justice française, des chefs d’Etats africains considérés comme des piliers de la Françafrique ?
Maud Perdriel-Vaissière : Evidemment ! C’est vrai qu’il y a encore énormément d’obstacles juridiques à soulever pour obtenir la restitution des biens qu’ils ont acquis par des fonds publics détournés. Pour le moment, c’est un objectif lointain. Nous sommes conscients de la difficulté de la démarche. Mais nous voulons déjà lever un tabou et susciter un débat public.

Afrik.com : Parmi les raisons qu’il avance pour expliquer sa décision, le parquet de Paris évoque l’immunité des chefs d’Etat en exercice. Aviez-vous tenu compte de cela dans votre démarche ?
Maud Perdriel-Vaissière : Oui. Mais à l’étape de l’instruction, c’est-à-dire celle à laquelle nous sommes actuellement, il s’agit pour la justice de vérifier les faits mentionnés dans le dossier et de voir s’il y a effectivement des infractions à la loi. C’est lorsque la juge d’instruction aura décidé d’une mise en cause des personnes visées par la plainte et aura de leur renvoi devant une juridiction qu’interviendra le débat sur l’immunité. Nous n’en sommes pas encore là.

Afrik.com : La justice de Monaco a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire sur des présumés comptes bancaires d’Edith Bongo. Sherpa est également à l’origine de cette décision. Pensez-vous qu’elle influencera la justice française ?
Maud Perdriel-Vaissière : Nous nous félicitons de la décision de la justice monégasque. Nous espérons que cette enquête préliminaire permettra de faire la lumière sur les responsabilités des personnes citées dans cette affaire. On ne peut pas exclure l’hypothèse que cette décision puisse influencer les Français mais cela ne sera qu’une présomption. La doyenne des juges d’instruction appréciera la recevabilité de notre plainte seulement sur la pertinence des éléments contenus dans notre dossier.

Afrik.com : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces présumés comptes bancaires d’Edith Bongo à Monaco ?
Maud Perdriel-Vaissière : Nous avons reçu des informations qui nous font croire que madame Edith Bongo Ondimba aurait pu servir de prête-nom à un certain nombre de membres de la famille Bongo et de la famille Sassou Nguesso, notamment à son époux et à son père. Nous avons demandé le gel des fonds déposés sur ces comptes pour éviter qu’ils soient transférés vers d’autres destinations.

Afrik.com : Quelles sont vos sources ?
Maud Perdriel-Vaissière : Comme vous les journalistes, nous avons le droit de préserver nos sources. Mais, même si nos sources ne nous avaient pas fourni des informations, il faut vraiment être naïf pour ne pas imaginer qu’Edith Bongo Ondimba avait des comptes bancaires à Monaco. L’enquête préliminaire qu’avait ordonnée le parquet de Paris en 2007 a fait état de 200 comptes bancaires appartenant aux familles Bongo, Sassou Nguesso.

Afrik.com : A l’origine de la plainte déposée devant le parquet de Paris ensuite devant la juge d’instruction, votre association, Sherpa, l’Ong Transparency International, et Grégory Ngbwa Mintsa, un citoyen gabonais. Ce dernier a été arrêté en janvier et incarcéré au Gabon en janvier dernier. Avez-vous de ses nouvelles ?
Maud Perdriel-Vaissière : Grégory Ngbwa Mintsa n’est plus en prison. Il va bien mais il est toujours mis en examen au Gabon. Nous avons fait appel à deux avocats, un Gabonais et un Français pour le défendre. Nous espérons un aboutissement rapide. Trois autres personnes, comme Grégory, ont été mises en examen au Gabon. On leur reproche leur militantisme dans la lutte contre la corruption.

Afrik.com : Jusqu’où iriez-vous pour atteindre votre objectif ?
Maud Perdriel-Vaissière : Nous ferons appel si le juge d’instruction ne reçoit pas notre plainte. En espérant que la cour d’appel ordonnera l’ouverture d’une instruction. S’il le faut nous n’hésiterons pas à porter l’affaire au niveau européen.

Posté par pyth à 11:40 - infos Afrique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2009

Sinistre scénario

source: le monde

pC'est toujours le même sinistre enchaînement : il faut attendre l'inévitable "grosse bavure", et l'émotion qu'elle provoque, pour que les solutions diplomatico-humanitaires commencent à être envisagées. On a connu cela au Liban lors des interventions israéliennes de 1996 puis de 2006. C'est au tour de Gaza.
Tombés mardi 6 janvier juste à l'extérieur d'une école administrée par les Nations unies dans le nord du territoire, deux obus de char israéliens ont tué une quarantaine de civils palestiniens et blessé des dizaines d'autres. Des sources médicales concordantes, citées par l'agence Reuters, ont rapporté la scène : les projectiles qui s'écrasent parmi des hommes et des femmes en sandales - à l'évidence pas des combattants -, les corps démembrés qui jonchent le sol, les flaques de sang...

Et, comme après les précédentes "bavures", c'est à ce moment qu'une esquisse de possible dialogue politique s'ébauche, par l'intermédiaire de l'Egypte. C'est à ce moment aussi qu'Israël consent à envisager ce qui lui est réclamé, notamment par la France, depuis le début de son opération dans le territoire palestinien : l'ouverture d'un corridor humanitaire. Il faut rendre hommage aux Européens, et notamment à Nicolas Sarkozy. Ils ont été les premiers, avant le drame de mardi, à prendre le risque d'une ingrate médiation pour faire monter la pression sur les protagonistes : Israël, d'un côté, et le Hamas, de l'autre, par l'intermédiaire de l'Egypte et de la Syrie.

Car le bilan de ce qui se joue à Gaza est déjà trop lourd. Humain, d'abord, avec plus de 600 Palestiniens tués, dont au moins un quart de civils. Humanitaire, avec un territoire de plus d'un million et demi d'habitants encore un peu plus martyrisé qu'à l'habitude. Politique, avec une guerre qui radicalise chaque jour l'opinion arabo-musulmane et décrédibilise le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Israël peut avancer à bon droit qu'il lui était impossible de laisser le Hamas continuer à stocker un arsenal de milliers de roquettes de plus en plus puissantes et sophistiquées. Mais en serait-on arrivé là si l'on avait donné une chance au dialogue politique avec le Hamas ? Et sortira-t-on de cette guerre sans l'amorcer ? Non, bien sûr.

forum journal le monde

Jean-Alain L.
07.01.09 | 22h16
Le corridor ? bien sûr mais est ce une solution ? il FAUT que palestieniens et israeliens puissent vivre dans des frontières internationalisées, point barre !
CG.
07.01.09 | 22h04
La politique de l'Etat d'Israël est inexcusable. Elle a créé par son intolérance le Hamas qu'elle prétend détruire et qu'elle ne fait que renforcer. Nous en sommes au stade des crimes de guerre. M Glucksman a des indignations bien sélectives pour feindre de ne pas s'en rendre compte.

Abu_Simbel
07.01.09 | 22h02
Quelques remarques en écoutant Al-Jazeera: 1/on voudriat que le Tsahal sorte vainqueur avant une décision,c'est foutu. 2/On voudrait que ni l'Iran, ni la Syrie, ni l'Iraq, ni les palestiniens ne soient armés et se défendre. 3/L'Egypte et Israél sont les perdants de cette aventure militaire.Egy fera face à une contestation non de la rue mais des élites,Isr a perdu quelques alliés arabes. 5/A moyen terme, se fera une union des combattants palestiniens, "modérés" et "radicaux". Au fond génial.

Marc
07.01.09 | 21h44
C'es épuisant de lire les mêmes aneries, épuisant ausi de tenter d'y répondre avec peu de mots. De quelle chance au dialogue parlez-vous avec Israël ? Vous n'avez toujours pas compris depuis 60 ans que le mouvement sioniste ne veut rien d'autre que la terre et toute la terre, il se fiche du dialogue que vous prônez en intellectuel européen et occidental. Ouvrez les yeux bon sang. Israël, c'est la domination, pas le dialogue.

MAGALI C.
07.01.09 | 21h39
J'aimerais que nos journalistes nous expliquent comment le Hamas peut accumuler les roquettes et se constituer un arsenal alors que Gaza est sous embargo et que les Palestiniens n'ont pas de quoi se nourrir ni se soigner. Nous refait-on le coup des "armes de destruction massive" ? Le terrorisme est une chose, soit un crime condamnable, le meurtre perpétré par un Etat en est une autre, plus effrayante encore car c'est le crime institutionnalisé, comme la peine de mort à grande échelle.

Pierre M.
07.01.09 | 20h39
A quand des inculpations devant la Cour Internationale de Justice ? On inculpe des Soudanais, mais les Israéliens ne font pas mieux (à une plus petite échelle)

Raphaël D.
07.01.09 | 19h35
C'es épuisant de lire les mêmes aneries, épuisant ausi de tenter d'y répondre avec peu de mots. De quelle chance au dialogue parlez-vous avec le Hamas. Vous n'avez toujours pas compris que le mouvement terroriste ne veut rien d'autre que le chaos, il se fiche du dialogue que vous prôner en intellectuel européen et occidental. Ouvrez les yeux bon sang. le Hamas c'est la mort, pas le dialogue.

ANDRE S.
07.01.09 | 18h54
Malgré quelques gesticulations à destination des médias, ce "sinistre scénario" semble être accepté et approuvé par une grande partie de dirigeants politiques des pays dits "civilisés". Les solutions proposées ne prennent en compte que le point de vue d'Israel. Ceci dure déjà depuis 60 ans. Et on nous annonce, plus tard, une réaction de Obama Barak. Peut-être se réveillera-t-il quand le nombre de morts palestiniens dépassera 1000? L'analyse des raisons de ce soutien de fait reste à écrire.......

mireille u.
07.01.09 | 18h37
La victimisation d'Israël est insupportable. Combien de victimes civiles palestiniennes depuis 60 ans au nom du sionisme, ce colonialisme religieux? Combien de vies, de familles palestiniennes brisées depuis 60 ans? Peut-on accepter de perdre maisons et terres au profit des colons sans réagir? Bien sûr que non. Le Hamas et les tirs de roquette ne sont que des prétextes. Le colonialisme dans ce qu'il a de pire, c'est ce qui mène Israël. L'antisémitisme est une abomination, le sionisme aussi.

ROBERT T.
07.01.09 | 18h26
Les seuls responsables sont les Israéliens et les Palestiniens. Daniel Barenboïm a parlé fort et proposé une solution viable qui respecte les deux peuples. Ils ne tient qu'à eux de la choisir et ils n'ont besoin de personne pour le faire.

NICOLAS A.
07.01.09 | 16h55
Vous voulez dire que, comme à chaque fois, la "bavure" contre un bâtiment de l'ONU n'était pas vraiment une bavure? Alors quoi? Un crime de guerre qui restera une fois de plus impuni?

jr
07.01.09 | 16h50
Ce n'est pas un corridor humanitaire qu'il faut. C'est une force internationale entre Gaza et Israel pour faire cesser les tirs de roquettes, comme au Liban avec la FINUL. Bavure ou pas bavure, la communauté internationale n'apporte pas les solutions adéquates.

PHILIPPE J.
07.01.09 | 16h42
Israël est un Etat-voyou (rogue state) qui viole impunément la légalité internationale et les résolutions du Conseil de Sécurité depuis 40 ans. Après que la Présidence Sarkozy a passé outre à l'avis négatif du Parlement Européen, il serait inconcevable que l'UE puisse commencer le rehaussement (upgrade) de ses relations avec cet Etat- voyou, coupable de crimes de guerre au Liban (2006) et à Gaza et de crimes contre l'humanité (cf. Peter Falk, rapporteur de l'ONU, Professeur de Droit à Princeton).

alain sager (nogent sur oise)
07.01.09 | 16h42
On appelle dialogue l'art de mettre en commun des opinions divergentes en vue de parvenir à un éventuel accord sur une vérité, en considérant que le "logos" est partagé entre tous. Dans le cas présent, je ne sais pas si pour l'un ou l'autre des protagonistes, ce que je viens de dire a le moindre sens. Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'ils se renvoient à la figure les différences de degré qu'il y a incontestablement entre les crimes de guerre qu'ils commettent. Dialogue, mais de sourds.

Mokhtar H.
07.01.09 | 16h36
"Difficile de dialoguer avec Hamas lorsqu'on reçoit quotidiennement des dizaines de roquettes". Ah? Et lorsqu'on reçoit des dizaines de missiles israéliens? Des assassinats "ciblés" qui tuent toute la famille? Que l'on extorque maisons, terres, eau, construit des murs d'apartheid? Quand on crée un camp à Gaza pour 1,5 million de personnes? Pourtant les palestiniens, les pays arabes ont tendu maintes fois la main pour dialoguer, proposé la paix avec le droit. Réponse sioniste?

Roger L.
07.01.09 | 16h32
>>>les Indiens d'Amérique, notamment parce que les circonstances géopolitiques ne sont pas les mêmes, ni les mentalités, ni les moyens de communications. Ce n'est pas le seul conflit insoluble que le monde connaisse mais c'est le seul dont les répercussions extérieures vont dangereusement secouer, sinon le monde entier, du moins le Moyen Orient et l'Occident qui, par lâcheté ou impuissance, est donné comme complice ou complaisant.

Un homme las
07.01.09 | 16h30
Bravo pour un deuxième bel édito. Il est vrai qu'on peut être las, et même désespéré de voir toujours les même choses, chaque fois en pire. J'entends d'ici dire "c'est de la seule faute de...", "Rien n'est possible sans...préalable". Non. Un conflit se fait à deux, les deux sont responsables. Et il faut arrêter les grandes déclarations de principes, être pragmatiques. Et ouvert. La reconnaissance réciproque ne pourra se construire que sur une relation pragmatique *saine*. Pas histérique.

FRANCOIS B.
07.01.09 | 16h25
Comme d'habitude l'armée israélienne est allée trop loin, elle ne veut pas de pertes dans ses rangs, il y en aura donc plus chez l'adversaire, sans témoins comme l'invasion de l'Iraq, c'est plus sûr. Et voilà, il y le téléphone...qui filme et transmet... Et toujours l'ONU qui met des bâtons dans les roues, pourtant l'oncle SAM veille à empêcher une résolution;.Mais le massacre est public, tant pis, il faut négocier.

MARIA B.
07.01.09 | 16h24
Mahmoud Abbas est discrédité, mais Israel va aussi payer cher le prix de son discrédit moral. Pourquoi Iraël a-t-fait ce choix ?

MICHEL B.
07.01.09 | 16h23
Le Hamas est gagnant à tous les coups: disséminé dans la population civile, pas de guerre frontale, un arsenal de missiles qu'il lance de manière sporadique et aléatoire. C'est la guerre entre un tigre et une guêpe. La guêpe gagne toujours, Israel aurait dû le savoir.

Roger L.
07.01.09 | 16h23
LE MONDE fait ce qu'il peut pour demeurer mesuré et y parvient fort bien mais, comme le dit un "réacteur", voyons les choses de loin: aucun accord n'est possible pour une vraie solution puisque nous savons que jamais Israël n'a songé sérieusement à laisser s'installer un véritable Etat à ses côtés. Elle veut une population soumise, dotée d'une sous citoyenneté. Dans certains cas une telle stratégie peut fonctionner mais nous ne sommes plus aux 16e et 17e siècles. Les Palestiniens ne sont pas>>>

jean louis r.
07.01.09 | 16h17
Si les palestiniens n'avaient pas été arraché à leur terre par la violence des colonisateurs (sionistes) il n'y aurait jamais eu de roquettes sur les colonies israéliennes. Renvoyer dos à dos colonisateurs et colonisés, c'est, qu'on le veuille ou non se faire complice de l'agresseur. Ce qui valait pour l'Algérie vaut pour la Palestine.

arggg
07.01.09 | 15h55
25% de victimes civiles, ce sont les chiffres des portes paroles de Tsahal. En passant, je sais pas si les dirigeants palestiniens sont décrédibilisés mais les dirigeants israéliens; ça fait une paire qu'ils ne font rien de bon !!!

ALAIN L.
07.01.09 | 15h44
600 morts palestinien pour 8 morts Israeliens , pourquoi n'est il pas possible de condamner une telle disproportion de force sans se faire taxer d'anti israélien? En tout cas comme à chaque fois Irsael parviendra au résultat inverse escompté, une accumulation de haine voila tout . Hamas et faucons Israélien même combat , ce sera sans issue. Seul Obama peut encore forcer le destin

Jessie
07.01.09 | 15h43
Malheureusement, tout ce qu'est en train de faire Israël, c'est d'assoir la rancoeur qui fera les terroristes de demain. Ce n'est pas de cette façon que les Israéliens vont régler leurs problèmes, bien au contraire !

Agathon
07.01.09 | 15h41
"Fiat justitia ne pereat mendus"(Hegel). Devant de tels crimes dans un conflit militaire, les voix diplomatiques et politiques sont insuffisantes(des lamentations stériles). Reste la voix juridique. Elle seule pourra mettre à mal cette impunité sans nom. Quand Olmert, Barak et Livini entendront un jour " The court, please, stand up". Et qu'ils se léveront devant une Justice, alors la paix sera possible. Les sanguinaires généraux Algériens ont eu la trouille et depuis ça va mieux. Essayons

michel o.
07.01.09 | 15h40
On a déjà connu tout ça avec Sarajévo. Les accords de Dayton et le corridor avaient mis un terme temporaire aux exactions des Serbes après entr'autre le massacre de Markale. Il faudra attendre encore quelques exactions avant que la communauté internationnale envisage des frappes aériennes contre la RFY. Depuis la Serbie est rentrée dans le rang. Bis repetita placent ... tant qu'elles ne deviennent pas insupportables au plus grand nombre. Un accessit pour l'omni : un Richard Holbrooke français ?

Aliette G.
07.01.09 | 15h39
Merci pour cet édito courageux et révolté qui réconforte sur la capacité de la Presse de raisonner et de prendre position au-delà de l'opinion et des indices de l'offre et de la demande. On peut néanmoins contribuer en constatant que l'UE et Nicolas Sarkozy ont commencé par l'erreur de cautionner l'embargo et le point de vue selon lequel le Hamas n'aurait pu être un interlocuteur démocratique citoyen. Car ce qui est "permis" au pouvoir admet toujours sa possibilité d'en réaliser l'excès.

Asinus
07.01.09 | 15h27
Qu'en aurait dit Sirius? Ce qui est écrit peut s'appliquer à la politique éditoriale du Monde concernant le conflit israëlo-palestinien. La complaisance dont ont bénéficié Israël et son armée de la part de "compagnons de route" autrement plus efficaces que ceux de la cause palestinienne, ne saurait être étrangère aux "grosses bavures" qui, maintenant, soulèvent l'indignation. Ce n'est pas le droit d'ingérence, si cher certains (ailleurs seulement), c'est l'opportunité du silence et de la parole

NICOLAS A.
07.01.09 | 15h12
Vous voulez dire que, comme à chaque fois, la "bavure" contre un bâtiment de l'ONU n'était pas vraiment une bavure?
Hervé DIVICIACOS
07.01.09 | 15h09
Quand discutera-t-on enfin avec les Palestiniens des sujets qui fâchent : 1°)droit au retour, ou son indemnisation*.2°) retrait intégral des colons de Cisjordanie 2°)Co-souveraineté sur Jérusalem. Et c'est un minimum... On ne peut traiter le Hamas d'extrémiste, et en même temps refuser de discuter des sujets à la source des problèmes...Un peu de bon sens, voyons! *Mr Sharon a indemnisé à quelle hauteur chaque colon israélien déménagé de Gaza ?
Sinistre décompte !
07.01.09 | 15h02
Comme vous y allez, un quart de victimes civiles, mettez-en un petit chouya supplémentaire svp ... De plus il n'y a pas que les dirigeants palestiniens qui soient décrédibilisés, mais bon de cela mieux vaut ne pas en parler sous peine de se faire taxer d'antisionisme( ce qui est loin d'être mon cas je tiens à le préciser), je suis tout simplement un peu plus clairvoyant que beaucoup de personnes qui font preuve d'aveuglement dès que l'on en vient à évoquer ce conflit ... Patrice S

DAVID S.
07.01.09 | 14h50
Il fallait engager le dialogue avec le Hamas, facile à dire de loin. Plus difficile lorsqu'on reçoit quotidiennement des dizaines de roquettes.

rastaman
07.01.09 | 14h48
Merci de faire lire votre édito à vos contributeurs, par exemple monsieur Glucksman qui nous fait une analyse sémantique du mot "disproportionné".

Mike
07.01.09 | 14h27
Pour amorcer un dialogue, il faut être 2 à le vouloir. Il me semble que le Hamas n'a pas été élu au nom de cette idée. La "grosse bavure" était inévitable vu que le propre des guerres asymetriques est de provoquer ce genre de choses en s'abritant dans des endroits incongrus (écoles, maisons) et d'utiliser des boucliers humains. Tout est question de timing. Le Hamas cherche à montrer qu'il resiste longtemps et le temps joue contre Israel. Espérons le dialogue mais l'avenir est sombre.

Jean-Paul A.
07.01.09 | 14h25
L'attitude israélienne est simplement criminelle, au sens du crime contre l'humanité. On peut comprendre l'exaspération des israéliens recevant des roquettes régulièrement, mais ces roquettes sont plus symboliques que réellement dangereuses: la réaction est hors de proportion, sans commune mesure avec l'agression. En somme, ce sont des représailles collectives infligées à la population. Sans parler du fait qu'Israël bafoue les résolutions de l'ONU depuis des décennies, en toute impunité.

Jean-Claude P.
07.01.09 | 14h20
Enfin on ouvre les yeux sur les "dites" bavures quand cela est possible et que l'on ne dit pas à la presse ne venait pas,c c'est trop dangereux ou circulait, il n'y a rien à voir ici. oui, c'est la Democratie !

Posté par pyth à 00:15 - le monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2008

Ngome Ngane (Minvoul)


Quentin Minko - Nkome ngame
envoyé par mazmbega

Posté par pyth à 01:40 - video - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2008

L'ONU dénonce des "crimes de guerre" au Congo

source: le monde
congoLa situation semblait se calmer, samedi 8 novembre, dans l'est de la République démocratique Congo. Mais  au cours d'une conférence de presse à Goma, le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), Alan Doss, a "déploré les violations très graves des droits de l'homme (...) dans la région de Rutshuru, à 80 km au nord de Goma, ces derniers jours". "Nous avons malheureusement découvert des tueries dans la ville de Kiwanja et à côté, y compris des civils qui ont été visés par des groupes armés", a indiqué M. Doss. "Ce sont des crimes de guerre que nous ne pouvons pas tolérer". Plus au sud, aucun tir n'était signalé samedi matin sur la ligne de front près de Kibati (12 km au nord de Goma), où des affrontements avaient opposé la veille soldats loyalistes et combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Quelque 150 militaires gouvernementaux étaient installés sur place samedi, alors que 200 à 300 autres marchaient en direction du front."Ils se préparent à faire quelque chose à Kibati, ils veulent attaquer", a affirmé le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa. "Nous sommes au courant de ces préparatifs, nous avons anticipé leur mouvement mais nous sommes inquiets de cette situation qui pourrait avoir de graves conséquences".

RISQUE DE RÉGIONALISATION DU CONFLIT

Ces nouveaux développements interviennent au lendemain d'un sommet qui a réuni à Nairobi le président congolais Joseph Kabila, son homologue rwandais Paul Kagame, et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. La réunion s'est achevée sur un appel au cessez-le-feu.

Parallèlement, une source militaire onusienne dans la zone a fait état samedi de la présence sur le front de soldats angolais aux côtés de l'armée congolaise, sans en préciser le nombre. Ils auraient pris part aux affrontements de la veille, selon cet officier.

Vendredi, une source diplomatique avait déjà indiqué à l'AFP qu'"une cinquantaine de militaires angolais et zimbabwéens étaient en mission de reconnaissance sur place en appui aux unités congolaises". Kinshasa a nié à plusieurs reprises la présence de forces étrangères sur son sol, et l'ONU, qui dispose de 17 000 casques bleus en RDC, a aussi officiellement démenti. Mais "il y a une coopération militaire" entre la RDC et l'Angola et "il y a peut-être des instructeurs angolais dans le pays", a nuancé samedi le lieutenant-colonel Dietrich. L'Angola, allié de la RDC, était intervenu dans l'ex-Zaïre en soutien au gouvernement de Kinshasa pendant la guerre régionale de 1998-2003. La présence de forces angolaises dans le pays, si elle était confirmée, marquerait une régionalisation du conflit et risque d'être perçue comme une provocation par le Rwanda.

Posté par pyth à 01:30 - infos Afrique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2008

Accord Gabon/France relatif à la gestion concertée des flux migratoires

JORF n°0208 du 6 septembre 2008

Texte n°18

DECRET

Décret n° 2008-900 du 3 septembre 2008 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement, signé à Libreville le 5 juillet 2007 (1)

NOR: MAEJ0818818D

Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,

Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;

Vu la loi n° 2008-569 du 19 juin 2008 autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement ;

Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ;

Vu le décret n° 2003-348 du 7 avril 2003 portant publication de l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 ;

Vu le décret n° 2003-963 du 3 octobre 2003 portant publication de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;

Vu le décret n° 2004-684 du 8 juillet 2004 portant publication de la convention d’établissement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise, signée à Libreville le 11 mars 2002,

Décrète :

Article 1

L’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement, signé à Libreville le 5 juillet 2007, sera publié au Journal officiel de la République française.

Article 2

Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe

A N N E X E

ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE GABONAISE RELATIF À LA GESTION CONCERTÉE DES FLUX MIGRATOIRES ET AU CODÉVELOPPEMENT

Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise, ci-après désignés les Parties,

Convaincus que les flux migratoires contribuent au rapprochement entre les peuples et que leur gestion concertée constitue un facteur de développement économique, social et culturel pour les pays concernés ;

Considérant que les mouvements migratoires doivent se concevoir dans une perspective favorable au développement et que la migraton doit favoriser l’enrichissement du pays d’origine à travers les transferts de fonds des migrants mais également grâce à la formation et l’expérience que ceux-ci acquièrent au cours de leur séjour dans le pays d’accueil ;

Se référant aux dispositions pertinentes de la convention relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Paris le 2 décembre 1992 ainsi qu’à celles de la convention d’établissement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise signée à Libreville le 11 mars 2002 ;

Considérant l’article 13 de l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 ;

Déterminés à adopter ensemble les mesures appropriées pour lutter contre la migration irrégulière et les activités criminelles connexes ;

Animés de la volonté d’inscrire leur action dans l’esprit de la conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement organisée à Rabat les 10 et 11 juillet 2006 ;

Considérant les liens historiques d’amitié et de coopératon qui unissent les deux pays ;

Dans le respect des droits et garanties prévus par leurs législations respectives et par les traités et conventions internationales,

conviennent de ce qui suit :

Chapitre premier

Circulation

Article 1er

Visas

1.1. ― Sont dispensés du visa de court séjour mentionné à l’article 1er de la convention relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 :

― les titulaires de passeports diplomatiques de la République gabonaise et de la République française ;

― les titulaires de passeports de service de la République gabonaise et de la République française.

1.2. ― Les titulaires de passeports de service sont ajoutés à la liste, figurant à l’article 3 de la convention susmentionnée, des personnes dispensées de présenter les documents justificatifs prévus à l’article 2 de ladite convention.

1.3. ― Sous réserve des impératifs de la lutte contre la fraude documentaire, le trafic de stupéfiants, la criminalité transfrontalière, l’immigration irrégulière et le travail illégal et des autres impératifs d’ordre et de sécurité publics et afin de favoriser la circulation des personnes entre les deux pays, le Gabon et la France s’engagent, dans le respect de leurs obligations internationales respectives, à délivrer un visa de court séjour à entrées multiples, dit visa de circulation, d’une durée de validité égale ou supérieure à deux ans aux ressortissants de l’autre Partie qui en font la demande notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux.

1.4. ― Chaque Partie s’engage à porter à la connaissance de l’autre Partie, à sa demande, les raisons du rejet d’une demande de visa de court séjour à entrées multiples.

Chapitre 2

Admission au séjour et au travail

Article 2

Etudiants

2.1. ― Les étudiants gabonais en France désireux de trouver un premier emploi auront accès, sur les sites Internet de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) et de l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC), à l’ensemble des offres d’emploi disponibles. Des perspectives de stages au cours ou à l’issue de leurs études leur seront présentées par les centres régionaux français des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), les services de recherche d’emplois et de stages existant dans les établissements d’enseignement ainsi que par les associations d’anciens élèves et d’étudiants.

2.2. ― Une autorisation provisoire de séjour d’une durée de validité de neuf (9) mois renouvelable une fois est délivrée au ressortissant gabonais qui, ayant achevé avec succès, dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national, un cycle de formation conduisant à la licence professionnelle ou à un diplôme au moins équivalent au master, souhaite compléter sa formation par une première expérience professionnelle. Pendant la durée de cette autorisation, son titulaire est autorisé à chercher et, le cas échéant, à exercer un emploi en relation avec sa formation et assorti d’une rémunération au moins égale à une fois et demi la rémunération mensuelle minimale en vigueur en France. A l’issue de la période de validité de l’autorisation provisoire de séjour, l’intéressé pourvu d’un emploi ou titulaire d’une promesse d’embauche, satisfaisant aux conditions ci-dessus, est autorisé à séjourner en France pour l’exercice de son activité professionnelle, sans que soit prise en considération la situation de l’emploi.

Article 3

Immigration pour motifs professionnels

ou motifs familiaux

3.1. ― Les Parties s’engagent à faciliter et à organiser la mobilité professionnelle pendant une période maximale de dix-huit mois de jeunes travailleurs gabonais en France et français au Gabon, âgés de dix-huit (18) à trente-cinq (35) ans, afin d’exercer une activité professionnelle salariée, sous couvert d’un contrat de travail et sans que soit prise en considération la situation de l’emploi.

A cette fin, elles conviennent d’engager des négociations afin de conclure un accord relatif aux échanges de jeunes professionnels, dont un projet est joint au présent accord, afin d’assurer l’application du présent article.

3.2. ― La carte de séjour temporaire portant la mention salarié ou travailleur temporaire est délivrée sans que soit prise en compte la situation de l’emploi :

a) Au ressortissant gabonais titulaire d’un contrat de travail visé par l’autorité française compétente dans les métiers énumérés en annexe I.

b) Au ressortissant gabonais titulaire d’un contrat de travail, visé par l’autorité française compétente, destiné à lui assurer un complément de formation professionnelle en entreprise d’une durée inférieure à douze mois.

3.3. ― La carte de séjour « compétences et talents » peut être accordée au ressortissant gabonais susceptible de participer, du fait de ses compétences et de ses talents, de façon significative et durable au développement économique ou au rayonnement, notamment intellectuel, scientifique, culturel, humanitaire ou sportif de la France. Elle est accordée pour une durée de trois ans renouvelable.

3.4. ― Les Parties s’engagent à se communiquer régulièrement toute information pertinente sur l’évolution de leur marché de l’emploi et sur les possibilités d’accès à un emploi salarié qui en résultent pour leurs ressortissants.

3.5. ― Le Gabon s’engage à ce que sa législation permette la délivrance d’une carte de séjour valable cinq ans renouvelable, d’une part, à un ressortissant français en séjour régulier et continu au Gabon depuis plus de trois ans et, d’autre part, à un ressortissant français marié depuis plus de trois ans à un ressortissant gabonais.

3.6. ― La France s’engage à veiller à ce que les formations proposées aux ressortissants gabonais à leur arrivée en France, dans le cadre du contrat d’accueil et d’intégration, notamment à ceux qui sont admis au séjour pour motifs familiaux, soient suivies, selon leurs besoins, d’un bilan de compétences professionnelles ou d’une formule d’orientation préprofessionnelle, complétés, si possible, d’une formation professionnelle.

Chapitre 3

Réadmission et coopération

Article 4

Réadmission des personnes en situation irrégulière

et lutte contre l’immigration irrégulière

4.1. ― Les Parties, marquant leur accord sur le principe d’une responsabilité partagée en matière de contrôle des flux migratoires irréguliers, s’engagent à réadmettre, dans le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes, ceux de leurs ressortissants en situation irrégulière sur le territoire de l’autre Partie.

4.2. ― Dans le respect des procédures et des délais légaux et réglementaires en vigueur en France et au Gabon, il est procédé à l’identification des nationaux des deux Parties et à la délivrance des laissez-passer consulaires nécessaires pour mettre en œuvre leur retour. Les autorités consulaires des deux Parties procèdent à l’identification des nationaux sur la base des documents énumérés à l’annexe II.

4.3. ― Les Parties s’engagent également à réadmettre sur leur territoire, après concertation mutuelle, les ressortissants d’Etats tiers en situation irrégulière sur le territoire de l’une ou de l’autre des Parties pour lesquels est apportée la preuve d’un séjour, sur la base des documents énumérés à l’annexe III, sur le territoire de l’autre Partie.

4.4. ― Les Parties s’informent mutuellement des résultats des investigations menées pour déterminer la nationalité de la personne en situation irrégulière afin de mettre en œuvre son retour dans les meilleurs délais.

4.5. ― Si postérieurement à une réadmission, il apparaît que la personne concernée ne possédait pas la nationalité du pays de destination, il est procédé à son retour sur le territoire de la Partie ayant demandé la réadmission initiale, qui en supportera les frais.

4.6. ― Les Parties s’informent mutuellement, par voie diplomatique, des points de contact et des modalités pratiques permettant la bonne mise en œuvre de ces dispositions.

4.7. ― La France s’engage à apporter au Gabon une expertise policière en matière de lutte contre l’immigration irrégulière :

a) De façon générale dans les domaines suivants :

― amélioration à apporter au cadre légal de la répression de l’immigration irrégulière ;

― évaluation du niveau de sécurité de l’aéroport de Libreville et des autres points d’entrée sur le territoire gabonais ;

― définition d’un schéma d’organisation des services de lutte contre l’immigration irrégulière ;

― évaluation des besoins de formation dans l’optique de l’élaboration d’un processus de traitement judiciaire spécifique des infractions en matière d’immigration irrégulière.

b) Pour la formation des personnels chargés du démantèlement des filières d’immigration clandestine :

― acquisition, centralisation et analyse du renseignement afin d’identifier les structures criminelles ;

― surveillance physique et technique des filières et recueil de preuves ;

― réalisation d’opérations, coordonnées, le cas échéant, avec d’autres pays, contre les structures criminelles.

Article 5

Coopération en matière d’état civil

et contre la fraude documentaire

5.1. ― Le Gouvernement français s’engage à apporter, dès 2008, son expertise au Gouvernement gabonais afin d’améliorer la fiabilité du fichier d’état civil et de l’adapter aux évolutions technologiques les plus récentes.

5.2. ― La France s’engage par ailleurs à apporter son expertise dans le domaine de la sécurité des titres selon les modalités suivantes :

― expertise du niveau de sécurisation des titres d’identité et de voyage des ressortissants gabonais et aide à la conception de nouveaux documents ;

― analyse des sécurités susceptibles d’être intégrées dans les actes d’état civil gabonais.

5.3. ― En matière de luttre contre la fraude documentaire, la France s’engage en outre à apporter son expertise dans les actions suivantes :

― définition des besoins du Gabon ;

― formation des spécialistes puis élaboration d’un programme pédagogique destiné à former des relais locaux ;

― conseil dans le domaine des équipements de détection ;

― échange d’informations en matière de falsifications et de contrefaçons ;

― aide à l’identification des documents douteux.

5.4. ― Les dispositions de l’article 19 de la convention d’aide mutuelle judiciaire, d’exequatur des jugements et d’extradition entre la République française et la République gabonaise du 23 juillet 1963 sont abrogées en ce qu’elles concernent les expéditions des actes de l’état civil.

5.5. ― En cas de doute sur l’authenticité d’un document de l’état civil, la vérification peut en être faite directement auprès de l’autorité de celle des Parties qui l’a établi par les représentants de l’autre Partie.

Article 6

Codéveloppement

Les Parties conviennent de soutenir les initiatives des Gabonais résidant en France au profit du développement du Gabon, dans le cadre d’une politique de codéveloppement.

Ces actions portent sur :

― le cofinancement de projets de développement local initiés par des associations de migrants ;

― l’accompagnement des initiatives économiques des migrants ;

― l’appui aux diasporas qualifiées pour des interventions au Gabon ;

― le soutien aux initiatives de développement des jeunes Gabonais résidant en France.

Elles sont mises en œuvre dans le cadre du Fonds de solidarité prioritaire.

Chapitre 4

Dispositions générales et finales

Article 7

Comité de suivi

Les Parties décident de créer un comité de suivi du présent accord composé de représentants de leurs administrations compétentes. Ce comité se réunit au moins une fois par an. Il est destiné à :

― l’observation des flux migratoires et des programmes de codéveloppement ;

― l’évaluation des résultats des actions mentionnées dans le présent accord ;

― la formulation de toutes propositions utiles pour en améliorer les effets.

Article 8

Dispositions finales

Les dispositions du présent accord, qui complètent la convention relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Paris le 2 décembre 1992 et la convention d’établissement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise signée à Libreville le 11 mars 2002, prévalent sur toute disposition contraire antérieure.

Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois qui suit la date de la dernière notification de l’accomplissement par chacune des Parties des procédures constitutionnelles requises.

Il peut être modifié par accord entre les deux Parties.

Il est conclu pour une durée indéterminée.

Il peut être dénoncé par l’une ou l’autre des Parties avec un préavis de trois mois par la voie diplomatique. La dénonciation ne remet pas en cause les droits et les obligations des Parties résultant de la mise en œuvre du présent accord, sauf si les Parties en décident autrement d’un commun accord.

Les difficultés d’interprétation et d’application du présent accord sont réglées au sein du comité de suivi ou, à défaut, par voie diplomatique.

En foi de quoi les représentants des Parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent accord, établi en double exemplaire en langue française.

Fait à Libreville, le 5 juillet 2007.

Pour le Gouvernement

de la République française :

Brice Hortefeux

Ministre de l’immigration,

de l’intégration,

de l’identité nationale

et du codéveloppement

Pour le Gouvernement

de la République gabonaise :

Jean Ping

Vice Premier ministre,

Ministre des affaires étrangères,

de la coopération,

de la francophonie

et de l’intégration régionale

A N N E X E I

LISTE DE MÉTIERS (ART. 3.2)

Informaticien chef de projet.

Informaticien expert.

Conseiller en assurances.

Rédacteur juridique en assurances.

Attaché commercial bancaire.

Cadre de l’audit et du contrôle comptable et financier.

Cadre technique d’entretien et de maintenance.

Chef de chantier du bâtiment et des travaux publics.

Chargé d’études techniques du bâtiment et des travaux publics.

A N N E X E I I

IDENTIFICATION DES NATIONAUX

1. La nationalité de la personne est considérée comme établie sur la base d’un des documents suivants en cours de validité et donne lieu à la délivrance immédiate d’un laissez-passer consulaire :

― carte d’identité ;

― certificat de nationalité ;

― décret de naturalisation ;

― laissez-passer consulaire périmé.

Si la personne concernée est en possession d’un passeport en cours de validité, la réadmission s’effectue sans délivrance d’un laissez-passer consulaire.

2. La nationalité de la personne est considérée comme présumée sur la base d’un des documents suivants :

― l’un des documents périmés mentionnés à l’alinéa précédent à l’exception du laissez-passer consulaire ;

― un document émanant des autorités officielles de la Partie requise et mentionnant l’identité de l’intéressé ;

― la carte d’immatriculation consulaire ;

― un acte de naissance ;

― une autorisation ou un titre de séjour d’étranger, même périmé(e) ;

― la photocopie de l’un des documents précédemment énumérés ;

― les déclarations de l’intéressé dûment recueillies par les autorités administratives ou judiciaires de la Partie requérante ;

― tout autre document contribuant à prouver la nationalité de la personne concernée.

Après vérification des documents énumérés ci-dessus, soit un laissez-passer consulaire est immédiatement délivré, soit, lorsqu’il subsiste des doutes sérieux quant à la nationalité de l’intéressé, il est procédé dans un délai de 48 heures à l’audition de la personne concernée. A l’issue de cette audition, soit le laissez-passer consulaire est délivré, soit il est procédé à des vérifications complémentaires auprès des autorités centrales compétentes qui donnent leur réponse dans un délai de dix jours calendaires.

A N N E X E I I I

CONSTATATION DU SÉJOUR

DES RESSORTISSANTS D’ÉTATS TIERS

Le séjour d’un ressortissant d’un Etat tiers sur le territoire de la Partie requise est établi ou présumé sur la base d’un des éléments de preuve suivants :

― cachets d’entrée ou de sortie ou autres indications éventuelles portées sur les documents de voyage ou d’identité authentiques, falsifiés ou contrefaits ;

― titre de séjour ou autorisation de séjour périmés depuis moins d’un an ;

― visa périmé depuis moins de six mois ;

― titre de transport nominatif permettant d’établir l’entrée de la personne concernée sur le territoire de la Partie requérante en provenance de la Partie contractante requise ;

― document délivré par les autorités compétentes de la Partie requise indiquant l’identité de la personne concernée, en particulier permis de conduire, livret de marin, permis de port d’arme, carte d’identification délivrée par une administration... ;

― document d’état civil ;

― titre de séjour ou autorisation de séjour périmés depuis plus d’un an ;

― photocopie de l’un des documents précédemment énumérés ;

― titre de transport ;

― factures d’hôtels ;

― moyens de transport utilisés par la personne concernée, immatriculation sur le territoire de la Partie requise ;

― carte d’accès à des institutions publiques ou privées ;

― détention par la personne concernée d’un bordereau de change ;

― déclarations d’agents des services officiels ;

― déclarations non contradictoires et suffisamment détaillées de la personne concernée comportant des faits objectivement vérifiables ;

― dépositions de témoins attestant l’entrée ou le séjour sur le territoire de la Partie requise consignées dans un procès-verbal rédigé par les autorités compétentes ;

― données vérifiables attestant que la personne intéressée a eu recours aux services d’une agence de voyages ou d’un passeur.

Fait à Paris, le 3 septembre 2008.

Nicolas Sarkozy 

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

François Fillon

Le ministre des affaires étrangères

et européennes,

Bernard Kouchner

(1) Le présent accord entre en vigueur le 1er septembre 2008.

Posté par pyth à 23:38 - infos France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2008

Gabon: Libreville accuse Paris d’ignorer l’accord sur les flux migratoires

 

Source: PANA

L’accord signé le 5 juillet dernier entre les autorités françaises et gabonaises relatif à la gestion concertée des flux migratoires paraît largement ignoré aux frontières françaises et dans les préfectures de Police, déplorent à Libreville les autorités gabonaises.

Un incident sur la durée de validité d’un titre de séjour (portée de 6 à 9 mois en vertu de l’accord) est intervenu récemment entre un jeune Gabonais résidant à Melun, en Seine-et-Marne et un fonctionnaire de Police, qui a passé outre l’accord de flux migratoire signé entre la France et le Gabon, dénonce ce vendredi un officiel du ministère gabonais des Affaires étrangères.

De même, ajoute-t-il, à l’aéroport de Roissy Charles De Gaule, en France, la Police des frontières continue à exiger des visas à des fonctionnaires gabonais détenteurs de passeports de service, alors qu’il est stipulé dans l’accord ratifié par le Parlement français que ces derniers en sont dispensés.

Il est stipulé d’autre part dans le décret d’application publié dans le journal officiel que la convention franco-gabonaise entre en vigueur le 1er septembre 2008.

Le texte prévoit en outre que “les étudiants gabonais en France désireux de trouver un premier emploi auront accès, sur les sites Internet de l’agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’agence pour l’emploi des cadres (APEC), à l’ensemble des offres d’emploi disponibles”.

Le Gabon compte environ 6.000 ressortissants en France, alors que 13.000 Français vivent au Gabon. La majorité des Gabonais résidant en France sont des étudiants.

Posté par pyth à 10:41 - infos Gabon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2008

1er débat Obama/Mc Cain

source: le monde

obamaQuestion:Commençons par ce qu'a dit le général Eisenhower a dit, pendant la campagne de 1952 : "Nous devons atteindre à la fois la sécurité et la solvabilité. En fait, le fondement de la force militaire et la force économique". Avec cette citation à l'esprit, la première question est la suivante  : à ce stade, aujourd'hui, sénateur quelle est votre position en ce qui concerne le plan de sauvetage financier ?

Barack Obama : Merci à la commission et à notre hôte du Mississippi et je pense que le moment est venu à point nommé pour parler de l'avenir de notre pays. Nous sommes à un moment crucial de notre Histoire. Notre pays est impliqué dans deux guerres et nous vivons la pire crise financière depuis la grande dépression. Nous avons beaucoup entendu parler de Wall Street, mais "Main Street" (l'homme de la rue) a aussi beaucoup souffert de cette crise et cela pourrait avoir un énorme impact sur tous les secteurs de notre économie. L'homme de la rue se demande quel impact cela aura sur sa vie, sa retraire, son logement, sur son emploi et ses possibilités financières pour financer les études universitaires de ses enfants.

Il nous faut agir rapidement et nous devons agir judicieusement. C'est pourquoi je voudrais présenter une série de propositions qui garantissent la protection des contribuables tout au long de ce plan de sauvetage. Premièrement, nous devons nous assurer que nous gardons le contrôle de cep processus de sauvetage. 700 milliards de dollars, c'est quand même beaucoup d'argent. Deuxièmement, nous devons nous assurer que les contribuables lorsqu'ils investissent cet argent auront la possibilité de le récupérer, quand l'économie se redressera. Troisièmement, nous devons nous assurer que cet argent ne servira en rien à enrichir encore plus les PDG ni non plus à leur offrir des parachutes dorés. Quatrièmement, nous devons absolument aider les propriétaires de maison, parce que le problème fondamental concerne les saisies, qui sont effectuées actuellement sur tout le territoire américain. Nous devons également reconnaître qu'il s'agit là du verdict de huit années de politique économique désastreuse menée par George Bush et soutenue par le sénateur McCain. L'idée de cette politique que nous pouvons dérèglementer tous azimuts et réduire la protection des consommateurs et donner encore plus à ceux qui ont déjà et que, d'une façon ou d'une autre, la prospérité va bénéficier à toutes les classes sociales. Ça ne fonctionne pas et je pense qu'il faut mesurer les fondamentaux de l'économie de la façon suivante  : la classe moyenne reçoit-elle la part de la prospérité qui lui revient ? C'est ce dont nous allons, je l'espère, parler ce soir.

John McCain : Merci. J'ai une triste nouvelle, ce soir : le sénateur Kennedy a été hospitalisé ; les prières et les pensée de toute sa famille et de son entourage vont vers lui. Je souhaite également remercier l'Université du Mississippi de nous accueillir. Jim, il y a pas mal de choses récemment qui me chagrinent. D'ailleurs, c'est le cas pour beaucoup d'Américains qui sont confrontés à des défis. Mais je me sens un petit peu mieux ce soir et je vais vous expliquer pourquoi. En effet, pendant que nous sommes ici, nous observons, pour la première fois depuis longtemps, des républicains et des démocrates qui se réunissent pour essayer des solutions à la crise dans laquelle nous sommes plongés. Et il ne faut pas se cacher l'ampleur de cette crise. Nous ne parlons pas de faillites à Wall Street, mais de problèmes économiques majeurs pour "Main Street". Nous parlons là de gens qui vont perdre leur emploi, perdre leur crédit hypothécaire et leur maison. A moins que nous ne trouvions une solution à la plus grande crise économique de notre époque. Et j'ai vu beaucoup de choses dans ma vie.

Mais, là, ce qui est important c'est qu'enfin nous voyons les républicains et les démocrates se réunir pour négocier un train de mesures. Ce dernier doit comporter des éléments de transparence, de responsabilité et de contrôle ; des solutions pour consentir des prêts aux entreprises en difficultés, le gouvernement pouvant reprendre ces prêts à son compte. En fait, ce train de mesures doit comporter un certain nombre d'éléments clés. Récemment, à Washington, j'ai rencontré un certain nombre de républicains à la chambre des représentants qui ne faisaient pas partie de l'équipe de négociation, car ils n'ont pas voulu en faire partie et je peux le comprendre. D'autres républicains de la chambre ont souhaité être impliqués dans la recherche d'une solution. Mais il y a une chose que je souhaite souligner une chose  : pour tous les Américains aujourd'hui, il ne s'agit as du commencement ou de la fin de cette crise, il s'agit de la fin du commencement si nous parvenons à trouver une solution pour sauver ces établissements et nous avons beaucoup de pain sur la planche. Nous devons créer des emplois et un des moyens est de diminuer notre dépendance par rapport au pétrole étranger.

Jim Lehrer : Quel est votre avis sur le plan de sauvetage ?

Barack Obama : Je suis optimiste sur l'avenir de ce plan. La question que l'on doit se poser c'est : comment en est-on arrivé là ? Il y a deux ans, j'ai lancé une mise en garde et j'ai dit, à cause des "subprimes", à cause du laxisme des réglementations, nous allions au devant de problèmes et j'ai dit qu'il fallait mettre fin à certains abus en matière hypothécaire que l'on pouvait constater à l'époque. L'année passée, j'ai écrit au secrétaire d'Etat au trésor pour m'assurer qu'il comprenait bien le problème et pour l'exhorter à réunir toutes les parties prenantes pour essayer d'en discuter. Alors la question qu'il faut se poser est la suivante  : oui nous devons essayer de résoudre cette crise dans de brefs délais, mais il faut également se demander comment nous avons pu pousser la déréglementation aussi loin. Comment se fait-il que n'ayons pas pu mettre sur pied un cadre réglementaire depuis l'an 2000 pour gérer ce type de problème ? Cette situation est due à une philosophie selon laquelle la réglementation est toujours quelque chose de mauvais.

John McCain : J'espère que ce plan va fonctionner. J'ai lancé aussi des mises en garde sur Freddie Mac et Fannie Mae sur l'avidité des entreprises, sur le niveau de rémunérations des PDG. Beaucoup d'entre nous ont vu la crise arriver. Mais se pose également la question de la responsabilité. A ce propos, je voudrais reprendre l'exemple du président Eisenhower, qui la veille du Débarquement s'est rendu dans sa chambre et a rédigé deux lettres. L'une de ces lettres félicitait les militaires des pays alliés pour avoir conduit et réussi la plus grande invasion militaire de l'histoire. D'ailleurs, c'est toujours la plus grand prouesse militaire jusqu'à maintenant. Mais, l'autre était une lettre de démission, au cas où le Débarquement aurait échoué. D'une certaine manière, il avait fait preuve de responsabilité. Moi-même j'ai été critiqué pour avoir demandé la démission du président de la SEC [gendarme des marchés américain]. Nous devons commencer à exiger que les gens rendent des comptes et les récompenser lorsqu'ils réussissent. Cependant, on constate actuellement qu'à Washington comme à Wall Street, c'est l'avidité qui est récompensée, c'est l'excès qui est récompensé et la corruption ainsi que l'absence de responsabilité sont également récompensées. Si je suis élu président, mon administration devra être responsable. Et ça, je vous le promets.

Question : Sénateur Obama avez-vous quelque chose à ajouter ?

Barack Obama : Oui, le sénateur McCain a raison : nous avons besoin de davantage de responsabilité. Et ce dès maintenant pour surmonter la crise. En effet, pendant des années, l'idéologie dominante a été la suivante  : ce qui est bon pour Wall Street est bon pour "Main Street". Et les gens ont commencé à souffrir bien avant l'éclatement de la crise. Nous avons fermé les yeux devant les problèmes qui ont entraîné une chute des salaires et des revenus pour l'Américain moyen, un effondrement du système de protection sociale, un dysfonctionnement des politiques énergétiques. Il y a dix jours, John a dit que les fondamentaux étaient sains.

Question : Pourquoi ne lui dites-vous pas directement ?

Barack Obama :  John, il y a dix jours, John vous avez dit que les fondamentaux étaient sains (rires).

John McCain : Il avait peur que je n'entende pas ! (Rires)

Question : Mon rôle est de vous inciter à vous parler directement…

Barack Obama : Je ne suis fondamentalement pas d'accord. Il faut que nous ayons le sens des responsabilités 24 heures sur 24. C'est nécessaire pour défendre les Américains, comme les infirmières, les enseignants, les officiers de police, qui ont des problème financiers, qui doivent contracter de nouveaux prêts simplement pour pouvoir faire face à leurs remboursements hypothécaires. Nous ne nous sommes pas suffisamment occupés d'eux, particulièrement en matière de politique fiscale.

Question : Sénateur McCain êtes-vous d'accord avec ces propos ? Si non, sur quoi n'êtes-vous pas d'accord ?

John McCain : Nous devons réparer ce système qui pose des problèmes fondamentaux. "Main Street" fait les frais des excès qui ont été commis et de l'avidité manifestée par Washington et Wall Street. Donc il est évident que nous avons beaucoup de pain sur la planche. Bien évidemment il faut interpréter de façon plus rigoureuse les réglementations et renforcer les différents organismes de réglementation, qui n'ont pas bien fait leur travail, qui ont contribué à la crise. Mais je crois fondamentalement dans la solidité et la force des travailleurs américains qui sont les plus productifs, les plus innovateurs, l'Amérique étant toujours le plus grand producteur, exportateur et importateur. Mais nous devons nous sortir de cette crise. Cela dit, je crois en l'Amérique et, avec une bonne administration, l'Amérique a de beaux jours devant elle.
Question :  Passons à la deuxième question qui tourne autour du deuxième sujet  : pour reprendre vos termes, parlant de "fondamentaux", y a-t-il des différences fondamentales entre votre approche et celle du sénateur Obama en ce qui concerne ce que vous feriez en tant que président pour sortir de cette crise financière ?
John McCain : La première chose à faire est de réduire les dépenses à Washington, qui ne sont pas du tout maîtrisées actuellement. Nous avons vécu l'augmentation des dépenses gouvernementales la plus importante depuis la "Grande société" de Lindon Johnson. Nous autres, les Républicains, sommes venus au pouvoir pour changer les méthodes gouvernementales mais ce sont elles qui nous ont changés. Et le pire symptôme de cette maladie est décrit par mon ami Tom Coburn comme les "affectations budgétaires" qui deviennent une voie ouverte vers les dépenses effrénées et vers la corruption. Et nous constatons que des membres du Congrès démissionnent à cause de leurs pratiques répréhensibles de clientélisme. Par exemple, on a dépensé 30 millions de dollars pour étudier l'ADN de l'ours au Montana. Je ne sais pas s'il s'agit d'un problème d'ordre pénal ou autre. Le fait que 30 millions de dollars de deniers publics ont été dépensés et que c'est ce genre de dépense qu'il faut maîtriser.

En tant que président des Etats-Unis, je vais vous montrer, j'ai un crayon et avec ce crayon, je vais apposer mon veto à toutes les demandes de dépenses qui viennent sur mon bureau. Le sénateur Obama a demandé des affectations budgétaires se montant à 932 millions de dollars reposant sur le clientélisme. C'est-à-dire pratiquement un million de dollars pour chaque jour qu'il a siégé au Sénat. Je vous suggère de vous rendre sur le site Internet appelé citoyens contre le gaspillage gouvernemental et de jeter un coup d'œil sur ces projets. Ce n'est vraiment pas la bonne manière pour maîtriser les dépenses à Washington. C'est l'une des différences fondamentales entre le sénateur Obama et moi-même.

Barack Obama : Le sénateur McCain a tout à fait raison, il y a eu des abus en matière d'affectations budgétaires. C'est pourquoi j'ai suspendu toutes demandes budgétaires pour mon Etat et il a également raison lorsqu'il affirme que les lobbyistes et les intérêts spécifiques sont souvent derrière ce type de demande budgétaire. Bien que cela ne soit pas vrai en ce qui me concerne. Mes affectations budgétaires se sont montées à 18 milliards de dollars. Le sénateur McCain propose des réductions fiscales de 300 milliards de dollars et c'est une différence fondamentale avec moi. Et ceci en faveur des sociétés et des entreprises les plus riches dans notre pays. 300 milliards de dollars. 18 milliards de dollars, c'est une somme importante. 300 milliards de dollars, c'est une somme énorme. Dans son plan fiscal, M. McCain a prévu d'accorder aux entreprises les plus riches en moyenne 700 000 dollars de réductions fiscales alors que 100 millions d'Américains ne seront pas concernés par cette réduction. Je suis persuadé qu'il faut reconstruire l'économie à partir du bas. Et ce que je souhaite, c'est instaurer une réduction fiscale pour 95 % des familles qui travaillent. Ce qui signifie que pour l'Américain moyen, qui reçoit sa paie chaque jour, il s'agira d'avoir un petit plus d'argent pour acheter un ordinateur pour les enfants, pour remplir son réservoir d'essence dont le prix bat tous les records et, à long terme, je pense que c'est une meilleure recette pour assurer la croissance économique que la politique du président Bush que McCain souhaite poursuivre.

John McCain :  Je ne veux pas constamment revenir sur le passé. Le sénateur Obama a suspendu ses demandes budgétaires fondées sur le clientélisme après s'être porté candidat à la présidence. Pendant ces trois premières années en tant que sénateur, il ne s'en était pas aperçu. 932 millions de dollars d'affectations budgétaires, peut-être pour le sénateur Obama, ce n'est pas beaucoup d'argent et j'entends dire, oui, mais ce n'est que 18 milliards de dollars. Savez-vous que ce montant a été multiplié par trois durant ces cinq dernières années ? Savez-vous que ce système est devenu incontrôlable au point où il suscite la corruption ? C'est pourquoi certaines personnes sont sous le coup d'inculpation. Il s'agit d'un système qui doit être épuré. Pendant toute ma carrière, j'ai lutté contre ce système. Un des principaux membres de la Commission des affectations budgétaires m'a appelé le shérif. Le sénateur Obama n'a pas précisé que mis à part ces réductions fiscales, il propose également un montant de dépenses de 800 milliards de dollars pour de nouveaux programmes. C'est une différence fondamentale entre le sénateur Obama et moi-même. Personnellement, je pense que la pire chose que l'on puisse faire en ces temps de crise, c'est d'augmenter les impôts.

Barack Obama : Il y a une chose qui doit être claire, c'est qu'il ne s'agit pas d'accorder des réductions fiscales aux entreprises. Arrêtons de favoriser fiscalement les entreprises qui dévalorisent les emplois. Moi, je veux m'assurer que nous ayons un système sain qui permette à tous les citoyens de bénéficier d'une couverture sociale suffisante, et je pense qu'il s'agit là de priorités importantes pour lesquelles il faut être prêt à dépenser. Mais revenons au point qui nous occupe. John, personne ne nie qu'une somme de 18 milliards de dollars, c'est une somme importante. Et personnellement, en tant que président, je passerai en revue toutes les lignes budgétaires pour être sûr que nos dépenses se font à bon escient. Mais le fait est que la réduction des affectations budgétaires n'est pas la panacée pour renflouer la classe moyenne. Et votre politique fiscale est conçue principalement en faveur de ceux qui s'en tirent bien. Et vous négligez ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Je pense qu'il s'agit d'une poursuite de la politique menée au cours des huit dernières années, et nous ne pouvons pas nous permettre encore quatre années avec cette politique.

John McCain : Je vais vous donner un exemple de ce que le sénateur Obama remet en question : l'impôt sur les sociétés. En ce moment les entreprises aux Etats-Unis d'Amérique paient le deuxième impôt le plus élevé au monde, à savoir 35 %. L'Irlande paie 11 %. Vous savez, si vous êtes dans le monde des affaires et si vous regarder où travailler dans le monde, alors franchement si vous allez dans le pays où l'impôt sur les sociétés n'est que de 11 % et si vous le comparez aux 35 %, vous allez pouvoir créer des emplois, vous allez développer votre activité, vous allez pouvoir investir plus, etc. Je veux réduire cet impôt sur les sociétés. Je veux le réduire afin que les entreprises restent aux Etats-Unis et qu'elles créent des emplois. En fait il s'agit de beaucoup plus de 18 milliards de dollars de dépenses. Le Sénat va prendre une résolution demain ou dans les jours à venir, peut être la semaine prochaine, avec 2 000. Vous allez être époustouflés. Le sénateur Obama est un nouvellement converti après avoir demandé 932 millions de dollars dans le cadre d'un projet de dépenses pour les entreprises. Donc, ce que je veux dire, c'est que je veux des réduction d'impôt pour les gens, je veux que chaque famille ait droit à 5 000 dollars d'allègement d'impôt pour qu'elle puisse acheter leur propre couverture santé. Je veux doubler de 3 50 dollars à 7 000 dollars les allocations pour tout enfant à la charge de sa famille. Je sais que la pire chose que l'on puisse faire c'est d'augmenter les impôts. Beaucoup de personnes souhaiteraient connaître ce que le sénateur Obama entend par "riche".

Barack Obama : Je souhaite dire plusieurs choses. Voici ce que je peux dire au peuple américain. 95% du peuple américain aura une réduction d'impôt. Et si vous gagnez moins de 250 000 dollars, soit un quart de million de dollars par an, vous n'aurez pas un centime d'augmentation d'impôt. John a parlé d'impôt sur les sociétés. Il est élevé dans ce pays et il a tout à fait raison. C'est cela le problème. Il y a beaucoup de lacunes dans le système d'imposition qui semblent aller dans le sens mentionné par le sénateur McCain. En effet nos entreprises paient un des impôts les plus élevés au monde. Ce que cela signifie, c'est qu'il y a des gens qui travaillent tous les jours et qui n'ont pas de réduction d'impôt et vous voulez leur en donner plus. Vous ne donnez pas l'impression de vouloir trouver une solution dans les lacunes du système d'imposition. Vous voulez des réductions d'impôt pour tous en sus de ces lacunes. C'est un problème. le Sénateur McCain a parlé d'un crédit dans le domaine de la santé de 5 000 dollars. Mais ce' qu'il ne nous dit pas, c'est que pour la première fois dans l'histoire, il a l'intention d'imposer les bénéfices réalisés dans le domaine de la santé. Donc vous aurez peut être un crédit d'impôt de 5 000 dollars mais votre employeur devra payer des impôts sur votre contribution pour votre couverture santé. Et si vous perdez cette couverture santé dans le cadre de votre entreprise vous devrez aller sur le marché privé pour en trouver une autre. Ce n'est pas bon pour le peuple américain. Mais c'est un exemple qui nous montre qu'on pense qu'encore une fois le marché peut tout résoudre et que moins le marché est réglementé mieux c'est pour tous.

John McCain : C' est un exemple typique de ceux qui ne font jamais ce qu'ils disent. Nous avions une loi votée par le Sénat dans le domaine de l'énergie qui était décorée comme un sapin de Noël, avec toutes sortes de cadeaux pour les sociétés pétrolières. En fait des milliards de dollars. J'ai voté contre et le sénateur Obama pour. Il faut regarder ce que nous avons fait. C'est cela qui compte. Qui s'est battu contre les affectations budgétaires et les dépenses inutiles ? Qui a été celui qui a essayé de maîtriser les dépenses publiques ? Qui est celui qui a cru que la meilleure chose pour les Etats-Unis c'est d'avoir un système d'imposition qui soit fondamentalement juste ? Je me suis battu pour le simplifier. J'ai des propositions qui visent à le simplifier. Donnons à chaque Américain le choix. Deux assiettes d'imposition, des allocations généreuses et laissons les Américains choisir entre ces deux options. Soit le système d'imposition actuel ou un nouveau système d'imposition. Il faut regarder ce que l'on a fait, notamment la loi dans le domaine de l'énergie. Le sénateur Obama, plusieurs fois, a changé. Il a voté au Sénat pour augmenter les impôts sur des personnes qui gagnent aussi peu que 42 000 dollars par an.

Barack Obama : Ce n'est pas vrai

John McCain :  C'est un fait. Vous pouvez vérifier.

Barack Obama :  Non, ce n'est pas vrai. Et puisque l'on parle des bénéfices des compagnies pétrolières, si je regarde vos plans concernant les impôts, et c'est indéniable, ces entreprises obtiendraient 4 milliards supplémentaires sous forme d'allègements fiscaux. Bien sûr on aimerait tous réduire l'imposition pour tous. Mais le problème est le suivant. Si l'on donne trop aux entreprises, il y en a qui n'en bénéficieront pas.

John McCain : J'étais contre ces allègements fiscaux. La loi sur l'énergie votée par le Sénat comporte des éléments intéressants. Par exemple concernant les forages off-shore. Mais vous êtes contre ceci parce que vous ne pouvez plus avoir ces allègements fiscaux que vous voulez donner aux compagnies pétrolières.

question : Maintenant parlons de sujets que vous voulez aborder. Autre question qui a trait au plan de sauvegarde financier. Je vous pose la question à vous Sénateur Obama. En tant que Président, quelles seraient les priorités qu'il faudrait laisser tomber après avoir payé pour ce plan de sauvegarde financier ?

Barack Obama : En fait il y a plusieurs choses que l'on pourrait repousser. Nous ne savons pas encore ce que sera le montant de nos recettes fiscales. L'économie ralentit. Donc essayer d'anticiper aujourd'hui ce que sera le budget est difficile. Cependant il ne fait aucun doute que nous ne pourrons pas mettre en œuvre tous les plans qui à mon avis sont nécessaires. Il y a certaines choses cependant qui doivent être réalisées. Il nous faut une indépendance énergétique. Je propose un plan qui nous permettrait en dix ans de ne plus être dépendants du pétrole du Moyen-Orient grâce à l'augmentation de la production aux USA. Mais plus important en commençant à investir dans des énergies alternatives. L'énergie solaire, l'énergie éolienne et les biocarburants. Il faut travailler sur la conception de voitures qui soient plus économes en carburant, ici, aux Etats-Unis, dans l'Ohio et le Michigan plutôt qu'au Japon et en Corée du sud. Il faut reconstruire le système de santé qui fait peser un fardeau énorme sur les familles. Il y a un rapport qui vient juste d'être publié montrant que la franchise moyenne a augmenté de 30 % pour les familles américaines.

Les familles étouffent. Il y en a beaucoup , partout dans notre pays, qui sont mises en faillite et c'est la conséquence de notre système de santé. Il faut faire cette réforme maintenant parce que nos entreprises et nos familles ne s'en porteront que mieux. La troisième chose à faire c'est de s'assurer à rester concurrentiel. Dans le domaine de l'enseignement, il faut investir dans la science et la technologie. La Chine vient de lancer une fusée dans l'espace et a débuté sa conquête de l'espace. Il faut que nos enfants restent dans la course en mathématiques, en sciences, et également il faut une université abordable pour chaque jeune Américain. De plus je pense qu'il faut reconstruire nos infrastructures qui est bien en retard, comme nos routes, nos ponts mais aussi nos voies d'accès aux régions rurales. Il nous faut également un nouveau réseau électrique national pour disposer des nouvelles sources d'énergie pour les gens qui en ont besoin. Donc il y a des changements structurels qui sont nécessaires pour rester concurrentiels dans cette économie mondialisée. On ne peut pas faire l'économie de ces mesures. Il nous faut éliminer les programmes qui ne marchent pas et être certains que les programmes que nous voulons mettre en œuvre soient plus efficaces et moins onéreux.

Question : Quelles sont les priorités que vous voudriez modifier si vous étiez président, Sénateur McCain , après le plan de sauvegarde financier ?

John McCain : Quoi qu'il arrive, on doit réduire les dépenses publiques. Comme je l'ai dit, le gouvernement n'arrive plus à maîtriser ses dépenses. Le Sénateur Obama a mené une politique laxiste au Sénat. Il est difficile d'aller aussi loin à gauche. En fait, nous devons examiner à nouveau toutes les agences gouvernementales. Pour commencer je suis opposé aux subventions pour l'éthanol. Je pense notamment en ce qui concerne les dépenses dans le domaine de la Défense, ce qui est le plus gros budget, il faut se débarrasser des contrats forfaitaires. Nous avons maintenant des systèmes de défense dans lesquels les coûts ne sont pas maîtrisés. Nous avons essayé de construire un petit navire "littoral combat ship" qui était censé coûté 140 millions de dollars, en fait son coût a été de 400 millions et il n'est toujours pas terminé.

Donc il nous faut des contrats à coûts fixes. Il nous faut absolument comprendre que les dépenses pour la défense sont importantes et vitales, notamment à la lumière des défis auxquels nous avons à faire face dans le monde. Mais il nous faut beaucoup mieux maîtriser les dépassements de coûts. Je sais comment faire cela. J'ai fait économiser au contribuable 6,8 milliards de dollars en m'opposant à un contrat en cours de négociation entre Boeing et le ministère de la défense qui était très mauvais. Notre solution a été d'y mettre un terme. Nous avons arrêté ce contrat et les responsables ont été emprisonnés. Je sais comment m'y prendre parce que je m'occupe de ce genre d'affaires depuis de très nombreuses années. Je crois qu'il nous faut étudier le fonctionnement de chaque agence gouvernementale et voir celles qui font bien leur travail pour les garder et trouver ceux qui ne travaillent pas bien et s'en débarrasser. Nous allons devoir étudier en profondeur chaque agence gouvernementale.

Question : Si je vous ai bien compris tous les deux, vous n'êtes pas en faveur d'un changement en profondeur, si je regarde ce que vous souhaitez faire en tant que président après avoir déployé ce plan de sauvegarde. Ai-je bien compris ?

Barack Obama :  Non. Comme je l'ai dit tout à l'heure, il va falloir que certaines choses…

Question : Quel genre de choses ?

Barack Obama : Que certaines choses soient repoussées. Par exemple, je veux m'assurer que nous étudions le domaine de l'énergie afin de ne plus être dépendant du pétrole étranger. C'est un projet de taille, un projet qui couvre plusieurs années.

Question : Et vous n'êtes pas prêts à abandonner cela ?

Barack Obama :  On a vraiment besoin de le faire mais il y a certains éléments dont on peut se passer. Et John a raison, nous devrons faire certaines coupes. Aujourd'hui, nous donnons chaque année 15 milliards de dollars sous forme de subventions aux assureurs privés dans le cadre du système "Medicare". Cela ne marche pas mieux avec les assureurs privés. Ils récoltent donc 15 milliards de dollars. C'était en fait un cadeau et la raison est en partie due aux groupes de pression qui sont en mesure d'imposer le système "Medicare". Ils l'ont fait pour la loi concernant les prescriptions de médicaments "Medicaid". Il nous faut changer cette culture. Tom, ou plutôt John, a dit que j'étais très laxiste. En fait c'est parce que depuis que je suis au Congrès je m'oppose aux mauvaises politiques de George Bush mais je crois qu'il est important de reconnaître que je travaille avec Tom Coburn, l'un des Républicains les plus conservateurs, dont John a déjà parlé, pour mettre sur pied un Google du gouvernement. Cela veut dire que nous allons dresser la liste de chaque dépense fédérale pour nous assurer que chaque contribuable puisse y jeter un coup d'œil et voir qui fait la promotion de ces projets de dépense qui font enrager John.

Question : Ce que j'essaie de dire c'est que l'un de vous deux sera président des Etats-Unis en janvier. Nous sommes au milieu d'une gigantesque crise financière qui n'est pas encore résolue. Ce que j' essaie de comprendre, c'est la façon dont cela va vous changer. Je ne veux pas parler des détails mais des changements dans votre programme présidentiel.

John McCain : Pourquoi ne pas geler toutes les dépenses dans tous les domaines exceptés la défense, les anciens combattants, les droits à la sécurité sociale.

Question : Gel des dépenses ?

John McCain : En effet je pense qu'il faut sérieusement le prendre en compte à l'exception de l'aide aux vétérans, de la défense nationale et d'autres sujets vitaux.

Question : Sénateur Obama, irez-vous dans le même sens ?

Barack Obama :  Le problème avec un gel des dépenses c'est qu'on utilise la hache là où il faudrait utiliser le scalpel. Certains programmes sont très importants et ne sont pas suffisamment financés. J'ai augmenté les allocations scolaires pour les jeunes enfants et penser qu'on devrait les geler alors qu'il y aurait une subvention "Medicare", cela n'a pas de sens. Je vais vous dire où réaliser des économies. On dépense en ce moment 10 milliards de dollars par mois en Irak alors qu'ils ont des excédents de 79 milliards de dollars. Il me semble que si l'on veut être fort chez soit et à l'étranger, il faut mettre un terme à cette guerre.

John McCain : Un instant. On envoie 700 milliards de dollars par an à l'étranger vers des pays qui ne nous aiment pas beaucoup et il y a parfois un peu de cet argent qui finit dans les mains d'organisations terroristes. Il nous faut avoir l'éolien, l'énergie marémotrice, le solaire, le gaz naturel et de nouveaux carburants pour les voitures et tout le reste. Il nous faut des forages off-shore et la puissance nucléaire. Le sénateur Obama est contre le stockage et le traitement des déchets nucléaires. En fait on peut créer 700 000 emplois en construisant 45 nouvelles centrales nucléaires d'ici 2030. L'énergie nucléaire n'est pas aussi importante que notre dépendance au pétrole étranger mais il en va de notre responsabilité puisqu'il s'agit de changement climatique. C "'est un sujet sur lequel je travaille depuis plusieurs années et je suis très content du travail que j'ai fait avec le Président Clinton.

Question : Avant de passer à une autre question, je vais vous reposer la même question en la reformulant. Etes-vous prêts à reconnaître que cette crise financière va changer la façon dont vous allez gouverner le pays. Quels en seront les impacts principaux.

Barack Obama :  Il est certain que la crise va avoir une incidence sur nos budgets. Même si on arrive à récupérer les 700 milliards de dollars si les marchés nous le permettent, c'est à dire si on garde assez longtemps les actifs pour rembourser les contribuables et c'est ce qui s'est passé lors de la Grande Dépression lorsque Roosevelt a racheté nombre de maison. Avec le temps ces maisons ont pris de la valeur et le gouvernement en a tiré un profit. Si on a de la chance et si on fait correctement les choses, cela pourrait arriver. En attendant, l'argent est sorti et on risque de ne pas le revoir avant longtemps. Avec un ralentissement économique on aura moins de recettes fiscales. En tant que Président je devrais prendre des décisions difficiles. Ce que je veux dire c'est que pour prendre ces décisions, il faut connaître ses valeurs, il faut savoir pourquoi on se bat et connaître ses priorités. Si on permet des réductions d'impôts de 300 Mds de dollars pour des gens qui n'en ont pas besoin et qui ne l'ont pas demandé, et si l'on oublie notre système de santé qui étouffe la population partout dans le pays, alors c'est une mauvaise décision. Je veux être certain de ne pas changer nos priorités à long terme.

John McCain : Moi, je veux m'assurer de ne pas gérer le système de santé au niveau du gouvernement fédéral et c'est ce qui se passerait avec la plan du sénateur Obama. Je veux que ce soit les familles qui prennent les décisions elles mêmes avec leurs docteurs, pas le gouvernement fédéral. Il est certain que nous devons réduire les dépenses. Nous nous sommes battus pour les réduire. Le Sénateur Obama a engagé des programmes de dépenses à hauteur de 800 milliards de dollars. Je propose qu'il en annule quelques uns de ces nouveaux programmes. Je ne crois pas que l'on puisse continuer à changer nos dépenses pour s'occuper des programmes les plus importants, ce qui comprend les anciens combattants.

A nouveau je pense qu'une économie saine, avec peu d'impôts, sans augmentation d'impôt pour personne est probablement la meilleure recette pour une reprise économique. La restriction budgétaire fait partie de ce programme. L'une des raisons pour lesquelles nous vivons aujourd'hui ces difficultés, c'est parce que les dépenses ne sont plus maîtrisées. Nous devons à la Chine 500 milliards de dollars. Je sais qu'on peut maîtriser les dépenses car durant toute ma carrière je me suis battu contre les dépenses exagérées. J'ai des plans pour réduire et me débarrasser des dépenses inutiles. Si quelqu'un ici pense qu'il y a des agences gouvernementales où l'on peut réduire les dépenses et les budgets, c'est qu'il n'a pas passé beaucoup de temps à Washington.

Barack Obama : J'ai une chose à dire Jim. John, c'est votre président avec qui vous étiez d'accord à 90 % qui voulait augmenter ces dépenses. Une orgie de dépenses et des déficits énormes. Vous avez voté en faveur de pratiquement tous ces budgets. Maintenant après 8 ans, vous nous dites que vous allez maîtriser les dépenses publiques et que vous allez équilibrer nos réductions d'impôts pour aider les familles des classes moyennes alors que pendant 8 ans cela n'a pas eu lieu. C'est difficile à avaler.

Question : Réponse rapide Sénateur McCain ?

John McCain : Oui, c'est bien connu, je n'ai pas été élu "miss je fais plaisir à tous les Américains" au Sénat ni dans nos administrations. Je me suis opposé au président concernant les dépenses, les changements climatiques, la torture des prisonniers et Guantanamo. Et sur la façon dont on a mené la guerre en Irak. Le peuple américain me connaît très bien. Je suis un indépendant, un franc-tireur au Sénat et je suis content de vous annoncer que j'ai maintenant à mes côtés une autre franc-tireur

Question : Passons à autre chose. Deux minutes pour vous sénateur McCain. On a beaucoup parlé des leçons du Vietnam. Quels sont les enseignements pour l'Irak ?

John McCain : Je pense que les enseignements que l'on peut tirer de l'Irak sont très clairs : on ne peut pas avoir une stratégie qui a échoué et qui finira par nous faire presque perdre la guerre. Notre victoire militaire initiale : nous sommes entrés à Bagdad et tout le monde l'a célébré. Et ensuite la guerre a été très mal gérée. Je suis allé en Irak en 2003. Je suis revenu en disant : il faut changer la stratégie. Pour cette stratégie, on a besoin de davantage de troupes ; on a besoin de changements stratégiques fondamentaux, et je me suis battu pour cela, et on a fini par trouver une stratégie qui fonctionne ; cette stratégie a fonctionné, et on gagne la guerre en Irak. Et nous rentrerons chez nous après une victoire et couverts d'honneur.

Et ce retrait est le résultat de toutes les contre-insurrections qui réussissent. Et je tiens à vous dire que, maintenant que nous allons pouvoir réussir et que nos soldats vont rentrer et non pas suite à une défaite, vous verrez que nous aurons un allié stable dans la région et une démocratie qui s'épanouit. Les conséquences d'une défaite auraient été un accroissement de l'influence iranienne ; cela aurait entraîné une augmentation des violences partisanes et aurait conduit à une extension du conflit, et de fait les Etats-Unis auraient été obligés de revenir. Donc il y avait beaucoup de choses en jeu. Grâce à ce grand général qu'est le général David Petraeus et aux troupes sous son commandement, ils ont réussi et nous gagnons la guerre en Irak. Et nous rentrerons au pays comme nous l'avons fait quand nous avons gagné d'autres guerres et non pas suite à une défaite.

Question : Deux minutes. Vous, Sénateur Obama, quelles leçons pensez-vous qu'on puisse tirer de l'Irak ?

Barack Obama : C'est un sujet sur lequel le Sénateur McCain et moi-même avons des opinions fondamentalement différentes parce que je pense que la première question à poser est de savoir avant toute chose si on aurait dû se lancer dans cette guerre. Eh bien, il y a six ans, je me suis opposé à cette guerre, à l'époque où c'était risqué de le faire, d'un point de vue politique. Parce que ce que j'avais dit, c'est que non seulement on ne savait pas combien cela allait coûter, quelle pourrait être notre stratégie de sortie, quels effets cela aurait sur nos relations avec le reste du monde et si nos renseignements étaient bons… mais aussi parce qu'on n'avait pas terminé notre tâche en Afghanistan. On n'avait pas capturé Ben Laden ; on n'avait pas mis fin aux agissements d'al-Qaida, et par conséquent je pensais que ça allait nous détourner de ce problème. Le Sénateur McCain et le président Bush avaient une opinion très différente. J'aurais aimé avoir tort dans l'intérêt de notre pays. J'avais peut-être raison mais le problème n'est pas là. Nous avons déjà dépensé plus de 600 milliards de dollars. On arrivera bientôt à 1 000 milliards.

Nous avons perdu près de 4 000 soldats. Nous avons eu 30 000 blessés. Et, plus important encore du point de vue de la stratégie de sécurité nationale, la résurgence d'Al-Qaida est plus forte aujourd'hui qu'à tout moment depuis 2001. Nous avons perdu de vue notre objectif, sans parler du fait que nous continuons à dépenser dix milliards de dollars par mois, alors que leur excédent est de 79 milliards de dollars. Alors que nous connaissons des moments très difficiles aux Etats-Unis, et on vient de parler du fait que notre budget est beaucoup trop tendu et on emprunte de l'argent à l'étranger simplement pour essayer de financer certaines des fonctions de base de notre gouvernement. Je crois que la leçon à tirer de cela, c'est qu'il ne faut jamais hésiter à avoir recours à la force militaire et, en tant que président, je n'hésiterais pas s'il s'agit de garantir la sécurité du peuple américain ; mais il faut utiliser notre force militaire avec sagesse. Et nous ne l'avons pas utilisée avec sagesse en Irak.

Question : Sénateur, les leçons à tirer de l'Irak ?

John McCain : Le prochain président des Etats-Unis n'aura pas à régler la question de savoir s'il faut aller en Irak ou pas. Le prochain président aura à décider comment on va se retirer, quand on va se retirer et ce qu'on va laisser derrière nous. Ça c'est la décision qu'aura à prendre le prochain président des Etats-Unis. Le Sénateur Obama a dit que le "surge" [renfort] ne fonctionnerait pas ; que ça accentuerait les violences partisanes. Il a dit qu'elle était condamnée à l'échec. Récemment, lors d'une émission télévisée, il a dit que cela avait dépassé nos attentes les plus folles. Mais tout en ayant reconnu, il continue de dire qu'il s'opposerait à le "surge" s'il devait à nouveau prendre cette décision aujourd'hui. Et ce qui est incroyable, c'est que le Sénateur Obama ne s'est pas rendu en Irak pendant 900 jours et n'a jamais demandé à rencontrer le général Petraeus.

Question : Passons au Sénateur Obama.

John McCain (qui reprend la parole) : Le Sénateur Obama préside un comité de contrôle de l'OTAN qui se trouve en Afghanistan. A ce jour il n'a jamais eu d'audition…

Barack Obama (intervenant) : Ce sous-comité fait partie d'un comité qui s'occupe de ces problèmes.

Question :  Revenons au dernier point : le fait que vous ne soyez pas allé…

Barack Obama : Ecoutez, je suis très fier du vice-président que j'ai choisi, Joe Biden, qui est le président du Comité sénatorial des affaires étrangères. Et comme le dit et comme John le sait, les questions concernant l'Afghanistan, les questions concernant l'Irak, des questions aussi cruciales ne sont pas examinées par mon sous-comité parce qu'elles le sont par le comité dans son ensemble. Mais, ça, ce sont les affaires internes du Sénat. Revenons-en à la question principale : le Sénateur McCain a tout à fait raison lorsqu'il dit que les violences ont diminué grâce aux sacrifices extraordinaires consentis par nos troupes et par les familles de nos soldats. Ils ont accompli un travail remarquable et le général Petraeus a fait un travail remarquable. Mais comprenez bien : c'était une tactique conçue pour limiter les dégâts causés par les quatre années précédentes de mauvaise gestion de cette guerre. John, tu fais comme si cette guerre avait commencé en 2007. Tu parles de la "surge" mais la guerre a commencé en 2003. Et au moment où la guerre a commencé, tu avait dit qu'elle serait facile et rapide ; tu avais dit qu'on savait où se trouvaient les armes de destruction massive. Tu avais tort. Tu avais dit qu'on serait accueillis en libérateurs. Tu avais tort. Tu avais dit qu'il n'y avait jamais eu de violences entre les chiites et les sunnites. Et tu avais tort.

Question : Sénateur Obama, répondez à la question.

Barack Obama :  Si la question est "qui est le mieux à même en tant que prochain président de prendre de bonnes décisions quant à la façon d'utiliser nos forces militaires, comment on s'assure d'être préparés et prêts pour le prochain conflit", eh bien là il n'y a qu'à se référer à nos prises de position passées.

John McCain : J'ai peur que le Sénateur Obama ne comprenne pas la différence entre une tactique et une stratégie. Mais ce que je veux vous dire c'est qu'il y a deux ans au 4 juillet, je me trouvais à Bagdad. Le général Petraeus nous avait invités, le Sénateur Lindsay Graham et moi-même, à assister à une cérémonie durant laquelle 688 jeunes et braves Américains dont la période d'engagement avait expiré avaient décidé de se réengager pour rester et combattre pour la liberté en Irak et la liberté américaine. C'était un honneur pour moi d'être là et de pouvoir m'adresser à ces soldats. Et vous savez, par la suite on passé beaucoup de temps avec eux. Et vous savez ce qu'ils nous ont dit ? "Laissez-nous gagner, laissez-nous gagner. Nous ne voulons pas que nos enfants aient à revenir ici." Et cette stratégie et ce général gagnent. Le sénateur Obama refuse de reconnaître que nous sommes en train de gagner en Irak. Il vient d'approuver une loi électorale au cours des derniers jours.

Barack Obama (intervenant) : Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai.

John McCain : Il y a des progrès socio-économiques et une stratégie… une stratégie qui consiste à aller dans une région pour faire le ménage et tenir bon. Alors le pays reprend vie avec vous. Ils dénoncent les méchants, et la paix est établie dans le pays, ainsi que la prospérité. C'est ce qui est en train de se passer en Irak, et ce n'était pas une tactique. Cette même stratégie sera employée en Afghanistan par ce grand général. Et le Sénateur Obama, après avoir promis qu'il ne voterait pas en faveur des réductions du budget des troupes, a fait cette chose incroyable et a voté en faveur de la réduction du budget des troupes en Irak et en Afghanistan.

Barack Obama : John, il y a tout un tas de points sur lesquels je veux répondre. Tout d'abord, parlons de cette question du financement des troupes parce que John ne cesse d'y faire allusion. Le Sénateur McCain s'est opposé au financement des troupes dans le cadre d'une loi qui prévoyait un calendrier parce qu'il ne croyait pas à ce calendrier. Moi je me suis opposé au financement d'une mission qui n'était pas assortie d'un calendrier et qui revenait à donner un chèque en blanc à George Bush. Nous avions des divergences sur la question du calendrier, pas quant au fait qu'il fallait financer les troupes. Nous avions des différences d'opinion légitimes, et je comprends parfaitement la différence entre une tactique et une stratégie. Mais la question stratégique que le président doit poser n'est pas de savoir s'il faut avoir recours à une approche particulière dans le pays une fois qu'on a décidé d'y aller ; mais la question est de savoir si c'était une décision sage. On a vu la situation en Afghanistan empirer, se détériorer. On a besoin de davantage de soldats là-bas. On a besoin de plus de ressources là-bas.

Le Sénateur McCain, dans sa hâte d'aller en Irak, a dit "Vous savez quoi ? On a réussi en Afghanistan. il n'y a personne qui puisse présenter une menace pour nous là-bas". Alors qu'à l'époque, Ben Laden était toujours en liberté et maintenant ils ont reconstitué leurs forces. Le secrétaire à la défense, Robert Gates, a lui-même reconnu que la guerre contre le terrorisme avait commencé en Afghanistan et que c'est là qu'elle doit se terminer. Mais nous n'y parviendrons pas si nous ne rendons pas les rênes du pays à l'Irak. Ce que j'ai dit, c'est qu'il fallait mettre un terme à cette guerre de manière responsable. Il faudra procéder par étapes. Mais d'ici seize mois, on devrait être en mesure de réduire nos effectifs de combat, de soulager nos soldats et leurs familles et de renforcer nos efforts en Afghanistan pour pouvoir capturer et tuer Ben Laden et écraser Al-Qaida. A l'heure actuelle, le commandement en Afghanistan ainsi que l'amiral Mullen reconnaissent que nous n'avons pas suffisamment de troupes pour faire face en Afghanistan parce que nous avons encore plus de soldats en Irak que nous n'en avions avant le "surge".

John McCain : L'amiral Mullen a laissé entendre que le plan du sénateur Obama était dangereux (…) (Protestation d'Obama) (…) Et le général Petraeus a dit la même chose. Oussama Ben Laden et le général Petraeus ont une chose en commun : à ce que je sache, ils ont dit tous les deux que l'Irak était le terrain de bataille central. Le général Petraeus a loué les succès… Mais il a dit que ces succès étaient fragiles et que si l'on fixe une date précise de retrait … Et d'ailleurs, le sénateur Obama avait un plan initial qui prévoyait le retrait des troupes au printemps dernier, avant même que le "surge" ait une chance de réussir. Et je ne comprends pas pourquoi le Sénateur Obama a été surpris et a déclaré que le "surge" avait réussi au delà de ses attentes les plus folles ; ça n'a pas réussi au delà de mes attentes parce que sais que c'est une stratégie qui a déjà fonctionné et qui peut réussir. Si on ne laisse pas une chance à la victoire et qu'on adopte le plan du sénateur Obama, alors la guerre sera plus étendue et ça rendra les choses plus compliquées dans toute la région, y compris en Afghanistan.

Question : L'Afghanistan. Autre sujet maintenant. Ayant résolu la question de l'Irak, on va passer à l'Afghanistan. Et c'est une question pour vous, Sénateur Obama. Ça nous ramène à un point déjà soulevé : pensez-vous que davantage de soldats américains devraient être envoyés en Afghanistan ? Combien ? Et quand ?

Barack Obama :  Oui je crois qu'on a besoin de plus de soldats. Je le dis depuis plus d'un an maintenant. Je crois qu'on doit le faire aussi rapidement que possible parce que cela a été reconnu par le commandement sur le terrain : la situation empire ; elle ne s'améliore pas. Au cours de l'année dernière, nous avons perdu plus de soldats américains qu'à tout moment depuis 2002, et on assiste à de grandes offensives. Al-Qaida et les talibans franchissent la frontière et attaquent nos soldats de manière hardie. Ils se sentent très audacieux. On ne peut pas séparer la question de l'Afghanistan de l'Irak parce que l'état-major a dit qu'il ne disposait pas des effectifs pour faire face à la situation en Afghanistan. Moi, j'enverrais deux brigades supplémentaires en Afghanistan. N'oublions pas que nous avons quatre fois plus de soldats en Irak, où personne n'avait quoi que ce soit à voir avec les attentats du 11 septembre avant que nous n'y intervenions, où en fait Al-Qaida n'était pas présent avant que nous n'allions là-bas. Mais nous avons quatre fois plus de soldats là-bas qu'en Afghanistan.

Et c'est une erreur stratégique parce que tous les services de renseignement reconnaissent qu'Al-Qaida représente la plus grande menace pour les Etats-Unis et le secrétaire à la défense, M. Gates, a reconnu que le front principal, l'endroit où il faudra régler le problème avec ces gens-là, seront l'Afghanistan et le Pakistan. Voilà ce qu'il va falloir faire de manière globale. Il ne s'agit pas seulement d'augmenter les effectifs. Il faut faire pression sur le gouvernement pakistanais pour veiller à ce qu'il œuvre réellement pour le peuple. C'est ce que j'ai dit au président afghan Hamid Karzai. Deuxièmement, il va falloir lutter contre le trafic croissant de fleurs de pavot, qui a littéralement explosé depuis quelques années. Troisièmement, il faut régler la question du Pakistan parce qu'Al-Qaida et les talibans trouvent refuge au Pakistan de l'autre côté de la frontière, dans les régions du nord-ouest. Et, bien que sous la présidence de George Bush et avec l'appui du sénateur McCain, nous leur avons donné dix milliards de dollars au cours des sept dernières années, ils n'ont pas fait ce qui doit être fait pour supprimer ces zones de refuge. Tant que ce ne sera pas le cas, les Américains ne seront pas en sûreté sur leur propre sol.

Question : L'Afghanistan, sénateur McCain ?

John McCain : Tout d'abord je ne referai pas une erreur que je regrette énormément, à savoir qu'après qu'on ait pu aider les combattants afghans pour la liberté et qu'on ait fait sortir les Russes d'Afghanistan, en fait on s'est lavé les mains du sort de la région. Le résultat à long terme a été : les talibans, Al-Qaida et un grand nombre de difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui. Donc nous ne pouvons pas ignorer les leçons de l'Histoire. Pour ce qui est de la question de l'aide au Pakistan, comme me le disait George Schultz, notre grand secrétaire d'Etat : si vous visez quelqu'un avec une arme, vous avez intérêt à être prêt à appuyer sur la gâchette. A ce stade, je ne suis pas prêt à couper l'aide au Pakistan ; donc ne je suis pas prêt non plus à le menacer, comme le sénateur Obama souhaite le faire apparemment. De même qu'il a dit qu'il annoncerait des frappes militaires contre le Pakistan. Il faut pouvoir compter sur l'appui du peuple du Pakistan. Il a dit qu'il lancerait des attaques militaires contre le Pakistan. Eh bien, ça ne se fait pas. On ne le dit pas haut et fort. S'il faut, il faut et on doit travailler avec le gouvernement pakistanais.

Le nouveau président du Pakistan, M. Kadari [Asif Ali Zardari, ndlr] a du pain sur la planche, et cette zone frontalière n'a pas été réellement gouvernée depuis l'époque d'Alexandre le Grand. Je me suis rendu au Waziristan. J'ai vu à quel point ce terrain était difficile. Il est régi par une poignée de tribus et, certes, le sénateur Obama demande l'envoi de troupes supplémentaires mais ce qu'il ne comprend pas c'est qu'il faut que ce soit une nouvelle stratégie, la même stratégie qu'il avait condamnée pour l'Irak qu'on va devoir appliquer en Afghanistan. Il va falloir aider les Pakistanais à aller dans ces régions et s'assurer l'allégeance de ces personnes. Ce sera difficile : ils ont été "mariés" avec Al-Qaida et les talibans. Ce sera difficile : on doit s'assurer la coopération du peuple dans ces zones-là. Les Pakistanais vont devoir comprendre que l'attentat à la bombe contre l'hôtel Mariott, à Islamabad, était un signe des terroristes, qui ne veulent pas que ce gouvernement coopère avec nous dans notre combat contre les talibans et les éléments djihadistes. Donc on a beaucoup de travail à faire en Afghanistan. Mais je suis certain que, maintenant que le général Petraeus a assumé le nouveau commandement, nous allons mettre en œuvre une stratégie qui ne suppose pas uniquement l'envoi de troupes supplémentaires. Au passage, il y a eu vingt mille soldats supplémentaires. On est passé de 32 000 à 53 000, et il nous en faut davantage. Ce n'est seulement les effectifs supplémentaires qui comptent : c'est une stratégie qui réussira, et le Pakistan en est un élément très important. Je sais comment travailler avec eux, et je peux vous garantir que je déclarerai pas en public que je vais les attaquer.

Barack Obama : Personne n'a dit qu'il fallait attaquer le Pakistan. Voilà ce que j'ai dit, et si John n'est pas d'accord, il n'a qu'à me le dire. Si les Etats-Unis ont Al-Qaida, Ben Laden et ses plus importants lieutenants dans leur ligne de mire et que le Pakistan ne puisse pas ou ne veuille pas agir, alors il faudra qu'on les supprime. Je crois que c'est la bonne stratégie, la bonne politique. Et, John, tu as parfaitement raison : il faut que les présidents soient prudents quant à ce qu'ils disent. Mais, venant de toi qui par le passé as proféré des menaces contre la Corée du Nord et qui a chanté les louanges du bombardement de l'Iran, je ne sais pas à quel point tu es crédible. Je pense que c'est la bonne stratégie. Le sénateur McCain a également raison mais c'est difficile ; ce n'est pas une situation facile. Vous avez des attaques transfrontalières contre les troupes américaines. On a le choix : on peut permettre à nos troupes d'être sur la défensive et de faire face à ces attaques répétées si le Pakistan ne veut pas coopérer, ou il va falloir commencer à prendre des décisions . Mais, John, le problème avec la stratégie qui a été mise en œuvre, c'est que pendant dix ans on a "câliné" Musharraf ; on a alién la population pakistanaise parce qu'on était anti démocratiques ; on avait une vision du XXe siècle, à savoir : c'est peut-être un dictateur mais c'est notre dictateur. Par conséquent, on perdu notre légitimité au Pakistan. On a dépensé dix milliards de dollars. Pendant ce temps-là ils ne luttaient pas contre Al-Qaida. Aujourd'hui ils sont plus puissants que jamais depuis que nous avons commencé la guerre en Afghanistan. Ça va changer lorsque je serai président des Etats-Unis.

John McCain : Je ne pense pas que le sénateur Obama comprenne que le Pakistan était en déroute lorsque Musharraf est arrivé au pouvoir. Tous ceux qui étaient là à l'époque et qui y étaient depuis un moment sagaient que c'était un Etat en déroute. Mais permettez-moi de vous dire à propos du bombardement de l'Irak et de tout le reste, permettez-moi de dresser mon bilan. En 1983, quand je faisais mes débuts au Congrès américain, la personne que j'admirais le plus et que j'admire encore le plus, Ronald Reagan, voulait envoyer les Marines au Liban. J'ai vu quelle était la situation et j'ai voté contre parce que j'avais peur qu'en envoyant 300, 400 ou plusieurs centaines de Marines ça ne suffirait pas pour faire la paix et faire la différence. Malheureusement j'avais raison  : près de 300 Marines sont morts dans l'attentat à la bombe de leurs campements. Et puis il y a eu la Somalie. Et puis il y a eu la première guerre du Golfe, et j'étais pour. J'étais pour qu'on aille en Bosnie alors qu'un certain nombre de membres de mon propre parti et de mes collègues étaient contre cette opération en Bosnie. C'était la bonne chose à faire pour mettre fin au génocide et pour préserver ce qui était nécessaire en Europe.

J'ai aussi appuyé ce que nous avons fait au Kosovo. Je l'ai appuyé en raison du nettoyage ethnique et du génocide qui sévissaient là-bas. Pour ce qui est de mon bilan et de la Somalie, j'étais opposé à ce que nous fassions de la force de maintien de la paix en Somalie une force d'établissement de la paix, ce dont nous n'étions pas capables. J'ai donc un bilan à mon acquit ayant été impliqué dans des questions de sécurité nationale au plus haut niveau de responsabilités et concernant les décisions les plus difficiles qu'un président ait à prendre, à savoir d'envoyer nos jeunes femmes et hommes se faire tuer. Je vous le dis : j'ai participé à une réunion de la municipalité de Wolfeboro, dans le New Hampshire, et une femme s'est levée. Elle a dit  : "sénateur McCain, je veux que vous me fassiez l'honneur de porter un bracelet sur lequel est inscrit le nom de mon fils. Il avait 22 ans et il a été tué au combat, près de Bagdad, juste avant Noël, l'année dernière. Il s'appelait Matthew Stanley." Ceci s'est passé en août de l'année dernière, et je lui ai dit "Je serai honoré de porter son bracelet". Penser à ces jeunes qui ont combattu à Bagdad, penser à cette mère que j'ai rencontré à l'aéroport l'autre jour et dont le fils a été tué, et ils m'ont tous dit : "Nous ne voulons pas la défaite". Je sais ce que c'est une armée vaincue parce que j'ai fait partie d'une armée qui – et ce n'était pas sa faute – a été vaincue. Je sais combien il est difficile pour les forces militaires de surmonter la défaite. Je ne souhaite pas que notre armée revienne vaincue dans le déshonneur et doive repartir si nous échouons.

Barack Obama : Moi aussi, j'ai eu le message de la mère d'un sergent et cette mère m'a demandé : pouvez-vous assurer que d'autres mères ne passent pas parce que moi je suis passée. Aucun soldat américain ne meurt jamais en vain parce qu'ils exécutent les missions de leur commandant en chef. Et nous sommes conscients de tous les services qu'ils nous rendent. Et nos militaires se sont comportés de manière remarquable. La question qui se pose pour le prochain président, c'est est-ce que notre jugement est sain en ce qui concerne la manière dont nous pouvons préserver la sécurité américaine. Justement parce que l'envoi de nos militaires dans un combat représente une décision cruciale. Et ce que j'ai dit précédemment, c'est que nous avons arrêté de nous concentrer sur l'Afghanistan, nous avons arrêté de nous concentrer sur les auteurs des attentats du 11-Septembre qui continuent à nous envoyer des bandes vidéo et, sénateur McCain, personne ne parle de défaite en Irak. Mais je dois dire que nous avons d'énormes problèmes en Afghanistan à cause de cette décision. Et ce n'est pas vrai que vous ayez été préoccupé par ce qui se passe en Afghanistan. A un moment donné, alors que l'on parlait de l'Irak, vous avez dit, bon, nous pouvons nous débrouiller en Afghanistan, avec les moyens du bord. Ce n'est pas suffisant pour éradiquer le terrorisme, pour lutter contre Ben Laden, pour éliminer les talibans. C'est quelque chose que nous devons prendre au sérieux et lorsque je serai président, c'est ce que je ferai.

John McCain : Eh bien, on pourrait penser qu'avec ce type de préoccupation, le sénateur Obama se serait rendu en Afghanistan, surtout à cause de sa responsabilité en tant que président de la sous-commission ! Quand je suis président d'une sous-commission, nous nous occupons des problèmes qui relèvent de notre responsabilité. Mais l'important, c'est que moi, je me suis rendu en Afghanistan et je me suis rendu dans tous ces endroits, et je sais quels sont nos besoins en matière de sécurité. Ce que je veux dire, c'est que nous allons être vainqueurs en Afghanistan, mais nous avons besoin d'une nouvelle stratégie pour réussir. L'important, c'est que si nous subissons une défaite en Irak – et c'est ce que prévoit le général Petraeus si nous adoptons la stratégie du sénateur Obama du retrait des forces – cela aura un effet catastrophique sur l'Afghanistan et sur les intérêts américains de sécurité dans la région. Le sénateur Obama semble ne pas comprendre qu'il y a un lien entre les deux.

Question : J'ai une mauvaise et une bonne nouvelle. Votre temps de parole est jusqu'à présent égal, ce qui est remarquable. Mais la mauvaise nouvelle, c'est que mes 5 minutes sont dépassées. Nouvelle question. Quelle est votre interprétation de la menace que représente l'Iran pour la sécurité des Etats-Unis ?

John McCain : Mon interprétation de la menace que représente l'Iran pour les Etats-Unis est que si l'Iran acquiert l'arme nucléaire, il s'agit d'une menace existentielle à l'encontre de l'Etat d'Israël. Et c'est une menace à l'encontre de la région parce que les autres Etats de la région vont également ressentir le besoin d'acquérir l'arme nucléaire. Nous ne pouvons pas permettre un deuxième Holocauste. Et ça ça doit être très clair. Cela fait longtemps que je propose – et j'en ai parlé à des dirigeants étrangers – la constitution d'une ligue de démocratie. Soyons clair : les Russes préparent des actions importantes au Conseil de sécurité des Nations unies. Je propose la constitution d'une ligue de démocratie, un groupe de gens, un groupe de pays qui partagent des intérêts, des valeurs, des idéaux communs. Et qui contrôle aussi une grande partie du pouvoir économique mondial. Nous pourrions imposer des sanctions importantes et douloureuses à l'Iran, ce qui aurait un effet bénéfique. Les Iraniens ont un gouvernement pourri. Par conséquent, leur économie est en mauvais état bien qu'ils aient des recettes pétrolières importantes. C'est pourquoi, je suis convaincu qu'avec les Français, avec les Britanniques, avec les Allemands, et avec d'autres pays, les démocraties de ce monde, nous pouvons exercer une influence sur le comportement des Iraniens. Mais soyez-en sûr, les Iraniens sont en train de s'acheminer vers l'acquisition de l'arme nucléaire au moment même où nous parlons ce soir. Et c'est une menace non seulement pour la région mais pour le monde entier. Je voudrais également faire remarquer que les Iraniens sont en train de placer des engins explosifs les plus meurtriers en Irak qui tuent des jeunes Américains. Il s'agit de groupes spéciaux en Iran qui se rendent en Irak et qui sont formés en Iran. Il y a les gardes républicains en Iran et le sénateur Kyl a présenté un amendement pour les désigner comme responsables du terrorisme, et le sénateur Obama a déclaré que ce serait provocateur. Il s'agit là d'une menace grave pour la sécurité dans le monde, je pense que nous pouvons agir et agir avec nos amis et alliés aussi rapidement que possible. En tout cas, n'ayez aucun doute sur ce sujet, les Iraniens sont en train d'acquérir l'arme nucléaire.

Barack Obama : Je voudrais dire quelque chose clairement. Je crois que les gardes républicains iraniens sont une organisation terroriste. Et je l'ai toujours dit. Ce à quoi fait référence le sénateur McCain, c'est à une mesure prise au Sénat qui modifierait le mandat en Irak afin de traiter du problème iranien. Et de manière ironique, au cours des dernières années, l'élément qui a vraiment renforcé l'Iran, ça a été la guerre en Irak. L'Irak était un ennemi de l'Iran. Et ce n'est plus le cas. Et au cours des dernières années, nous avons vu l'accroissement de l'influence iranienne. Ils ont financé le Hezbollah, le Hamas, ils sont passés de zéro à 400 centrifugeuse afin de mettre au point leur arme nucléaire. Donc, de toute évidence, notre politique des huit dernières années n'a pas fonctionné. Le sénateur McCain a absolument raison. Nous ne pouvons pas tolérer un Iran nucléaire. Cela changerait totalement les règles du jeu. Non seulement, ce serait une menace pour Israël, un pays qui est notre allié indéfectible, mais également cela créerait un environnement qui déclencherait une course aux armements au Moyen-Orient. Voilà ce que nous devons faire. Nous avons besoin de sanctions plus rigoureuses. Je ne suis pas d'accord avec le sénateur McCain. Je ne pense pas que nous puissions réussir à imposer ces sanctions sans la coopération de pays comme la Russie ou la Chine qui ne sont pas des démocraties – le sénateur McCain sera d'accord avec moi - , mais qui ont de nombreux liens commerciaux avec l'Iran. Et qui potentiellement ont un intérêt à ce que l'Iran n'ait pas une arme nucléaire. Mais nous devons entamer également des négociations directes et dures avec l'Iran. Et c'est là la principale différence qui m'oppose au sénateur McCain qui défend l'idée qu'on punit les gens en refusant de leur parler. Ca n'a pas fonctionné en Iran, en Corée du Nord. Dans chacun de ces deux cas, nos efforts en vue d'isoler ces deux pays a, en fait, accéléré leurs efforts pour acquérir l'arme nucléaire. Cela changera lorsque je serai président des Etats-Unis.

John McCain : Le sénateur Obama a dit, à deux reprises, au cours du débat, qu'il allait s'asseoir avec Ahmadinejad, Chavez et Raul Castro sans condition préalable. Là vous avez Ahmadinejad qui est à New York et qui parle de l'extermination de l'Etat d'Israël et qui parle d'éradiquer Israël de la carte du monde. Et nous allons donc nous asseoir sans condition préalable pour légitimiser et donner une plate-forme de propagande à une personne qui préconise l'extermination de l'Etat d'Israël. Et donc, nous allons lui donner plus de crédibilité dans le monde et, par conséquent, donner à penser qu'ils se sont bien comportés puisque vous allez vous asseoir autour de la même table qu'eux, ce qui va légitimiser leur comportement illégal. Je voudrais souligner que par le passé, que l'on cite l'exemple de Ronald Reagan qui n'a pas voulu négocier avec Brejnev, Andropov et Tchernenko jusqu'à ce que Gorbatchev n'instaure la Glassnost et la Perestroïka. Ou que l'on cite l'exemple du voyage de Nixon en Chine qui a été précédé par les nombreuses visites préalables de Kissinger. Bon, moi, je veux bien m'asseoir autour d'une table avec n'importe qui mais il faut qu'il y ait des conditions préalables. Et une de ces conditions, c'est que l'on ne peut pas légitimiser par une rencontre face-à-face un individu comme Ahmadinejad. Le sénateur Obama a dit sans condition préalable.

Barack Obama : Tout d'abord, Ahmadinejadn'est pas la personne qui a le plus de pouvoir en Iran. Donc ce n'est peut-être pas le bon interlocuteur. Mais en tant que président des Etats-Unis, je me réserve le droit de rencontrer n'importe qui, quand je le souhaite. Si je pense que cela peut préserver la sécurité des Etats-Unis. Et je suis content que le sénateur McCain ait évoqué notre histoire bipartisane en matière de diplomatie. Le sénateur McCain a mentionné Henry Kissinger qui est l'un de ses conseillers et qui, comme cinq secrétaires d'Etat récents, a déclaré que nous devrions rencontrer l'Iran et ceci sans condition préalable. Il s'agit de l'un de vos conseillers qui a dit ca. Comprenons-nous bien, qu'est-ce que cela signifie sans condition préalable. Cela ne veut pas dire qu'on les invite à prendre le thé. Cela veut dire que nous ne faisons plus ce que nous avons fait jusqu'à présent, c'est-à-dire affirmer tant que vous n'acceptez pas de faire exactement ce que nous voulons, nous n'aurons pas de contact direct avec vous. Il y a une différence entre condition préalable et préparation. Bien sûr, il faut se préparer ! En commençant avec des discussions diplomatiques de bas niveau. Et il se peut que cela ne marche pas parce que l'Irak est un régime voyou. Je ferai remarquer que l'on m'a taxé de naïveté lorsque j'ai suggéré que nous devions envisager l'hypothèse de contact avec l'Iran.

Et d'ailleurs, le président Bush lui-même a dit récemment qu'un ambassadeur de haut niveau, Bill Burns allait participer à des pour-parlers avec des Européens pour discuter de l'arme nucléaire en Iran. Là encore, cela ne va peut-être pas marcher. Mais si cela ne marche pas, cela aura renforcé nos capacités à nouer des alliances pour imposer les sanctions lourdes que le sénateur McCain vient de mentionner. Pour prendre un autre exemple, en Corée du Nord, nous avons interrompu les pourparlers. Rappelez-vous de l'Axe du Mal. Pas question de négocier avec eux. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ils ont quadruplé leur capacité nucléaire. Ils ont testé leurs missiles. Ils se sont retirés du traité de non-prolifération. Et ils ont envoyé des secrets nucléaires dans des pays comme la Syrie. Et lorsque nous avons redémarré les négociations – car là encore, l'administration Bush a changé d'avis – nous avons réussi à faire des progrès bien qu'actuellement, nous ayons des problèmes en Corée du Nord et nous sommes sur un terrain fragile. L'administration Bush ainsi que certains conseillers du sénateur McCain pensent que c'est important et le sénateur McCain fait de la résistance. Il a même dit, l'autre jour, qu'il ne rencontrerait pas le premier ministre de l'Espagne, parce qu'il n'était pas sûr qu'il était aligné sur la politique américaine. Imaginez-vous l'Espagne ! L'Espagne est un allié de l'OTAN, si nous ne pouvons même pas rencontrer nos amis, je ne sais pas qui nous allons rencontrer lorsqu'il s'agit de discuter de sujets critiques comme le terrorisme.

John McCain : Je n'ai pas l'intention de fixer le calendrier des visites présidentielles avant de devenir président des Etats-Unis. Le docteur Kissinger n'a pas dit qu'il préconisait une rencontre face-à-face entre le président des Etats-Unis et le président Hamadimejab. Il a dit qu'il pourrait y avoir des rencontres au niveau des secrétaires d'Etat ou de bas niveau, et je les ai toujours encouragés. Les Iraniens ont rencontré l'ambassadeur Crocker à Bagdad. Ce que le sénateur Obama semble ne pas comprendre c'est que s'il n'y a pas de condition préalable, on s'assied autour d'une table avec quelqu'un qui a appelé Israël "cadavre puant". Et qui veut supprimer ce pays de la carte du monde. Dans ce cas là, vous légitimisez ces remarques. C'est dangereux, c'est pas seulement naïf, c'est dangereux. Et là, nous avons une divergence fondamentale. En ce qui concerne la Corée du Nord, notre secrétaire d'Etat, Madeleine Allbright s'est rendu en Corée du Nord. D'ailleurs, la Corée du Nord a un des régimes les plus brutaux et répressifs du monde. Les Coréens du Sud, en moyenne, ont une taille de 3 inch supérieure à la taille des Coréens du Nord, en moyenne. Nous ne connaissons pas l'état de santé du "président adoré" actuellement. Mais nous savons une chose, c'est que les Coréens du Nord ont rompu tous les accords qu'ils avaient signés jusqu'à présent. Il n'est certainement pas envisageable de s'asseoir autour d'une table avec eux, sans condition préalable. Contrairement à ce qu'a dit le sénateur Obama, c'est tout simplement dangereux.

Barack Obama : Le sénateur McCain n'arrête pas d'utiliser cet exemple d'un président qui s'asseoirait autour d'une table pour négocier sans pourparlers préalables. Personne n'a envisagé cela. Comme le fait fort bien le sénateur McCain, c'est une présentation fallacieuse de ma position. Lorsque l'on parle de condition préalable, et Henry Kissinger a dit que l'on devrait avoir des contacts sans condition préalable, l'idée, c'est que nous ne pouvons espérer résoudre tous les problèmes avant de commencer les pourparlers. L'administration Bush a admis que cela n'avait pas fonctionné, cette idée que nous refusons de parler à un ennemi. Et l'idée que l'on pourrait rencontrer Ahmadinejad et ne pas réagir alors qu'il profère toutes ces absurdités est ridicule. Personne n'envisage cela.

John McCain : Alors, essayons de comprendre. Nous rencontrons Ahmadinejad qui nous dit nous allons supprimer Israël de la carte et nous, nous lui rétorquons, il n'en est pas question. Allons donc ! Je pense que le docteur Kissinger, qui est mon ami depuis trente-cinq ans, serait fort intéressé par cette conservation et la conception qu'a le sénateur Obama de sa position sur cette question. Cela fait trente-cinq ans que je connais et je peux vous garantir qu'il ne préconiserait pas des pourparlers au niveau présidentiel. Bien sûr, il préconiserait – et d'autres personnes le font – des contacts et des négociations. C'est ce que l'on fait tout le temps. Le sénateur Obama détourne le sens des mots lorsqu'il dit que les conditions préalables veulent dire préparation.

Barack Obama : Je ne détourne pas le sens des mots, j'utilise les mêmes termes que ceux utilisés par vos conseillers.

Question : La Russie, 2 minutes, sénateur Obama. Comment voyez-vous les relations avec la Russie ? Vous la voyez comme concurrente ou comme ennemie ou comme partenaire éventuel ?

Barack Obama : Etant donné ce qui s'est passé depuis quelques semaines ou depuis quelques mois, notre démarche vis à vis de la Russie doit être évaluée parce qu'une Russie très agressive et renaissante est une menace pour la paix et la stabilité dans la région. Ce qu'elle a fait en Géorgie est inacceptable. Ils n'étaient pas désirés et le prochain président devra absolument respecter le cessez-le-feu en six points. Il faudra que la Russie se retire de l'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Il est absolument nécessaire d'avoir un front uni et d'expliquer aux Russes qu'on ne peut pas être une super puissance ou une puissance au XXIe siècle et se comporter comme une dictature du XXe siècle. Il faut également soutenir toutes les démocraties naissantes dans cette région, les Estoniens, les Lithuaniens, les Lettons, les Polonais, les Tchèques et leur montrer notre soutien et notre solidarité dans leurs efforts. Ils sont des membres de l'OTAN. Pour la Géorgie et l'Ukraine, je crois qu'il faut insister sur le fait qu'ils sont libres de rejoindre l'OTAN si ils arrivent à répondre à ses exigences. Ils doivent mettre sur pied immédiatement un plan d'action pour devenir membre de l'OTAN pour qu'on puisse les intégrer. On ne peut pas maintenant revenir à un état de guerre froide avec la Russie. Il faut reconnaître qu'il y a des domaines d'intérêt commun avec la Russie, en premier lieu la prolifération nucléaire. Ils ont 15 000 têtes nucléaires mais ils ont de quoi en construire encore 40 000 et certaines de ces armes pourraient tomber entre les mains d'Al-Qaida. C est un sujet que j'ai lancé au Sénat. J'ai travaillé un Républicain Dick Lugar pour aborder la question de la prolifération des armes nucléaires. C'est un domaine dans lequel il faudra travailler avec la Russie mais il faut être parfaitement clair : il ne faut pas uniquement regarder la Russie dans les yeux pour voir son âme, il faut parler à la Russie en lui montrant les intérêts nationaux des Etats-Unis dans le domaine de la sécurité. Il faut admettre que récemment la communauté internationale et nos alliés ont répondu fermement.

Question : Deux minutes pour vous sénateur McCain sur la Russie.

John McCain : Les réactions du sénateur Obama m'ont intéressé quand il a parlé de la Russie contre la Géorgie. Ce qu'il a dit en premier c'est que les deux partis devaient montrer leur force. Là encore, il est naîf. Il ne comprend pas que la Russie a commis une agression grave contre la Georgie. La Russie est maintenant une nation qui tire sa force des pétrodollars avec un gouvernement d'apparatchiks du KGB. J'ai regardé M. Poutine et j'ai vu trois lettres : KGB. Leur agression en Géorgie n'est pas un comportement acceptable. Je ne crois pas que l'on va retourner à un état de guerre froide, je suis certain que cela n'arrivera pas. Je crois qu'il faut soutenir nos amis et nos alliés et d'ailleurs ce n'est pas juste un problème entre la Russie et la Géorgie. En fait c'est très étroitement lié à l'énergie. Il y a un gazoduc qui va de la mer Caspienne, qui passe par la Géorgie et ensuite passe par la Turquie. Bien sûr, on sait que les Russes contrôlent d'autres sources d'énergie qu'ils distribuent en Europe. Ils ont utilisé cet argument de temps en temps. Ce n''est donc pas un hasard si les présidents de la Lettonie, de l'Estonie et de Lithuanie, de Pologne et d'Ukraine se sont rendus en Géorgie et à Tbilissi.

Moi-même j'ai passé beaucoup de temps là-bas avec ce jeune président, Micha Saakachvili. Ils ont montré leur solidarité et lui ont dit qu'ils étaient préoccupés concernant les menaces russes qui consistent à reconstruire l'ancien empire russe. Je pense que les Russes devraient comprendre que nous, les Etats-Unis, nous soutiendrons l'intégration de la Georgie et de l'Ukraine dans un processus naturel d'intégration au sein de l'OTAN. Il faut dire également clairement que les Russes violent leurs accords de cessez-le-feu. Ils ont placé des troupes supplémentaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud. D'ailleurs je m'y suis rendu une fois. J'ai vu en territoire géorgien une affiche énorme de Vladimir Poutine qui disait  : "Vladimir Poutine, notre président". Les intentions des Russes étaient donc très claires. Ils attendaient juste le bon moment pour saisir cette occasion. Donc la situation est très difficile. Nous voulons travailler avec les Russes mais nous avons le droit d'attendre d'eux qu'ils se conduisent bien avec un pays, qu'ils respectent les frontières internationales et les règles de comportement qui s'appliquent à tous les pays. Etudions l'Ukraine. Tout ceci à beaucoup à voir avec l'Ukraine, la Crimée, la base de la flotte russe à Sébastopol et l'effondrement du processus politique en Ukraine entre Timochenko et Iouchtchenko est un problème grave. Attention à l'Ukraine. Il faut que les Ukrainiens comprennent que nous sommes leurs amis et leurs alliés.

Question :  Est-ce que vous êtes en désaccord avec le sénateur McCain ?

Barack Obama : Non je crois qu'en fait le sénateur McCain et moi sommes dans l'ensemble d'accord sur ces sujets. Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec l'idée selon laquelle nous ne nous sommes pas opposés avec assez d'énergie lorsque les Russes sont entrés en Géorgie. J'ai immédiatement dit que c'était illégal et que je m'y opposais. Oui, tout à fait, je souhaite que cette violence cesse parce qu'il y a une énorme pression sur la Géorgie. C'est pour cela que j'étais le premier à dire qu'il fallait reconstruire l'économie géorgienne et que j'ai souhaité lever un milliard de dollars qui leur a été maintenant envoyés pour la reconstruction. L'un des objectifs dela Russie était d'affaiblir leur économie pour que le président Saakachvili soit affaibli et remplacé par quelqu'un que Poutine préfèrerait. Il y a selon moi deux choses très importantes concernant la Russie.

Premièrement, il nous faut être clairvoyant et anticiper certains de ces problèmes. En avril j'ai prévenu l'administration qu'il y avait des Forces de la paix russes en territoire géorgien. Cela n'avait aucun sens. Ce qu'il fallait c'était les remplacer par des forces internationales et des envoyés spéciaux pour résoudre cette crise avant qu'elle ne prenne trop d'ampleur. Mais cela n'a pas été fait. Si cela avait été fait, on en serait pas là. Deuxièmement, il s'agit de la question de l'énergie. La Russie renait d'une certaine manière et Poutine se sent puissant grâce aux pétrodollars comme l'a dit le sénateur McCain. Cela veut dire que nous qui sommes l'un des plus grands consommateurs de pétrole –25 % de la production mondiale- devons avoir notre propre stratégie énergétique, non seulement pour faire face à la Russie mais également faire face à de nombreux Etats voyoux dont nous avons parlé  : Iran et Vénézuéla. Cela veut dire augmentation de la production nationale et forages en off-shore. Mais nous n'avons que 3 % des ressources en pétrole dans le monde alors que nous consommons le quart de la production mondiale. C'est difficile de trouver une bonne solution à ce problème. Il faut donc se tourner vers des énergies nouvelles  : solaire, éolien, biocarburants et oui, l'énergie nucléaire, les technologies sans charbon. Vous savez mon plan vise à investir beaucoup d'argent dans les 10 ans à venir pour cela. Je crois que le sénateur McCain et moi sommes d'accord sur le fait que l'énergie est un sujet important. Mais comme l'a dit le sénateur McCain, il faut voir ce que nous avons fait par le passé. En l'espace de 26 ans le sénateur McCain a voté 23 fois contre ces nouvelles énergies, le solaire, l'éolien et les biocarburants. Donc, il faut joindre les actes à la parole lorsqu'on parle d'indépendance énergétique. Parce que cela va être sûrement être essentiel pour notre économie. Les gens souffrent à la pompe et l'hiver approchant, pour se procurer du fuel pour se chauffer. Il en va de notre sécurité nationale sans oublier le changement climatique.

Question :  Nous avons encore le temps pour une question et je souhaiterais une réponse rapide.

John McCain : Personne en Arizona n'est contre l'énergie solaire et le sénateur Obama dit qu'il est en faveur du nucléaire mais il ne veut pas stocker et retraiter les déchets nucléaires !

Barack Obama : Non ce n'est pas vrai John, ce n'est pas vrai.

John McCain : Il reste du chemin à parcourir. Le forage off-shore c'est aussi très important. Cela sert de passerelle. On sait que si l'on fore en mer et qu'on exploite ces réserves, cela nous aidera au moins pendant un certain temps et soulagera notre dépendance. Je pense que cela aura une incidence importante sur le prix du baril.

Barack Obama :  Je veux répondre rapidement pour corriger ce qui vient d'être dit.
John McCain : Ce que je veux dire c'est que la loi Nunn-Luger...

Question : Pardon Sénateur

Barack Obama : John ?

John McCain :  J'ai soutenu Nunn-Luger au début des années 90 alors que beaucoup de mes collègues ne le faisaient pas. C'était une loi essentielle à l'époque et cela nous a permis de nous débarrasser de la question des déchets nucléaires et de la façon de gérer le nucléaire.

Barack Obama : Je dois corriger quelque chose. Je n'ai jamais dit que j'étais contre les déchets nucléaires. Je dis qu'il faut les stocker d'une façon sûre alors que le sénateur McCain parle de l'Arizona. Je voulais apporter cette correction.

John McCain :  J'ai toujours voté en faveur des énergies alternatives. D'ailleurs personne ne peut être contre.

Question  : C'est la dernière question. Vous avez deux minutes chacun. La question est, en commençant par vous sénateur McCain. Que pensez-vous de l'éventualité d'une nouvelle attaque style 11-Septembre sur le territoire américain ?

John McCain : Je pense que l'insécurité est bien moindre que juste après le 11-Septembre. Je pense que notre nation est plus sûre, mais nous sommes encore loin d'avoir une sécurité totale. Et je dois vous dire qu'il y a une chose parmi d'autres dont je suis fier - parce que j'ai travaillé avec tous les courants politiques et j'ai un long palmarès en la matière avec une longue série de réformes -, après le 11-Septembre, le sénateur Libermann et moi-même avons décidé de constituer une commission d'enquête sur le 11-Septembre pour voir ce qui s'était passé et trouver une solution. Nous nous sommes heurtés à l'opposition de l'administration. Encore une question où je n'étais pas d'accord avec l'administration. Et nous avons insisté jusqu'à ce que les familles touchées par le 11-Septembre se déplacent jusqu'à Washington et, à ce moment-là, nous avons réussi à promulguer la législation. Une série de recommandations a été adoptée, plus de quarante, et je suis content de pouvoir dire que nous avons pu faire passer la plupart des réformes recommandées par cette commission. Je suis fier de ce travail, là encore bipartisan, impliquant tous les courants politiques, avec une coopération entre les démocrates et les républicains.

Donc, nous avons beaucoup de progrès à faire au sein de nos services de renseignements. Nous devons améliorer notre travail en matière de renseignements humain et nous devons nous assurer de former correctement les personnes responsables de l'interrogation des prisonniers pour éviter à l'avenir la torture. Nous devons améliorer nos capacités en matière technologique et en matière de renseignement. Nous devons coopérer plus étroitement avec nos alliés. Je connais nos alliés, et je peux coopérer plus étroitement avec eux. Mais je peux vous affirmer qu'à mon sens, les Etats-Unis sont plus en sécurité aujourd'hui que le 11-Septembre. Ce qui ne veut pas dire que nous n'avons pas encore beaucoup de chemin à parcourir. Et je voudrais vous rappeler également qu'à la suite de ces recommandations, nous avons probablement procéder à la plus importante réorganisation au sein de notre gouvernement depuis que nous avons créé le ministère de la défense. Et je pense que les hommes et les femmes qui travaillent dans ces services font un excellent travail. Mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir déclarer que les Etats-Unis vivent dans la sécurité et cela implique qu'il faut améliorer le travail que nous faisons le long de nos frontières.

Question : Deux minutes sénateur Obama

Barack Obama : Eh bien, tout d'abord, je pense qu'effectivement, nous avons plus de sécurité à certains égards. Evidemment, nous avons investi des milliards de dollars dans la sécurité de nos aéroports. Nous avons amélioré la sécurité de cibles potentielles mais nous avons encore du pain sur la planche. Nous devons sécuriser nos sites chimiques. Nous n'avons pas suffisamment amélioré la situation du point de vue des transports et des ports. Et la principale menace à laquelle nous sommes confrontés actuellement, ce n'est pas un missile nucléaire qui tomberait du ciel, cette menace se trouve dans une valise. C'est pourquoi, la question de la prolifération nucléaire est si importante. La principale menace pour les Etats-Unis viendrait d'un terroriste qui s'emparerait d'armes nucléaires. Nous, nous dépensons des milliards de dollars pour le bouclier antimissile. En fait, je pense que nous avons besoin de ce bouclier à cause de l'Iran et de la Corée du Nord et de la possibilité qu'ils ont d'acquérir et de lancer des armes nucléaires, mais je crois aussi que lorsque nous dépensons quelques centaines de millions de dollars pour lutter contre la prolifération nucléaire, nous faisons une erreur. Il y a une autre chose sur laquelle nous devons cependant nous concentrer, c'est Al-Qaida.

Cette organisation opère désormais dans soixante pays. Nous ne pouvons pas nous concentrer sur l'Irak. Nous devons nous attaquer à la racine du mal, c'est-à-dire en Afghanistan et au Pakistan. Cela va être critique. Nous aurons besoin de davantage de coopération avec nos alliés. Et une dernière remarque : il est important pour nous de comprendre que la manière dont nous sommes perçus dans le monde va faire une différence. Du point de vue de notre capacité à obtenir de la coopération et à exterminer le terrorisme. L'une des choses que j'ai l'intention de faire en tant que président, c'est de rétablir l'image de l'Amérique dans le monde. Nous sommes moins respectés maintenant que nous ne l'étions il y a huit ans ou même quatre ans. Nous vivons dans le plus grand pays du monde. Cependant, à cause de certaines erreurs qui ont été faites – et je rends hommage au sénateur McCain pour avoir identifié le problème de la torture comme quelque chose qui sape notre sécurité à long terme – nous allons avoir beaucoup de travail lors de la prochaine administration pour rétablir cette idée que l'Amérique est un phare qui brille sur une colline.

Question : Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a pas mal de travail dans ce domaine pour la nouvelle administration.

John McCain : Mais dans le cas du bouclier antimissile, le sénateur Obama a dit et je cite qu'il fallait que son efficacité soit prouvée. Elle n'a pas été prouvée lorsque Ronald Reagan a lancé la Special Defense Initiative (SDI), ce qui est un bouclier antimissile. Et cela a été un facteur primordial dans la fin de la guerre froide. Il semble que nous tournions en rond à nouveau. Le sénateur Obama ne comprend pas bien que si nous échouons en Irak, cela encouragera Al-Qaida. Dans ce cas, ils établieraient une base en Irak. Le plan de retrait du sénateur Obama aboutirait à une défaite quelles que soient les conditions selon tous nos chefs militaires et tous nos experts. Cela signifierait que le sang américain aurait été sacrifié en vain. Ce qui nous attristerait profondément. Tout ceci aura été en vain si nous appliquions le plan du sénateur Obama avec un retrait à des dates spécifiques quelles que soient les conditions sur le terrain. Le général Petraeus affirme que nous avons remporté des succès mais qui sont encore très fragiles. Et nous ne pouvons pas appliquer le plan du sénateur Obama. C'est la question cruciale de notre époque et je pense que les Américains décideront du prochain président des Etats-Unis suivant le bon ou le mauvais chemin que nous déciderons d'emprunter.

Question : Est-ce que vous y voyez les mêmes liens que le sénateur McCain.

Barack Obama : Oui, indubitablement. Ecoutez, au cours des huit dernières années, cette administration avec le sénateur McCain s'est concentrée uniquement sur l'Irak. Cela a été leur priorité. C'est là où toutes nos ressources ont été investies. En attendant, Ben Laden existe toujours, il n'a pas été capturé. Il n'a pas été tué. Al-Qaida est de nouveau actif. En attendant, nous avons des défis à relever. Par exemple, la Chine à laquelle nous empruntons des milliards de dollars. La part de notre endettement détenue par les Chinois se monte à 1 000 milliards de dollars. Et ils sont actifs dans des continents comme l'Amérique latine, l'Asie ou l'Afrique. Ils sont d'autant plus visibles que nous sommes absents parce que nous nous sommes concentrés sur l'Irak. Nous avons affaibli notre capacité à profiter de notre puissance dans le monde parce que nous avons tout regardé à travers une seule lorgnette et je ne parle même pas de notre économie. Nous dépensons maintenant 10 milliards de dollars ou davantage chaque mois. Cela signifie que nous ne pouvons pas fournir suffisamment de soins médicaux aux personnes qui en ont besoin. Nous ne pouvons pas investir suffisamment dans les domaines scientifique et technologique, ce qui aura un impact sur notre compétitivité future. Il n'y a jamais eu de pays dans le monde dont l'économie est en déclin et qui puisse quand même maintenir sa supériorité militaire. Il s'agit donc d'une question de sécurité nationale. Nous n'avons pas suffisamment investi en ce qui concerne les mesures en faveur des anciens combattants. Je suis membre de la Commission des anciens combattants et nous sommes assiégés de questions par les vétérans de tout le pays qui nous demandent comment obtenir des indemnités d'invalidité ? "Je souffre du syndrome du choc post-traumatique et je n'arrive pas à obtenir de traitement." Par conséquent, nous devons tout mettre en œuvre dès à présent et il n'est pas question de perdre cette guerre. Il s'agit de reconnaître que le prochain président doit avoir une vision stratégique plus large concernant les défis auxquels nous sommes confrontés. Cette vision était absente au cours des huit dernières années. C'est cela que je veux rétablir.

John McCain : J'ai été impliqué, comme je vous l'ai déjà dit, dans la plupart des grands défis de sécurité nationale auxquels nous avons été confrontés depuis 20 ans. Il y a quelques avantages à avoir de l'expérience, des connaissances et du discernement. Honnêtement, je ne pense pas que le sénateur Obama ait les connaissances ou l'expérience. Il a fait des erreurs de jugement dans un certain nombre de domaines y compris dans sa réaction initiale à l'invasion russe… à l'agression russe en Géorgie. Vous savez, nous avons déjà connu dans ce gouvernement cette obstination à s'accrocher à cette idée que la déferlante n'avait pas réussi. Il n'a pas su reconnaître qu'il avait eu tort quant à le "surge" (renfort). Cela montre qu'un président des Etats-Unis a besoin de faire preuve de plus de souplesse. Pour ce qui est des autres questions qu'il a soulevées, je connais les anciens combattants, je les connais bien. Et je sais qu'ils savent que je m'occuperai bien d'eux. Je suis fier de leur appui et de leur reconnaissance pour les services que je leur ai rendus. Je les aime et je m'occuperai d'eux et ils savent que je m'occuperai d'eux. A moi de le faire , ce sera ma responsabilité. J'ai également la capacité, les connaissances et l'expérience pour prendre les bonnes décisions pour préserver la sécurité et la sûreté de ce pays. Les réformes, la prospérité et la paix constituent les défis principaux pour les Etats-Unis d'Amérique. Je ne pense pas avoir besoin d'une formation sur le tas. Je suis prêt dès maintenant.

Barack Obama :  Permettez-moi de faire une dernière conclusion. Vous savez que mon père venait du Kenya d'où mon nom. Dans les années 60, mon père avait écrit d'innombrables lettres pour pouvoir venir faire ses études universitaires aux Etats-Unis, persuadé qu'il était qu'aucun autre pays sur terre ne pourrait lui offrir les mêmes possibilités. Les idéaux et les valeurs des Etats-Unis étaient une source d'inspiration pour le monde entier. Je ne pense pas qu'aucun de nous puisse dire que notre image dans le monde aujourd'hui, la manière dont les enfants du monde entier voient les Etats-Unis soit la même. Une partie de ce que le prochain président doit faire, et cela relève en partie de notre discernement, et c'est aussi comme cela que nous préserverons l'Amérique, consistera à envoyer le message suivant au monde  : nous allons investir dans des domaines tels que l'éducation auxquels les personnes ordinaires qui aspirent à réaliser leur rêve peuvent s'identifier. C'est ce à quoi je m'engagerai en tant que président des Etats-Unis.

Question : Il reste quelques secondes. Nous avons presque terminé.

John McCain : Jim, quand je suis rentré chez moi après avoir été prisonnier, j'ai vu que nos anciens combattants étaient très maltraités et cela m'a attristé. J'ai entrepris des efforts pour résoudre la question des prisonniers de guerre et les portés disparus au combat. Ce que nous avons fait, autant du côté des démocrates que des républicains. Puis j'ai travaillé à la normalisation des relations entre nos deux pays pour que nos anciens combattants puissent retrouver le chemin de la maison. Je vous garantis qu'en tant que président des Etats-Unis je sais comment panser les blessures de la guerre, je sais comment traiter nos adversaires et je sais comment travailler avec nos amis.

Posté par pyth à 14:43 - le monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2008

réponse à JF Mouloungui

Rendre à la politique ses lettres de noblesse
Jean Félix Mouloungui sait bien de quoi il parle, lorsqu'il évoque des termes comme diffamation, calaomnie, fatwa,outrances et parjures. En effet, M. Mamboundou, du temps où il se disait opposant, en a outrancièrement et outrageusement accablé Bongo Ondimba, son parti le PDG et tous ceux qui, de Mba des bois à Kombila, l'ont rejoint. Mais ce n'est pas de cette maniière que vous contribuerez à expliquer le comportement soudain plus que compréhensif et emprunt de complicité de votre mentor à l'égard du Chef de l'Etat, après l'eut rencontré en son bureau.

Voyez-vous, la nature fini toujours par rejaillir malgré des années de simulation et de dissimulation. Les résultats des dernières élections locales sont l'avant-goût du désamour total des Gabonais qui s'étaient laissés entuber, vis-à-vis du menteur qu'est Mamboundou; et sa cape rouge n'y changera rien. Paul Toungui l'a mis KO debout à l'Assemblée Nationale, vous l'a-t-il dit?

La scène: Mamboundou demande la parole et, se levant fièrement, appostrophe le Ministre Tougui sur l'ineactitude des chiffres du budget, estimant que l'augmentation du pétrole aurait dû induire des recettes plus importantes. Il demande, fier de lui, où va l'argent. Replique cinglante de Toungui."Lorsque des citoyens acceptent 21 milliards de francs du Chef de l'Etat, sans se préoccuper d'où vient l'argent qu'il reçoit, inutile de se demander comme pour se faire bonne conscience où va l'argent du pétrole. He bien, il sert aussi à ce genre de cadeau". Mouillé comme une poule, Mamboundou, sans être désigné par le Ministre, mais se sachant concerné, a eu du mal à poser son postérieur sur le fauteuil, comme un mauvais élève surpris en flagrant délit de fraude. Est-ce cela un comportement de noble?

Est-ce un comportenamt de noble d'accepter maison et argent de quelqu'un qu'on a couvert d'injures des années durant, au nom de la probité et du combat polotique? Est-ce un comportement de noble de mentir éffrontément à ses propres concitoyens ?

Cher compatriote, il faut savoir, malgré des propos de "bon combattant", qui ne sont en réalité que des cris vertueux de la malhonnêteté dévoilée". L'UPG ne vaut pas plus que le PDG, et Mamboundou pas plus que Bongo.

Posté par pyth à 00:59 - infos Gabon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2008

A Berlin, Barack Obama appelle à "faire tomber les murs" entre les pays

source: le monde avec AFP

00"Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue."

Devant près de cent mille personnes, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a tenu un discours, jeudi 24 juillet, au pied de la colonne de la Victoire au cœur de Berlin, où il commence sa tournée européenne. "Une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l'Histoire." Face au terrorisme, au réchauffement climatique, à la drogue, à la prolifération nucléaire, "nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés", a lancé M. Obama.

"L'AMÉRIQUE N'A PAS DE MEILLEUR ALLIÉ QUE L'EUROPE"

"Le XXIe siècle s'est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l'histoire humaine. (...) Mais ce rapprochement a entraîné de nouveaux dangers qui ne peuvent pas être endigués par les frontières ou les océans", a poursuivi le sénateur de l'Illinois. "Aucune nation, aussi grande et aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule ces défis", a observé M. Obama, dans un discours sans précédent pour un candidat à la présidence des Etats-Unis. "L'Amérique n'a pas de meilleur allié que l'Europe", a affirmé le candidat démocrate. Mais "un vrai partenariat exige un travail constant et des sacrifices (...), des alliés qui savent écouter, apprendre les uns des autres et surtout se faire confiance".

Barack Obama a ensuite demandé aux Européens de poursuivre leur engagement en Afghanistan. "Pour le peuple d'Afghanistan, et pour notre sécurité commune, il faut terminer le travail, a-t-il dit. L'Amérique ne peut pas le faire seule. Le peuple afghan a besoin de nos troupes et des vôtres ; de notre soutien et du vôtre pour vaincre les talibans et Al-Qaida, pour développer son économie et pour l'aider à reconstruire son pays."

ENTRETIENS "CHALEUREUX ET PRODUCTIFS" AVEC Mme MERKEL

Evoquant la chute du mur de Berlin en 1989, il a appelé à abattre d'autres murs. "Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout." C'est la première fois qu'un candidat à la présidence des Etats-Unis prononce un grand discours de politique étrangère en dehors des Etats-Unis. Après son discours, fréquemment interrompu par les applaudissements et les cris "Yes we can !" ("Oui, nous pouvons"), son slogan de campagne, M. Obama s'est mêlé pendant cinq minutes à la foule, qui se pressait pour lui serrer la main et le photographier.

Plus tôt, le sénateur de l'Illinois, arrivé dans la matinée à Berlin, avait été reçu pendant une heure par la chancelière conservatrice Angela Merkel, puis par le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Les entretiens avec Mme Merkel, qualifiés par son conseiller Robert Gibbs de "chaleureux et productifs", ont porté notamment sur l'Afghanistan et l'Irak – où le sénateur vient de se rendre –, l'Iran, le processus de paix au Proche-Orient, la Russie et l'OTAN. M. Obama a salué les efforts de la chancelière pour faire face au changement climatique et répété son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 % aux Etats-Unis d'ici à 2050 s'il est élu. Le candidat a ensuite signé le livre d'or de la ville de Berlin, qu'est venu lui présenter le maire, Klaus Wowereit. Berlin symbolise "l'impossibilité de diviser les hommes dans leur recherche de la liberté", y a écrit Barack Obama.

Posté par pyth à 00:24 - le monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

M. Tapie : "J'ai rapporté beaucoup plus d'argent au contribuable que je ne lui en ai coûté "

source: le monde

En obtenant 285 millions d'euros d'un tribunal arbitral chargé de régler le litige qui l'opposait au crédit Lyonnais, Bernard Tapie a déclenché une nouvelle polémique. François Bayrou a demandé la création d'une commission d'enquête, les socialistes s'interrogent. La commission des finances de l'Assemblée nationale procédera à des audtions à la rentrée. L'ancien homme d'affaires répond à ses détracteurs.

Pourquoi ce choix de l'arbitrage par rapport à la voie judiciaire ?

Quand les liquidateurs et le CDR ont décidé de recourir à un arbitrage, pas une voix ne s'est élevée pour protester contre cette procédure. Parce que nous avons choisi un arbitrage en droit et pas en équité. Ça signifie qu'on s'appuie sur le droit et sur la décision de la Cour de cassation.

Aujourd'hui, tout le monde cite l'arrêt de la cour d'appel de Paris [qui, en 2005, avait accordé 135 millions de francs à Bernard Tapie et aux liquidateurs] pour regretter la sentence de l'arbitrage.

Mais qui sont les imbéciles qui, à l'époque, ont fait le siège du ministre des finances [Thierry Breton] pour aller coûte que coûte en cassation ? Qui sont les députés qui réclamaient à cor et à cri une cassation ? D'autant que le résultat de la cour d'appel n'était que partiel et qu'au final, l'addition aurait été plus forte.

Il a suffi que l'arbitrage me soit favorable pour que, d'un seul coup, on trouve que c'était une très mauvaise idée. La vérité, c'est que je n'ai pas le droit de gagner. Quelle que soit la procédure, quel que soit le tribunal, quel que soit le sujet, si je gagne, c'est forcément suspect pour certains.

On met en avant votre proximité avec Nicolas Sarkozy…

Je n'appartiens à aucun de ses cercles privilégiés. Je ne fais pas partie de ses proches. Si ça vient un jour, j'en serais très fier. C'est vrai que pendant la campagne, je me suis manifesté le plus fort que j'ai pu en sa faveur. Et quand j'entends aujourd'hui parler Ségolène Royal, je ne regrette pas mon choix.

Mais je suis libre par rapport à Nicolas Sarkozy. Je vous rappelle que ma dette fiscale de 30 millinos d'euros, c'est au Sarkozy, ministre du budget de 1986 que je la dois ! En outre, j'ai toujours dit que s'il avait été opposé à Dominique Strauss-Kahn, j'aurais sûrement choisi Strauss-Kahn.

L'arbitrage implique la confidentialité alors que cette affaire concerne les contribuables. N'est-ce pas choquant ?

Ça veut dire quoi ? Que confidentialité égale manœuvre ? Vous connaissez la réputation des trois arbitres choisis par les deux parties ? Pierre Mazeaud, sur lequel le PS et le MoDem ne tarissaient pas d'éloges il y a peu pour son indépendance par rapport à Sarkozy sur la loi sur l'immigration choisie. Jean-Denis Bredin, dont jamais quiconque n'a osé mettre en doute l'intégrité, Pierre Estoup, un magistrat respecté de tous. Et vous pouvez imaginer une seconde que l'une ou l'autre de ces personnalités se fasse dicter ce qu'elle doit faire !

J'attends avec bonheur les auditions annoncées de la commission des finances parce que, à cette occasion, on va rendre publique la sentence. Et à ce moment-là, on s'apercevra que l'ancien président de la banque est le premier visé. Et chacun aura la confirmation qu'il me restera moins de 20 % que ce que la banque a gagné sur cette affaire et qu'au total, j'ai rapporté beaucoup plus d'argent au contribuable que je ne lui en ai coûté.

François Bayrou est très sévère à votre égard.

Bayrou, la seule chose qu'il sait faire, c'est répéter qu'il est un martyr, que les médias et les puissances d'argent ne l'aiment pas, que tout le monde est à mettre dans le même sac et qu'il se battra seul contre tous. C'est la même posture populiste que Le Pen, sans les idées. Du Le Pen propre.

Quelles relations avez-vous conservé avec les radicaux de gauche, très sollicités par Nicolas Sarkozy ?

Les radicaux de gauche, pour moi, c'est une autre planète ! Je me contrefiche de tout ce qu'ils peuvent faire.

Et avec le PS ?

J'y ai gardé quelques vrais amis. Mais dès qu'ils sont dans la logique de leur appareil, ce sont des tueurs.

Reviendrez- vous en politique ?

Pour rien au monde je me représenterai à une élection. Ni locale, ni nationale, ni européenne ! Ça ne m'intéresse plus du tout. La politique, j'en ai fait le tour.

Posté par pyth à 13:23 - infos France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juillet 2008

Rendre à la politique ses lettres de noblesse

source: UPG

Nous avons reçu ce message d'un internaute: le patriote

l'article de Monsieur Mouloungui JF, posté sur le site de l'UPG

l'article:

Tribune Libre : Rendre à la politique ses lettres de noblesse

Par Jean-Félix Mouloungui

Représentant Personnel et Porte Parole de Pierre Mamboundou, Président de l’U.P.G, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.

Domaine réservé de la réflexion qui précède l’action. Le débat politique contradictoire dans une société civilisée, se fait idée contre idée, projet de société contre projet de société, et programme politique contre programme politique, etc..

Le tout dans un état d’esprit de respect de la différence, et de respect de l’autre qualifié d’adversaire.

Il ne se passe plus une seule seconde sans que les différents commentaires, en plus anonymes, versent soit dans la « diffamation, la calomnie », soit se répandent dans les « outrances, les parjures ». Cette violence portée par les mots qui sont ceux de l’intolérance, du dogmatisme ou encore ceux de l’exclusion fondée sur le rejet de l’autre, incarne la haine et toujours de la démagogie et  l’absence de projets et de programme.

Une constante, l’anti-Mamboundou ou « tout sauf Mamboundou ». Ce n’est pas avec ce genre de sentiment que l’on peut construire le Gabon. De grâce, épargnez l’U..PG de vos outrances de démagogie extrémiste de la « pensée guillotine » qui joue sur les réflexes, de la fatwa, de la peur, de la calomnie, du parjure, de la désinformation et autres bassesses, etc...

L’objectif d’un débat contradictoire entre personnes civilisées, n’est-il pas de rechercher à porter toujours plus haut « l’idéal de la démocratie » dans le respect de la différence et le respect de l’adversaire ?

Alors au nom de « l’idéal démocratique » restons chacun à sa place dans la dignité. Il est tout simplement important de garder toujours à l’esprit que les gabonais souffrent des injustices d’un système politique et socio économique inéquitable. Le peuple gabonais mérite mieux que ce spectacle de bal masqué digne de « clowns ».

Par delà les prises de positions récurrentes à travers des commentaires anonymes, l’on peut conclure, que ces derniers sont des farceurs en mission commandée qui excellent dans la politique spectacle, en comptant les billets de Francs CFA, rançon de leur surenchère, basse, sale et honteuse besogne.

Ce violent sabotage du débat démocratique est une ignominie. In fine, une grave « atteinte au respect des droits de l’homme ».

Il est à rappeler que l’engagement politique exige la sagesse, la maturité, la responsabilité et la dignité et l’honnêteté.

Ensemble rendons à la politique ses lettres de noblesse.

Jean-Félix Mouloungui

Représentant Personnel et Porte Parole de Pierre Mamboundou, Président de l’U.P.G, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.

réponse du patriote:

Monsieur Mouloungui, vous vous comportez exactement comme les pédégistes dans les années 1990. tte personne qui critiquait Bongo et le PDG était taxée de tous les mots, de ménacer la sécurité nationale, de vouloir formater un coup d'état... et vous dès qu'on critique Mamboundou, vous nous traitez de tout les noms. Hier c'était le BDP (au final ils ont raisons car Mamboundou s'est allié avec bongo), APA, les internautes du site BDP et aujourd'hui ceux du site UPG. votre femme disait que nous étions des gangs et vous, vous dites que nous sommes des farceurs, des clowns. pire vous dites que nous comptons les billets de Francs CFA, rançon de notre surenchère, basse, sale et honteuse besogne.VOUS NOUS TRAITEZ DE TOUS CES MOTS PARCE QUE NOUS CRITIQUONS MAMBOUNDOU. PARCE QU'ON CRITIQUE LE FAIT QUE MAMBOUNDOU SOIT ALLé A LA PRéSIDENCE voir bongo et quémander les milliards pour Ndendé et POrt Gentil, 5 milliards pour aider le PDG a gagné Port Gentil. parce que nous critiquons également le ralliement de Mamboundou et l'UPG à bongo et au PDG. c'est pour cette raison vous nous traiter de CLOWNS? il parait que vous êtes le représentant personnel et porte parole de l'UPG en Europe et aux USA et vous tenez ce genre de propos? laissez moi vous dire que vous n'avez aucune hauteur, zéro. par respect, je ne vais pas vous traitez de CLOWN même si je pense réellement. par contre il y avait qu'un de bien ici, M2005. il avait le sens de la responsabilité, de la classe et de la hauteur, vous zéro. votre texte, c'est du coq à l'ane. vous voulez rendre à la politique sa noblesse? alors parlons en. UNE OPPOSITION QUI S'aLLIE AVEC LE POUVOIR TUE LA DEMOCRATIE. UNE DEMOCRATIE STABLE A BESOIN D'UNE OPPOSITION STABLE.pas de cette opposition qui va se faire vendre et vous parlez de noblesse. de quelle noblesse parlez vous? avant les élections, vous demandez aux gabonais de donner un carton rouge au PDG et juste aprés les élections, vous vous plaignez de la fraude et 2 jours aprés vous vous alliez avec le PDG, c'est ça la noblesse? un leader de l'opposition qui va voir le président et dictateur bongo et demander de l'argent pour sa ville, vous appelez ça rendre à la politique sa noblesse? la noblesse de la politique ce serait que l'état vote un budget pour chaque ville du gabon avec des controles clairs. enfin, bref, je vais continuer à critiquer s'il le faut. je reste un homme libre avec des pensées libres.

Posté par pyth à 00:49 - infos Gabon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2008

Raymond Domenech est maintenu à la tête de l'équipe de France de football

source: le monde avec l'AFP et AP

Le conseil fédéral de la Fédération française de football a décidé de maintenir Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France malgré les mauvaises performances des Bleus à l'Euro 2008, qualifiées d'"échec sportif retentissant".

Le président de la fédération, Jean-Pierre Escalettes, a expliqué qu'il avait plaidé en faveur de la continuité, justifiant notamment sa décision par un devoir de "fidélité". Il a aussi indiqué avoir suivi les conseils de deux anciens sélectionneurs de l'équipe de France : Michel Platini et Gérard Houllier. Le conseil a largement suivi l'avis du président, avec 18 voix en faveur du maintien du sélectionneur et une seule abstention.

Du reste, M. Escalettes a pris la défense de Raymond Domenech, affirmant qu'il n'avait "pas un mauvais palmarès". "Raymond a admis devant le conseil fédéral toute une série d'erreurs. C'est à lui de rebondir", a-t-il aussi indiqué, tout en concédant que le choix de la FFF avait aussi été dicté par les risques de tâtonnement qu'aurait entraînés un changement à la tête des Bleus.

Raymond Domenech n'est cependant pas reconduit sans conditions. Le première est un changement en profondeur de l'environnement de l'équipe de France, notamment en matière de logistique et de communication. Domenech reste "avec une rédéfinition des conditions d'exercice de sa mission et des modalités de gestion de la sélection nationale", a précisé M. Escalettes. Désormais, il lui est demandé de se consacrer uniquement au terrain et d'accepter une plus grande ouverture, avec une restructuration de son staff et une plus grande implication de la FFF. Une importante campagne de communication est aussi prévue pour redorer l'image de l'équipe de France.

Dans un long communiqué, la Fédération française de football explique les mesures qui accompagnent le maintien en poste de Raymond Domenech. Le Conseil de gestion de l'équipe de France instauré en 2005 est rebaptisé Club France 2010 et doté de pouvoirs accrus. Chargé d'identifier clairement l'objectif immédiat que constitue la qualification pour la prochaine Coupe du monde, "il se réunira de façon régulière afin de fixer la politique, les objectifs et les conditions générales de fonctionnement de la sélection nationale".

Un poste de secrétaire général des sélections nationales sera créé dans les prochaines semaines, qui s'occupera de "toutes les fonctions d'organisation et de logistique (planification des calendriers, relations avec les équipes adverses, déplacements, hébergement, contrôle des budgets, etc)". Enfin, une charte du joueur de l'équipe de France est instituée. Elle énoncera "les règles de comportement et de vie en sélection et formalisera les obligations qui incombent aux joueurs dans leurs relations avec les médias pendant les rassemblements et les compétitions".

Dans un deuxième temps, la composition de l'équipe technique doit être examinée pour voir si des aménagements sont là aussi nécessaires. Jean-Pierre Escalettes a assuré que toutes ces mesures avaient été approuvées par Raymond Domenech. Ce dernier n'a pas réagi à l'annonce de la décision du conseil.

Découvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.

Lou
03.07.08 | 21h58
Il parait qu'il va être sous la tutelle de gens de la FFF tel Houllier. Houllier le père spirituel de Kostadinov, l'homme qui a perdu contre Israël au Parc. Deux "looser" font-ils un "winner"? Wait and see. Lou

FFFric


03.07.08 | 21h43
Il fallait garder le duo Thierry Roland/Franck LeBoeuf et licencier Domenech. Domenech a fait deux mandats c'est une erreur de débutant que de le maintenir, On se met dans une situation psychologique intenable pour 2010. Je pense que le groupe va exploser car les supporters ne seront pas derrière l'équipe.

ANDRE B.
03.07.08 | 21h35
Et les gars ce n'est pas Domenech qui joue sur le terrain mais nos millionnaires paresseux.Trop payé et pas assez patriotes!!

de+passage
03.07.08 | 21h30
"une campagne de communication pour redorer l'image de l'equipe de France"!!!!! qu'il jouent bien et qu'ils gagnent (eventuellement) c'est la seule campagne de communication dont ils ont besoin.

Frederic L.
03.07.08 | 21h20
C'est la meilleure nouvelle sportive de la semaine ! On va bientôt arrêter d'entendre parler de foot à tout bout de champs car c'est évident on ne sera pas qualifié pour la prochaine coupe du monde...

Bernard L.
03.07.08 | 20h31
Laporte a perdu,on l'a nommé ministre. Domenech a perdu, on a déjà un ministre,il est donc normal qu'on le garde jusqu'à la prochaine déroute.

citizen+zen
03.07.08 | 19h44
Le président Sarkozy n'avait pas osé saluer les joueurs de la finale de la coupe de France en mai dernier, de peur d'êre sifflé. Gageons que Domenech n'osera pas se montrer dans n'importe quel stade du pays ! Il ne sait. Il ne lui reste qu'une solution : démissioner.

Clairville
03.07.08 | 19h38
Domenech n'a aucune valeur pour le football. Il devrait faire de la politique. En attendant, il ridiculise les Bleus et toute la France sportive.

Djus
03.07.08 | 19h33
Il me parait douteux d'espérer de meilleurs résultats pour 2010 avec un autre que Domenech... la qualification ça commence très bientôt. Mon regret c'est qu'il a vendu son âme à la FFF. Or, cette dernière me fait beaucoup craindre, et je la tiens ecnore pour responsable de la déroute de 2002 qui objectivement était pire encore que celle de 2006.

jurpadi
03.07.08 | 19h20
Dommage on aurait du proposer le poste à Nicolas Sarkozy il aurait été bon lui

Xavion
03.07.08 | 19h03
[malgré les mauvaises performances des Bleus à l'Euro 2008, qualifiées d'"échec sportif retentissant".] Qui parle ? Si c'est le journaliste, qu'il le dise sans se cacher derrière la citation. Si c'est une citation, source ?

Arnaud B.
03.07.08 | 18h58
Cette décision est scandaleuse! La FFF se moque des supporters français en maintenant Domenech à son poste. Comment peut on regarder jouer une équipe aussi défensive avec un coaching aussi nul? Je n'espère qu'une chose: que la France ne se qualifie aps pour la prochaine coupe du monde.

jean l.
03.07.08 | 18h51
C'est assez affligeant...Nous avons des hommes qui ont fait la preuve de leurs valeurs avec des moyens bien minces... Prenez Guy Roux par exemple et laissez lui carte blanche pour tout choisir...L'équipe de France ne joue pas chaque semaine et dans ce cas l'expérience de l'auxèrois et son age deviennent des gros atouts..Il est permis de rêver à un beau football.

ROLAND D.
03.07.08 | 18h48
Les seuls heureux de cette navarante décision sont les futurs adversaires des Bleus !! Aucun espoir pour la majorité des supporters qui demandait le départ de RD. Bravo, bien vu,heureusement pour RD, la FFF ronronne de gratitude, j'éspére qu'ils l'ont augmenté. Les prochains matchs vont nous passionner sans aucun doute !! Arsene ,tu vas nous manquer cruellement!

C.Quest
03.07.08 | 18h46
on ne change pas une équipe qui gagne. surprenant, mais peut-être de bon aloi pour le futur, après tout cette équipe se trouvait juste dans un entre-deux,juste après celle des ancients et parrait-il fracturer en plusieurs ligne de front.

torgo


03.07.08 | 18h32
Décision scandaleuse et un très mauvais coup pour l'équipe de France qui vient de glisser à la 10ème place mondiale. Domenech n'aura ni autorité technique, ni autorité morale, ni autorité hiérarchique (à moins que ce ne soit qu'un fumigène pour brouiller l'opinion). Nous n'allons pas nous qualifier pour le mondial 2010, une génération sera sacrifiée. Bravo Escalettes ! Dans un an, que ferez-vous lorsque nous serons éliminés ? Escalettes et Domenech devront démissioner, mais ce sera trop tard!

MICHEL B.


03.07.08 | 18h31
En fait cette décision est assez logique...Un décideur quel qu'il soit déteste se voir dicter ses choix.Virer RD c'était entériner le choix des médias et de l'opinion.Le seul "vrai" choix qui restait, c'était de le garder.En plus, tactiquement, c'est bien vu : la FFF sait bien que l'EDF a au moins 80 % de chances de se qualifier pour 2010..Et qui sait ce qui pourra se passer pendant la CM ? En résumé : peu de risques et si ça veut sourire, un vrai jackpot. A part ça, on va s'emmerder ferme !

clo.clo
03.07.08 | 18h31
J'y connais rien en foot, mais c'est comme ailleurs en France. On reconduit ceux qui ont échoué !! Peut-être est-ce les joueurs qui sont nuls. Mais cela je ne l'ai jamais lu. Et il semble qu'ils soient quand même reconduit aussi pour la majorité. Alors comprend pas !!

chaab
03.07.08 | 18h20
ce n'est plus lemême poste de selectionnaire .Domenech étant un selectionneur affébli qui êtait à la veille d'un licenciement il a accepté une réforme qu'aucun selectionnaire n'aurait accepté s'il avait mené son équipe à la finale de l'Euro. dorénavent il n'est plus seul maitre à bord, le selectionneur est mis sous tutelle c'est une déresponsabilisation qui va accentuer la cacophonie.Ce sera le management à la AULAS QUI NE BRILLE QUE DANS L'HEXAGONE mais ne gagnera jamais de trophé à l'extérieur

Christian L.
03.07.08 | 18h20
Ce n’est pas avec une importante campagne de communication que l'image de l'équipe de France pourra être redorée mais avec des résultats et du beau jeu. Il n’est pas acceptable d’obtenir d’aussi piètres prestations avec une équipe qui possède des joueurs de niveau mondial. La FFF reconduit un sélectionneur incapable d’analyser lucidement ses erreurs, en cas d’échec lors du prochain mondial espérons que la nomenklatura de la FFF aura la décence d’assurer sa responsabilité et de démissionner.

LibertéEquitéSolidarité
03.07.08 | 18h16
La continuité va lui permettre d'utiliser la coupe de 2010 pour préparer 2014 ? Thuram, Viera, Henry auront alors six années de plus ; la France pourra ainsi compenser son manque de vivacité et de créativité avec l'expérience de ces grands joueurs. On ne nous a toujours pas dit pourquoi l'astrologue Domenech n'a pas anticipé les déroutes autrichiennes ? L'astrologie n'est plus ce qu'elle était et ne sait toujours pas ce qu'elle sera ! Tout fout le camp, même et surtout l'avenir du foot français.

R.
03.07.08 | 18h05
Il faut prendre les réactions de ceux qui veulent la tête de cet entraîneur (ni pire ni meilleur qu'un autre, sans doute) pour ce qu'elles sont: du chauvinisme lamentable. Leur équipe nationale a été éliminée et ils se sentent humiliés parce qu'au fond ils se croient supérieurs aux Roumains, aux Hollandais et aux Italiens. Quand le sens de l'honneur national dépend des résultats aux compétitions sportives, c'est qu'il ne vaut plus grand-chose, franchement.

Lustukru
03.07.08 | 17h49
Le probleme du maintien de Domenech, qui aurait du partir de lui meme, c'est que sa fonction est desormais videe de sa substance. Il ne pourra plus lever le petit doigt sans en referer a des comites bidules qui s'ingereront fatalement dans toutes ses decisions. il ne sera plus qu'une plante verte soumise et irresponsable, totalement decredibilise face aux joueurs. Pour accepter ce renoncement, il devalorise le poste, et annonce l'ere des selectionneurs potiches. Quel echec!

clairetdistinct
03.07.08 | 17h40
Misérable staff français ; je boycotterai les matchs de l'équipe de France, ce qui ne sera pas un grand sacrifice, vues les prestations précédentes minables, mais surtout, il faut bien se garder d'acheter les produits dérivés fff. Et souvenons nous qu'il n'y a pas eu que le couac de la phase finale : les Ecossais nous avaient battus 2 fois dans les préliminaires ; et 2 fois ce n'est plus un accident. Et Platini qui, il y a 15 jours ironise sur l'équipe de F, et qui là soutient la médiocrité ???

jc d.
03.07.08 | 17h40
Gagner moins pour durer plus

Karl G.
03.07.08 | 17h21
Est-ce quelqu'un sait si Estelle a reconduit Domenech ?

julius+2
03.07.08 | 17h20
Ce serait risible si le foot n'était qu'un jeu ...mais c'est devenu un vecteur de communicationLes réussites en sport rejaillissent sur l'image du pays et sur le moral des gens ,ce qui, finalemnt, influe sur le PNB. En conséquence de quoi il faut prendre le sport au sérieux et ce n'est pas ce que font quelques pantins imbus de leur importancve mais incapable de se conduire en responsable.Ne déplaisons à personne,et songeons à être reélu!

Georges GIEN
03.07.08 | 17h18
La culture de l'échec et de l'incompétence récompensée. Cette équipe de France, présente à l'Euro grace à la victoire de la Géorgie sur l'Ecosse n'aurait même pas du être qualifiée ! Il n'y a qu'en France où un type qui a tout raté, et qui a démontré ses mauvais choix est reconduit dans ses fonctions avec un enthousiasme (18 voix sur 19) effrayant ! Bravo camarades, vous avez raison ne changez rien, c'est parfait...

PB
03.07.08 | 17h17
au poin,t où ils en sont, ils pourraient nommer Domenech à la Société Générale et Bouton au foot ?

ruz
03.07.08 | 17h15
En 2002, quand il avait conduit les bleus en finale du mondial, disait-on autant de mal de lui. La victoire n'est jamais acquise en sport, et ailleurs aussi. Parmi les aléas de ce dernier, la défaite en fait partie et c'est tant mieux sinon à quoi bon jouer. En dernier ressort,ce sont les joueurs qui font le match. Ce sont donc d'abord eux qui ont failli.

pgpole


03.07.08 | 16h59
Un général démissionne pour un acte très éloigné de sa propre responsabilité. Chapeau , il prend ses responsabilités pour calmer les esprits et protéger l'Armée.Un entraîneur et son staff , directement impliqués dans la déroute , se maintiennent gentiment dans la place...juste "une erreur de communication"...c'est la mode présidentielle. On changera seulement les joueurs et quelques subalternes qui aux yeux de ces hommes de peu d'honneur portent la responsabilité d'un échec aussi cuisant.

kilobravo


03.07.08 | 16h54
Domenech ou pas je m'en fiche mais c'est bien une réaction typiquement française: partout ailleurs RD aurait été viré sur le champ. Il y a bien un esprit de corps des cadres du foot ce qui correspond à l'état d'esprit des dirigeants de ce pays aussi bien du secteur public que du secteur privé

Footorama
03.07.08 | 16h41
On aimerait que Le Monde stigmatise un peu plus le communiqué "foutage de gueule" de la FFF, son manque d'anticipation dans un éventuel échec, etc ...

choubidoua
03.07.08 | 16h28
Très bien ! enfin une décision censée ! Et si on fusionnait le PSG avec l'équipe de France ? On aurait une fin de saison palpitante ! des supporter heureux de ne pas nous voir perdre les derniers matchs... Elle est belle et bien finie la grande période des bleus. Nous retournons aux tristes jours de 1984, du duo Cantona-Papin, des 13 buts de Just Fontaine en coupe de monde... pour rien. Merci la Fédé et vive le sport...

Philippe D.
03.07.08 | 16h25
Bon, on va se concentrer sur le rugby.

Fiouk
03.07.08 | 16h24
Vu depuis l'étranger, cette décision ne fait qu'ajouter au sarcasme dont la sélection est la cible. Plus aucune équipe adverse ne la craint vraiment, et pire, bien peu la respecte. Terrible que ce mépris, épouvantail imprenable hier, bonus "plus 3 points" aujourd'hui. Quels secrets intérêts ont pu maintenir cet homme en place ? Quelle magouille tente-t-on de nous faire avaler une fois de plus pour justifier la non éviction de cet homme-là ? République bananière, voilà ce que la FFF est devenue.

factual
03.07.08 | 16h24
Il faut se mettre à la place de la FFF et de l'argent que lui a fait gagner RD. La France avec aucune victoire et éliminée dès le début, un seul but marqué (merci Henry, un peu plus Trezeguet était meilleur marqueur ex-aequo) il n'y a aucune prime à verser aux joueurs; 200K x 20 cela fait quand même 4 millions d'économisés. La FFF peut payer RD 4 ans de plus .. jusqu'au prochain Euro .. quant aux spectateurs .. de quoi ils se mèlent .. qu'ils paient les petits privilèges de la FFF et se taisent

A les Français!
03.07.08 | 16h21
Commentaire d'un lecteur de la Gazzetta dello sport online: nico25 - Giovedi 3 Luglio 2008, 15:58 questa sì che è una buona notizia! Un avversario che gioca contro di noi con boumsong, dopo aver lasciato a casa mexes... Ma che possiamo volere di piu noi italiani? Traduction: ça oui que c'est une bonne nouvelle! Un adversaire qui joue contre nous avec Boumsong, après avoir laissé Mexes à la maison... Que pouvons-nous demander de plus? Ce mec n'aura rien compris à la fidélité d'Escalettes

Trézeguet
03.07.08 | 16h19
Prions pour l'équipe de France,car il n'y a que ça à faire.C'est un vrai gachis.La seule chose qui est bien chez Domenech c'est sa compagne...!

Christian I.
03.07.08 | 16h15
Youppiiihhhh! On va avoir en direct.... bonne chance à Raymond néanmoins.

Arnaud B.
03.07.08 | 16h13
Les bêtes fauves ont flairé le sang. Elles veulent déchirer leur proie à pleine dents, l'entendre hurler de douleur et satisfaire leur faim, pour pouvoir enfin se coucher, repues, attendant leur prochain repas...

Julien B.
03.07.08 | 16h12
Nouvelle attendue et nouvelle confirmée. Je ne vais pas à l'encontre de cette décision bien au contraire. Alors que la majorité des française était contre le maintient, le conseil fédéral en a décidé autrement. J'espère que Raymond aura la force d'aller jusqu'au bout, et ce, sans le soutient des journalistes et/ou des supporters qui me paraissent bien en mal de confiance dans notre équipe de France. La victoire sera belle, mais l'échec assassin. J.B

RENE B.
03.07.08 | 16h05
Finalement, c'est dans l'air du temps. Souvenous nous que Sarkozy avait qu'il n'hésiterait pas à réorganiser son gouvernement en cas de problème. On ne change pas une équipe qui perd.

LAURE B.
03.07.08 | 16h05
Je vais boycotter les matchs de l'equipe de France jusqu'à son élimination des éliminatoires (sic) pusque c'est déjà joué !! Les fonctionnaires sont partout

dico
03.07.08 | 16h03
18 sur 19 ! C’est presque mieux que Mugabe! Malgré ça, Escalettes, en invoquant les conseils de Platini/Houllier, sent bien que cette décision sera très difficile à assumer pour l'administratif sans leadership qu'il est. Invoquer en plus la fidélité comme critère de choix, dans un domaine aussi exigeant, aussi hautement demandeur de performance, démontre combien le syndrome du loser tenaille ce pays. On en oublierait presque que Domenech est très chèrement payé pour faire ce métier. Dommage.

gilles b.


03.07.08 | 16h01
J'ai horreur du foot et surtout de ses supporters avinés... d'ailleurs je ne le regarde jamais. C'est une tradition bien française que de laisser en place, voire de promouvoir, les nuls.( cf SARKO). Patience, encore quelques matches perdus et il remplacera l'ineffable laporte à la jeunesse et aux sports.

tchapim


03.07.08 | 16h00
si on était malin et ambitieux il faudrait un contrat qui stipule que si la france n'arrive pas au moins en demi l'entraineur saute. le garder est vraiment une mentalité de fonctionnaire!

Emma J.
03.07.08 | 15h58
La seule chose positive qui aurait du sortir de cet euro 2008 était "enfin" le départ du sélectionneur..... même cela ne nous est pas accordé après une prestation de qualité plus que médiocre !! Peur du tatônnement ... mais de quoi parlent ils? seuls les faits comptent : qualité des joueurs actuels, qualité du football joué, résultats obtenus. Et sur ce point, notre sélectionneur est en échec total : nous perdons sans éclat et nous pratiquons un football sans âme.... pitoyable!

utopisaller
03.07.08 | 15h58
Je trouve assez lamentable de l'avoir maintenu vu les mauvais choix tactiques et les bevues commises durant l'Euro. A ce jeu-la, la France n'est pas prete de remporter quelque titre qure ce soit. En plus, ce type est versatile, arrogant, sans les qualites humaines qui font en definitve les bons entraineurs. Il est braque sur la defense tout azimut et n'a pas su creer les conditions de la victoire. Cela aurait du etre redhibitoire. Le Mondial, on le doit a Zidane, pas a lui.

Eric B.
03.07.08 | 15h53
On ne change pas une équipe qui ne marque pas et qui encaisse plus de but que son adversaire!!! L'Euro a été la démonstration de la prime à l'attaque et au foot offensif. Affligeante non-décision!!!

Didier P.
03.07.08 | 15h51
En 2002, après un tournoi aussi calamiteux, Lemerre, qui pourtant avait gagné l'euro 2 ans avant, plus la coupe des confédérations(et a ensuite gagné la CAN) a été viré, et cela a paru normal. Domenech qui n'a jamais rien gagné avec les espoirs et les A reste... Il faut vraiment que Deschamps soit haï par la fédération et par Platini. Jalousie envers un champion du monde de la part d'un demi-finaliste?

Luc D.
03.07.08 | 15h46
Je ne suis pas un fan mais j'ai du mal à comprendre ce déferlement. A une ou 2 exceptions près tous en accord avec les sélectionnés; ce n'est pas lui qui est sur le terrain; il a le soutien des joueurs même ceux qui ne craignent rien (Ribery) et de gens compétents. DD s'est fait viré de la Juve pas compétent pour la L1 italienne ? On oublie aussi qu'il a protégé les joueurs qui s'en sortent bien grâce à lui et si c'était ça aussi le boulot de sélectionneur ? Paratonnerre surtout pour les jeunes

Général Cuche
03.07.08 | 15h34
Espérons qu'il ne se fera pas siffler à chaque entrée sur le terrain, ce qui risque d'arriver chaque fois (en tout cas moi je sifflerai).

JPH
03.07.08 | 15h31
Mon boycott du football français : 1)Ne plus regarder les matches de l'équipe de france, sauf les espoirs. 2)Regarder les équipes de France du rugby et du handball qui sont compétitives au niveau international. 3)Arrêté de regarder le football français, pour (mieux) suivre le football international.

houba
03.07.08 | 15h24
Je suis content qu'il reste Domenech. C'est vrai non ? Un winner, un homme fier, droit, courageux, entreprenant, créatif, modeste, respectueux, offensif, subtil, médiatique, humble, un homme qui a le sens de l'honneur, dans le match nul comme dans la défaite... Il me plaît c't' homme là. J'ai presque envie de l'appeler Raymond. Et puis s'il a le soutien de Monsieur Escampette, c'est qu'il a forcément du talent. Allez, vive la France que se couche tôt avec ses millions d'euros.

citizen+zen
03.07.08 | 15h22
Après son échec en rugby, Laporte a été promu au gouvernement par Sarkozy. Domenech lui reste en place, après un euro2008 pitoyable. La FFF a oublié les deux défaites contre l'Ecosse : sans un faux pas stupide des écossais en Gergie, les bleus n'auraient pas été qualifiés. DECISION LAMENTABLE.

anper
03.07.08 | 15h20
Le bon sens a tout de même prévalu!Merci M Platini! Et meilleurs souhaits pour que l'équipe se qualifie pour la prochaine coupe du monde

toto
03.07.08 | 15h19
ah oui, c'est ça la méritocratie à la française... je me disais aussi...

ayndia
03.07.08 | 15h18
Allez !!!! hop on passe pas le tour des qualifications ..... youppi trop content

chat_doc
03.07.08 | 15h15
Changer rien, tout va bien !

JACQUES C.


03.07.08 | 15h14
Quelle surprise !!! Allons, ne vous inquiétez pas, il vaut mieux se garder les bons pour dans quelques années, lorsque la "traversée du désert" du onze national sera terminée... Tant qu'à faire, ne brûlons pas inutilement les "cartouches" qui nous restent en attendant qu'une nouvelle génération s'affirme.

Ex abrupto


03.07.08 | 15h11
Décision délirante à 101 %... Déjà qu'il fallait le dégommer après 2006 où la France s'en était sortie par la petite porte à chaque fois... Alors après un tournoi aussi calamiteux, il n'y a rien à ajouter. D'après ce qu'on dit, cette décision a surtout à voir avec des luttes de pouvoir internes... Enfin, on est heureux d'apprendre que Domenech a reconnu avoir commis DES erreurS, car jusqu'ici il n'avait parlé, et du bout des lèvres svp, que d'une seule erreur, dans sa communication.

MARIE CLAUDE V.
03.07.08 | 14h56
J'ai honte pour eux! Pauvre France: encourager l'échec et le dilletantisme méprisant pour du copinage ! Se moquer de notre image dans le monde , devenir la risée de l'Europe ne me semble pas tolérable.Je ne me sens vraiment aucun point commun avec ces gens pour lesquels je n'ai pas la moindre estime. MCV

Fulbert M.
03.07.08 | 14h55
Quelques jolies broncas offertes au public de stade de France ! Et à qui offrira t il (le public)les oreilles et la queue ?

Francois B.
03.07.08 | 14h53
On ne change pas une équipe qui perd. Voilà récompensés l'incompétence, le cynisme, le mauvais goût. De son côté, l'Italie, avec pourtnant de meilleurs résultats, n'a pas hésité à se séparer de son sélectionneur. Mais c'est connu, ils ne sont pas aussi intelligents que nous les Français.

chris
03.07.08 | 14h50
Le plus etonnant est la quasi unanimité de la decision du maintien de Domenech.Y aurait- il des journalistes pour nous expliquer les raisons de cette unanimité? On dirait que ce n'est pas le débat le plus libre qui a cour à la FFF.

Diego
03.07.08 | 14h49
N'importe quoi ! Désolant ! mafieux! les mots me manquent ... Dans le monde (normal) du travail on licencie pour beaucoup moins que ça. 50 000 euros par mois, pour nous raconter ses amours, et nous endormir devant la télé. L'équipe de France est à l'image du pays : en pleine déconfiture. Diego

JL
03.07.08 | 14h48
Laurent W a raison La principale raison du maintien de Domenech n'est pas le coté sportif mais la peur "médiatique" de la FFF de payer des indemnités de licenciement exhorbitantes , en cette période de "chasse au pouvoir d'achat" Mieux vaut se faire éliminer en poules avant le prochain Mondial

ERNEST E.
03.07.08 | 14h47
Regardons ce qui se fait dans les équipes qui gagnent. On forme de nouveaux joueurs dans des écoles de football à partir du terroir. Nous voyons ainsi l'Espagne renouveler, grâce à un entraîneur digne de ce nom, toute l'équipe en n'ayant pas peur de ne pas retenir les vedettes d'antan encore performant mais manquant d'enthousiasme genre Raul. Nous, nous reprenons les mêmes ou presque et peu importe qu'ils soient blessés ou dépassés leur statut de "star" suffit! Domenech est loin d’être Aragonès !

ANTOINE B.
03.07.08 | 14h44
Ce doit être un nouveau Domenech en charge de l'équipe nationale. Beaucoup plus de simplicité, moins de tractations financières et de masturbations intellectuelles. Il doit redonner le goût de jouer aux joueurs, les jeunes surtout et s'effacer au profit du football.

factual
03.07.08 | 14h42
Pitoyable. Quand les manques de courage et d'éthique rejoingnent le copinage et la mauvaise foi on arrive à ce genre de bas spectacle qui n'aide pas bien sûr l'équipe de France mais qui éclaire en plus à l'étranger le ridicule et l'élitisme malsain de nos organisations régaliennes qui nous dirigent, ici en l'espèce dans le sport.

Pierre V.
03.07.08 | 14h42
@ Julien B "je ne supporterais plus l'EDF..." Langue de bois, vous serez le premier si elle brille en 2010. Mais voilà, tout votre orgueil et honneur sont placés sur ce maillot bleu qui n'a plus le droit à l'erreur depuis 1998. Vous ne supportez qu'une équipe gagnante. Les loosers il faut les exterminer. Belle mentalité. L'EDF est en refonte, il va sûrement en sortir du bien. Vous êtes d'un pessimisme ! on croirait que ça va ruiner votre vie.

Yves B.
03.07.08 | 14h42
Il y a 2 facons d'attirer les foules: l'exploit et la defaite cuisante muette (on parle d'autre chose..).L'homme Francais est ainsi fait qu'il est plus attire par les defaites cuisantes et les erreurs grotesques de choix des joueurs.Cela donne du grain a moudre aux media,une victoire se suffisant a elle meme.Le copinage a la francaise en plus et c'est tout juste si la Federation ne presente pas des excuses a R.D...qui ne fera pas ce qui se fait partout ailleurs:demissionner. Vive la France !

FOXTERREIR .
03.07.08 | 14h39
Cest succulent ! La recoduite de ce sélectionneur , prouve le coté gangrainé de cette fédération ! lES FONCTIONNAIRES DU FOOT on encore frappé , ou comment récompenser l a peu pres ou l'amateurisme déguisé ! Et on nous parle de communication !!! Il se prennent pour SARKO ! On s en fou de l image , et l image ce sont les résultats ! Alors expliquez moi comment avec des joueurs à loeil brillant d intelligence morne , ou de passé de caractériel , accompagné de vieux fouteux ! On GAGNE ?

COPINS et COQUINS
03.07.08 | 14h37
quelle HONTE ! la prime à l'échec , la médiocrité, l'orgueil , la suffisance , il faut croire que c'est COPINS et COQUINS

Isabelle D.


03.07.08 | 14h34
Comme quoi il y a une grande différence entre l'armée de terre et le monde du sport : certains assument leurs responsabilités et démissionnent quand ils pensent qu'ils doivent assumer une erreur (même si elle n'est pas directement de leur fait), alors que d'autres s'accrochent à un poste que manifestement ils ne méritent pas alors qu'ils sont directement responsables de la débacle de l'euro... Au final, pas très glorieux pour la FFF !

jerome g.


03.07.08 | 14h32
On est en droit de se demander les raisons profondes à cette décision. Et je n'en vois qu'une: avec Domenech, on a un type prêt à affronter (médiocrement)la presse et qui ne fera rien ni contre la DTN ni contre les joueurs. Ce qui est en cause, c'est cette DTN qui est coupée des milieux sportifs mais décide pour eux. En gros, le foot fonctionnarisé maintient Domenech. On n'a pas fini de voir trottiner les milliardaires de l'équipe de France...

Jerome T.
03.07.08 | 14h31
Encore une version du "responsable mais pas coupable" !

francois d.
03.07.08 | 14h29
Douce France, doux pays des perdants, quel bel exemple!

vince427
03.07.08 | 14h28
Scandaleux, malhonnete, honteux pour notre pays en general. A vrai dire, cela en dit long sur le niveau de la france en terme d'integrite, de responsabilisation des dirigeants (il est ou la notre cher president ???) ... et sur le procesus de selection des elites nationales en general. Nous meritons bien notre mediocrite miserable. Peut-etre vous les journalistes, vous pourriez essayer de faire bouger les choses ?

Jean - Pascal L.
03.07.08 | 14h26
Que ceux que cette décision irrite en tirent les conséquences : boycott des matchs de l'équipe de France tant qu'elle restera dirigée par Domenech tant dans les stades qu'à la TV. Il y a gros à parier que si cette opération réussit, la FFF ne résistera pas plus d'une partie à un stade quasi désert et à une retransmission largement boudée par les téléspectateurs. Aux supporters de choisir entre râler et agir.

caterina C.
03.07.08 | 14h24
Platini devenu "le roi" en Italie ferait bien de se demander qu'aurait fait "l'avvocato" ?; c'est sûr, il aurait maintenu Raymond la science alors qu'il dispose d'un entraineur qui s'est frotté aux dirigeants de la Juve, de Monaco, et qui doit faire peur à la fédé car trop de bagage politique déja!!! Comment Platini pourrait recommander DD? Vous ètes fous, il pourrait gagner la coupe en 2010 et après qui pourrait l'arréter? Allez DD encore 1 ou 2 lignes à ton palmarès s'il te plaît!

François G.
03.07.08 | 14h23
Ce mec ne reconnnait que des choix et non des erreurs. Le problème, c'est que ses choix furent particulièremment mauvais. Ah si, il reconnait une erreur, celle d'avoir mal communiqué sur l'euro... en effet, "cet euro était un euro de transition qui devait servir à préparer la nouvelle génération pour 2010". Et c'est pour ça qu'il met Thuram, Viera, qu'il vire Flamini et Mexes. C'est pour ça qu'il n'aligne pas Benzema, ni Nasri, ni Hatem Ben Arfa mais Sagnol oui. Mouarf !

Lou
03.07.08 | 14h17
"affirmant qu'il n'avait "pas un mauvais palmarès". Il n'en a pas un bon non plus, lol. Les anciens leur ont sauvé la mise en 2006 pour en fin de compte se faire snober comme de vulgaires supporters. Bande de petits ingrats, va. Ce n'est pas le devoir de "fidélité" qui les étouffe ces gens de la FFF. Raymond la non-science s'en tire encore une fois. Bravo l'artiste!

JF.
03.07.08 | 14h15
Hé ben voilà, c'est fait. Encore 2 ans à se coltiner le bougon de service, à se demander comment ce schtroumpf grognon peut arriver à motiver et contruire une équipe, et à s'étonner des tenues portées par les bleus. Youpi

Cannonier
03.07.08 | 14h11
Pfff....en voilà une bonne nouvelle pour le football français !!

JJA
03.07.08 | 14h11
Reconduire le sélectionneur est la solution de facilité qui masque les vrais problèmes du foot français. Et comme me le disait récemment un ami avec une forte dose de cynisme "s'ils le vire, il faudra le trouver le gars qui veuille bien entrainer les bleus pour seulement 50 mille euros par mois".

Johnny be good
03.07.08 | 14h10
LAMENTABLE! Pauvre équipe de France de football. C'est vraiment mal parti pour la prochaine coupe du monde. Rien à dire de plus.

Silent
03.07.08 | 14h07
"pas un mauvais palmarès"? Pas franchement brillant non plus, hein.

Laurent W.
03.07.08 | 14h03
Merci aux grands esprits de la FFF d'insérer une clause de licenciement en cas de non atteinte d'un objectif fixé (type 1/4 de finale) dans le contrat du prochain sélectionneur - cf Italie avec Donadoni. La principale raison du maintien de Domenech tient sans doute dans le refus de la FFF de payer les indemnités de licenciement (1 million d'après la presse). Il faut remonter à 1988-1989 pour retrouver une équipe de France au jeu aussi pauvre...

JULIEN B.


03.07.08 | 14h01
Je n'ai qu'un mot face à cette nouvelle : HONTE ! Parceque cet homme à des relations préviligier à la CA de la FFF on le garde malgré des résultats faible pour ne pas dire médiocre. Pour ma part je ne supporterais plus l'équipe de France tant que cet homme restera selectionneur.

gerard c.


03.07.08 | 14h01
Décision uniquement politique à l'intérieur de la FFF,financière et qui se moque des vrais amoureux du football!Et vive Estelle !

UNE CHARTE DU JOUEUR DE L'ÉQUIPE DE FRANCE

Posté par pyth à 23:20 - infos France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »